Vivre avec les animaux

Le capitalisme chosifie tout, rentabilise l’élevage, rompt le statut multimillénaire de l’animal domestiqué.
Depuis plus de dix mille ans, l’homme sélectionna des races de vaches, porcs, moutons, volailles pour son seul profit, faisant de ces animaux des dépendants, incapables de vivre à l’état sauvage, totalement inféodés à l’éleveur par les caractères résultant de la sélection.
Bien sûr, l’homme domestiqua dans le dessein d’exploiter la bête, soit sa force de travail, soit sa viande, ses œufs, sa laine, son lait.
Mais l’animal domestique vivait, jusqu’à l’ère industrielle, à proximité immédiate de l’homme, partageant même parfois sa demeure. Chaque animal était individualisé et l’éleveur connaissait son nom, son histoire.
Avec la massification, le productivisme, l’industrialisation de l’élevage, ce lien entre éleveur et animal disparut.
Dans des bâtiments éloignés de l’habitation des hommes, des centaines, puis des milliers de porcs, de veaux, de vaches, de poules ne sont réduits qu’à une seule fonction : produire de la viande et des œufs et ne connaître d’autres horizons qu’une cage étroite, un box étriqué, sans aucune relation avec des congénères, sans autre vie qu’une longue agonie qui s’achèvera dans un abattoir où des salariés, eux aussi exploités, doivent tenir les cadences, effectuer des gestes répétitifs, s’accoutumer à l’acte de tuer sans se soucier du stress et de la souffrance des animaux réifiés.
Nos contemporains ne veulent surtout pas connaître le sort des animaux dont ils consomment la chair martyrisée.
Tout se passe hors de la vue des consommateurs, dénomination par laquelle on désigne des humains captifs du Marché, rendus irresponsables et automatisés.
Le capitalisme torture des milliards d’animaux sur la planète.
Le destin se venge toutefois car ce mode de production tue aussi l’éleveur.
Le paysan disparaît et des firmes vont se substituer à lui, dans cette agriculture concentrée et concentrationnaire.
Le syndicat agricole milite stupidement pour cette disparition de l’agriculteur en défendant les fermes des mille vaches, mille veaux, en attendant mieux.
Dans le même temps, l’homme contemporain perd le contact avec la nature.
L’animal dit sauvage l’effraie et les médias cultivent cette zoophobie.
Or, il n’y a rien à redouter du pigeon des villes, du sanglier, du loup, du lynx, du renard, de la chouette et le grand tueur d’hommes reste l’homme lui-même.
Faisons un rêve : élevant son degré d’empathie, l’homme renonce à tuer les animaux.
Il commence, dans une première étape, par s’abstenir de faire de la souffrance et de la mort des jeux, des loisirs, des spectacles.
Chasse, corrida, cirques avec animaux, combats de coqs et de chiens rejoignent dans la poubelle de l’Histoire les combats de gladiateurs, les ordalies, les bûchers, la peine de mort.
Puis, en un second temps, l’homme, converti au végétarisme, cesse de manger du cadavre et de »digérer une agonie », pour reprendre la formule de Marguerite YOURCENAR.
Que se passerait-t-il, sur une terre pacifiée ?
D’aucuns imaginent que nos braves vaches, porcs, moutons, chevaux, tous domestiqués depuis dix mille ans, proliféreraient et submergeraient l’humanité, envahissant tout l’espace.
Ce scénario ne saurait survenir, car les espèces sélectionnées par l’homme ne peuvent vivre que dans le cadre de l’élevage, pour la plupart d’entre elles.
Plus de viande sur le Marché, plus d’élevage, corrélativement forte réduction des effectifs de ces espèces. Conservées, uniquement par sympathie, par ceux qui les aiment, les espèces dites de « rentes », deviendraient des animaux de compagnie et d’agrément.
Quant à la faune sauvage, celle qui a échappé au grand massacre cynégétique, elle retrouverait un équilibre proies/prédateurs, équilibre qui n’a pas attendu l’homme pour régir la nature.
Les pseudo-proliférations alléguées par la propagande des chasseurs résultent de la chasse, de son artificialisation de la faune. Les chasseurs, agents pathogènes, feignent d’être des remèdes aux déséquilibres générés par leurs massacres et leurs relâchers d’animaux de tirs.
Cette terre des bêtes serait aussi celle des hommes, enfin civilisés, car le respect de la vie ne se divise pas.
Apprendre à ne pas tuer devrait être la première leçon, le premier exemple, la norme fondamentale d’une éducation.
Une éthique animale implique un pacte social nouveau, englobe une éthique politique généreuse, avec une biomédecine orientée vers une lutte résolue contre la mort, avec une économie au service de la redistribution et d’une croissance purement qualitative.
Pourquoi ne plus tuer les animaux ?
Parce qu’ils sont des êtres sensibles ?
Parce qu’ils partagent avec nous l’espace terre ?
Parce qu’il n’y a pas discontinuité du vivant, mais unité primordiale, notre espèce n’étant, elle aussi, que produit d’une évolution ?
Parce que banaliser l’acte de mort prépare au meurtre de notre propre espèce ?
Oui, pour tout cela, mais d’abord pour une autre raison.
Tout être vivant est vulnérabilité et appartient à une grande communauté de misères.
Or, la vulnérabilité, ça se respecte.

Gérard CHAROLLOIS

RODILHAN : BAGATELLE POUR UN MASSACRE

RODILHAN est le nom d’une petite commune du GARD.
Des élus locaux organisent périodiquement des séances publiques au cours desquelles des enfants apprennent à torturer des veaux.
Ils griment cet avilissement sous le masque de la « tradition », alibi à tant de crimes.
Ce fait, par lui-même sidérant, révèle que l’humain demeure un animal inquiétant, prompt à éteindre en lui la plus élémentaire compassion, lorsque le groupe, l’habitude, la foule autorisent les pires exactions.
Ce que l’homme inflige à l’animal, être sensible, il le fera à ses semblables dès que les mêmes facteurs inhiberont sa capacité d’empathie.
D’ailleurs, lors d’une précédente séance d’initiation d’enfants à la barbarie des arènes (en 2011), de pacifiques militants « animalistes » furent très violemment agressés par les organisateurs et spectateurs qui frappèrent, injurièrent, encouragés par leurs homologues à « tuer » l’objecteur de conscience de la torture érigée en spectacle.
Au nom du respect dû à tout être sensible, à celui de la dignité humaine, on ne peut pas plus tolérer la corrida que la chambre à gaz, le génocide, la réduction en esclavage, la lapidation, la décapitation car, par-delà les différences de degrés, il y a similitude de pulsions de mort au fondement de ces abjections.
Nous ne devons point demander l’abolition de la corrida, mais l’exiger, sous peine de voter la censure de tout gouvernement qui ne modifierait pas l’article 521 du code pénal afin d’exclure la dérogation à la prohibition des actes de cruauté à l’encontre des animaux.
Pour ma part, j’inscris cette abolition et celle de la chasse à courre dans les points programmatiques non négociables, avec tout partenaire.
Aujourd’hui (comme hier) à RODILHAN, des hommes prouvent que nous ne sommes pas sortis de la barbarie.
Gérard CHAROLLOIS

Appel pour une issue écologiste

Alors que se présentent des défis nouveaux, inédits dans l’Histoire, des politiciens fossilisés récitent leurs dogmes anachroniques.
Ils raisonnent selon des schémas inadaptés et communient dévotement dans l’adoration de l’économie de marché.
Réconcilier l’humain et la biodiversité, modifier radicalement le rapport à l’animal, récuser les attitudes funestes d’exaltation de la concurrence, de la compétition, de la domination, changer l’approche de la notion travail en un temps où celui-ci se raréfie inéluctablement du fait des nouvelles technologies, mettre le savoir et les connaissances au service du vivant, de la lutte contre la souffrance et la mort, penser la vie individuelle au regard des avancées actuelles et plus encore futures de la biologie, répondre aux incidences négatives de la croissance démographique, préserver la raison contre les croyances obscurantistes, autant de rendez-vous de la société contemporaine avec l’éthique, la philosophie et la politique.
Les partis politiques traditionnels n’offrent aucune perspective, aucune ouverture sur ces défis et se bornent à servir des intérêts cupides, catégoriels, nocifs, en édictant des mesures qui s’avèrent, au mieux inefficaces, au pire calamiteuses pour la biodiversité, pour la subjectivité humaine, pour les équilibres sociaux.
J’appelle les écologistes à se montrer dignes et à la hauteur de ces défis que seuls ils appréhendent.
Je les invite à renoncer aux querelles de personnes et d’ambitions subalternes pour soutenir la seule querelle qui vaille : celle du vivant.
Il faut retrouver la voie des sommets, loin des encombrements des joutes de groupuscules et des calculs égotistes.
L’écologie constitue l’issue de secours pour ce monde en péril.
Ne gâchons pas les chances d’une rupture avec une trajectoire actuelle qui conduit le vivant à des destructions programmées.
Unissons-nous pour défendre la nature, élever la condition animale, instaurer une société du partage et de la redistribution.
Si nous échouions, les tenants de l’exploitation, de la concurrence, de la compétition, de la domination, du mépris perdureront à détruire la biodiversité, à torturer l’animal et à putréfier l’humain en le conditionnant au culte de la cupidité.
Je vous appelle à vous joindre à moi pour ce sursaut écologiste, pour que le parti de la vie recueille, lors de la prochaine présidentielle, plus des 2% de suffrages que lui promettent les sondages et les commentateurs.
Notre échec ne serait rien s’il ne signifiait pas celui de l’arbre, l’animal et l’homme.
Je sais qu’un autre monde est possible et que l’humanité peut accéder à un degré plus élevé de conscience et de bienveillance.
Je sais que l’on peut guérir de la pulsion de violence et de mort dont est porteuse l’idéologie actuellement dominante.
Je sais que le peuple Français, abandonné par les politiciens, aspire à une rupture avec une politique de « contre-réformes » courbant l’humain sous le poids de la concurrence.
Alors par-delà les nuances, les groupements, les appartenances partisanes, offrons une chance au parti de la vie, non pas dans un stérile isolement, mais en exigeant de tout partenaire de vrais progrès, de saines réformes, pour moquer les « éléments de langage » des imposteurs qui dégradent tout, y compris les mots et les concepts.
Le vrai progrès, la saine réforme ne visent pas à flexibiliser l’homme sous le joug de l’économie, ni à dévaster l’espace naturel au profit de quelques prévaricateurs insatiables.
Le vrai progrès, la saine réforme tendent vers davantage d’empathie envers toute vulnérabilité.
Notre éthique, notre philosophie, notre politique servent cette empathie et travaillent à un rapport harmonieux avec les individus de toutes les espèces.
Telle est ma conception de l’écologie.
Je n’ai nullement le goût d’une carrière politicienne.
Accéder à un poids politique doit permettre de faire avancer la cause du vivant et je considère comme le pire déshonneur d’être ministre sans obtenir de telles avancées.
Ensemble, éveillons les consciences et rassemblons les énergies : le vivant en vaut la peine.
Gérard CHAROLLOIS

Du statut des fonctionnaires à celui de Vincent BOLLORE : les privilégiés

Là où échouèrent les grossières propagandes des nazis, des staliniens, des maoïstes, réussit l’insidieuse manipulation des « détenteurs de temps de cerveaux disponibles ».
La finance prostitue les consciences lorsque les totalitarismes du siècle passé les violaient.
Démontons le mécanisme de cette manipulation mentale :
——– Le fonctionnaire :
De catégorie C, pour l’immense majorité des agents publics, issu d’un concours, il perçoit mensuellement un traitement de l’ordre de 1400 euros, bénéficie de la garantie de l’emploi, en vertu d’un statut légalement défini.
Non dit :
C’est un privilégié car vous souffrez d’une précarité d’emploi. Il faut abolir ce privilège exorbitant !
—— Le chômeur :
Il a perdu son emploi et perçoit une indemnité compensatrice, durant près de deux ans.
Non dit :
C’est un privilégié, indemnisé pour rester chez lui, peu incité à retrouver un emploi du fait de ce confort de vie. Il faut abolir ce privilège pour mieux le stimuler dans sa recherche d’un travail..
—— Le salarié :
Son salaire dépend des profits de son entreprise qui, en vertu d’un contrat de travail à durée indéterminée, ne peut pas se séparer de lui sans motif sérieux.
Non dit :
C’est un privilégié car vous ne pouvez pas trouver d’emploi en raison de la difficulté, pour l’entreprise, de se séparer de lui, lorsque l’activité diminue. il faut abolir le contrat de travail à durée indéterminée.
—– L’attributaire du Revenu de Solidarité Active :
Sans emploi, sans indemnité chômage, il perçoit près de 500 euros PAR MOIS et bénéficie de la couverture médicale universelle.
Non dit :
C’est un privilégié car vous, travailleurs pauvres, sans les avantages sociaux complémentaires, vous percevez une rémunération moindre que cet assisté. Il faut abolir toutes ces aides sociales, incitations à l’oisiveté.
—– Le milliardaire :
Il possède les parkings, les autoroutes, des firmes et intérêts dans le monde entier, des bateaux de luxe et accueille princièrement les dirigeants politiques, s’offre télévisons et journaux pour mieux vous informer.
Et puis, il vous offre du rêve !
Qu’ils sont admirables ces riches qui détruisent la terre !
La puissance de leur conditionnement est telle qu’un gouvernement dit de gauche reprend leurs impostures et que les peuples subjugués votent massivement pour le parti des milliardaires dont on peut prévoir qu’il sera le grand vainqueur des prochaines élections.
Fonctionnaires, salariés, chômeurs, gens humbles seraient-ils tous masochistes ?
Non, ils sont anesthésiés par des médias sous contrôle.
Gérard CHAROLLOIS

Éloge de la radicalité

Le conditionnement culturel scientifiquement élaboré par les intérêts financiers qui mènent le monde possèdent les médias, achètent les fonctions gouvernantes électives via le financement des campagnes électorales, impose la mort des idéologies confinant à la mort des idées.
Le citoyen dépolitisé doit céder la place à un consommateur, sujet du Marché, tenu de ne pas militer, de se mêler le moins possible de la chose publique, interdit de travailler à un monde meilleur, sommé de concourir à la bonne marche des affaires.
Son énergie ne doit viser qu’à l’acquisition de biens matériels.
Cet individualiste farouche, façonné par et pour le commerce, doit déserter les meetings politiques, ne pas se syndiquer, ne pas participer à une action collective et ne fréquenter que les centres commerciaux, offrir à son fils, vieilli prématurément, le rêve d’une école de commerce où il apprendra à exploiter autrui.
Malheur,à ceux qui osent remettre en question le système mercantile et déprédateur mondialisé !
Les médias sous contrôle en feront des « extrémistes », de dangereux radicaux de gauche, de droite, d’écologie ou d’ailleurs, tous parias décalés, réfractaires au conformisme béat imposé aux « veaux à l’engrais », captifs de l’économie libérale.
Les dogmes de cette pensée sont inscrits dans le bronze des traités internationaux et l’Europe, qui fut d’abord un Marché Commun, négocie très discrètement, en dehors de tout débat démocratique, un accord de libre échange «(Le TAFTA) avec les Etats-Unis, renforçant le poids toxique du commerce, la loi des entreprises privées, le choix du profit et de l’exploitation de la nature, de l’animal et de l’homme.
S’opposent à ce traité et à cette dérive mercantile des forces disparates comprenant des nationalistes, des écologistes, des alter-mondialistes de gauche, rejetés, les uns et les autres par le système, aux marges de la société, par les organes de diffusion de la pensée dominante.
Par-delà les aspects purement techniques, le traité en discussions secrètes prévoit l’arbitrage privé des conflits, l’alignement sur les normes les moins protectrices, la mainmise des intérêts financiers et spéculatifs sur les normes sociales et environnementales.
Cette politique, parfaitement antidémocratique, repose sur une notion présentée comme allant de soi : l’exploitation.
Or, il conviendrait un instant de s’interroger sur la portée éthique et pratique de la notion même « d’exploitation ».
Arrogant, avide, dominateur, conquérant, irresponsable et irrespectueux, l’homo economicus exploite.
Il ose s’affirmer « exploitant agricole », ne mesurant plus, dans sa déchéance éthique, ce que le mot porte de pulsions de mort.
Il exploite, c’est-à-dire pille les ressources planétaires.
Il exploite les animaux dits de rente abaissés à de simples marchandises, misérables êtres sensibles, niés dans leurs sensibilités d’êtres, pour le profit.
Il exploite la nature, la condamnant inexorablement à la disparition totale aux termes d’incessants aménagements qui sont de pures agressions.
Ainsi, à l’heure où la France convoque les dirigeants de toutes les nations, à PARIS,pour discourir sur le climat, des élus cupides et malfaisants osent proposer d’implanter des circuits automobiles, en zones forestières, sans doute pour lutter contre les gaz à effets de serre !
L’homo economicus exploite, en bout de course, l’homme lui-même, faisant de ses semblables de simples agents du Marché, producteurs que l’on instrumentalise, puis que l’on rejette, si le profit l’exige.
Car le profit commande et si, chaque jour, des bulles putrides remontent à la surface, si telle firme, tel patron, telle corporation révèlent une turpitude, une triche, c’est tout le système qui repose sur la frénésie de l’appât du gain.
Le libéralisme économique est une corruption permanente, parfois légale, parfois délictueuse, mais toujours funeste pour l’arbre, l’animal et l’homme.
Face à ce système économique impliquant, à un terme indéterminé mais certain, l’asphyxie planétaire, il y a lieu de saluer les radicaux, tous les radicaux, immunisés contre l’anesthésie des consciences.
Être radical, c’est aller à la racine des choses.
C’est refuser le jeu malhonnête de la pure « communication », pour accéder à l’expression de propositions claires, sans concession, prélude à tous les reniements.
La vie est menacée par ceux qui exploitent, artificialisent, polluent, tuent, aménagent, bétonnent, déboisent, piègent, fusillent, souillent, sèment la mort, les déchets, les pesticides.
Être radical, c’est dire la vérité, sans lâcheté, ni souci de plan de carrière.
C’est demeurer éveillé et crier à ce monde infernal, exterminateur de la nature, tortionnaire de l’animal, avilissant pour l’homme : assez d’exploitations !

Gérard CHAROLLOIS
CONVENTION VIE ET NATURE

les samedis 26 septembre ou 17 octobre : manifestations contre la chasse.

Chers Amis militants,

Je vous invite à participer, les samedis 26 septembre ou 17 octobre selon les localités, aux manifestations contre la chasse.

Personnellement, je serai le 26 septembre à BORDEAUX, place ST-PROJET, l’après-midi.
D’autres rassemblements ont lieu dans d’autres capitales régionales et vous en trouverez les références sur les sites associatifs.

En ce pays, les politiciens perdurent à flatter les chasseurs, bien que seuls 39% des Français auraient une opinion favorable de la chasse selon un tout récent sondage BVA et que le nombre des tueurs agréés s’effondrerait autour de 850.000, bien inférieur au million qu’affichent encore les dirigeants cynégétiques.

N’oubliez pas qu’à la chasse, l’homme tue pour se distraire et que la chasse, en plus de tous les autres modes de destructions de la faune, c’est aussi la chasse en trop.

Alors, mobilisez-vous pour faire entendre la voix des animaux, de la nature et de la dignité humaine qui tient à la capacité de compassion !

Gérard CHAROLLOIS

Candidature unique de la gauche ?

Le secrétaire général du parti « dit socialiste » propose une consultation populaire pour savoir si la gauche doit présenter des candidatures unitaires ou plurielles.
Les naïfs invoqueront le danger d’une victoire de la droite.
Certes, tout indique que le parti de la finance, du Marché, des firmes déprédatrices peut l’emporter, lors des prochains scrutins, pour le grand malheur de l’arbre, l’animal et l’homme et pour la satisfaction des « milieux d’affaires ».
Mais les centristes qui gouvernent depuis trois ans ne peuvent pas recourir à ce chantage pour faire avaliser leur politique désastreuse, dans le domaine social et écologique.
En 1981, le président GISCARD D’ESTAING, élu en 1974, fut battu pour avoir irrité son camp réactionnaire par une politique trop audacieuse dans l’ordre sociétal : abaissement de l’âge de la majorité, dépénalisation de l’interruption volontaire de grossesse, loi libéralisant le divorce.
Malgré une politique très « libérale », c’est-à-dire favorable aux forces d’argent, sa « démocratie avancée » déplut aux éléments conservateurs qui l’avaient élu.
Le président HOLLANDE, en optant pour la ligne VALLS, s’est aliéné les milieux populaires, les salariés, les agents publics et les écologistes en ignorant la nature et la condition animale, sujets tabous.
Dès lors, il n’est pas question de renoncer à être ce que nous sommes.
N’est-il pas moral de perdre lorsque l’on joue contre son camp ?
Il faut que l’écologie redevienne audible, crédible, authentique, qu’elle assume ses valeurs dans un esprit d’autonomie et en se préparant à des alliances, sous réserve d’avancées en faveur de la nature.

Gérard CHAROLLOIS

Le délitement par Gérard CHAROLLOIS

L’observation de la vie politique montre, d’une part, une implosion des partis, d’autre part, leur difficulté à porter des projets cohérents, définis, clairs et dès lors susceptibles d’éveiller des engagements.
Aucune unité idéologique n’habite les partis, simples fusées porteuses de petites ambitions égotistes, tellement caricaturales que l’opinion s’amuse des manœuvres d’appareils de ces micro-leaders.
Le malaise pourrait laisser indifférent, car l’insignifiance des luttes de personnes ne justifie aucun commentaire, si ce délitement ne traduisait une crise de la démocratie représentative.
Le marketing débilitant commande le jeu des petites phrases que les médias doivent reprendre en boucle et qui tiennent lieu de pensées.
Les effets d’annonces et les pseudo-engagements, pris un jour, démentis par leurs auteurs le lendemain, ne choquent même plus une opinion blasée.
Ainsi, à titre d’exemples, en mars 2008 l’ancien président de la République tint un discours de clôture du Grenelle de l’environnement presque digne d’un écologiste, puis, deux ans plus tard, éructa au salon de l’agriculture que « L’environnement, ça commence à bien faire ».
L’actuel président pouvait, lors du grand débat préélectoral, affirmer qu’il instaurerait la proportionnelle, pour 2017, puis renier cet engagement.
La parole publique est dévalorisée par ces personnages, en quête des apparences du pouvoir et incapables d’assumer un pouvoir qu’ils ont abdiqué.
La finance, les lobbies, le Marché sont les seuls détenteurs du pouvoir et se jouent des élus dont ils font l’élection et qui leur doivent tout.
Cela explique que les pseudo-alternances de majorités, les changements de partis de gouvernement n’entraînent que des fluctuations de style et aucune rupture de la politique de fond.
Pour pallier cette crise de la démocratie, il conviendrait de réconcilier la politique et l’éthique, lutter contre la dictature économique, permettre aux citoyens de recouvrer le pouvoir, présentement confisqué par la techno-finance et surtout d’éliminer les « éléments de langage » et restituer aux mots leur sens.
D’abord, rendons au vocabulaire une valeur, un crédit.
Un parti socialiste qui n’instaure pas une société socialiste constitue une imposture.
Un parti écologiste qui n’exige pas, dans les six mois d’une législature, l’abolition de la torture tauromachique et de la chasse à courre, est une imposture.
Un parti du patronat, des forces d’argent, de la finance internationale qui se pare du titre de Républicains est une imposture.
Chacun peut, légitimement, nourrir ses convictions, servir des intérêts sociaux et catégoriels, militer pour de bonnes ou mauvaises causes.
Le pluralisme, la diversité, les oppositions participent du jeu sain et loyal de la démocratie.
En revanche, l’imposture déshonore la classe politique.
Il y a imposture quand un socialiste adore l’entreprise privée, quand un écologiste soutient un gouvernement qui tue le loup et n’améliore en rien la condition animale.
Je ne fustige ici aucune opinion, mais j’accuse une classe politique inconsistante de se parer de mots trompeurs.
Exigeons que chacun ait l’élémentaire courage et l’honnêteté d’assumer ce qu’il est.
Elu local, parlementaire ou ministre reniant les promesses de sa dénomination politique, faisant le contraire de l’étiquette brandie pour se faire élire, s’avilissent.
M’adressant à mes amis écologistes, je les invite à ne plus mentir et à faire de l’écologie, c’est-à-dire, le choix du vivant.
Or, en ce pays, rien de substantiel n’a été adopté en faveur de la nature, depuis la loi du 10 juillet 1976, et je m’honore de n’avoir pas été complice des pouvoirs successifs, fautifs de cet immobilisme.
Régénérons l’écologie pour sauver la démocratie, en faisant de la vie publique autre chose qu’un concours de médiocrités.
Proclamons les fondamentaux pour servir une cause et non pour faire une méprisable carrière que ne couronnerait aucune avancée pour le vivant.
Gérard CHAROLLOIS
CONVENTION VIE ET NATURE

Accueillons-les.

pjjuo5nuIls ont franchi la frontière et ne demandent qu’à vivre.
Leur présence suscite des réactions haineuses et violentes de la part d’une frange arriérée de la population, frange méchante qui refuse leur simple présence.
Des appréhensions, venues de la nuit des temps, alimentent les préjugés à l’origine des réflexes de rejets.
D’aucuns, par pure ignorance, leur prêtent de mauvaises intentions et une velléité d’invasion.
L’obscurantisme perdure et la « beaufrerie » sévit toujours.
Nous devons nous réjouir de leur arrivée parmi nous, car la diversité est un enrichissement.
Or la presse, conformiste et bien-pensante, n’a pour eux aucune compassion.
Le gouvernement pusillanime cède aux éléments les plus rétrogrades de la société, encourageant par sa lâcheté les haines irrationnelles et les agressions.
Victimes expiatoires depuis si longtemps, ces nouveaux arrivants n’ont jamais tué personne et ne remettent pas en cause la civilisation.
Alors, un peu de générosité, d’intelligence, d’ouverture de cœur et d’esprit, accueillons-les, en France, comme les ont accueillis nos amis Italiens.
Ils ne sont jamais qu’environ trois cents et ne prennent pas beaucoup de place.
Honte à un ministère qui veut en tuer 36 cette année.
Ne bêlons plus à l’unisson de l’arriération et proclamons : BIENVENUE À NOS AMIS LES LOUPS !
Gérard CHAROLLOIS

Natalité, immigration et surpopulation

Je souhaite que le vivant intègre le cœur de la politique et que le nouveau contrat social repose sur l’écologie, choix de la vie, et non sur une économie libérale, choix de l’exploitation exacerbée.
Ignorant les débats, les confrontations d’opinions contraires, notre époque est celle des dogmes propagés par les médias et les commentateurs agréés, sujets de la finance.
Parmi ces dogmes exonérés de tout esprit critique figurent le natalisme, le mythe de la vertu de la croissance démographique, la fable des nouvelles générations devant être toujours plus nombreuses pour financer la retraite des aînés, le postulat du dynamisme social lié à l’augmentation infinie de la population.
Faire des enfants demeure une injonction de la pensée officielle.
Les villes deviennent tentaculaires, déshumanisées, polluées, névrosantes, coupées de la nature, cernées de béton et de transports bruyants.
On entasse les humains dans des grands ensembles hors-sol, cadre de vie déprimant que l’habitant fuit dès qu’il dispose d’un jour de liberté, fuite de son enfer urbain qui le conduit dans d’autres sites tout aussi dégradés et grouillant de foules captives de touristes grégaires asservis à l’industrie du loisir.
La planète est malade de l’homme qui a acquis la maîtrise sur le monde, sans acquérir la sagesse de maîtriser sa pullulation.
A terme, il n’y aura plus d’espace pour les autres espèces vivantes et pas assez de ressources pour assouvir la boulimie humaine.
Ce d’autant que le système économique mondialisé stimule la quête du profit, l’exploitation sans frein, la cupidité érigée en horizon indépassable.
N’en déplaise à la pensée formatée, la croissance démographique est un défi majeur conditionnant l’avenir climatique, le sort de la biodiversité et la prospérité humaine.
Tout tissu cellulaire envahissant l’organisme qui l’abrite finit par le tuer.
Non, ce n’est point par misanthropie que je déplore la nocivité d’une croissance démographique perpétuelle, dans un espace fini. Une philanthropie éclairée conduit à la recherche d’un équilibre compatible avec une biosphère diversifiée et une bonne qualité de vie.
Moins nombreux, les humains peuvent être plus prospères, plus hédonistes, moins contraints à un ascétisme déprimant.
Comment réduire la population humaine pour sauver la biodiversité et la qualité de la vie ?
Rappelons que pour un biocentriste, la vie est la valeur première et que tout être vivant possède un intérêt légitime à conserver la vie.
Je condamne, avec la plus grande indignation, un non-dit médical, inspiré par le libéralisme économique, réduisant la valeur des patients de plus de 70 ans, au prétexte « qu’ils ont fait leur temps, que la démence les attend, que la rentabilité hospitalière exige des choix ».
A contre-courant de cette pensée « libérale », j’affirme que la vie d’un centenaire ne subit aucune dévalorisation.
Le temps enrichit une vie et aucun délai de péremption n’est recevable.
« L’âgisme » relève d’une discrimination obscurantiste.
La mort d’un enfant révulse. Celle d’un vieillard n’est pas davantage justifiée.
On doit apporter à tout vivant les meilleurs soins et toujours lutter contre la souffrance, la déchéance et la mort.
Il est souhaitable que la science, manifestation de la raison, fasse reculer les échéances cruelles du déclin et du néant, pour l’individu et pour ceux qui l’aiment.
Ce n’est point en convoquant la mort que je préconise une diminution démographique, mais par la limitation des naissances.
Tout être jouit d’un intérêt légitime à vivre. En revanche, nul intérêt ne s’attache à une conception.
Je préconise une politique tournant le dos au natalisme mis en place par des gouvernements successifs qui, aux siècles passés, rêvaient de garnir des armées et qui, aujourd’hui, aspirent à produire des cohortes innombrables de consommateurs/ producteurs.
Devant les cadavres du champ de bataille de IENA, NAPOLEON énonça, résumant la doctrine du temps : « Une nuit de PARIS réparera cela ».
L’immigration découle et participe des déséquilibres démographiques.
Les régions du monde les plus défavorisées socialement, environnementalement, climatiquement et surtout politiquement subissent des taux de natalité incompatibles avec le maintien des conditions de viabilité de la terre.
Soumis à des obscurantismes religieux, travaillés par des haines ethniques, exploités par des chefs de guerres et des dictateurs prévaricateurs, des peuples malheureux fuient, au péril de leurs vies, leur enfer et se déversent par centaines de milliers sur l’Europe provoquant, en retour, des réactions xénophobes des populations locales qui redoutent que ces arrivants importent, avec eux, la culture, les croyances, les mœurs à l’origine de leurs malheurs.
Insensible à la détresse extrême de ces victimes, le leader de la droite de l’argent, cherchant à détourner l’électorat de l’autre droite, celle du nationalisme populaire, a osé dénoncer « un tourisme social ».
En ces jours où des humains meurent étouffés dans des camions, où d’autres se noient dans la Méditerranée, la vulgarité du propos discréditerait le personnage, s’il avait encore besoin de l’être.
La dignité recule lorsqu’on insulte la misère.
La crise migratoire actuelle est imputable, entre autres, au criminel de guerre BUSH, qui agressa l’IRAK sous un prétexte mensonger, exactement comme HITLER AGRESSA LA POLOGNE, en septembre 1939.
De cette guerre résulta, ce qui était parfaitement prévisible, pour tout observateur lucide, le déchaînement des haines communautaires, un chaos durable et l’émergence d’un monstrueux état islamique sur les ruines de l’Etat Irakien.
Reste que les bons sentiments ne suffisent pas à résoudre le défi démographique.
L’émotionnel, le compassionnel méritent de s’exprimer, car on ne fera jamais une bonne politique avec de mauvais sentiments.
Toutefois, il faut aussi raisonner et examiner objectivement les problèmes.
C’est à la source qu’il convient de freiner l’immigration.
Comment ?
En analysant ses causes.
L’Occident, obnubilé par le commerce et ses règles perverses, frappé de nihilisme, plus sûr de ses armes que de ses valeurs, n’a rien compris aux fondements des déchirements des peuples du Proche-Orient et de certaines régions d’Asie et d’Afrique.
Sans doute faut-il intervenir pour appuyer les éléments les plus éclairés de ces peuples, face aux fanatiques de la théocratie.
Mais les drones, les assassinats ciblés, les bombardements ne suffiront pas à guérir la pulsion de mort des adorateurs des dieux.
Par-delà les missiles, il conviendrait, avant de renverser les régimes autoritaires, d’émanciper suffisamment de citoyens de ces pays pour prévenir les affrontements tribaux confessionnels.
Les pseudo-démocraties occidentales, gangrénées par la finance et son conditionnement, valent mieux que les régimes autocratiques. Mais ces régimes autoritaires, naguère en Irak chancelant, aujourd’hui, en Syrie, valent mieux que les théocraties fanatiques et tortionnaires, surgissant de leurs effondrements.
Tuer un dictateur, c’est facile.
Enseigner aux populations que nulle divinité n’exige le meurtre et la guerre, que chacun peut vivre sa vie comme il l’entend, sous réserve de respecter autrui et qu’il n’y a ni peuple élu, ni peuple damné, exige d’être convaincu de nos propres valeurs.
Il faut, repoussant le relativisme, assumer le combat essentiel : celui de la culture et des valeurs, humanistes, pour les uns, biocentristes, pour nous.
Il est illusoire de vouloir établir en Egypte, en Syrie, en Irak la démocratie, aussi longtemps que dieu reste en embuscade, préparant les guerres saintes, les massacres de mécréants, l’aliénation des femmes, la négation du droit à la vie des homosexuels.
En déchaînant les passions qui couvent sous la cendre dans ces malheureuses contrées, nous exposons les populations aux atroces guerres civiles qui jettent hommes, femmes et enfants sur la route meurtrière de l’exil.
Cette situation apparaît grosse de menaces pour les équilibres mondiaux, pour la paix au sein des sociétés.
Alors, maintenant que les structures étatiques ont été ébranlées dans nombre de pays, l’ensemble de la communauté internationale a le devoir d’assumer les conséquences des crimes de l’administration républicaine américaine.
Cette communauté internationale doit intervenir, au besoin militairement, sous l’égide de l’ONU, pour protéger les populations de la fureur meurtrière des islamistes,.
Car par-delà un accueil généreux en Europe ou au Canada, ne doutons pas que tout humain souhaite d’abord vivre chez lui, pour peu qu’il y trouve paix, sécurité, prospérité.
Il paraît que la terre a la fièvre.
Symptôme d’un mal aisé à diagnostiquer.
L’espèce humaine l’empoisonne, torture la vie, maltraite l’animal, saccage la nature, oublie l’être au profit de l’avoir, mène des guerres révélant que l’humain abdique bien souvent le cœur et la raison.
Ne serions-nous pas sortis de la préhistoire ou est-ce déjà un crépuscule ?
Rejetons les dogmes, la pensée plombée, le conformisme béat, les postures naïvement humanistes ou pseudo-mussoliniennes, cet étalage navrant du néant politique actuel, pour affronter les vrais défis du temps.
Cessons de croître et multiplier en nombre, pour croître en empathie et en bienveillance envers tout ce qui vit.
Laissons sa place à la nature et inventons un nouveau contrat social fondé sur les droits du vivant.
Gérard CHAROLLOIS