Face à l’animal et face à l’humain, l’homme n’a pas deux coeurs

Le système économique pervers suscite des serviteurs à son image.
La compétition, la concurrence, l’écrasement des plus faibles, le massacre de la nature, l’exploitation éhontée des gens caractérisent le libéralisme économique.
A l’issue d’une élection escamotée au cours de laquelle les citoyens furent invités à repousser le « péril fasciste », un adorateur du Marché, un émule du Thatchérisme a été élu.
Sans surprise, nous apprenons que le parti du président où se presse tout ce que la classe politique compte d’amateurs de « l’assiette au beurre » investit une tortionnaire de taureaux en qualité de candidate à la députation.
Rien d’étonnant de la part d’un monarque électif qui manifestait son souhait de réouvrir les chasses présidentielles et qui fait déjà copain copain avec l’inoxydable lobbyiste de la chasse, anciennement ami de SARKOZY, puis de HOLLANDE.
Conclusion :
Pour ceux qui aiment la nature, les animaux et les humains, la guerre est déclarée.
Il faut que se constitue un front de la Résistance au pouvoir de la finance, des firmes, des lobbies qui polluent, tuent, avilissent et flexibilisent.
Inlassablement, j’appelle à l’union de tous ceux qui refusent les régressions sociales programmées, les dévastations de sites naturels, la main-mise des oligarques sur l’intérêt public.
N’oubliez pas, lors des élections, que le nouvel hôte de l’Elysée aime les toreros, les chasseurs et l’empire de l’argent.
Vive l’opposition unie !

Gérard CHAROLLOIS
CONVENTION VIE ET NATURE
FORCE POUR LE VIVANT

Fédérons-nous pour la nature

Depuis quelques années, je dénonce pour mes amis lecteurs la manipulation de masse magnifiquement orchestrée par la secte des adorateurs du Marché, secte qui pour dominer le monde use de procédés totalement différents de ceux grossièrement employés naguère par d’autres totalitarismes.

N’étant le petit soldat d’aucune armée, ne convoitant aucune fonction officielle dans telle ou telle écurie, je juge de la situation de la société avec cet éloignement sans lequel on ne peut pas comprendre les ressorts fondamentaux du système en place.
Pour illustrer mon propos, je m’en tiendrais ici aux dernières élections présidentielles françaises, mais le processus pourrait être repris à l’identique lors de tous les scrutins.
La secte du Marché joue sur la peur pour conduire les électeurs.
Au premier tour, peur des diables rouges, partageux et « extrémistes », émules de CASTRO, CHAVEZ, lorsque ce n’est pas de POLPOT.
Un citoyen sérieux, responsable, un peu frileux ne saurait voter pour des « insoumis », de dangereux révolutionnaires pouvant rétablir le stalinisme voire un régime équivalent à celui de la Corée du Nord !
Le péril rouge/vert passé, les adorateurs du marché partent en guerre contre des hordes de SA (sections d’assaut), des nostalgiques de la division DASREICH pas moins, et après avoir bouté le marxisme-léninisme, ils triomphent du fascisme brun.
Peur du loup, peur des fantômes, peur salutaire pour faire taire les petits enfants et les amener à être sages en se flexibilisant devant la main invisible qui va les tondre et qui va détruire la vie sur terre pour assouvir la soif de profits des lobbies, des firmes, de la finance, des oligarques.
Les citoyens protesteront, manifesteront, défileront lorsque les exploiteurs attenteront à leurs droits sociaux, à leurs régimes de retraites, à leur temps de travail, à leurs garanties. Mais leurs actions seront sans le moindre effet. Le Marché passera en force, indifférent aux cortèges, aux grèves, aux pétitions, aux cris de douleurs des petites gens qui régressent inexorablement depuis deux décennies.
Les affreux « extrémistes » étaient dépeints en violents, en menaçants par une presse appartenant, pour l’essentiel, à neuf oligarques, alors que la violence s’appelle destruction des sites naturels, empoisonnement de la biosphère, délocalisation des productions, gel de l’indice du point de rémunération, aggravation des inégalités entre la population prise en sa globalité et une infime poignée de privilégiés du « premier cercle ».
La violence tient à l’aéroport NOTRE-DAME-DES-LANDES, projet emblématique, la chasse, les refus d’application du principe de précaution face à la mise sur le marché des molécules de l’industrie.
La secte espère bien régner mille ans et possède le pouvoir médiatique qui lui permet les manipulations de la majorité des électeurs.
Il n’y aura pas de troisième tour social, de luttes sur le terrain, car la « médiacratie » veille et saura discréditer les planqués du syndicalisme, les conservatismes anachroniques, les « trublions », les méchants casseurs, les décalés irresponsables.
Nous connaissons ces « éléments de langage » hallucinogènes derrière lesquels s’abrite l’information passée au prisme de la pensée « libérale ».
Alors, reste les législatives, le 11 juin, occasion encore offerte au plus grand nombre d’échapper au contrôle de ceux qui imposent que n’existe aucune alternative.
Par-delà les étiquettes partisanes qui ne m’intéressent guère, j’invite les amis de l’arbre, de l’animal et de l’humain à renverser la table, à choisir la rupture, le refus de la dévastation perpétrée par les oligarques et leurs agents.
Là encore, les promoteurs, la finance, les firmes veilleront à anesthésier pour conserver un pouvoir politique complice de leurs exactions contre la nature et contre la vie.
Combien il est douloureux d’avoir raison trop tôt, mais cela vaut mieux que de se tromper de combats et d’avoir une guerre de retard.
En 1930, le fascisme menaçait la paix du monde. En 1950, le totalitarisme stalinien violait les droits humains et la liberté.
Aujourd’hui, c’est le thatchérisme qui représente le crime contre l’écologie.
Pour masquer ses crimes, cette idéologie entretient l’illusion des affrontements d’antan.

Gérard CHAROLLOIS
CONVENTION VIE ET NATURE
FORCE POUR LE VIVANT

La faune face aux impostures et obscurantismes

L’humain a peur de la nature.
Il ne supporte pas ce qu’il ne maîtrise pas, ce qui lui échappe et persiste en dehors de lui.
L’apparition d’un sanglier dans les rues d’une petite ville suscite des alarmes comme si une horde de terroristes déferlait sur la place publique. Pompiers, policiers sont immédiatement sommés de rétablir l’ordre menacé en abattant l’importun, le sauvage, le redoutable animal qui pourrait bien blesser les enfants ou les vieilles dames.
Il y a trois ans, je fus appelé à intervenir sur une antenne de RADIO FRANCE parce qu’un animal mystérieux avait été entrevu dans l’OISE, une sorte de lynx ou autre fauve inquiétant.
Le préfet déclencha un plan avec battues et déploiements de gendarmes, de gardes forestiers.
La population avait peur.
En fait, il ne fut rien trouvé d’autre qu’un gros chat banal et innocent.
On peut s’interroger sur les raisons de cette phobie irrationnelle de notre faune par une fraction importante de nos contemporains qui aiment la nature mais la veulent domestiquée, sage, contrôlée, jardinée.
Les faits sont cependant éloquents : chaque année, dans le monde, le moustique, vecteur d’agents pathogènes, tue sept cent mille personnes. L’animal humain tue quatre cent cinquante mille humains par les guerres, génocides et meurtres. Les requins tuent moins de dix personnes.
Et la faune européenne ?
Elle ne tue jamais personne.
Ni le chevreuil, ni le cerf, ni l le sanglier, ni l’ours ou le loup ne tuent l’homme.
Alors d’où viennent ces effrois imbéciles face à la forêt, aux animaux dits sauvages qui n’agressent pas l’homme, du moins s’ils ne sont pas acculés. N’a-t-on pas vu, non sans sourire, un chasseur mordu par un lapin qu’il avait blessé ?
Dans nombre de pays d’Europe, Italie, Espagne, Slovénie, Roumanie, ours et loups vivent encore sans que les italiens, Espagnols ou Slovènes se trouvent menacés, attaqués, interdits de fréquenter les espaces naturels où l’homme peut cohabiter avec la faune européenne.
Cette peur de la nature remonte sans doute à des réflexes hérités des temps très anciens où l’animal humain vivait en symbiose avec le milieu naturel et n’était qu’un élément de la faune.
Les religions monothéistes exploitèrent cette séparation radicale de l’humain avec le reste du vivant en distinguant les « gentils »,
ceux qui servent l’homme, des « méchants », ceux qui refusent de se soumettre et d’être utiles.
Présentement, le lobby de la chasse redoute plus que tout que nos contemporains réalisent massivement que la faune de notre continent n’est pas dangereuse et peut vivre en harmonie avec nous.
Il faut, pour justifier le loisir de mort, que le sanglier soit féroce, méchant, dangereux, puissant et prompt à mordre et charger.
S’il advenait que les gens comprennent que les animaux dits sauvages fuient l’homme et ne cherchent nullement à l’affronter, la guerre sans honneur faite à la nature serait jugée comme ce qu’elle est : une honte.
La France pâtit, plus que d’autres pays, de cette approche obscurantiste du « sauvage ».
Malgré quelques conflits d’usages, les autres pays européens acceptèrent la cohabitation avec le loup qui ne disparut jamais d’Italie et d’Espagne, alors qu’il fut éliminé de France.
Ici, son retour s’est accompagné d’un délire haineux qui n’a rien d’économique, mais qui est purement culturel.
Les éleveurs de moutons français considèrent que la montagne est un parc à moutons, que la nature doit être aseptisée, vouée au seul productivisme et que toute concurrence par des espèces réfractaires à la domestication ou à la disparition est intolérable.
Fantasmes anti-loups, mais aussi fantasmes anti-vautours et plus généralement à l’encontre de tout ce qui ne relève pas de la maîtrise par l’homme.
Le loup est, de ce point de vue, une espèce emblématique.
L’éleveur français exige son éradication totale, comme il veut l’élimination de tout prédateur et de tout compétiteur sauvage.
Or, si l’agriculture subventionnée de ce pays ne supporte pas la présence de quelques centaines de loups, comment pourrions-nous souhaiter le maintien, ailleurs, des éléphants, des rhinocéros, des tigres.
La question posée par le loup est la suivante :
La planète doit-elle n’être qu’un centre de production au service de l’homme ou peut-elle demeurer une terre vivante, accueillante pour toutes les espèces ?
Question éthique fondamentale à laquelle je réponds par une volonté de sauver la vie dans sa merveilleuse diversité.
Constatons que les successifs gouvernements français cédèrent au lobby agro-cynétgétique en donnant des autorisations de tirs de loups, ce qui, d’un point de vue pédagogique, s’avère désastreux et ce d’autant que les braconniers tuent clandestinement des loups, ajoutant ainsi aux prélèvements officiels.
Il en résulte une diminution de la population de loups en ce pays, la dernière année, passant de 302 à 283 individus selon des sondages sérieux.
Il faudrait inversement délivrer un message ferme et clair, selon lequel tout enrichissement de la faune est une chance à accueillir.
L’essentiel est de changer notre rapport à la nature qui a davantage besoin de protection que de « gestion », imposture derrière laquelle se cache des velléités de massacres.

Gérard CHAROLLOIS
CONVENTION VIE ET NATURE

Biocentrisme et éthique animale

L’éthique, le droit, la conception que l’humain se fait de lui-même et du monde sont fruits des connaissances d’une époque.

Durant des millénaires, l’animal humain (puisque nous sommes des animaux) construisit son univers mental sur des mythes, des religions lui imposant, de l’extérieur, des valeurs, des normes de vie dictées par les traditions de la tribu, de la cité, de la nation, de la communauté de rattachement identitaire.
Tout pouvoir venait des dieux dont les rois et empereurs recevaient délégation.
Avec le doute, les Lumières, la raison, l’homme, en Occident d’abord, apprit à lire dans le grand livre du monde en s’émancipant des dogmes révélés.
La valeur, la loi, la vérité ne vinrent plus de divinités extérieures mais de la délibération de l’individu et du groupe.
Depuis le 18ème siècle, la société passa insensiblement du théocentrisme à l’anthropocentrisme, l’homme se substituant aux dieux dans la hiérarchie des valeurs.
Les théologiens durent s’adapter à se décentrage et, pour suivre le mouvement de fond irrésistible, ils proclamèrent que « dieu fit l’homme à son image » ce qui permet la double adoration.
En fait, l’homme s’inventa des dieux à son image inversée : les dieux étant tout-puissants, totalement bons et éternels, ce que l’homme n’est pas.
Avec les acquis de la science contemporaine en ses diverses disciplines, génétique, paléontologique, physiologie comparée, biologie moléculaire et même astrophysique, éthologie, se révèlent l’unité profonde du vivant et les lois de l’évolution des espèces.
Ces données nouvelles révolutionnent la vision que l’homme pouvait avoir de la nature, de sa place dans l’univers, de son rapport aux autres espèces et incontestablement, DARWIN et son évolution des espèces, en 1859, marque une rupture décisive et salutaire.
Aujourd’hui, après le passage du théocentrisme à l’anthropocentrisme, nous devons élargir le cercle de l’empathie en accédant au biocentrisme.
En 2002, nous créâmes, en France, la CONVENTION VIE ET NATURE portant cette éthique qui, à la différence de certains mouvements écologistes, n’a aucune aspiration à la nostalgie, à la régression, au retour vers un âge d’or, un paradis perdu qui n’ont jamais existé dans le passé, passé plein de superstitions, de peurs, d’ignorances, de maladies, de guerres, de négations des droits fondamentaux de l’homme, des autres animaux et de la nature.
L’homme d’hier ne respectait pas mieux le vivant.
Il n’avait pas les moyens de destruction que confèrent aujourd’hui les sciences et techniques.
Il est vrai que la maîtrise contemporaine offre à la cupidité humaine des occasions formidables d’anéantissement du vivant.
Vous savez que nous assistons à la sixième grande disparition d’espèces sur la Terre et que cette disparition massive nous est imputable.
Vous savez que des milliards d’animaux sont élevés et tués dans des conditions indignes de la plus élémentaire sensibilité pour satisfaire un système productiviste fou de profits.
Vous savez que perdurent, ici et maintenant, des loisirs débiles et cruels comme la chasse qui s’exerce au détriment d’une faune exsangue et artificialisée.
Vous savez que des foules, certes marginales mais néanmoins contemporaines, paient pour jouir de la torture des taureaux dans des arènes.
Une mutation éthique est en cours mais celle-ci se heurte à des forces obscurantistes qui voudraient confiner l’animal non-humain dans la catégorie des choses que l’on peut marchandiser, violenter, maltraiter pour le jeu ou le profit.
Des lobbies, la classe politique, des forces économiques contrarient les avancées de la conscience et refusent la transcription de l’éthique biocentriste dans le droit et dans les mœurs .
A titre d’illustration, j’ai dû plaider devant la cour européenne des droits de l’homme contre la loi dite VERDEILLE, imposée par le lobby chasse, qui contraignait les petits propriétaires à accueillir chez eux ce loisir de mort.
Il fallut plaider devant les juridictions administratives, durant près de vingt ans, pour obtenir la transposition d’une directive européenne portant protection des oiseaux et aboutir à réduire de quelques semaines le temps d’ouverture de la chasse, en juillet et en février.
Comme tous les changements en profondeur, le passage à une société biocentriste, respectueuse de la nature et des êtres vivants, sera inéluctable, mais ne se fera pas sans luttes idéologiques.
Celles-ci seront d’autant plus rudes que nonobstant l’évidence de notre éthique, des intérêts colossaux et bien gardés s’opposent à cette reconnaissance de la valeur première de la vie.
Les traditions, la quête du profit, les filières et les corporatismes structurés verrouillent la société.
Le biocentrisme est-il un contre-humanisme ?
Récuser l’humanisme serait nier les acquis, contester les droits de l’homme, régresser au point de rater le rendez-vous avec un mieux, un vrai progrès.
Notre objectif est de conserver en dépassant l’humanisme. L’Etat, la loi, les pouvoirs publics ont pour vocation de libérer et protéger les plus faibles.
Désormais, la nature menacée, agressée, meurtrie exige cette protection contre les exactions humaines
Le biocentrisme invite à la grande réconciliation de l’humain avec l’animal et tout le vivant.
Espèce biologique parmi les espèces, l’homme est fruit d’une évolution dont rien ne permet de dire qu’elle est achevée.
Il apparaît probable, en contemplation de la science contemporaine, que l’homme pourrait devenir le principal facteur de sa propre transformation.
Toute évolution peut être la bienvenue si elle tend à faire reculer la souffrance et la mort et, dans le même temps à rendre l’humain meilleur c’est-à-dire moins violent, moins cruel, moins cupide.
Réchauffement climatique, épuisement de la biodiversité, fin des ressources et submersion par les pollutions menacent la survie.
Le fait de les prévoir devraient conduire à les éviter.
Le pire peut advenir : l’homme peut être une impasse évolutive, un échec, un fléau de la terre, s’il perdure à artificialiser, à empoisonner, à chasser.
Mais, il peut aussi muter et accéder à une maîtrise sage, bienveillante, protectrice du vivant ;
C’est à cette mutation que nous appelons.

Gérard CHAROLLOIS

CONVENTION VIE ET NATURE
MOUVEMENT D’ECOLOGIE ETHIQUE ET RADICALE
POUR LE RESPECT DES ÊTRES VIVANTS ET DES EQUILIBRES NATURELS

FORCE POUR LE VIVANT

Asemblée Générale de la CONVENTION VIE ET NATURE

Chers amis militants,

Je vous invite à participer, le samedi 22 avril à partir de 14 heures, à l’assemblée générale de la CONVENTION VIE ET NATURE, à l’AGECA, 177 rue de CHARONNE, PARIS XI.
Merci de votre présence.
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Face aux élections

Après vingt ans de militantisme au RASSEMBLEMENT DES OPPOSANTS à LA CHASSE et dans divers conseils d’administrations d’associations DE PROTECTION DE LA NATURE, j’ai appris les limites bien étroites de l’action associative.
En 1999, un membre du cabinet de Dominique VOYNET au ministère de l’environnement énonçait, hélas avec justesse, qu’un arrêt du conseil d’Etat contre la chasse pesait moins lourd qu’un rapport de forces politiques.
Tout est politique.
Ce sont les élus qui votent les lois, édictent les règlements, décident des grands travaux inutiles, allouent les subventions, autorisent ou prohibent les mises sur le marché des produits, orientent l’économie, consultent ou excluent des partenaires de la société civile.
Or, tout élu n’aspire qu’à le rester et satisfait les groupements susceptibles de faire ou défaire son élection.
La force de frappe électoral d’un groupe de pression pèse infiniment davantage que la justesse d’une cause, la solidité d’un dossier technique, la gentillesse d’une association bon enfant qui sollicite l’écoute d’un ministre.
Pour un élu, la question sera toujours : « la protection de la nature, la défense animale, l’écologie éthique : combien de divisions électorales ? ».
Le 26 juillet 2000, le parlement adoptait une loi sur la chasse, dite loi VOYNET, que je jugeais trop favorable aux chasseurs.
Elle reconnaissait le droit de non-chasse que j’avais obtenu par arrêt de la cour européenne des droits de l’homme l’année précédente, en assortissant son exercice de contraintes inutiles. Elle édictait un jour sans chasse obligatoire.
Le lobby chasse fulmina contre cette loi d’écologiste.
En mai 2002, suite à l’accident électoral du 21 avril, la droite de l’argent revenue au pouvoir désignait Jean-Pierre RAFFARIN, premier ministre. Il déclara immédiatement que « La chasse était sa priorité ».
Le 30 juillet 2003, Mme BACHELOT, la plus mauvaise ministre de l’écologie que ce pays eut à subir, faisait voter une nouvelle loi chasse supprimant le jour sans chasse et octroyant des garanties et avantages financiers aux fédérations départementales des chasseurs, pendant qu’elle tentait de rallonger les périodes de chasses aux oiseaux et permettait l’emploi de lecques pour tuer des petits oiseaux en LOZÈRE et AVEYRON.
Entre temps, avec Armand FARRACHI et quelques militants, nous avions fondé en mai 2002 la CONVENTION VIE ET NATURE, mouvement dont j’indiquais alors qu’il n’était surtout pas « apolitique » mais supra-politique en ce sens qu’il était le parti de l’arbre, l’animal et l’homme.
Fort de notre expérience sur la faiblesse de l’action purement associative, conscients de la dépendance absolue du sort du vivant aux aléas politiques, j’ai toujours indiqué les conséquences des résultats électoraux sur la cause biocentriste.
Je le fais sans aucune faiblesse, car la lâcheté consisterait à se taire et à ne pas s’exposer aux préjugés, aux inerties, aux fantasmes qui habitent trop de nos contemporains en présence de la vie politique.
Je le fais également sans aucun autre parti pris que celui de la nature.
Objectivement, en totale impartialité, il faut constater présentement qu’en février dernier, des candidats vinrent effectuer la danse du ventre devant l’assemblée générale de la fédération nationale des chasseurs.
Ces mêmes candidats s’agenouillèrent en mars devant le congrès de la FNSEA, à BREST, FNSEA adepte des pesticides, de l’élevage concentrationnaire, du productivisme calamiteux et des subventions publiques à l’agriculture toxique.
Rien d’étonnant à ce que les mêmes candidats se prononcent en faveur de l’aéroport de NOTRE-DAME-DES-LANDES et en faveur de la reprise des chasses présidentielles.
Ces candidats, une fois élus, feront la politique des chasseurs, des pollueurs, des promoteurs, de la finance, des oligarques qui détruisent la vie sur Terre pour faire du profit.
Faudrait-il le dissimuler ?
Faire ceux qui l’ignorent pour ne pas peiner les ignorants ?
Mon devoir est d’alerter ceux qui veulent que cesse le grand massacre.
Les deux candidats du Système, en cette année 2017, sont François FILLON et Emmanuel MACRON dont la différence tient à ce que le premier va encore à la messe alors que le second n’y va plus.
S’il advenait par extraordinaire qu’un ami lecteur égaré « aime » l’un de ces candidats, je dois immédiatement le consoler : les jeux sont faits et, sauf improbable surprise, l’un des deux sera élu, puisque le Système le veut.
La France pèse trop lourd, en Europe et dans le monde, pour qu’elle heurte les intérêts financiers du Système mondialisé.
Bien sûr, en devenant conscient de la manipulation, en comprenant qu’un Système détruit le vivant et a pour logique l’extinction de la nature, on sabote la belle mécanique illusionniste.
Je ne parle pas d’un « complot », laissant cela aux esprits paranoïdes.
C’est beaucoup plus simple.
Ceux qui détiennent l’argent veulent spéculer, construire des aéroports, des autoroutes, des centres commerciaux, des stations de skis ou des ports de plaisance, forer des gaz de schistes, vendre du pesticide et couler du béton. Pour s’assurer des Marchés, ils achètent des journaux, des chaînes de télévisions et financent directement des candidats qui, en retour, doivent autoriser les grands aéroports, les lotissements, les centres de loisirs, les infrastructures juteuses, au besoin sous le prétexte menteur du développement, de la croissance, de l’emploi.
Et voilà pourquoi je vous invite à ne pas être complices du Système, à devenir insoumis, à renverser la table en soutenant le candidat en meilleur posture pour troubler le jeu pervers des serviteurs de la chasse, de l’agrochimie, du BTP et de la finance.
Après les présidentielles viendront les législatives.
Je serai candidat à LIMOGES pour FORCE POUR LE VIVANT avec pour mesures emblématiques l’abolition immédiate de la corrida et de la chasse à courre.
Nos idées, notre éthique ne l’emporteront que le jour où nous constituerons une force de frappe électorale plus puissante que celle des ennemis de la terre.

Gérard CHAROLLOIS

François FILLON veut écraser les animaux, la nature, détruire l’environnement, écraser les salariés, les fonctionnaires, les associations et les syndicats. C’est réellement le candidat à l’élection présidentielle le plus dangereux de la 5e République.

François FILLON veut écraser les animaux, la nature, détruire l’environnement, écraser les salariés, les fonctionnaires, les associations et les syndicats.

C’est réellement le candidat à l’élection présidentielle le plus dangereux de la 5e République.

Pourquoi je voterai Jean-Luc MELENCHON : Par Gérard CHAROLLOIS

En 1981, les femmes et hommes de mieux annonçaient qu’ils allaient «changer la vie ».

François CAVANNA avait déjà compris que la vraie révolution allait bien au-delà et que la valeur première était la vie.

Aujourd’hui, notre aspiration est de la sauver, de protéger l’arbre, l’animal et ’homme, de substituer la solidarité à la concurrence, l’empathie à la course au profit, la  roissance purement qualitative au productivisme forcené, le progrès qui nourrit la légitime quête du bonheur aux expansions qui alimentent les spéculations des oligarques.

Or, tout ceci est du concret, de l’effectif et non un énoncé de concepts généreux.

Il faut en finir avec les grands travaux inutiles, avec la dévastation de l’espace par les mafieux de la finance et des firmes, commanditaires de certains politiques dont ils financent les campagnes électorales pour en retour recevoir des prébendes, en finir avec la financiarisation de l’économie, le culte de la compétition, le creusement des écarts sociaux, en finir avec la chasse, la torture tauromachique, les élevages concentrationnaires, la danse des pesticides.

Dès lors, il faut traduire en choix électoral cette éthique de la prévalence du vivant sur le Système totalitaire et sournois qui putréfie la démocratie par l’argent.

Beaucoup de candidats dénoncent, à juste titre, le « Système », cependant que ses agents feignent d’ignorer son existence pour mieux le préserver.

Je le définirai donc, ci-dessous.

Mais examinons les candidatures en présence lors du scrutin du 23 avril.

Toutes les sensibilités politiques sont représentées ce dont il faut se féliciter.

Trois candidats se réclament du nationalisme, prônent le dégagement de l’Europe et célèbrent la patrie.

Deux candidats, soutenus par les milieux d’affaires, représentent le Système : François FILLON et Emmanuel MACRON.

Deux candidats portent les valeurs révolutionnaires du trotskysme.

Deux candidats écologisent une vieille gauche qui avait perdu son âme avec les reniements du mitterrandisme à partir de 1983 : Benoît HAMON et Jean-luc MELENCHON.

Indéniablement, le talentueux Jean-Luc MELENCHON permet d’ajouter une dimension éthique élevée, une préoccupation pour la nature et l’animal à la traditionnelle aspiration à la justice sociale de ce courant de pensée.

C’est un héritier qui sait faire fructifier l’héritage du socialisme pour en conserver le socle tout en le dépassant et en y introduisant des éléments de biocentrisme.

Les fascistes de la chasse ne s’y sont pas trompés et sur certains de leurs sites dénoncent l’insoumission de ce candidat qui contraste avec les génuflexions

des pusillanimes qui s’inclinent respectueusement devant les tueurs agréés.

Il est regrettable que par suite d’une dispersion des forces de mieux, la qualification pour le second tour demeure difficile, malgré une remarquable progression de cet orateur brillant, penseur plus profond que nombre de ses adversaires.

Sans ces divisions, nous pouvions espérer l’élimination des deux candidats du « Système », dont l’élection paraissait assurée aux oligarques.

Y a-t-il un Système ?

Il règne sur la planète entière et se traduit par une exploitation frénétique de toutes les ressources, une artificialisation de tous les milieux, par un écrasement des êtres, par une extinction d’espèces, par un avilissement de l’humain intoxiqué par le culte de l’argent.

Ce Système s’est enraciné durant le précédent siècle et son totalitarisme a été assumé par Mme THATCHER lorsqu’elle énonça ce que radote ses successeurs

: « There is not alternative ».

Ces zélés propagandistes disent : « vous n’avez plus le choix et tout ce qui nous conteste n’est que radicalisme extrémiste et dangereux, utopie funeste et errements idéologiques ».

Le Système n’offre aucune autre issue que sa perpétuation.

Il suscite des diversions, multiplie des candidatures illusoires, en veillant à conserver la réalité du pouvoir.

La religion du Marché constitue un néototalitarisme tout aussi intolérant que ceux du siècle passé, mais infiniment plus rusé et efficace.

Par un habile conditionnement culturel, par une atomisation de la société, par l’insinuation d’oppositions entre chômeurs, salariés du privé et du public, assistés et auto-entrepreneurs, le Système anesthésie les peuples et perpétue son règne létal. Car à terme, le Marché fera disparaître la nature et compromettra la survie de l’humanité sur une terre empoisonnée, polluée, enlaidie.

Le Système ne voit dans « l’environnement » qu’une occasion de profits, dans l’animal une marchandise, dans l’humain un agent économique.

Le Système veille à ce que les exclus du premier cercle, soit 98% de la population, ne prennent pas conscience du processus à l’œuvre.

Pour pérenniser la religion du Marché, les oligarques propriétaires des journaux et des chaînes de télévisions privées financent des candidatures de pures leurres. Les peuples sont abusés et croient à des changements, là où il n’y a que maintien des mêmes intérêts, des mêmes options se résumant à ceci : «tout pour le profit ».

Il y a ceux qui déploreront l’absence d’une candidature estampillée biocentriste.

N’oubliez pas que la sélection des candidats s’obtient par le parrainage de cinq cents élus. Or, parmi ces cinq cents élus, vous trouvez une majorité de très petits maires ne représentant que quelques dizaines ou centaines de personnes, dans des milieux sociaux et culturels définis, à savoir, une France

FNSEA/ CPNT.

Voilà qui ne permet guère aux écologistes, aux animalistes, aux naturalistes d’intervenir dans le débat public.

Insoumis, réfractaire à la société de marché, militant pour sauver la Vie, je voterai pour Jean-Luc MELENCHON, au premier tour de la présidentielle et au second, en toute hypothèse.

Gérard CHAROLLOIS

Tuerie halal : quand les dieux ont soif de sang

L’ethnologie confirme que tous les peuples primitifs, de tous les continents, s’inventèrent des dieux auxquels il fallait offrir, en sacrifice, des enfants, de jeunes vierges, des ennemis vaincus et bien sûr à défaut, des animaux.

Pour apaiser la colère des divinités, pour recevoir leurs bienfaits, pour satisfaire des rituels de passages des âges de la vie, le sang devait couler et une souffrance devait acheter la prospérité de la tribu, le salut des morts, la fécondité des femmes.
Pas de religion sans sacrifice édifiant, bien auréolé de douleurs expiatoires !
Je laisse à la recherche en socio-psychologie le soin de découvrir ce qui, dans le fonctionnement neuronal humain, détermine cette quête sado-masochiste de la rédemption par ce mal absolu qu’est le sacrifice d’autrui. Or, la raison la plus élémentaire affirme que la souffrance n’ajoute rien de bon au monde, que le sang ne lave rien, que tout sacrifice est une faute vaine.
Si la civilisation devait n’enseigner qu’une chose, ce serait celle-ci : être humain, c’est dispenser de la bienveillance, de l’empathie et retrancher partout et toujours du malheur.
Ici et maintenant, des millions d’animaux sauvages sont tués par la chasse loisir, des centaines de taureaux sont immolés pour la jouissance de foules malsaines et au nom de religions, dans les abattoirs des sacrificateurs égorgent sans étourdissement des veaux, des bœufs, des moutons, dans un cérémonial grotesque et sinistre, la tête tournée vers tel ou tel point cardinal.
Une vache égorgée agonise pendant 14 minutes avant sa délivrance et je doute qu’un quelconque dieu savoure cette agonie.
Rien ne peut justifier ce supplice.
Or, le débat est interdit, tabou, miné par les passions, les lâchetés, les sottises.
Le racisme condense la sottise et la passion et tous les racismes se conjuguent pour interdire l’examen objectif de la cruauté intolérable de l’abattage dit rituel.
Racisme de droite qui, par xénophobie, n’aime pas les arabes et fustige volontiers le rite sacrificiel en acceptant les bénédictions de corridas ou de chasses à courre.
Racisme des islamo-gauchistes flagellants poussant les sanglots de l’homme blanc qui, par haine d’eux-mêmes, enferment les autres dans un état d’arriération, pompeusement désigné « culture ». Ces adeptes du « multiculturalisme » n’osent pas condamner l’abattage rituel car ils s’obligent à vénérer tout ce qui vient d’au-delà des mers, au nom d’un respect qui en fait est un mépris.
Tuer, torturer, maltraiter, sacrifier ne relèvent jamais d’une « culture », mais d’une pure arriération.
Parce que je ne suis pas raciste, parce que je ne reconnais que l’humain, j’affirme que tout humain, sans distinction d’origine géographique, est accessible autant que moi à la compassion, à l’intelligence, à la liberté, à l’émancipation.
Je refuse qu’on aliène quiconque à des pratiques sanguinaires, à des rituels contraires à la dignité des femmes et des hommes et au respect du caractère sensible de l’animal.
C’est mépriser l’autre que de le penser incapable d’élévation morale, de libre critique et de libre examen du monde.
Abattage rituel, lapidation de la femme adultère, excision des petites filles, châtiment du fouet pour l’apostat n’appellent pas un respect des « cultures », car ce ne sont pas plus des faits culturels que les bûchers de l’Europe médiévale, le supplice de la roue, la crucifixion des esclaves.
Une torture, un assassinat, une maltraitance ne méritent jamais l’étiquetage noble de « culturel ».
Faut-il condamner la religion ?
Non, lorsqu’elle permet à des humains d’affronter la vertigineuse angoisse de la finitude.
LA ROCHEFOUCAULT disait : « Le soleil et la mort ne peuvent pas se regarder en face ».
La liberté de pensée, de mode de vie sont des acquis essentiels et la liberté religieuse entre dans ce cadre.
En revanche, la religion ne doit ni régir la vie de ceux qui lui sont étrangers, ni célébrer le culte de la mort et du malheur rédempteur.
En conséquence, je demande, au nom de la dignité humaine, l’abolition de la chasse, de la tauromachie et des abattages sans étourdissement.

Gérard CHAROLLOIS
CONVENTION VIE ET NATURE
MOUVEMENT D’ECOLOGIE ETHIQUE ET RADICALE
POUR LE RESPECT DES ËTRES VIVANTS ET DES EQUILIBRES NATURELS

Natalisme et migrations

Tout être vivant possède un intérêt légitime à vivre.
Nul être purement potentiel ne dispose d’un quelconque intérêt à naître.
La planète souffre d’une lèpre que contemplent les astronautes de la station spatiale internationale : lumières des mégapoles, extension des zones arides, déforestations massives.
40% de la biodiversité est directement menacée et « l’animal raté » (voir Pierre JOUVENTIN) qu’est l’homme perdure à croître et multiplier, à aménager c’est-à-dire à déménager le vivant pour assouvir sa cupidité insatiable.
L’Afrique va doubler sa population dans les décennies prochaines et le sort de sa grande faune se trouve gravement compromis.
Cet anéantissement du vivant constitue le plus grand défi que pose l’humain, bien avant les courbes de la croissance, les échanges commerciaux, les dettes publiques et les profits des spéculateurs.
Une politique publique responsable viserait d’une part, à œuvrer à l’allongement de la vie, à la guérison des maladies, à l’amélioration des conditions matérielles de l’existence de chacun, puisque tout être vivant possède un intérêt légitime à vivre et, d’autre part, à inciter et non à contraindre à une limitation des naissances.
Les aides sociales, la fiscalité furent des instruments au service des politiques natalistes. Les gouvernants voulaient des soldats, puis des consommateurs.
Comme dans bien d’autres domaines, ce qui fit la prospérité, le progrès, ce qui permit des avancées indéniables parvient aujourd’hui à un stade impliquant un changement radical d’orientation, sous peine de compromettre les acquis et de menacer la vie.
Présentement, l’option, à terme, réside entre une « sobriété imposée », une austérité sinistre, pour une humanité innombrable ou une aisance heureuse pour une humanité en harmonie et en paix avec la biosphère.
Fruit du natalisme, l’artificialisation du milieu s’accompagne de migrations massives de populations poussées par un tropisme positif vers les zones les plus prospères et les plus pacifiques de la terre.
L’Europe, la Guyane, Mayotte sont des phares où papillonnent des victimes des guerres, des corruptions de dirigeants, des famines.
Ces migrants effraient par leur nombre, leurs mœurs, leur culture, les habitants des contrées favorisées qu’ils submergent.
Mais il faut constater que nul ne quitte le ciel qui le vit naître par pur caprice et pour le seul plaisir du déracinement.
Ces mouvements massifs, préjudiciables pour tous, ont pour origine des guerres tribales, des retards de développement humain imputables aux religions, des phénomènes climatiques, la conjugaison de ces facteurs générant violences, peur et misère.
Les migrations ne sont pas de bonnes choses, ni pour les peuples de réception, ni pour ceux qui fuient le malheur.
Pour juguler ces déséquilibres démographiques, il convient d’éliminer la guerre, de combattre les corruptions des dirigeants, de limiter le natalisme et ainsi de permettre à tout individu de vivre en paix, en sécurité, à l’abri du besoin, chez lui.
Or, des analyses objectives permettent de comprendre les causes des affrontements tribaux et de combattre ces fléaux.
On peut trouver des remèdes à la grande pauvreté et au sous-développement économique qui est d’abord un sous-développement culturel.
Oui, nous voulons des humains moins nombreux mais aussi plus heureux, des humains pacifiés, réconciliés avec eux-mêmes et avec le règne du vivant, des humains respectueux de la nature.
A défaut de cette limitation à sa prolifération, l’homme, cellule cancéreuse de la terre, finira par s’autodétruire après avoir exterminé les autres grands singes, les éléphants, les loups.
Sujet tabou, le défi démographique mérite d’être examiné en face, sans pusillanimité, sans l’écran de fumée des monothéismes qui placèrent l’homme en dehors de la biosphère, le situant en apesanteur à l’image inversée d’un dieu, des monothéismes qui firent de la croissance de la population humaine un objectif infini.
La France parle de son département équatorial de Guyane, avec ses deux cent cinquante mille habitants, dont 15% ne bénéficieraient pas d’adduction d’eau et d’électricité.
Mais la Guyane est un joyau écologique, une zone d’une richesse exceptionnelle de formes de vies que menacent le braconnage, le mercure des chercheurs d’or, ce métal vain, les défrichements sauvages et les migrations des plus pauvres en mal d’aide sociale.
Tristes tropiques écrivait LEVI STRAUSS, où les méfaits de l’homme s’avèrent plus qu’ailleurs calamiteux.
Il est urgent de déclarer la paix au vivant et même, pour les meilleurs d’entre nous, notre amour de cette luxuriante diversité de la vie.

Gérard CHAROLLOIS
CONVENTION VIE ET NATURE
MOUVEMENT D’ECOLOGIE ETHIQUE ET RADICALE
POUR LE RESPECT DES ËTRES VIVANTS ET DES EQUILIBRES NATURELS