Moraliser la vie politique ?

Pour feindre de répondre au malaise dans la démocratie, à la crise de confiance des citoyens dans les élus, au retrait de beaucoup de sujets du Marché du débat public et des élections, les dirigeants ont lancé une opération « Moralisation de la vie politique ».

Or, il s’agit d’un leurre.

Qu’un parlementaire emploie son conjoint ou son enfant en qualité d’attaché et de collaborateur n’a rien de choquant sous réserve, bien évidemment, qu’il ne s’agisse pas de détournements de fonds publics sous couvert d’un emploi fictif. Le scandale « dit FILLON » pourrait tenir non pas au fait qu’il ait engagé son épouse, mais qu’il ait offert à celle-ci un pseudo-emploi.

Il est indifférent qu’un décideur prenne sa compagne comme secrétaire ou qu’inversement il prenne sa secrétaire comme compagne.

Ce qui constitue un délit correctionnel consiste à créer de faux emplois pour octroyer à sa famille de l’argent public.

Le parlement pouvait utilement créer des organes de contrôle du sérieux des recrutements d’attachés parlementaires et aggraver les peines, notamment d’inéligibilité définitive pour les escrocs, sans avoir à prohiber les emplois familiaux.

Le problème est ailleurs.

Un second volet de la loi de cet été tient à la suppression de la « réserve parlementaire », ces fonds publics dont pouvait disposer librement, donc arbitrairement, chaque député et sénateur.

Ainsi, nous vîmes ces années passées des élus détourner cet argent public au profit de la mafia cynégétique, c’est-à-dire en faveur d’un lobby qui n’en a aucun besoin et dont les agissements vont à l’encontre de l’intérêt général de la préservation de la nature.

Cette suppression est une bonne nouvelle au regard de la médiocrité de trop d’élus irresponsables dont les largesses au frais de la collectivité n’étaient dictées que par des considérations vilement clientélistes.

La vie politique ne sera pas moralisée et surtout le malaise dans la démocratie perdurera car le mal est profond et, à terme, létal.

Le mal tient à ce que les démocraties se meurent, victimes de la dépossession du pouvoir par l’argent, la finance, les milieux d’affaires.

Les peuples s’imaginent encore, bien que l’illusion commence à se dissiper, élire leurs dirigeants, alors qu’ils lui sont imposés par le monde de l’argent via, d’une part, le financement des campagnes électorales, d’autre part, par le conditionnement distillé par les médiats, propriétés des ploutocrates.

Ainsi en France, 80% des médiats appartiennent à neuf milliardaires qui, par ailleurs, peuvent lancer, à partir de rien, leur candidat et un parti.

Le mécanisme a été très visible, en France, avec la promotion de celui qui, sans parti, devait conquérir l’Élysée et l’assemblée nationale en quelques mois.

Mais le processus était déjà à l’œuvre, de manière masquée lors des précédents scrutins. Les citoyens moins avertis, moins observateurs, pouvaient imaginer que les présidents de la république avaient bénéficié, pour accéder au pouvoir, des moyens financiers et militants de grands partis politiques préexistants et que les millions d’Euros nécessaires à la campagne provenaient des cotisations des adhérents et des ventes militantes de gadgets, naïveté bien utile au Système.

Loin de n’affecter que la « démocratie » française, ce mécanisme vicie la plupart des pays, atteignant des sommets caricaturaux aux USA.

Cette mort de la démocratie devrait davantage préoccuper que les petites turpitudes, les magouilles subalternes de ces élus qui arrondissent les comptes en banques de leurs rejetons !

N’étant pas un adepte de la « terreur et la vertu », tout ceci pourrait nous laisser indifférent.

Après tout, que les milliardaires envoient leurs commis en mission dans les organes étatiques nourrirait volontiers mon mépris si cela n’avait pas des conséquences pratiques.

Ce qui me préoccupe est que le Système détruit le vivant et conduira à une catastrophe mondiale, une remise en cause de la viabilité du globe.

En effet, le Système véhicule un dogme obsessionnel : tirer le profit maximum de toute chose et de tout être.

La caste financière porte une idéologie mortifère fondée sur l’exploitation des animaux, de la nature et des humains n’appartenant pas au « premier cercle », celui qui détient le seul et vrai pouvoir.

Comment ne pas éprouver un vertige horrifié devant le sort fait aux animaux dans cette société de rentabilité frénétique, génératrice d’usines à viande, à lait et à œufs ?

Comment ne pas constater que les espaces naturels sont progressivement mais inéluctablement absorbés par « l’aménagement » ?

Comment ne pas comprendre qu’à force d’économies, de flexibilité, de réformes, les humains perdent pied avec la réduction des services publics et l’augmentation de la pression de la rentabilité ?

Mais silence, on fonce à grande vitesse vers le précipice et l’orchestre joue une assourdissante musique.

Gérard CHAROLLOIS

CONVENTION VIE ET NATURE

FORCE POUR LE VIVANT

La CONVENTION VIE ET NATURE exprime son soutien à Pierre RIGAUX

La CONVENTION VIE ET NATURE exprime son soutien à Pierre RIGAUX, animateur de l’association CAP LOUP qui a été victime d’une agression brutale, primaire, typiquement agrocygénétique, lors d’une réunion dans l’AVEYRON au cours de laquelle des agriculteurs fulminaient contre la présence de quelques loups dans la région.

Jeté à terre et frappé au sol, le militant pro-loup a été insulté par ces individus grossiers, violents, dont les méthodes traduisent le niveau moral et intellectuel.

Les ennemis de la terre, soucieux d’aseptiser la nature, de mener une guerre d’extermination à l’encontre de toutes les espèces sous des prétextes mensongers usent ainsi, très habituellement, de ces violences physiques qui les mettent en dehors d’une société démocratique et de droit fondée sur la liberté des opinions, le pluralisme des valeurs et le respect d’autrui.

80% des Français souhaitent la protection du loup.

L’Etat indemnise généreusement les éleveurs victimes de prédation par les ours ou les loups, éleveurs qui en zone de montagne tirent 50% de leurs revenus des subventions publiques.

Bien sûr, l’éleveur pleure ses moutons lorsqu’ils sont très occasionnellement et très marginalement victimes d’une prédation naturelle, mais il ne les élève qu’en vue de l’égorgement dans les abattoirs et non comme animaux choyés de compagnie.

En fait, dans une mentalité que nous devons déplorer, archaïsme agrocynégétique, la nature est un mal, un adversaire à combattre et certains n’ont pas encore compris qu’elle ne menace l’humain que par sa disparition et non par sa luxuriance.

Ces hommes n’ont pas assimilé qu’il fallait de toute urgence muter et devenir des maîtres bienveillants et respectueux de ce que les scientifiques appellent la biodiversité.

Le loup participe de celle-ci et réjouissons-nous de son retour nonobstant les gesticulations des esprits rétrogrades.

La CONVENTION VIE ET NATURE dénonce l’arrêté interministériel du 17 juillet dernier permettant les tueries de quarante loups pour les douze mois à venir. Deux ont déjà été tués.

En revanche, dans le même esprit d’objectivité, elle salue l’injonction faite par le ministre de la transition écologique Nicolas HULOT au préfet des LANDES de mettre en oeuvre les mesures de police nécessaires à la prévention du braconnage des petits oiseaux, pinsons, ortolans et autres, par quelques centaines de chasseurs piégeant ces passereaux dès la mi-août en vue de les engraisser et de les noyer dans l’alcool avant de les consommer.

Ces pratiques sont scandaleuses, indignes d’une société civilisée soucieuse de sauvegarder des populations d’oiseaux en voie d’effondrement de leurs effectifs.

Blâmons le ministre pour nos amis les loups et félicitons-le pour les ortolans.

Notre seul parti, notre patrie, notre conviction : la nature toujours.

 

Gérard  CHAROLLOIS
CONVENTION VIE ET NATURE
FORCE POUR LE VIVANT

L’extinction de l’humanité ?

Depuis la fin de la seconde guerre mondiale, en 70 ans l’humanité a triplé passant de deux milliards cinq cent millions à sept milliards cinq cent millions d’humains.
Chaque année, la bombe démographique fait croître de près de cent millions le nombre des humains et en 2050, l’Afrique devrait doubler sa population.
Or, l’homme s’avère un animal gravement déprédateur par sa consommation insatiable, par son agressivité envers les autres espèces et occasionnellement envers sa propre espèce.
Ses facultés cognitives supérieures ne sont guère employées à protéger la vie.
L’humain provoque la sixième extinction d’espèces et crée des conditions interdisant les évolutions futures des formes de vies, car il pille la terre, l’empoisonne, y déménage tout ce qui ne lui est pas immédiatement profitable.
Animal dénaturé, il ne supporte pas la nature et par peur, par cruauté, par cupidité, il détruit méticuleusement toutes les espèces avec lesquelles il aurait pu cohabiter.
Croissance démographique explosive, voracité, mépris du vivant, omniprésence dans tous les milieux, générateur de déchets qui transforment la planète en poubelle toxique, l’homme compromet la viabilité du globe.
Du haut des tribunes des colloques, scientifiques, associatifs, politiciens déplorent la mort de la biodiversité, mais dans les faits qui seuls comptent, l’économie prévaut sur l’écologie, les profits des firmes sur la préservation des espèces et des milieux et les humains aseptisent leurs jardins, s’effraient devant la présence d’un animal sauvage dans leur proximité invitant la faune à se faire protéger ailleurs.
Trop de nos contemporains, par ignorance crasse, demeurent des ennemis de la terre, incapables de vivre dans un espace partagé avec les autres espèces.
Mais ce qui échappe aux observateurs, c’est que le grand déprédateur pourrait être victime de son hubris, de sa démesure et de son manque de maîtrise de sa main-mise sur le monde.
Plusieurs périls le menacent :

1° Les périls environnementaux :
Altération du climat, épuisement des ressources naturelles, intoxication de l’eau et de l’air, épuisement de la biodiversité, possibilité d’un virus mutant pandémique dont la virulence pourrait anéantir les populations avant que les laboratoires trouvent la parade.
Une densité excessive, des mouvements massifs de populations, des migrations, le tourisme calamiteux créent les conditions propices à l’émergence de telles pandémies.
Actuellement, le Système consomme, chaque année, 1,6 de ce que produit la planète.
Or, le Système n’est « libéral » qu’en ce sens qu’il veut que l’individu s’enrichisse sans cadre, sans frein, sans limite. En revanche, il cesse de célébrer la liberté si celle-ci porte atteinte à la finance et aux privilégiés.
Toute tentative d’alternative est tuée dans l’œuf par la finance, maître du monde.

2° Des périls technologiques et politiques :
La science et la technologie de demain peuvent considérablement améliorer le sort des hommes en faisant reculer la souffrance et la mort, mais elles peuvent aussi échapper au contrôle et au lieu de vaincre le vieillissement, le cancer et autres pathologies, créer des déséquilibres sociaux et économiques insurmontables et irréversibles.
Le bilan désastreux de l’humain, avec les guerres, les génocides, l’esclavage, la chasse, ne mérite guère un culte. Le posthumanisme peut être une chance s’il débouche sur la valorisation du vivant.
Mais les firmes, la finance peuvent inversement confisquer et instrumentaliser la science pour leurs seuls profits, donc pour la mort.
Le Système dit « libéral » ne peut survivre qu’avec une croissance quantitative infinie. Sans croissance, pas de dividendes pour les actionnaires, pas de bonus pour les oligarques, car ces gains reposent sur les intérêts de cette croissance, par ailleurs insupportable pour la terre.
Les écarts sociaux vont eux aussi croissants et la logique du Système implique cette dérive. Pour la pseudo-science économique, les salaires sont des coûts qu’il faut réduire sans cesse, et les dividendes et bonus des profits, qu’il faut augmenter indéfiniment.
Qu’adviendra-t-il à la fin du siècle ?
Disons-le clairement, le contemporain n’en a guère le souci. Il sait qu’il sera mort, et pour longtemps ! Alors, l’avenir n’est qu’une préoccupation théorique. Si la biologie permettait, un jour, de prolonger la vie individuelle de plusieurs siècles, cela modifierait radicalement l’approche du futur par la personne. En 2100, l’individu serait toujours là pour vivre le changement climatique et les aléas de la biosphère.

3° Des affrontements meurtriers définitifs :
La modernité génère une société plus libre, des individus émancipés, une remise en cause des vieilles lunes religieuses. Or, l’homme est-il assez fort pour assumer cette liberté ?
Les réactions obscurantistes terroristes auxquelles nous assistons pourraient révéler une incapacité d’une fraction importante de notre espèce de vivre cette émancipation par rapport aux mythes.
Des massacres sans précédent pourraient résulter de cette confrontation de la raison et de la foi.
Par sa démographie galopante et la fragilité de la société technologisée, une guerre des civilisations serait plus destructrice que les guerres du 20ème siècle, déjà si meurtrières.
Il ne s’agit pas là d’un scénario catastrophe, mais d’une simple conjecture que nous pouvons éviter.
Comment ?
En changeant de paradigme, en mettant le vivant au centre des valeurs, en utilisant notre génie au service de ce qui ajoute du bonheur, du plaisir, du bien-être pour tous et non des profits pour quelques milliers d’oligarques sur la planète, en assumant des idées fortes et claires, en éclairant les hommes au lieu de flatter ceux qui détruisent la nature et qui croupissent dans des superstitions farfelues.
Homo Sapiens est apparu il n’y a qu’un instant, au regard des temps géologiques. Sur le calendrier cosmique élaboré par l’astrophysicien André Brahic et compressé sur la durée d’une année terrestre, les dinosaures sont restés sur Terre durant 3 jours alors que nous n’y sommes que depuis 1h30 ! !
L’humain sera-t-il une impasse, une tentative avortée de la vie d’enfanter un agent bienveillant de la grande aventure de l’évolution ?
Le Système déprédateur, exploiteur, spéculatif disparaîtra-t-il avant l’anéantissement ?
Le défi est muter ou disparaître.
Je savoure les injonctions qu’adresse aux citoyens du monde
l’ONG Californienne mesurant le jour de dépassement (2 août cette année).
Pour remédier aux menaces planant sur le vivant, elle somme les humains responsables de :
— Faire moins d’enfants, ce qui ne signifie pas faire moins l’amour !
— Ne pas prendre l’avion, ce qui n’interdit pas de contempler la nature près de chez soi !
— Consommer moins de viande, ce qui ne nuira pas à la santé !
— Privilégier le bio, ce qui ne fera pleurer que les lobbies agrochimistes !

Question :
Connaissez-vous beaucoup d’amis du vivant qui célèbrent ces vertus ?
Et puis, j’ajouterai, en impératif premier :
Accueillir avec bienveillance la nature chez soi !

Gérard CHAROLLOIS
CONVENTION VIE ET NATURE
FORCE POUR LE VIVANT

Les pervers

Alors que des femmes et des hommes éclairés, généreux, à l’avant-garde de la société, s’interrogent sur les rapports de l’homme avec les autres formes de vies, des pervers jouissent encore de la souffrance qu’ils infligent aux animaux, nos frères en sensibilité et en devenir tragique.
Deux activités ludiques, récréationnelles, vouées au spectacle, au jeu et à l’amusement traduisent cette perversité qui rappelons-le, dans sa définition objective, est le fait de jouir de la souffrance de l’autre.
La tauromachie et la chasse prouvent l’insondable cruauté de quelques semblables de pure apparence.
Qu’est-ce que la corrida ?
La mise à mort en une vingtaine de minutes d’un herbivore préalablement affaibli avant d’être offert aux sévices, aux pires tortures pour la satisfaction de foules malsaines.
Bien sûr, les imposteurs, les agitateurs de fumigènes verbeux, parlent de « sexe », de soleil, d’opéra, de tradition, de joutes de l’homme et des forces obscures, de rites d’initiés.
Ce verbiage ridicule ne cache rien de cette abjection : il ne s’agit jamais que de la torture d’une bête et nullement d’un combat, ni d’une communion de l’homme et du sauvage, d’une scénarisation de la mort sublimée.
Quand un fait, une vérité, un acte deviennent insoutenables, il suffit de dire qu’il n’a pas lieu ou qu’il est tout autre chose que ce qu’il est.
Qu’est-ce que la chasse ici et maintenant ?
Un loisir débile consistant à traquer de pauvres animaux dénaturés, dans un espace qui est de moins en moins naturel pour tromper l’ennui des dimanches et parce que d’autres le font.
Aucune nécessité vitale ou alimentaire ne justifie que des hommes repus poursuivent, mutilent et tuent des êtres sensibles.
L’excuse ? Leurs pères le faisaient, alors !
Combien sont-ils à mépriser ainsi le vivant, à maltraiter l’animal et à avilir l’humain en le réduisant à un niveau inférieur à la bête qui elle ne tue jamais pour se distraire ?
Une minorité.
Mais comme pour l’abolition de l’esclavage, de la peine de mort, du bagne et des jeux du cirque, il faut argumenter, expliquer, faire œuvre pédagogique pendant des décennies pour obtenir, après bien des batailles d’idées, une abolition qui apparaîtra, un jour, comme une conquête morale de civilisation.
Certes, corrida et chasse seraient abolies si nos cités étaient démocratiques.
Je démontre par ailleurs, dans ces lettres, qu’il n’en est rien et qu’en fait la finance et les ploutocrates contrôlent trop de « cerveaux disponibles » pour que les peuples échappent à leur emprise.
Or, chasse et corrida, bien gardées par les pouvoirs en place, prouvent que ces maîtres du temps sont pervers.
Ils ne feront rien contre la cruauté car elle représente leur fond culturel, leur idiosyncrasie.
Une société dans laquelle perdure ces spectacles et loisirs ne peut être qu’une société d’injustice, de violence, de mépris, d’abaissement, de régression, de sacrifices, d’efforts et de douleurs érigés en vertus.
80% des Français souhaitent l’abolition de la torture des taureaux, et après ?
Les monarques électifs successifs et leur cour n’ont que faire de la « sensiblerie » à l’égard des animaux.
Faiblir devant la souffrance des taureaux ou celle des oiseaux migrateurs ou des loups conduirait à compatir à celle des salariés, des retraités, des étudiants, des employés de bureau, des infirmières hospitalières, des fonctionnaires qu’il faut appeler aux sacrifices pour le profit des oligarques.
Ceux qui gouvernent, aujourd’hui comme hier, sont des pervers inaccessibles à l’empathie.
Ils comptent l’argent, célèbrent le commerce et n’ont rien à faire de la vie.
Ces hommes dangereux provoquent non seulement la sixième extinction d’espèces par leur culte de la croissance de leurs profits, mais à terme, l’extinction de l’humanité.
Rien d’étonnant à ce qu’ils aiment la mort et l’érigent en occasion de réjouissances morbides.
Chasse et corrida révèlent, par ailleurs, un aspect inquiétant de notre société.
Sous l’influence de doctrines névrosantes, l’homme occidental fit du plaisir une faute et de la souffrance une rédemption.
Il en résulta bien des charniers, des cruautés, des barbaries et bien des malheurs individuels, des pathologies mentales.
Refuser les loisirs et les spectacles faisant du déplaisir un enjeu représente davantage qu’une simple abolition en faveur de l’animal. C’est une rupture avec une vision doloriste de la vie.
La douleur, le stress, le sacrifice, sont des maux absolus qui n’ajoutent rien de bon au monde.
D’ailleurs, il n’y a aucune faute à racheter ou à réparer par le mal infligé.
Prenons conscience du caractère névrosé de nos sociétés imprégnées de monothéismes punitifs, culpabilisants, sado-masochistes.
Ce qui ajoute du positif au monde est inversement l’aspiration aux plaisirs et aux jours heureux.

Gérard CHAROLLOIS
CONVENTION VIE ET NATURE
FORCE POUR LE VIVANT

L’HUMAIN : infiniment plus nuisible que le loup !

Nombre de contemporains nous étonnent par leur insondable stupidité ou leur insigne mauvaise foi.
Ils ont la haine de la nature, du vivant, des animaux et, occasionnellement, de leurs semblables.
Ils célèbrent la mort, la destruction et rêvent d’un espace dépourvu de vie sauvage et libre.
Un maire accuse le loup d’être à l’origine des feux de forêts ravageant, cet été comme tous les étés depuis plusieurs décennies, la région méditerranéenne.
Les hommes auraient peur d’aller en forêt en raison du grand méchant loup et ne détruirait plus préalablement la végétation (ils disent débroussaillage).
Par-delà la débilité du propos, on mesure l’arriération crasse de ces ennemis de la nature qui inventeraient n’importe quoi pour détruire.
Ils ne sont pas de notre espèce.
En revanche, qui est coupable des incendies ?
La foudre?
Non, L’HUMAIN, infiniment plus nuisible que le loup !

Gérard Charollois

——– message transféré Artigues : pour le maire, les loups seraient responsables des incendies

6Medias, publié le mercredi 26 juillet 2017 à 19h21

Les incendies ravagent le sud-est de la France, et notamment le Var, où plus de 3 500 hectares sont déjà partis en fumée. Le maire d’Artigues, une des communes les plus touchées par les feux, a trouvé un coupable : le loup, rapporte Var Matin.
En quelques heures, plus de 1 000 hectares ont pris feu dans la nuit de mardi à mercredi autour de Bormes-les-Mimosas.
Pour Gabriel Magne, le maire d’Artigues, cette propagation ultra-rapide est due à la présence des loups. Un éleveur va dans le même sens que lui : « Avec les loups, on ne peut plus aller en forêt et faire le débroussaillement. Avec les troupeaux, on était payé pour débroussailler les pares-feux », explique Gilbert Villa, dans Var Matin. « Cette herbe sèche favorise les départs de feu plus rapidement qu’avant », souligne le maire, Gabriel Magne.
Pour les associations de protection du loup, et notamment Ferus, cette théorie n’est pas valable : « C’est une énième tentative de certains anti-loups de vouloir en faire le coupable de tous les malheurs du monde. Les vrais responsables des incendies sont les pyromanes, jeteurs de mégots, faiseurs de barbecue et autres irresponsables, volontaires ou non (…) et le mistral ». Par ailleurs, l’association souligne que la Corse est également très touchée par les feux, mais qu’il n’y a pas de loups sur l’île.

Cruauté, austérité et économie libérale

90% de la viande consommée provient désormais d’élevages industriels concentrationnaires qui évoquent l’univers infernal et monstrueux des camps d’extermination.
Des essais, des romans dont l’admirable « Règne animal » de Jean-Baptiste DEL AMO décrivent ce monde caché, ignoré, effrayant, de la « production » de protéines animales, avec sa logique carcérale, ses tortures ordinaires, sa transformation d’êtres sensibles en machines à sécréter du produit.
Dans l’élevage, l’animal de rente n’a pas de vie mais il a une mort dans le stress et la douleur.
Pas méchants, nos contemporains ne savent pas et, pour certains, ne veulent pas savoir ce que le Système génère pour alimenter la consommation de masse et les grands profits des firmes et des actionnaires, seuls bénéficiaires de ces crimes contre le vivant, contre la conscience.
Je me garderai bien d’être prescripteur de tel ou tel mode de vie, mais je souhaiterais, plus humblement, que chacun mesure le tragique de la vie animale et humaine.
S’humaniser, c’est s’insurger contre la souffrance et contre la mort.
Or, l’élevage représente la négation de cette prise de conscience.
La médecine le demeure encore trop car les soins restent douloureux et malgré nos progrès indéniables, nous perdrons toujours la guerre contre la mort, puisque tout individu doit mourir.
Ne pas se résigner, ne pas farder la vérité sous le masque anesthésiant de la « tradition », de l’inéluctable est un devoir premier de l’humain de mieux, du Résistant qui n’accepte pas que l’on torture, que l’on tue, que l’on méprise les êtres vivants.
Et si la société n’était qu’une réplique des sinistres usines à viande ?
Et si l’humain devenait, à son insu, le bétail d’un maître pervers, vorace, aliénant, anesthésiant : le Marché ?
Antibiotiques et tranquillisants sont administrés massivement aux porcs engraissés dans des cages et les médias manipulent les foules subjuguées, guidées, conditionnées à se soumettre à une logique à terme létale.
Partons des faits : depuis 70 ans, le monde occidental connaît une longue période de paix intérieure.
Or, dans l’Histoire, ces périodes tranquilles furent des temps d’amélioration de la condition de vie des peuples épargnés.
Par ailleurs, les fulgurants progrès de la technique permettent de produire des biens manufacturés en quantité infinie et sans grands efforts.
Or, l’austérité est le mot d’ordre, non pas ponctuel, mais permanent des dirigeants.
Les citoyens, travailleurs du secteur public ou privé, les retraités, les étudiants, les sans-emplois sont priés de faire des «efforts », des « sacrifices » et d’accepter les « réformes » qui toutes vont dans le même sens : régressions.
Gel des salaires, des pensions et accroissement des prélèvements, réductions des budgets des services publics, précarisation des situations dite « ubérisation » et atomisation de la société en petites corporations dressées à dessein les unes contre les autres pour empêcher la prise de conscience du processus en cours visant à asservir les peuples pour accroître la fortune de 1% d’oligarques.
Bien sûr, les petits GOEBBELS de service expliqueront qu’il faut consentir à ces réformes pour satisfaire les critères de MAASTRICHT et qu’après tout ira mieux.
Ces manipulateurs savent que les peuples ont la mémoire courte et qu’il suffira de parler de la « sortie du tunnel » comme le faisait déjà le professeur d’économie politique, Raymond BARRE, premier ministre en 1979.
Nous sommes en présence d’une constante historique.
Tout pouvoir corrompt et pousse à l’abus ceux qui le détiennent et en jouissent.
Avec le temps se constitue une aristocratie privilégiée dont aucun mérite n’explique l’arrogance et la domination inique.
Ce fut le cas au 18ème siècle, avant 1789 où une féodalité tenait la bourgeoisie en état inférieur.
Aujourd’hui, quelques milliardaires gonflent leurs fortunes d’année en année, cependant que ceux qui font tourner la société stagnent en apparence, reculent en fait.
Il ne s’agit point là d’une opinion, d’une doctrine, d’une conviction individuelle, mais de simples constatations factuelles que tous peuvent vérifier mais qu’il faut dissimuler sous le fatras des commentaires.
Jusqu’à quel degré de mépris du vivant faudra-t-il descendre pour que survienne le sursaut, la nouvelle révolution ?
Ils viendront non pas pour accoucher d’un monde idéal, de lendemains qui chantent, mais parce qu’ils sont nécessaires.
Pendant longtemps, les humains de mieux crurent qu’une révolution était un moyen de faire naître l’homme nouveau, la société parfaite, le paradis ici et maintenant.
Je pense que la révolution nécessaire n’est pas un moyen mais une fin.
Il faut périodiquement, dans la longue historie humaine, ébranler les bastilles, faire tomber les privilèges, changer les paradigmes.
Il en résultera un progrès qui, après quelques décennies ou siècles exigeront un nouveau dépassement, une nouvellle rupture, une nouvelle révolution.
Les actionnaires de l’industrie de la viande, les indécents milliardaires qui contrôlent les États via leur financement occulte de la vie politique ont fait leur temps.
Leur cupidité insatiable bloque tout progrès de la sensibilité et de la conscience.
Il faut les abattre.
Sans violence, par d’autres moyens que ceux qu’utilisèrent nos « grands ancêtres », c’est-à-dire sans guillotine, sans pendaison à la lanterne, sans tête au sommet des pics, mais avec l’éthique du temps que nous voulons, par confiscation de leurs injustes fortunes et par une équitable redistribution, par la sortie de la logique du marché roi.
A défaut, la nature sera anéantie. Les espèces disparaîtront. Les animaux d’élevage demeureront des machines à protéines. Les sujets du Marché, troupeau décérébré, régresseront en simples variables d’ajustement au service du profit des dirigeants qui ne sont pas les politiciens mais ceux qui les font élire.

Gérard CHAROLLOIS
CONVENTION VIE ET NATURE
FORCE POUR LE VIVANT

La preuve par le loup

C’est fait.
Je vous l’avais annoncé dès la constitution du gouvernement, Nicolas HULOT ne fera rien, mais rien du tout, pour améliorer le sort catastrophique réservé à la faune en ce pays.
Officiellement, les ministères autorisent la tuerie de quarante loups en 2018.
Oubliés les 80% de citoyens attachés à la protection du loup et le caractère d’espèce protégée de l’animal !
Occultée la faiblesse des effectifs de l’espèce en France, soit environ trois cents individus dispersés essentiellement dans l’arc Alpin et un peu, très peu, dans le massif central.
Pour la FNSEA, structure contre nature, il faudrait éliminer tous les loups, mais aussi tous les lynx, tous les ours, et puis, dans la foulée tout ce qui vit et parasite le productivisme forcené.
N’attendez pas que Nicolas HULOT édicte la protection du renard, du blaireau et les limitations indispensables d’une chasse destructrice alimentée par des lâchers artificiels d’animaux d’élevage.
Devenir ministre honore lorsque le pouvoir offre la possibilité d’un vrai progrès.
Comme prix de sa caution au pouvoir de la finance et des banques, Nicolas HULOT devrait recevoir un unique cadeau : l’aéroport de NOTRE-DAME-DES-LANDES.
L’affaire du loup prouve la nocivité fondamentale du Système qui falsifie et confisque une démocratie de pure apparence.
Dénigrer tout opposant, instrumentaliser le front national, diaboliser les uns, ridiculiser les autres, offrir un candidat comme on promeut un produit, acheter les élections via les médias font de nos sociétés une fiction démocratique.
Je vous l’ai expliqué avant le déroulement de la pièce.
Tout ceci me serait indifférent si la nature, le loup et les gens n’étaient pas les victimes du Système.
Avec le loup, militons pour la rupture et rejetons la connivence avec les tueurs, les pollueurs, les spéculateurs, les prévaricateurs, les exploiteurs, c’est-à-dire les vrais gouvernants qui fabriquent leurs petits commis et les imposent sournoisement aux peuples subjugués.
Aux USA, le duel CLINTON contre TRUMP ne fut qu’une comédie : la finance l’emportait en toute hypothèse.
En France, la finance avait ses candidats de rechange et le scénario était parfaitement élaboré.
Alors, pour accompagner l’agonie de la nature, vous aurez de vertueuses proclamations sur la scène mondiale, très loin de nos loups, de nos oiseaux d’eau, de nos derniers tétras, des zones humides.
Condition animale, préservation de la nature, améliorations sociales, réduction des injustices sont indissociables, mais vous aurez tout le contraire.
Cruauté, austérité, régressions s’annoncent.
Sale temps pour l’arbre, l’animal et l’humain.

Gérard CHAROLLOIS

La nature et les juristes

Le Conseil d’État affaiblit la protection des zones humides ce que déplorent les associations de protection de la nature et ce dont peut se réjouir la FNSEA qui préférera toujours les champs de maïs aux marais et tourbières, aux ruisseaux sauvages.
L’affaire pourrait être anecdotique.
Il n’en est rien.
Pour bien connaître l’univers des magistrats et, plus généralement des juristes, je regrette leur manque d’information, donc de sensibilisation, aux questions scientifiques, aux lois de l’écologie, de la vie et de la terre.
Nombre d’entre eux me disent que la vipère « pique », que les belettes boivent le sang de leurs proies et ils ignorent bien souvent la biologie, l’éthologie, le fait animal.
La formation et la sélection des étudiants entrant à l’ENA, futurs conseillers d’État, et à l’ENM, futurs juges judiciaires, sont remarquables en droit et en « culture dite générale », mais sont nulles en sciences.
Aussi, ces femmes et ces hommes n’appréhendent pas suffisamment la portée de leurs décisions à la lumière des critères objectifs de la science écologique.
Je connais des magistrats végétariens, des amis des animaux, des amoureux de la nature, mais ils sont trop rares dans ces grands corps formatés à l’anthropocentrisme et aux impératifs économiques.
Il advient même qu’ils émargent à cette détestable idéologie arrogante prônant le mépris pour toutes les autres formes de vies.
Il est fort rare que le Conseil d’État censure une déclaration d’utilité publique d’autoroutes, de lignes à grande vitesse et de toutes ces infrastructures qui cancérisent la terre.
Les lobbies sont bien gardés et les mentalités de nos juristes gagneraient à évoluer vite, très vite !
Le vivant vaut mieux que l’argent, l’écologie passe avant l’économie.
Le planqué du « juste milieu » me rétorquera qu’il faut réconcilier écologie et économie.
Oui, mais lorsque cela n’est pas possible, que fait-on ?
Quand la nature aura expiré, l’homme mesurera que la planète est devenue un enfer.

Gérard CHAROLLOIS
CONVENTION VIE ET NATURE
FORCE POUR LE VIVANT

—- Message transféré

Zones humides : l’Administration allège les contrôles
Conséquence de la récente décision du Conseil d’État qui est revenu sur la définition des zones humides, le ministère de la Transition écologique demande aux préfets et à l’Agence pour la biodiversité de relâcher la pression.
Le ministre de la Transition écologique a adressé le 26 juin une note technique à l’attention des préfets et de l’Agence française pour la biodiversité (AFB) relative à la caractérisation des zones humides. Cette note tire les leçons de la décision du Conseil d’État du 22 février dernier qui a remis en cause la définition de ces milieux fragiles et affaibli leur protection.
Selon cette décision, les deux critères pédologique et botanique permettant de caractériser une zone humide sont cumulatifs, contrairement à ce que prévoit l’arrêté interministériel du 24 juin 2008 qui précise ces critères. Un arrêté qui, bien que contredit, reste toutefois applicable dans sa dimension technique relative à la définition des critères, précise la note.
Conformément aux craintes exprimées par les associations de protection de l’environnement, la nouvelle définition retenue par le Conseil d’État conduit logiquement à alléger les procédures applicables aux projets réalisés sur des sites qui ne sont plus considérés juridiquement comme des zones humides, de même qu’à stopper les actions de contrôle dans ces zones ainsi que leurs suites administratives ou judiciaires.
La procédure d’autorisation n’est plus nécessaire.
Le ministère de la Transition écologique tire les conséquences de la décision pour les travaux effectués dans les zones humides, qui relèvent de la rubrique 3.3.1.0 de la nomenclature « loi sur l’eau ». Pour les dossiers de demande d’autorisation et de déclaration en cours d’instruction, une analyse botanique sera exigée du demandeur si le dossier ne comporte qu’une analyse des sols. Inversement, cette dernière sera demandée si la caractérisation de la zone humide s’est faite sur le seul critère de la végétation.
Si les deux critères ne sont pas réunis, l’Administration en déduira que l’on n’est pas en présence de zone humide et que les procédures de déclaration ou d’autorisation du projet ne sont plus nécessaires. Toutefois, ajoute la note, « il n’apparaît pas nécessaire d’imposer à un pétitionnaire des coûts supplémentaires d’analyse d’un second critère lorsqu’il s’est satisfait dans son dossier d’incidences de la présomption d’existence d’une zone humide sur la base d’un seul critère, et que l’autorité administrative est en accord avec le périmètre de zone humide retenu ».
En ce qui concerne les contrôles administratifs, la note estime souhaitable qu’aucun nouveau contrôle ne soit mené ni aucune mise en demeure, mesure de police ou sanction administrative ne soit prise concernant des zones qui ne répondent plus aux deux critères exigés par le Conseil d’État. Des instructions qui devraient satisfaire la FNSEA qui a dénoncé à de nombreuses reprises la pression exercée par les contrôleurs de l’Onema, aujourd’hui intégrés au sein de l’Agence française pour la biodiversité.
Au niveau judiciaire, le ministère demande aux préfets d’informer les parquets de l’existence de sa note technique et de l’accompagner d’une liste des procédures judiciaires en cours relatives à des travaux sans autorisation ou déclaration en zone humide et présentant une suite judiciaire non définitive. Sous-entendu : les parquets sont appelés à classer sans suite les affaires qui portent sur des zones humides qui n’en sont plus au regard de la nouvelle jurisprudence.
Ces instructions confirment les craintes de l’association Humanité & Biodiversité, ainsi que de l’Union professionnelle du génie écologique (UPGE) qui avaient dénoncé la décision du Conseil d’État dans une lettre ouverte à la secrétaire d’État chargée de la biodiversité en mars dernier. « Cette décision pourrait gravement compromettre la préservation des zones humides françaises à laquelle la France s’est pourtant engagée dans le cadre de la directive cadre sur l’eau et que la loi pour la reconquête de la biodiversité (…) a contribué à renforcer », écrivaient les signataires.
La fédération professionnelle et l’association craignaient deux conséquences majeures. D’une part, une destruction à grande échelle d’espaces occupés par une végétation hygrophile au profit d’espaces artificialisés « car il suffira de détruire la végétation pour empêcher de considérer le terrain comme une zone humide ». D’autre part, la condamnation de zones humides dégradées qui ne pourront plus bénéficier de programmes de restauration.
L’interprétation stricte de la décision du Conseil d’État par l’Administration permet toutefois d’apporter quelques garde-fous à cette destruction annoncée. Pour caractériser les zones humides, la direction de l’eau et de la biodiversité du ministère de la Transition écologique distingue en effet les cas où la végétation est spontanée de celle où elle ne l’est pas, la décision du Conseil d’État ne trouvant pas application dans ce dernier cas, précise-t-elle.
Autrement dit, en cas de végétation spontanée, une zone humide est caractérisée si elle présente des sols inondés ou gorgés d’eau et si sont présentes des plantes hygrophiles pendant au moins une partie de l’année. En cas de végétation non spontanée, en revanche, la zone humide est caractérisée par le seul critère pédologique. Ce qui pourrait paradoxalement conduire à maintenir le classement en zones humides de milieux présentant un moindre intérêt que d’autres qui se verront déclasser.
Autre garde-fou, le ministère rappelle que la notion de « marais » est distincte de celle de « zones humides » pour l’application de la rubrique 3.3.1.0. Conformément à la jurisprudence, un terrain qualifié de « marais » reste par conséquent assujetti à la police de l’eau même si les critères de caractérisation d’une zone humide ne sont pas remplis.
Enfin, assure le ministère de la Transition écologique, la décision du Conseil d’État n’a pas d’incidence sur les inventaires de zones humides réalisés antérieurement sur le fondement du code de l’environnement (à l’exception toutefois de ceux fondés sur l’article L. 214-7) car ils « ne constituent que de simples « porter à connaissance » et valent uniquement présomption d’existence de zones humides ».
La décision ne devrait pas non plus avoir d’incidence sur les inventaires réalisés sur le fondement du code de l’urbanisme dans la mesure où un PLU peut classer un secteur en zone humide même si celui-ci n’est pas qualifié comme tel par le code de l’environnement.

Laurent Radisson, Actu-Environnement

Quand c’est flou, meurt le loup

Nous apprenons que le préfet de l’OISE proroge les destructions massives de blaireaux, par arrêté pris après consultation obligatoire du public.

Or, 77% des participants à cette consultation préalable, à savoir 1578 personnes, opinèrent contre ces destructions.

Mais en ce pays, que valent les opinions majoritaires des citoyens, que peut la démocratie, que pèse la prise de conscience de la nécessité de préserver les espèces et de respecter l’individu animal ?

Les préfets soumis, les ministres lâches, les élus ringards s’avilissent devant le calamiteux lobby de la chasse française particulièrement obscurantiste et pour lequel tout animal doit être gibier ou nuisible.

Si les Français pouvaient légiférer par référendum sur le loisir de mort, les petits politiciens inconsistants constateraient que la chasse est marginale et que l’immense majorité des contemporains souhaitent instaurer avec la faune un autre lien que celui de la tuerie systématique.

Présentement, les débatteurs, les médias et leurs conviés à la parole publique, les décideurs et gouvernants aiment à disserter dans les nuages, colloquer, organiser de grandes conférences mondiales, tout en laissant perdurer sur le terrain, très concrètement, la destruction forcenée de la nature.

Le milliardaire TRUMP peut twitter contre l’accord climatique ce qui déclenche des cris de vierges outragées chez nos « communicants », mais le massacre des loups, l’artificialisation de la faune locale ne suscitent qu’un silence gêné.

C’est qu’il ne faut pas exciter les maniaques du grand massacre, les ennemis de la biodiversité, les adeptes de la nature défouloir des pulsions malsaines.

Parlant au monde, les gouvernants s’alarmeront de la sixième disparition d’espèces, proclameront leur vertu écologiste qui leur fait prendre en compte les altérations climatiques et les déterminent à briller plus vert que les autres aux tribunes des conférences.

Messieurs les dirigeants, assez de gesticulations, de nobles discours, d’affirmations de belles résolutions !

Commencez à faire œuvre pédagogique en expliquant aux arriérés que l’animal, fut-il sauvage, n’est pas un bouc émissaire, un souffre-douleur, un jouet expiatoire, mais qu’il est un être sensible.

Éclairez-les en leur représentant que la nature n’est pas un stand de tirs et que la dignité de l’homme est de contempler la vie, de la vénérer, de se réjouir de sa merveilleuse diversité.

En France, la politique de l’écologie officielle n’est qu’une vaste escroquerie morale ce que prouve l’attitude de ces préfets qui feignent de consulter les citoyens pour ignorer la volonté populaire.

Depuis plusieurs années, j’expose que non seulement les amis des animaux, les défenseurs de la nature, mais tous les démocrates doivent combattre le lobby de la chasse qui confisque l’État, déshonore par leurs génuflexions les politiques.

Citoyens, courage, ils meurent plus de chasseurs qu’il n’en naît.

Un jour l’homme finira bien par se réconcilier avec le vivant.

Pourvu qu’il ne soit pas trop tard !

Gérard CHAROLLOIS

Écologistes ou Ego-logistes ?

Les élections de ce printemps auront vu, avec l’accession au ministère de l’essentiel de Nicolas HULOT dont je ne doute pas de la sincérité des engagements, la disparition prévisible et annoncée de l’écologie politique tant au parlement qu’en qualité de force militante autonome.
Or, en démocratie, fut-elle de pure apparence à l’instar de nos oligarchies fardées, seul compte le rapport de forces.
Que pourra le ministre face aux lobbies dont le pouvoir est l’émanation directe ?
Comment pourrait-il contrarier les sordides intérêts qui exploitent pour faire du profit et participent ainsi à la torture et l’extermination du vivant ?
A l’heure où les philosophes, les romanciers et, par-delà ces phares de la pensée l’opinion publique prennent conscience du caractère sensible de l’animal en ces jours où les rapports scientifiques confirment, avec alarmes, la mort de la biodiversité, l’écologie politique s’éclipse en ce pays et la secte des adorateurs de la finance et des entreprises règne sans partage.
Pourquoi cette évanescence de l’écologie politique ?
Bien sûr, la propagande officieuse, sournoise, insidieuse, omniprésente dans les médias des lobbies explique la marginalisation programmée des contestataires du Système.
Mais d’autres leaders insoumis, réfractaires ont su faire entendre une voix non alignée sur les antiennes libérales et la célébration du culte de la croissance quantitative et de la cupidité érigée en impératif politique.
C’est que depuis plusieurs décennies, les écologistes patentés s’étaient mués en égo-logistes en mal de carrières, de ministères, de promotions au service de leurs minuscules personnes et sans la moindre exigence en faveur de la cause du vivant.
Les mots « animaux », « chasse », « corrida », « nature » étaient bannis chez ces professionnels dont l’ambition n’était pas de penser une nouvelle société, de changer de paradigme, de trouver une issue de secours, de sauver la vie, d’inviter l’humain à une grande réconciliation avec les autres espèces.
Leur programme se bornait à peindre en vert la croissance, d’ajouter un parachute à l’écrasement actuel d’un système radicalement incompatible avec le respect du caractère sensible de l’animal et avec le maintien d’une biodiversité condamnée par l’exploitation en cours.
Les concepts « d’environnement durable », « d’exploitation raisonnée » signaient la capitulation morale des écologistes officiels et patentés désireux de s’auto-promouvoir, prompts à fustiger les gouvernants jusqu’au jour où leur téléphone sonnait pour leur offrir un porte-feuille ministériel qu’ils acceptaient en reniant leurs critiques précédentes.
Ils ont perdu leur raison d’être avant de perdre les élections.
A propos, quelle serait la raison d’être d’un mouvement écologiste ?
Refuser l’exploitation cruelle des animaux, la destruction de la nature, les injustices sociales entre les hommes.
Je résumerai ma pensée par un emprunt à mon ami Armand FARRACHI ; « Oui, chasseurs, industriels de la viande, aménageurs du territoire par grands déménagements de la nature, bétonneurs et exploiteurs, faites un geste pour la planète :
suicidez-vous ! ».

Gérard CHAROLLOIS
Convention Vie & Nature