Le progrès contre la croissance

Les professionnels de la politique ne parlent plus de progrès, notion que célébraient tous leurs devanciers des trois derniers siècles.

En revanche, ils invoquent la croissance, panacée contre la crise, contre le chômage, aspirant à en accélérer le rythme, déplorant qu’elle s’essouffle, attendant d’elle qu’elle génère des emplois et surtout des profits pour leurs commettants.
Or, la croissance quantitative disparue ne mesure nullement le bien-être, le degré de satisfaction des citoyens, crée de moins en moins d’emplois et présente des coûts écologiques insupportables.
La nuisance de la croissance quantitative affecte d’abord la nature car elle se construit à son détriment.
D’où le concept marginal, contestataire et iconoclaste de décroissance.
Nos politiciens n’ont pas encore compris que les dogmes économiques ressassés ne sont pas opérants, ce que prouvent la mort de la biodiversité, l’altération de l’atmosphère, l’épuisement des ressources, l’aggravation des inégalités, le recours à l’effort, au sacrifice, au renoncement des droits sociaux, à la disparition des services publics, au malaise moral d’une société nauséeuse car nauséabonde à force de cupidité.
Les lobbies oligarchiques ont réussi à acculturer les peuples, à les empêcher d’analyser, de comprendre les manipulations dont ils sont victimes.
Naguère, il y avait le progrès.
Aujourd’hui, il y a le changement, le mouvement perpétuel, le refus de l’examen critique, le culte du saccage de tout héritage au profit de toute innovation sans que soit posée la seule question essentielle : entre le nouveau et l’ancien, qu’est-ce qui sert le mieux le vivant ?
Ni une tradition, ni un changement ne valent par eux-mêmes.
Seule leur incidence sur le vivant intéresse le bien commun.
Les politiques ne pensent pas suffisamment ce défi.
Avec la dématérialisation, la robotique, l’informatique, la numérisation nous avons changé de société.
Que fait-on de cela ?
Dans la plupart des secteurs, les nouvelles technologies suppriment massivement des emplois et les gains de productivité n’appellent plus un surcroît de travail.
Le travail se raréfie.
En particulier, les tâches subalternes, répétitives, peu valorisantes sont effectuées par des machines.
Les doloristes, sadomasochistes, considèrent que le travail représente une valeur en soi quand bien même il n’a rien d’épanouissant (travail, famille, patrie).
Ces réactionnaires perdurent à s’obnubiler sur la question de l’employabilité, alors qu’il faut désormais penser autrement, à savoir, en partage de ce qui reste de travail, en redistribution, en moyens décents de vivre pour chaque individu.
Le travail fut longtemps une malédiction, un châtiment nécessaire au bien commun.
Il devient autre chose dans une société du sous-emploi définitif.
Car dans nombre de pays, les « libéraux » masquent ce fait universel en créant de faux emplois précarisés, n’offrant aucune garantie à leurs victimes sociales.
Il y a pire que le chômage : le servage que réinventent les pays dominés par l’idéologie thatchérienne.
Pour les doloristes punitifs, mieux vaut des travailleurs pauvres et exploités que des chômeurs indemnisés.
Oui, le travail peut constituer une valeur, lorsqu’il est source de satisfactions morales, intellectuelles, qu’il participe du développement personnel.
En revanche, il n’est qu’un mal nécessaire lorsqu’il est malsain, ennuyeux, épuisant.
Ne déplorons pas la disparition inéluctable et accélérée du travail avilissant, mais imaginons la société de la robotique, de l’électronique, de la dématérialisation, puisqu’elle nous est donnée comme un fait inéluctable.
Cette société produit davantage de richesses, de biens manufacturés, de services qu’aucune civilisation avant elle.
Ces productions massives exigent moins d’efforts, moins de temps, moins de bras.
Il faut distribuer équitablement ces biens à tous les membres de la société en réduisant le temps de travail, en partageant la pénibilité, en mettant l’économie au service du politique et non l’inverse.
A cette aspiration sociale, nous devons ajouter un impératif premier.
Le développement humain, le progrès qualitatif, le mieux-être doivent respecter la nature.
La maîtrise qu’offrent les sciences et les techniques
anéantit présentement le vivant pour procurer aux oligarques de la finance et des affaires d’indécents profits, par l’exploitation de tous les espaces planétaires en y déménageant tout ce qui ne se révèle pas rentable.
A terme, le système économique de marchandisation rendra la planète inhospitalière à la vie, épuisera les ressources, empoisonnera tout, corrompra l’humain.
L’actuel succès du système de marchandisation s’explique par son adéquation à une tare de notre espèce.
L’esprit de lucre habitant l’animal humain, ce n’est point sur une autorégulation des pulsions d’accaparement qu’il faut compter pour sauver le vivant, mais sur les États, les pouvoirs publics, les lois et règlements.
Il faut des freins, des garde-fous contre les promoteurs aménageurs.
Si tu dis à un homme : « tu peux t’enrichir en bétonnant ce lopin de terre, en coupant ces arbres, en arrachant cette haie, en calibrant ce cours d’eau, en rendant constructible le jardin que te légua ton grand-père, ou en créant une station touristique sur ce site, en forant des puits de pétrole ou de gaz en zones vierges d’agressions humaine », le sort de la nature est scellé.
Le modeste héritier voudra rendre constructible son petit terrain et le milliardaire, parasite social, voudra « développer l’activité économique ».
Seul un apôtre de la nature renoncerait à une juteuse opération spéculative et sacrifierait un gain immédiat à la sauvegarde d’un espace naturel.
Je sais, ces amoureux de la nature existent et nous en sommes.
J’en connais, puisqu’en 1984, quittant OLLIOULES, dans le VAR, j’ai refusé de lotir ma propriété arborée que je quittais pour gagner une région moins bétonnée. Je savais parfaitement que d’autres commettraient le crime que je refusais d’accomplir, renonçant ainsi à une belle opération financière.
Chaque individu, petit propriétaire vendant son terrain en constructible ou grand promoteur édifiant des résidences de loisirs se donnera bonne conscience au motif que son aménagement local, grignotage d’espaces verts, n’est pas une agression grave au regard des destructions massives perpétrées partout.
Et puis, il faut bien développer, croître, faire vivre le pays !
Voilà comment l’homme assassine systématiquement la biodiversité.
Alors, abandonnons le culte de la croissance et redécouvrons la notion de progrès, celle qui tend vers un mieux et non vers un plus, qui célèbre la vie et non la mort, qui réconcilie et non qui oppose.
Le progrès pense à l’être.
La croissance est une vision étriquée d’économiste, pauvre en intelligence, adepte de l’avoir.

Gérard CHAROLLOIS
CONVENTION VIE ET NATURE
MOUVEMENT D’ECOLOGIE ETHIQUE ET RADICALE
POUR LE RESPECT DES ÊTRES VIVANTS ET DES EQUILIBRES NATURELS.

FORCE POUR LE VIVANT

Je remercie celle et ceux qui, répondant à notre appel, se sont mobilisés pour constituer le parti du vivant, bras politique du mouvement biocentriste CONVENTION VIE ET NATURE, et celles et ceux qui se proposent d’être candidats ou suppléants lors des élections de juin prochain.

Bien sûr, un mode de scrutin inique dit « majoritaire à deux tours » interdit à un mouvement novateur, quel qu’il soit, d’obtenir des élus.

La caste politique, sous couvert d’efficacité, de recherche de majorités stables, verrouille la vie politique.

La stabilité du pouvoir monopolisé n’est nullement une vertu, bien au contraire  et, dans une démocratie adulte, tous les courants de pensées, sans exclusion
aucune, devraient concourir à l’élaboration de la loi, aux choix budgétaires, aux orientations des politiques publiques.

Tant mieux, pour nos successeurs, il reste des révolutions à faire et pas uniquement à commémorer.

Seules les élections au parlement européen, parce qu’à la proportionnelle, revêtent un caractère honnête, ce qui détermine d’ailleurs les officines de propagande
à détourner les citoyens de ce scrutin dangereux pour les lobbies et les forces établies.

Les « trompettes de la renommée » déclameront que le scrutin européen n’intéresse pas les citoyens, que l’abstention sera forte, que le système est trop complexe (intelligent », pour être compris par le peuple (sous-entendu les imbéciles), ce qui comporte un effet performatif.

Toutefois, pour ne pas laisser aux ennemis de la terre le monopole de la vie politique, FORCE POUR LE VIVANT doit être présente aux élections législatives
de juin et je vous invite à vous mobiliser, à vous engager concrètement pour défendre l’arbre, l’animal et l’homme.

Non, nos candidats n’engageront pas de frais et notre secrétaire générale, Karine PELERIN, peut recueillir, avec vos questions, vos candidatures.

Par ailleurs, lorsque des occasions de s’exprimer vous seront données, j’indiquerai, lors de primaires ou d’élections, les candidats en concours, les plus nocifs
ceux qui se mettent au service de la pulsion de mort.

Ainsi, concrètement, lors de la primaire organisée par le parti socialiste, le 22 janvier prochain, j’indique, à ceux qui envisagent de s’exprimer, de voter contre Manuel VALLS ? AMATEUR DE CORRIDAS ET FORT HOSTILE AUX ZADISTES DE NOTRE-DAME-DES-LANDES et contre Arnaud MONTEBOURG, productiviste, auteur de propos contre nature à l’égard de la directive oiseaux et favorables au loisir de mort.

Je le ferai, en toutes occasions, sans aucun autre parti pris que celui du biocentrisme.

Merci de nous accompagner dans cette action pour la cause de la nature et de l’humain réconciliés.

Gérard CHAROLLOIS

FORCE POUR LE VIVANT

TEL 06 76 99 84 65

Une Force pour le Vivant
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L’important : c’est l’oiseau

Lorsque surviennent des intempéries, les médias formatés décrivent complaisamment les inondations, les routes verglacées, les rues enneigées, le petit ou grand froid, les sécheresses persistantes, le vent dévastateur, sans jamais mentionner les effets de ces calamités sur la faune.

Un lotissement immergé, des automobilistes en difficulté, des gamins jouant dans la neige, des viticulteurs sinistrés feront l’objet d’interminables reportages parfaitement interchangeables.
Mais l’incidence du froid, de l’enneigement, du gel des plans d’eau sur l’avifaune n’atteint jamais l’esprit étriqué des informateurs radotant.
Les médias demeurent sinistrement anthropocentriques et nullement biocentriques.
Nulle campagne d’incitation à nourrir les oiseaux en hiver. Ceux qui le font constatent un fait inquiétant. En alimentant forces mangeoires, comme je m’y adonne depuis suffisamment d’années, on mesure la raréfaction de la nature ordinaire, celle de nos parcs et jardins et,plus encore, celle des campagnes empoisonnées par l’agrochimie.
L’humain se mue en animal dénaturé, arraché de sa condition d’être vivant, il habite dans des espaces artificialisés, des univers de béton, d’acier et de verre, dépourvu de toutes formes de vies.
Qu’est-ce qui est le plus préoccupant dans l’univers urbain ?
La pollution ? La violence ? La ségrégation ethnique ?
Sans doute.
Mais ce qui frappe un observateur éveillé, non conditionné au nombrilisme spéciste, c’est la disparition du vivant.
Ce qui signe l’échec de notre civilisation, pas moins, tient à la disparition, dans les villes hostiles à la vie, des moineaux domestiques qui cohabitèrent avec les hommes durant des siècles.
Les villes deviennent des déserts d’avifaune et vous rencontrerez des hommes « nuisibles » pour ânonner que les pigeons, les moineaux et autres compagnons ailés souillent, propagent des maladies.
L’idiotie et les préjugés totalement infondés ne sont pas propagés par les oiseaux !
Pour les obscurantistes, les oiseaux ne servent à rien, les renards envahissent les périphéries des métropoles, les sangliers prolifèrent, les loups persécutent les bergers et l’homme peut aseptiser la terre pour satisfaire ses pulsions de domination, son culte du profit maximisé, pour répondre à ses besoins de violences traditionnelles.
Toutes ces idées reçues, propagées à dessein par les lobbies contre nature, sont fausses.
En marge des médias formatés, sachons que l’important, c’est l’oiseau et qu’il faut, en présence d’une innovation technologique, d’un phénomène climatique, d’un mode de production ou d’un loisir, s’interroger sur leurs conséquences pour les autres formes de vies avec lesquelles nous partageons la terre.
L’humain est criminel d’électrocuter les grands oiseaux, de piéger les passereaux cavernicoles dans les poteaux métalliques creux du téléphone, de tracer des routes en bordure de marais, de disperser des biocides dans ses cultures, de transformer les forêts en usines à bois et les montagnes en parcs à moutons, d’exploiter et de croître au détriment des autres espèces.
Puis, il y a les sadiques qui « aiment jeter du plomb dans les arbres qui chantent » (Edmond ROSTAND) et tous ceux qui par paresse morale considèrent que les tueurs participent du décor sociologique et que la chasse, la guerre, la tauromachie sont des fatalités auxquelles il convient de se résigner pour ne pas encourir le risque d’être étiqueté extrémiste .
Une révolution culturelle s’impose : il faut désormais penser à la nature.
Le poète et le scientifique ont raison : l’important, c’est l’oiseau.

Gérard CHAROLLOIS
CONVENTION VIE ET NATURE

Ils étaient CHARLIE

Le mercredi 7 janvier 2015, à 11 heures, les journalistes de CHARLIE HEBDO perdaient la vie parce que des obscurantistes illuminés vengeaient leur dieu outragé.

Ces journalistes aimaient la vie, la liberté, le rire et exécraient la chasse, la tauromachie, la superstition abrutissante.

Ils n’avaient fait que remplir leur devoir de blasphème, car il est du devoir de tout homme libre de narguer les totalitaires, les sectaires, ceux qui veulent assassiner la raison et la liberté.

Ceux qui, incapables de réfuter l’argument par l’argument, de défier l’humour par l’humour, répondent par l’assassinat à la grande et noble querelle des idées, se placent hors de la communauté des humains.

Ce ne sont pas des adversaires mais des ennemis.

Ils ont tué nos amis qui n’auraient jamais voulu tuer personne et dont l’unique  préoccupation était d’éveiller les consciences, de susciter les réflexions, d’inviter chacun à stimuler sa capacité d’analyse.

Il y a ainsi des humains biophiles, célébrant la vie, et des humains ployés sous des idéologies semeuses de mort.

Regrettés amis DE CHARLIE, l’injonction salutaire de François CAVANNA « Stop crève » n’est pas encore d’actualité.

Le sang coule tous les jours parce que des hommes mauvais n’ont pas compris que la première valeur est la vie.

Aux noms des mythes, des grands intérêts, des identités meurtrières, des haines séculaires, des hommes s’entretuent et persécutent toutes les formes de vies.

Gérard CHAROLLOIS

CONVENTION VIE ET NATURE / UNE FORCE POUR LE VIVANT

 

Bilan et perspective

Chers amis lecteurs et militants, je vous adresse, avec mes remerciements pour votre fidélité à la cause de la nature et des êtres vivants, mes vœux les meilleurs, pleins de vie, d’hédonisme, de satisfactions pour vos initiatives.

Je sais que la sottise des hommes, leur cruauté, les accidents de la vie nous affectent davantage que trop de nos contemporains insoucieux des souffrances.

Cette tradition des vœux, exempte de cruauté et d’arriération, comporte l’avantage d’offrir un temps pour le bilan, la contemplation du chemin parcouru et pour l’analyse des perspectives.

Indéniablement, la question de la protection de la nature, l’interrogation sur la place de l’animal dans l’ordre du vivant se sont imposées.

Des conventions étatiques internationales dissertent sur la biodiversité.

Des philosophes remettent en cause la relégation de l’animal parmi les choses, relégation édictée par les monothéismes.

Dans la population se manifestent des courants nouveaux, encore minoritaires, mais d’avant-garde, refusant l’utilisation des animaux.

Des militants occupent des sites naturels pour faire échec à l’insatiable appétit des promoteurs.

Le monde change positivement.

Mais dans le même temps, la biodiversité s’effondre, les oligarques exploitent tous les espaces, les animaux sont enfermés dans des usines à viande contraires aux exigences physiologiques et éthologiques des vaches, des porcs, des poules et ce à une dimension inégalée dans l’Histoire.

Nonobstant la prise de conscience d’une fraction croissante de l’opinion, la condition animale s’aggrave, victime de la rentabilité, de la massification, du productivisme forcené.

Le nombre d’animaux suppliciés sur la planète n’a jamais été aussi élevé, en relation avec l’explosion de la démographie humaine et l’élévation du « niveau de vie ».

En 2017, la France renouvelle son personnel politique.

Les gouvernants de ce jour servent les intérêts des chasseurs, des éleveurs concentrationnaires, de l’agrochimie, des promoteurs d’aéroports, de centres de loisirs.

Ceux qui, selon toute vraisemblance, les remplaceront en mai et juin prochains seront encore plus nocifs, plus serviles des lobbies, davantage adeptes d’une idéologie négationniste des droits de la nature et des animaux.

Concrètement, les ministères de l’écologie et de l’agriculture deviendront les ministères des chasseurs et de la FNSEA.

Les loups seront définitivement exterminés.

Les « gentilles » associations gestionnaires de «l’environnement », sages, modérées, prudentes, interlocutrices subventionnées des pouvoirs publics, seront priées de courber encore davantage l’échine, d’avaler en souriant de grosses couleuvres, pour recevoir moins de subsides car, pour les hommes de droite, un Vert est toujours trop vert même s’il est soumis, même s’il va répétant qu’il faut collaborer avec le monde de la chasse, même s’il s’incline devant les grands projets inutiles mais présentés comme inévitables.

Quant aux « zadistes », aux associations purement animalistes, ils seront réprimés, criminalisés, dénoncés à la vindict des gens d’ordre, comme des trublions extrémistes, des gauchistes violents et marginaux, des irresponsables malfaisants.

On ne dialogue pas avec des « trublions extrémistes ». On les frappe d’ostracisme. On les nie dans leurs convictions et on les rejette en dehors de la société politique.

Plus concrètement encore, les gendarmes mobiles expulseront, au besoin avec brutalité, les occupants du site de NOTRE-DAME-DES-LANDES.

Les « activistes » qui filment les animaux martyrs dans les abattoirs ou les élevages seront déférés aux tribunaux correctionnels et la presse aux ordres expliquera aux « bonnes gens » qu’il ne s’agissait que d’une poignée de fanatiques, de décalés, de marginaux qu’il fallait empêcher de nuire à la bonne marche des affaires, des adversaires de la loi et de l’ordre, car le droit, le préfet, les élus, le gouvernement sont du côté des chasseurs, des maquignons, des abatteurs, des toreros, des « aménageurs » du territoire.

Amis lecteurs et militants, je me dois de vous le dire : la situation est préoccupante.

Un vent mauvais souffle sur le monde. Il est porteur d’un esprit grincheux, hargneux, méchant, puant la compétition, la concurrence, l’exploitation, le refus de l’empathie, de la bienveillance, le mépris de l’assistance aux plus faibles.

Que fallait-il faire pour éviter cette régression ?

S’unir et adopter une attitude offensive dans l’ordre des valeurs et des idées !

Depuis des mois, j’alerte les consciences et je lance des appels aux mouvements divers pour qu’ils consentent à constituer, ensemble, une force pour le vivant.

Comme souvent dans l’Histoire des hommes, les petites querelles subalternes et les divisions stériles empêchent de mesurer les périls et de les prévenir.

A ce jour, l’honnêteté dont je ne me départirai jamais m’oblige à déplorer la vanité de mes efforts.

Un rassemblement de tous les écologistes, animalistes, naturalistes pouvait opposer aux ennemis de la terre une résistance résolue, forte et claire.

Cette force devait elle-même s’intégrer à un nouveau conseil national de la résistance pour combattre ceux qui veulent anéantir la nature, nier le déréglement climatique, maintenir l’animal au rang de marchandise, flexibiliser les humains pour en faire des serviteurs du Marché, supprimer les services publics, offrir le monde en pâture à une caste de privilégiés, féodaux des temps modernes.

Or, le camp du progrès, les militants de mieux n’osent plus énoncer clairement une éthique forte.

Ils perdent les élections parce qu’ils ont capitulé idéologiquement.

De pseudo-écologistes ne condamnent pas les loisirs de mort et de pseudo-socialistes « aiment l’entreprise privée » et acceptent la loi du Marché.

La montée des partis de la régression, la force des ennemis de la terre tiennent à la faiblesse des défenseurs du vivant.

En Europe, nous avons assisté à l’effondrement moral, à la lâcheté idéologique, à l’indigence de caractère des partis de la vie, de la justice sociale, des avancées civilisatrices.

Je pense à ces amis du siècle passé qui, vigies lucides, exhortaient en vain à s’unir contre les totalitarismes criminels qui endeuillèrent l’Europe.

Eux aussi rencontrèrent le scepticisme, l’égotisme, la paresse morale de leurs contemporains.

Qu’importe, ils sauvèrent l’honneur de l’intelligence.

Nous aussi, malgré la médiocrité de la classe politique en place, faisons notre devoir en appelant au sursaut.

Puisque c’est ici le combat du jour contre la nuit, de la pulsion de vie contre celle de mort, le choix des êtres contre celui de l’argent sale et des traditions débiles, nous resterons debout contre le vent mauvais.

Que 2017 soit pour vous une année propice.

Je crains qu’elle ne le soit guère pour nos sociétés malades.

Vous pouvez prendre votre part dans la seule querelle qui vaille, celle du vivant, en soutenant la CONVENTION VIE ET NATURE et en diffusant nos idées, antidotes à l’anesthésique médiatique.

Gérard CHAROLLOIS

CONVENTION VIE ET NATURE

MOUVEMENT D’ECOLOGIE ETHIQUE ET RADICALE

POUR LE RESPECT DES ÊTRES VIVANTS ET DES EQUILIBRES NATURELS.

Quand le sage montre la lune, l’idiot regarde le doigt

Du temps où l’on enseignait l’Histoire, l’historiographie enseignait que les périodes de paix – trop rares, trop brèves – favorisaient la prospérité, l’amélioration du sort des populations, l’adoucissement des conditions de vie, le mieux-être social et économique.

Depuis 1945, l’Europe occidentale bénéficie d’une paix durable. Aucune invasion destructrice, aucun grand massacre de masse, aucune mobilisation des forces vives pour une guerre totale comme en connut la France jusqu’à la première moitié du 20ème siècle.

Depuis 70 ans, le monde subit un essor scientifique et technologique sans précédent dans l’histoire de l’humanité, essor tel que le problème premier que pose l’économie contemporaine n’est pas la production de richesses, mais leur commercialisation.

Le souci d’une firme n’est nullement de fournir des voitures, des smartphones, des téléviseurs, des ordinateurs mais de trouver des clients, ce qui passe par une course éperdue et sans fin à l’innovation.

Or, dans ce contexte exceptionnellement favorable, des forces politiques proclament les pays en faillite, appellent les populations aux efforts, aux renoncements des « droits acquis », aux régressions sociales, aux suppressions de services publics, aux baisses des pensions de retraite et des salaires, à l’augmentation des prélèvements pesant non sur les oligarques mais sur les humbles, les modestes.

La paix, les avancées technologiques ne profitent plus aux peuples sommés de se flexibiliser, de consentir aux sacrifices imposés par la guerre commerciale mondialisée.

Alors, de mauvais médecins commettent une erreur manifeste de diagnostic et donc de thérapeutique.

Ils déclareront, entre autres : nos malheurs sont imputables à l’Europe libérale.

Sans doute ignorent-ils que l’Allemagne chrétienne-démocrate fervente de l’ordolibéralisme, l’Espagne conservatrice, l’Angleterre de la finance et l’Auvergne présidée par un ultra-réactionnaire ne sont pas de douces républiques socialistes !

Oui, l’Europe, à côté de bonnes directives – celles relatives à la conservation des oiseaux et de la nature – prescrit une politique libérale avec pour dogmes la libre concurrence, le démantèlement des services publics, les privatisations forcées, l’ordo-économie punitive.

Mais qu’est-ce que l’Europe ?

Un parlement élu démocratiquement par le peuple Européen, parlement dominé par le parti conservateur, P P E ;

Une commission dite de Bruxelles dont les membres sont nommés par le Conseil des ministres et validés par le parlement ;

Un conseil des ministres représentant les gouvernements des divers pays associés.

Bref, l’Europe est ce qu’en font ses citoyens.

Si les citoyens électeurs échappaient à l’anesthésie distillée par les médias aux mains des oligarques, ils éliraient d’autres députés européens, d’autres gouvernants internes et nous aurions une autre Europe qui, au lieu d’obéir aux lobbies, aux firmes, au culte du Marché, servirait l’intérêt général, le social, la protection de la nature.

Fulminer contre l’Europe, contre l’organisation mondiale du commerce, contre l’Amérique ou contre les états esclavagistes émergeant qui tirent les salaires vers le bas est vain.

Belle illustration de la métaphore du sage qui montre la lune du doigt et de l’idiot qui ne regarde que le doigt.

L’électeur américain vient d’être superbement dupe de ce syndrome.

Beaucoup de déclassés, de frustrés, d’indignés Etats-Uniens ont cru voter contre le système, la finance, en votant pour Donald TRUMP parce qu’il parlait le langage des « beaufs », des frustres, des incultes grognons.

En fait, ils ont poussé jusqu’à la caricature l’accaparement de l’Etat par une mafia affairistes, par les lobbies du pétrole, par des hommes sans d’autre loi que celle de leurs sordides intérêts très privés « de scrupules », des hommes par ailleurs obscurantistes, négationnistes de l’évolution des espèces, de la dégradation du climat, des hommes qui cultivent l’arrogance de la caste de l’argent.

La France s’apprête à subir la même punition.

Dans la plupart des pays, les citoyens légitimement insatisfaits rejettent leurs gouvernants pour s’en donner de pires.

Parce que le système est plastique et sait parfaitement offrir des leurres aux pauvres peuples abusés.

Parfaitement immoral, le système dit « libéral », consistant à voler les pauvres pour donner aux riches, s’avère surtout létal pour la biosphère.

Les firmes, les intérêts privés ont besoin de spéculer sans fin, de croître sans limite.

Leur logique est incompatible avec la survie de la nature.

Ce système de rapines ignore la compassion, tant envers l’humain, simple agent du Marché, qu’envers l’animal, pure marchandise et la biodiversité, empêcheuse de promouvoir, d’aménager, d’exploiter sans frein.

L’astuce fort efficace du système consiste à nier qu’il y ait un système et à détourner l’attention et le mécontentement des citoyens vers divers paratonnerres pour préserver le dogme de la secte mondiale des exploiteurs.

Tout cela pourrait très mal finir et nous devons déplorer l’indigence intellectuelle et morale de la « classe politique ».

A propos d’indigence : nombre d’amis des animaux et de la nature s’affligent de propos collaborationnistes émanant de tel ou tel politicien d’un jour, soucieux de ne pas peiner le lobby chasse dont on connaît la violence sectaire.

C’est à ces génuflexions devant les lobbies, ces fautes contre l’esprit et contre la dignité du combat politique que l’on mesure l’insignifiance des hommes.

Gérard CHAROLLOIS

Défenseurs du vivant contre ennemis de la terre

Les querelles subalternes, les comportements névrotiques, les intolérances farfelues, les scissions permanentes, le refus des diversités éparpillent la nébuleuse des défenseurs du vivant, de l’écologie, de l’animalisme.
Ce n’est pas demain la veille que les protecteurs du vivant auront leurs députés et leurs gouvernants.
Leur propension aux divisions inexpiables les condamne à la marginalité dans l’Etat, alors qu’ils sont majoritaires dans la société.
Bien qu’en phase avec la sensibilité des contemporains, les amis de la nature et du vivant se confinent à l’impuissance politique en raison de pulsions scissionnnistes, de leur goût de la chapelle où s’épanouit l’égotisme de l’une et de l’un.
Impossible de rassembler ceux qui veulent l’abolition des actes de cruauté envers les animaux et qui militent pour laisser une place à la biodiversité menacée par la « croissance », le productivisme, les traditions.
Nos sympathiques écologistes, animalistes, naturalistes découvrent toujours mille motifs d’affrontements, d’oppositions irréductibles.
Il y a trop de petites association, de petits partis animalistes ou écologistes, excellente recette pour échouer face aux ennemis de la terre.
Car face à cette poussière de groupuscules rivaux, les ennemis de la terre font bloc et constituent un Etat dans l’Etat, une Bastille assiégée par l’évolution des mentalités, mais très solidement gardée.
J’affronte ces forces de mort depuis bien longtemps et j’en connais les méthodes autoritaires et sournoises, les structurations corporatistes, les moyens financiers colossaux, les collusions avec la classe politique et je déplore la faiblesse des forces de vie.
Agrochimistes pollueurs, promoteurs d’infrastructures bétonnées, industriels en tous genres, chasseurs et divers exploiteurs de la nature exercent un pouvoir monopolistique, nonobstant les aspirations contraires de la majorité de nos contemporains.
Lorsqu’il s’agit d’arbitrer un conflit entre la nature et la spéculation, l’Etat dominé par les tenants de la société de marché opte pour satisfaire les intérêts des financiers et au détriment de la faune, de la flore et des milieux naturels.
Le quotidien LE MONDE décrit le lobby chasse, caricature grossière de ce qu’est un lobby, dans un article publié le 17 novembre dernier.
115 députés, 82 sénateurs soit un quart du sénat, émargent aux groupes « chasse » des assemblées.
Dans l’entourage des candidats aux fonctions électives les plus élevés s’agitent des hommes de l’ombre pour défendre la communauté des tueurs agréés.
Tous les prétendants à la présidentielle, à l’exception des VERTS et de Jean-Luc MELENCHON, présentent respectueusement leurs hommages à leurs « amis les chasseurs ».
Ils reçoivent, en exécutant la danse du ventre, le président de la fédération nationale des chasseurs, toujours porteur de revendications outrancières. Les politiciens, prêts à tout concéder, répètent les pires stupidités sur le thème : « le chasseur est le vrai écologiste. Il protège la nature mieux que quiconque ».
Les chasseurs payent un lobbyiste deux cent mille Euros par an pour qu’il fasse le siège du président de la république et des parlementaires.
Ce lobbyiste « conseilla » son ami Nicolas SARKOZY, puis tout aussi régulièrement le président HOLLANDE.
Ne doutons pas que demain, si la France adopte le thatchérisme en mai 2017, le président fera docilement la politique des chasseurs comme il s’y est engagé.
Dans les régions conquises par la droite, les chasseurs captent l’argent public (trois millions d’euros en AUVERGNE RHÔNE ALPES), gèrent l’environnement (dans les HAUTS DE FRANCE), l’ancien président national des chasseurs siégeant aux côtés de son ami le président de la région PACA.
Cette pieuvre aux tentacules envahissantes présente un trouble obsessionnel compulsif : la haine des écologistes et de ceux qui veulent changer la condition animale.
Pour eux, pas question de tolérer le moindre protecteur de la nature, fut-il très ramolli, très vert pâle.
C’est ainsi que le lobby dénonce la nomination à la tête de l’agence pour la biodiversité de personnages bien peu antichasses, tel Hubert REEVES, brillant vulgarisateur d’astrophysique, fort pusillanime envers la dictature des chasseurs.
Tout individu marqué de teintes vaguement écologistes doit être expulsé de la vie publique.
Pour le lobby chasse, il n’y a place pour aucune évolution, aucune modération et la moindre allusion à la disparition des espèces ou au caractère sensible de l’animal déclenche un rejet haineux.
Pour nos politiciens dévoyés, le « chasseur gère la nature » en piégeant les derniers ortolans, en tirant les derniers tétras, en massacrant huit mois par an, de jour et de nuit, l’avifaune aquatique, en persécutant les carnivores sauvages indispensables aux équilibres naturels, en torturant le blaireau par la vénerie sous terre, en refusant toute mesure de protection et toute avancée sur la voie d’un adoucissement des moeurs à l’égard de cet être sensible qu’est l’animal.
Imposture et forfaiture font de la France la lanterne rouge de l’Europe en matière de protection de la nature.
Le lobby veut l’Etat, faire la loi, frapper d’ostracisme ceux qui ne pensent pas que la nature est un stand de tirs et l’animal de la chair à fusil et à piège.
Comme toujours, face à une féodalité riche et omnipotente, les humains se clivent en deux catégories : ceux qui se couchent et collaborent et ceux qui s’indignent et résistent.
Pour soumettre le politicien, le lobby clame que les chasseurs votent massivement, plus et mieux que les bobos urbains qui, par ailleurs, ne voteront pas contre la chasse, sujet qui ne les concerne guère.
Le lobby perdure à dénombrer un million quatre cent mille voix pour la chasse, car le chasseur vote en famille.
Or, le fait est que le nombre des chasseurs diminue inexorablement et vient de passer sous la barre du million.
Combien de temps vivrons-nous sous la dictature d’un lobby sectaire, archaïque, hermétique à l’écologie ?
La montée du néoconservatisme conforte le lobby chasse.
Parler le langage des « beaufs », des demeurés, des grincheux ignares, est la marque, le socle sociologique du « trumpisme » et de son homologue Français, les REPUBLICAINS.
Ce courant de pensée érige le refus de l’intelligence, de la raison, de l’empathie en fonds de commerce électoral.
Pour ces criminels contre nature : « L’environnement, ça commence à bien faire ».
La vérité l’emportant toujours et une imposture ne pouvant pas survivre bien longtemps, la société devra changer son rapport à la nature et à l’animal.
Alors, la chasse sera abolie.
Mais pour cela, il faudra quelques prises de conscience et inverser le rapport des forces.
Vaste programme, n’est-ce pas !
Travaillons inlassablement à cette émergence, c’est-à-dire au rassemblement de ceux qui aiment la vie et récusent la jouissance de donner la mort .

Gérard CHAROLLOIS

Du crime contre l’humanité au crime contre la biosphère

Trop peu nombreux furent les esprits lucides qui avant AUSCHWITZ mesurèrent l’ampleur, l’insondable horreur du crime industriel contre l’humanité.
Il y eut de brillants écrivains, philosophes, commentateurs pour ignorer la banalité du mal que représentèrent les grands totalitarismes du siècle passé, des camps, des assassinats, des génocides, des déportations à l’ombre des drapeaux de la nation, de la race, du parti et de son génial duce ou petit père des peuples.
Visitant ROME au temps du fascisme, BERLIN aux heures nazies, MOSCOU capitale du monde nouveau, la plupart des intellectuels ne virent que la grandeur, la flamboyance, l’enthousiasme des foules, l’adhésion bon-enfant des citoyens épanouis par un ordre nouveau.
Il fallut trop longtemps aux consciences pour admettre qu’une fin ne justifie jamais un moyen criminel.
Aujourd’hui, nos commentateurs patentés ignorent qu’un crime d’une autre nature et d’une ampleur plus grande encore se perpétue sous une forme insidieuse.
La révolution néo-conservatrice ultra-libérale, initiée par REAGAN et THATCHER en 1980 en ANGLETERRE et aux USA, révolution funeste devant affecter la France l’an prochain, s’attaque de manière systématique, absolue, définitive non à une race, à une classe, à des dissidents, mais au vivant dans sa globalité.
Cette idéologie, nouveau totalitarisme sournois, aboutit à rendre la planète inhabitable, d’abord pour les autres espèces puis, en bout de course, pour l’humanité elle-même.
Or, cette idéologie repose sur un socle solide, à savoir un vice de l’humain : la pulsion insatiable de l’enrichissement, la soif d’accaparement personnel.
Pour célébrer son culte, cette idéologie doit retirer à la nature, à l’animal et à l’homme leurs valeurs pour les soumettre à l’intérêt du profit.
Concrètement, les sites naturels doivent disparaître pour faire place aux réalisations spéculatives, aux aménagements lucratifs.
Les animaux doivent demeurer des marchandises que l’on peut produire industriellement, au mépris de leurs vies et de leur bien-être.
Les humains n’appartenant pas à la caste des oligarques doivent devenir flexibles, rentables, exploitables, dépourvus de droits et de garanties, nonobstant le progrès des techniques et des modes de production qui devraient permettre une amélioration des conditions de vie de chacun.
Tout réfractaire à cette flexibilité, à cette soumission à la loi du Marché n’est qu’un archaïque, un irresponsable, un inadapté que la propagande médiatique doit blâmer et marginaliser au nom de la « science économique ».
Le néoconservatisme niera les droits sociaux et ceux de la nature et des animaux. Il devra également nier l’environnementalisme anthropocentrique, nonobstant son caractère peu contestataire.
Pour les néoconservateurs, le climat n’évolue nullement en raison des pollutions humaines. Le reconnaître conduirait à brimer le commerce, la croissance, la rentabilité des firmes.
Pour eux et les pseudoscientifiques qu’ils financent, le globe connut des ères glaciaires et des périodes de réchauffement, notamment sous l’influence de l’activité solaire.
L’homme ne saurait être responsable de quoi que ce soit puisqu’il est seigneur et maître de la planète !
Alors, silence sur l’écologie, « sujet subalterne pour petits bourgeois décalés et traîtres à la cause sacrée de « l’entreprise privée ».
Or, les évolutions climatiques ayant affecté la terre se manifestent par des évolutions d’une lenteur sans comparaison avec le phénomène actuel.
Les variations géodynamiques se mesurèrent en dizaines de milliers d’années et non en décennies.
Quant à la mort de la biodiversité, le sujet est tabou pour les néoconservateurs adorateurs du Marché, prêtres de la concurrence, dévots de l’écrasement des êtres, élus de ce qu’il y a de plus ringard dans une société : les chasseurs.
Dans quelques décennies, l’Histoire jugera ces néo-totalitaires comme elle jugea les criminels du passé.
Les uns tuèrent massivement pour créer un homme nouveau, fruit d’une race pure ou d’une doctrine du salut terrestre.
Les criminels du jour détruisent la vie sur terre pour servir la finance, le profit, l’enrichissement de quelques-uns au détriment des ressources, de la viabilité de la planète, des espèces végétales et animales et des droits sociaux, des services publics, de l’intérêt général.
La dérive politique affectant nos sociétés revêt une gravité que ne mesurent pas plus nos contemporains que ne le firent les hommes des années 1930 confrontés à la montée des fascismes bruns et rouges.
Les ennemis de la terre d’aujourd’hui remplacent ceux du genre humain de naguère.
L’acculturation, le conditionnement comportemental se substituent aux meetings enflammés.
L’anesthésie des consciences tient lieu d’adhésions ardentes des foules d’antan.
Alors contre le fascisme de renard du jour, recréons un Conseil National de la Résistance, comme les gens de mieux le firent contre le fascisme de lion d’hier.
Bien sûr, nul ne doit s’y tromper : renard et lion sont ici convoqués comme dans les fables d’antan et sont exempts des crimes de ceux qui utilisèrent la force brutale comme de ceux qui usent de la ruse.
Présentement, nonobstant le péril, de petits politiciens courent après leurs petites carrières, indifférents au sort des citoyens et de la biosphère confrontés aux agressions du fascisme de renard des ultras-libéraux.
Médiocrité qui rappelle celle des clercs du passé face à d’autres périls.
A cette heure, je ne suis pas le seul à appeler à ce rassemblement contre le néo-totalitarisme sournois. Je ne suis que le premier.

Gérard CHAROLLOIS

L’anthropocène et la révolution

L’espèce humaine occupe la planète, l’exploite, maîtrise les ressources, détruit la biodiversité, pollue l’atmosphère, les sols et les eaux.

Par sa prolifération et la transformation physico-chimique de l’environnement terrestre, cette espèce devient le facteur premier des modifications de la biosphère et du climat.

Par ailleurs, les prodigieux progrès des sciences et techniques qui accroissent chaque jour la capacité de maîtrise ne peuvent qu’accentuer le rôle de l’humain dans le devenir du vivant.

Des scientifiques ont proposé le terme d’anthropocène pour qualifier notre ère dont le début remonte au développement du phénomène industriel.

La biologie et les « ciseaux » des gènes constitueront les instruments déterminants de la mutation de notre espèce, pour le meilleur, c’est-à-dire la guérison des maladies et le recul de la mort ou le pire, l’augmentation des performances.

Ces faits appelaient d’abord une prise de conscience, puis une politique de responsabilité, une nouvelle frontière éthique corrélée à cette maîtrise d’une ampleur autre que celle que pratiquèrent les hommes du passé.

Plus besoin d’œuvrer à « devenir seigneur et maître de la nature ».

Le but atteint, il fallait savoir quoi faire de cette maîtrise de démiurge.

Or, voici que survient dans le monde entier, à l’opposé de ce devoir de respect, un mouvement de régression sur des réflexes inadaptés aux défis du temps.

Loin de s’élever, de pratiquer l’entre-aide, de prôner l’empathie, de se montrer « seigneur et maître » bienveillant, conscient de sa puissance et voulant en faire un bon usage, l’humain cultive l’esprit de compétition, de concurrence, d’enrichissement frénétique en libérant l’appétit de profit, en valorisant l’exploitation vorace, succombant à une révolution conservatrice qui nie la responsabilité humaine envers la biosphère et sacrifie tout au culte du Marché.

Ne nous y trompons pas.

Les aspirations à un retour  au Moyen-âge des sociétés islamiques fait pendant aux régressions droitières des sociétés occidentales.

Les unes et les autres, par peur, par refus de changements inéluctables, par anesthésies délibérément entretenues par les forces d’argent, se recroquevillent sur des passés morts et bien peu réjouissants.

Ces comportements infantiles ne ramèneront pas les peuples au 6ème siècle pour les uns, au 19ème siècle pour les autres.

Cette chute vertigineuse en arrière ne règlera rien, car le passé ne revit pas, mais elle interdit d’apporter les solutions nécessaires aux problèmes de notre temps.

Nier l’anthropocène ne fera qu’advenir les méfaits, sans pouvoir bénéficier des chances dont il est porteur.

L’humanité d’aujourd’hui évoque une cour de récréation dans laquelle des enfants, déjà séniles, joueraient avec des substances hautement dangereuses, sans conscience des périls.

La technoscience évolue beaucoup plus vite que l’éthique et la politique. La révolution biocentriste, inverse de la révolution néo-conservatrice, s’impose.

 Celle qui se dessine consiste à foncer dans le précipice en accélérant.

Les conservateurs américains, viscéralement anti-écologistes, ne rêvent que d’immenses travaux, de libération des sources d’énergies fussent-elles nocives pour l’atmosphère.

En France, les conservateurs, selon leurs déclarations belliqueuses,  évacueront l’an prochain les « zadistes » de NOTRE-DAME-DES-LANDES, au besoin en blessant, mutilant, tuant ces militants que la presse servile dénoncera aux « sénescents » frileux et coincés comme « trublions », « gauchistes », « anarchistes », « voyous ».

Pourquoi les néo-conservateurs aiment-ils tant les grands travaux ?

Pour répondre aux besoins des populations ?

Pour créer des emplois ?

Non, pour détourner l’argent public au profit de leurs commettants.

Nos vies individuelles s’inscrivent dans un espace de temps trop bref.

Elles ne nous permettent pas de présumer de la fin de l’Histoire, du devenir de l’aventure de la vie sur terre.

Mais ce qui est sûr, c’est que ces jours-ci, le monde ne va pas dans la bonne direction.

Dans les années à venir, la religion de « l’entreprise privée » va exiger la dérégulation, donc la faculté offerte aux moins scrupuleux des hommes de « croître », de « développer », d’augmenter l’épuisement des ressources, de polluer, de réifier les animaux, de dévaster la nature, d’expulser la biodiversité, d’écraser les gens modestes en réduisant sans cesse leurs droits et garanties.

Humains, en méprisant la nature, en adorant l’argent, vous vous préparez à vivre dans des sociétés dures, brutales, iniques, des sociétés de tauromaniaques, donc violentes !

Mais nul ne vous le dit, dans les médias sous contrôle, et trop d’entre vous, complices dupés du système, l’ignorent.

Gérard CHAROLLOIS

LES REPUBLICAINS

Le parti dit LES REPUBLICAINS sert le monde de l’argent, le culte du marché, mais aussi la chasse, la tauromachie et les « courses de voitures » !

Il favorisera la destruction des sites naturels pour permettre aux oligarques de spéculer (voire NOTRE-DAME-DES-LANDES).

Aussi, très clairement, j’ai dénoncé ce courant de pensées traditionalistes et cette coalition d’intérêts financiers comme contraires radicalement à notre éthique biocentriste.

Tout doit être fait pour combattre ce parti contre nature.

A titre de simple illustration, vous trouverez ci-dessous les déclarations de son actuel leader qui ne dénote nullement avec tous les autres dirigeants de ce parti.

Bien sûr, ils ne sont pas les seuls.

Je ne ferai pas davantage preuve de complaisance avec d’autres forces politiques ou leaders défendant la tauromachie et la chasse, tels VALLS, pour la première, MONTEBOURG, pour la seconde.

Quand on mène un combat, il faut le faire dans la clarté et le courage.

Je souhaite que FORCE POUR LE VIVANT s’affirme nettement, sans aucune ambiguïté pour l’écologie et l’empathie, pour le progrès des moeurs et des manières, pour l’élévation éthique et contre les régresions.

Soyons déterminés plus que jamais face aux périls qui me paraissent momentanément inéluctables.

Gérard  CHAROLLOIS