Appel de Gérard CHAROLLOIS.

Bonsoir à toutes et à tous.

Je vous fais suivre un appel de Gérard CHAROLLOIS.
La campagne pour la résidentielle commence dès maintenant. Nous ne savons pas encore si une primaire sera organisée pour désigner le candidat qui représentera l’écologie lors de cette élection présidentielle. Dans tous les cas nous devons nous préparer à faire campagne. Pour cela, nous avons besoin de relais et d’animateur dans toutes les régions, les départements et même les communes.

N’hésitez pas à vous engager à nos côtés, à prendre des responsabilités. Vous pouvez animer un groupe, dans une commune, un département ou une région.

Pour nous rejoindre, c’est très simple, donnez-nous vos coordonnées précises avec adresse de messagerie et si possible un numéro de téléphone. Nous vous ferons parvenir toutes les informations nécessaires.

Nous avons besoin de vous. La nature, les animaux, le vivant comptent sur nous, comptent sur vous.

Merci

Bien à vous.

Philippe LE PONT
Maringues, Puy de Dôme

06 88 15 18 91

phlepont@laposte.net

Lettre aux membres du comité de soutien,

Chers(e) amis(e) militants(e),

Je viens aujourd’hui solliciter votre engagement militant pour permettre cette candidature qui doit être celle de tous les écologistes, des protecteurs des animaux et de la nature, de ceux qui veulent une autre économie au service de l’humain et non dédiée aux profits des oligarques.

Sans vous, sans votre engagement, nous ne pourrons pas mener à bien cette initiative.

Comment agir ?

Dans chaque département, l’action doit être relayée et vous pouvez devenir l’embryon d’une force novatrice : regrouper les bonnes volontés, sensibiliser les associations et les partis écologistes, contacter les journalistes pour leur transmettre nos communiqués et prises de positions sur tous les sujets.

Je situe ma démarche dans un esprit unitaire et de rassemblement, sans exclusive aucune, et dans la volonté d’associer tous ceux qui partagent nos convictions.

Ma candidature n’est dirigée à l’encontre d’aucun écologiste et j’entends accueillir toutes les contributions au grand combat pour le vivant.

Dans ce souci d’unité, je suis d’abord candidat aux primaires de l’écologie dont le principe pourrait être arrêté au premier trimestre 2016.

Gagnons ces primaires pour que l’écologie sorte d’un état de faiblesse actuelle.

Si nous voulons que nos aspirations soient prises en considération par des alliés, dans le cadre d’une majorité de gouvernement, il faut renforcer considérablement notre représentativité.

S’il advenait que les écologistes n’organisent pas de primaires et renoncent à leur présence au rendez-vous de la future présidentielle, nous devrions tenter une candidature pour FAIRE ENTENDRE la voix de la défense de la vie.

Tous les autres partis politiques flattent les chasseurs, conservent la tauromachie, massacrent l’espace naturel au nom de l’aménagement du territoire, adorent le Marché, la concurrence, la compétition, la croissance quantitative.

Notre candidature est possible, l’écologie peut gagner, si vous nous apportez votre aide en devenant un soutien actif.

Conciliant les principes de conviction et de responsabilité, je sais que nous aurons à passer des accords avec d’autres partis politiques, pour constituer une majorité de gouvernement.
L’abolition de la torture tauromachique et de la chasse à courre, l’abandon de l’aéroport de NOTRE DAME DES LANDES, la mise en réserve botanique du site de SIVENS, en mémoire à Rémi FRAISSE sont des préalables sans lesquels aucun accord ne peut être envisagé.

Mais, pour imposer ces avancées, il faut peser davantage que 2% des voix, lors du scrutin présidentiel.

Pour celui qui désire mieux connaître la nature de nos convictions, les sites internet (ecologie-radicale.org et gerardcharollois2017.fr) exposent nos idées.

Ensemble, construisons une force pour le vivant.

Gérard CHAROLLOIS

Chasse : JE SUIS PARTOUT

Lors des élections régionales, les 6 et 13 décembre prochains, le parti pseudo-socialiste d’Aquitaine et le parti de la lutte des classes à rebours, présentent sur leurs listes le président des chasseurs de GIRONDE, à « gauche » et le président des chasseurs de la VIENNE, à droite.
Pendant l’occupation allemande, les collaborateurs possédaient un journal : « je suis partout ».
Bien sûr, il n’y a qu’une similitude de dénomination et les chasseurs peuvent émarger à presque tous les partis politiques.
Ils sont cependant unis pour manifester, à l’encontre de ceux qui récusent la mort loisir, qui ne considèrent pas l’animal comme de la chair à fusil, qui prônent la compassion envers les bêtes et l’armistice avec la nature, une volonté farouche d’exclusion du corps social.
Pour eux, la chasse s’impose à tous et nul ne doit oser la contester, sous peine d’être frappé d’ostracisme.
Pour eux, toute velléité de protection devient suspecte et, en aucun cas, l’ami des animaux ne doit être consulté, associé aux prises de décisions.
Pour eux, l’opposition éthique à la chasse est un délit d’opinion qu’ils aimeraient pouvoir sanctionner si le droit ne faisait pas obstacle à l’incrimination d’une pensée.
Pour eux, il faut tuer le plus possible, sans restriction, sans entrave, sans remise en cause.
Pour eux, le politique doit s’agenouiller, faire la danse du ventre, déclamer que le « chasseur gère la nature ».
Non, tout chasseur n’est pas fasciste, mais le loisir de mort porte en lui, culturellement, intrinsèquement, la violence, l’intolérance de la contestation, la volonté d’emprise sur l’Etat et la société.
Les hommes ne sont pas en cause mais les institutions, les mœurs, les pulsions.
Pourtant, la chasse devient un loisir marginal.
Ils ne sont plus que 850.000 en ce pays et ce nombre diminue constamment.
Face à la veulerie des politiciens, leur archaïsme, leur inconsistance éthique, nous devons agir sur le terrain politique et constituer une force au service du vivant.
Qu’ils sont décalés, au regard des aspirations des contemporains, ces politiciens flattant les pires anachronismes !
Même le président de la république s’exprime, dans le « Chasseur Français », contre les loups et les sangliers !
Ils sont plus coupables que les dirigeants de la chasse qui ne font qu’exploiter leur médiocrité éthique.
Changeons les élus et, comme au jour de la Libération, on pourra dire que « JE SUIS PARTOUT » est devenu « je suis parti » !

Gérard CHAROLLOIS
CONVENTION VIE ET NATURE
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La lettre de Gérard CHAROLLOIS le dimanche 18 octobre 2015

Chasse et politique

Ce samedi 17 octobre, à PÉRIGUEUX comme dans une dizaine d’autres villes, les défenseurs des animaux, de la nature et de la dignité humaine ont témoigné contre la chasse et le piégeage.
Nous fûmes une vingtaine de militants à déployer des banderoles, sur une place publique, à tenir un stand d’informations, le tout dûment déclaré en préfecture.
Aucun incident ne serait à déplorer, si ce n’était l’intervention édifiante du maire de PÉRIGUEUX alerté par l’un de ses adjoints, pour sommer les manifestants de retirer une banderole accrochée à des structures métalliques ornant un rond-point.
Je salue la presse locale qui fit son travail en couvrant notre initiative et nous attendons ce que le quotidien SUD-OUEST départemental, le quotidien LA DORDOGNE LIBRE et l’ECHO DU CENTRE, FRANCEBLEUPERIGORD et France3 retiendront.
Ils étaient tous présents et ont longuement recueilli l’expression de nos convictions, nos appels au respect du vivant.
Revenons donc à notre politicien local, courroucé par nos banderoles agrémentant durant une heure une œuvre de ferraille qui ne pouvait, en aucune manière, être dégradée par nos pacifiques et légères affichettes, destinées à ne demeurer en place que le temps de la manifestation. Cet élu local se soucie-t-il de voirie lorsque les militants de la FNSEA déversent dans les rues de sa ville force fumier et plumes, comme cela advint récemment ?
Bien sûr, ce politicien réagit par une aversion idéologique à l’encontre des défenseurs du vivant.
Maintenant, oublions le personnage, car au-dessous d’un certain niveau, le silence et l’oubli s’imposent.
Observons son appartenance partisane.
Ce maire émarge au parti de la lutte des classes à rebours, le parti des chefs d’entreprises contre les salariés et les services publics, le parti des milliardaires, du Marché, le parti du système par excellence.
Or, ce parti a conclu un accord avec le groupuscule CHASSE, PÊCHE, NATURE ET TRADITIONS (CPNT), parti fondé par les présidents de fédérations de chasseurs en 1989.
Dans les régions que se propose de conquérir ce parti réactionnaire, les candidats CPNT se verraient confier la charge de l’environnement !
C’est dire la hauteur de la conscience écologique de ce parti pour lequel les fusils de chasse font la politique de l’environnement.
Dans la région NORD PICARDIE, le président du CPNT figure ainsi sur la liste du parti de l’argent.
En décembre prochain, nous élisons les conseils régionaux.
Je savais que le 6 décembre, je voterai écologiste.
Je pensais pouvoir me reposer le 13 décembre, au second tour.
L’intervention ridicule du maire de PÉRIGUEUX me détermine à voter contre lui et son parti UMP/CPNT, le 13 décembre.
Allons, mobilisons-nous pour que ceux qui vont à la chasse perdent leurs places !

 

 

Manifestation contre la chasse le 17 octobre 2015

Manifestations du 17 octobre 2015

Paris

13h – 17h
Place du Palais-Royal
Lien vers l’événement:
https://www.facebook.com/events/452983404869594/


Privas

10h – 12h
devant la Préfecture de l’Ardèche
rue Filliat
Lien vers l’évènement:
https://www.facebook.com/events/565287360279206/


Auxerre

14h – 16h
Place de l’Arquebuse
Lien vers l’événement:
https://www.facebook.com/events/900660873328632/


Toulouse

14h -16h
devant la Préfecture
1, place St Etienne
Lien vers l’événement:
https://www.facebook.com/events/1670470446501071/


Perpignan

14h
devant la Préfecture de PERPIGNAN
24, quai Sadi-Carnot
Lien vers l’événement:
https://www.facebook.com/events/815768391872352/


Lille

Place Richebé à Lille
de 14h à 17h
Lien vers l’événement:
https://www.facebook.com/events/1671025806510069/


Caen

devant la Préfecture
rue St Laurent
14000 CAEN
à partir de 14h
Lien vers l’événement:
https://www.facebook.com/events/534614723381474/


Montpellier

à partir de 14h
Place de la Comédie ; 34000 Montpellier

Amiens

10h – 13h
à l’entrée de la rue de Noyon
côté tour Perret
Lien vers l’événement:
https://www.facebook.com/events/1636785436597165/


 

Périgueux

de 13h30 à 15h00 place BUGEAUD (face au MONOPRIX de PERIGUEUX) en plein centre-ville.

Manifestation contre la chasse à PERIGUEUX.

À PÉRIGUEUX, COMME DANS DIX SEPT AUTRES VILLES, NOUS MANIFESTERONS contre la chasse LE SAMEDI 17 octobre.
Rendez-vous place BUGEAUD à partir de 13 heures 30.
Dénonçons la chasse avant qu’elle disparaisse.
Le nombre des chasseurs diminue inexorablement, malgré les tentatives de recrutements de la jeunesse, menées à grands frais par les structures corporatistes de la chasse,
Ils étaient deux millions cinq cent mille en 1976.
Ils ne sont pas un million cent mille, comme le clame leur propagande, car ce nombre est celui des permis validés et un chasseur peut détenir un permis départemental et un permis national.
Ils sont environ huit cent cinquante mille, ce qui est certes beaucoup trop, mais traduit une évolution en profondeur des mentalités à l’égard de l’animal et de la nature, ainsi que du rapport aux armes à feu, à la violence, à la banalisation de l’acte de tuer.
L’abolition de la chasse est bien davantage que l’abandon d’un loisir de mort : c’est un marqueur culturel de civilisation.
Abolir la chasse signifie que l’animal est enfin considéré comme ce qu’il est, un être sensible, que la nature doit être protégée, que la dignité humaine tient à la capacité de pitié et d’empathie.
S’affirmer contre la chasse, en un temps où trop de politiciens médiocres et d’esprits pusillanimes n’osent pas affronter un lobby féodal, c’est affirmer que la liberté de pensée et d’expression, la condamnation de l’inacceptable font le Résistant.
Dans trente ans, tous ces esprits veules, timorés, conformistes, se proclameront indignés par la chasse qui aura disparu.
L’Histoire balbutie ainsi et nombre de prudents aiment se draper de vertus, en commémorant les résistances et les révolutions du passé qu’ils n’auraient pas osé faire.

Gérard CHAROLLOIS
CONVENTION VIE ET NATURE

Vivre avec les animaux

Le capitalisme chosifie tout, rentabilise l’élevage, rompt le statut multimillénaire de l’animal domestiqué.
Depuis plus de dix mille ans, l’homme sélectionna des races de vaches, porcs, moutons, volailles pour son seul profit, faisant de ces animaux des dépendants, incapables de vivre à l’état sauvage, totalement inféodés à l’éleveur par les caractères résultant de la sélection.
Bien sûr, l’homme domestiqua dans le dessein d’exploiter la bête, soit sa force de travail, soit sa viande, ses œufs, sa laine, son lait.
Mais l’animal domestique vivait, jusqu’à l’ère industrielle, à proximité immédiate de l’homme, partageant même parfois sa demeure. Chaque animal était individualisé et l’éleveur connaissait son nom, son histoire.
Avec la massification, le productivisme, l’industrialisation de l’élevage, ce lien entre éleveur et animal disparut.
Dans des bâtiments éloignés de l’habitation des hommes, des centaines, puis des milliers de porcs, de veaux, de vaches, de poules ne sont réduits qu’à une seule fonction : produire de la viande et des œufs et ne connaître d’autres horizons qu’une cage étroite, un box étriqué, sans aucune relation avec des congénères, sans autre vie qu’une longue agonie qui s’achèvera dans un abattoir où des salariés, eux aussi exploités, doivent tenir les cadences, effectuer des gestes répétitifs, s’accoutumer à l’acte de tuer sans se soucier du stress et de la souffrance des animaux réifiés.
Nos contemporains ne veulent surtout pas connaître le sort des animaux dont ils consomment la chair martyrisée.
Tout se passe hors de la vue des consommateurs, dénomination par laquelle on désigne des humains captifs du Marché, rendus irresponsables et automatisés.
Le capitalisme torture des milliards d’animaux sur la planète.
Le destin se venge toutefois car ce mode de production tue aussi l’éleveur.
Le paysan disparaît et des firmes vont se substituer à lui, dans cette agriculture concentrée et concentrationnaire.
Le syndicat agricole milite stupidement pour cette disparition de l’agriculteur en défendant les fermes des mille vaches, mille veaux, en attendant mieux.
Dans le même temps, l’homme contemporain perd le contact avec la nature.
L’animal dit sauvage l’effraie et les médias cultivent cette zoophobie.
Or, il n’y a rien à redouter du pigeon des villes, du sanglier, du loup, du lynx, du renard, de la chouette et le grand tueur d’hommes reste l’homme lui-même.
Faisons un rêve : élevant son degré d’empathie, l’homme renonce à tuer les animaux.
Il commence, dans une première étape, par s’abstenir de faire de la souffrance et de la mort des jeux, des loisirs, des spectacles.
Chasse, corrida, cirques avec animaux, combats de coqs et de chiens rejoignent dans la poubelle de l’Histoire les combats de gladiateurs, les ordalies, les bûchers, la peine de mort.
Puis, en un second temps, l’homme, converti au végétarisme, cesse de manger du cadavre et de »digérer une agonie », pour reprendre la formule de Marguerite YOURCENAR.
Que se passerait-t-il, sur une terre pacifiée ?
D’aucuns imaginent que nos braves vaches, porcs, moutons, chevaux, tous domestiqués depuis dix mille ans, proliféreraient et submergeraient l’humanité, envahissant tout l’espace.
Ce scénario ne saurait survenir, car les espèces sélectionnées par l’homme ne peuvent vivre que dans le cadre de l’élevage, pour la plupart d’entre elles.
Plus de viande sur le Marché, plus d’élevage, corrélativement forte réduction des effectifs de ces espèces. Conservées, uniquement par sympathie, par ceux qui les aiment, les espèces dites de « rentes », deviendraient des animaux de compagnie et d’agrément.
Quant à la faune sauvage, celle qui a échappé au grand massacre cynégétique, elle retrouverait un équilibre proies/prédateurs, équilibre qui n’a pas attendu l’homme pour régir la nature.
Les pseudo-proliférations alléguées par la propagande des chasseurs résultent de la chasse, de son artificialisation de la faune. Les chasseurs, agents pathogènes, feignent d’être des remèdes aux déséquilibres générés par leurs massacres et leurs relâchers d’animaux de tirs.
Cette terre des bêtes serait aussi celle des hommes, enfin civilisés, car le respect de la vie ne se divise pas.
Apprendre à ne pas tuer devrait être la première leçon, le premier exemple, la norme fondamentale d’une éducation.
Une éthique animale implique un pacte social nouveau, englobe une éthique politique généreuse, avec une biomédecine orientée vers une lutte résolue contre la mort, avec une économie au service de la redistribution et d’une croissance purement qualitative.
Pourquoi ne plus tuer les animaux ?
Parce qu’ils sont des êtres sensibles ?
Parce qu’ils partagent avec nous l’espace terre ?
Parce qu’il n’y a pas discontinuité du vivant, mais unité primordiale, notre espèce n’étant, elle aussi, que produit d’une évolution ?
Parce que banaliser l’acte de mort prépare au meurtre de notre propre espèce ?
Oui, pour tout cela, mais d’abord pour une autre raison.
Tout être vivant est vulnérabilité et appartient à une grande communauté de misères.
Or, la vulnérabilité, ça se respecte.

Gérard CHAROLLOIS

RODILHAN : BAGATELLE POUR UN MASSACRE

RODILHAN est le nom d’une petite commune du GARD.
Des élus locaux organisent périodiquement des séances publiques au cours desquelles des enfants apprennent à torturer des veaux.
Ils griment cet avilissement sous le masque de la « tradition », alibi à tant de crimes.
Ce fait, par lui-même sidérant, révèle que l’humain demeure un animal inquiétant, prompt à éteindre en lui la plus élémentaire compassion, lorsque le groupe, l’habitude, la foule autorisent les pires exactions.
Ce que l’homme inflige à l’animal, être sensible, il le fera à ses semblables dès que les mêmes facteurs inhiberont sa capacité d’empathie.
D’ailleurs, lors d’une précédente séance d’initiation d’enfants à la barbarie des arènes (en 2011), de pacifiques militants « animalistes » furent très violemment agressés par les organisateurs et spectateurs qui frappèrent, injurièrent, encouragés par leurs homologues à « tuer » l’objecteur de conscience de la torture érigée en spectacle.
Au nom du respect dû à tout être sensible, à celui de la dignité humaine, on ne peut pas plus tolérer la corrida que la chambre à gaz, le génocide, la réduction en esclavage, la lapidation, la décapitation car, par-delà les différences de degrés, il y a similitude de pulsions de mort au fondement de ces abjections.
Nous ne devons point demander l’abolition de la corrida, mais l’exiger, sous peine de voter la censure de tout gouvernement qui ne modifierait pas l’article 521 du code pénal afin d’exclure la dérogation à la prohibition des actes de cruauté à l’encontre des animaux.
Pour ma part, j’inscris cette abolition et celle de la chasse à courre dans les points programmatiques non négociables, avec tout partenaire.
Aujourd’hui (comme hier) à RODILHAN, des hommes prouvent que nous ne sommes pas sortis de la barbarie.
Gérard CHAROLLOIS

Appel pour une issue écologiste

Alors que se présentent des défis nouveaux, inédits dans l’Histoire, des politiciens fossilisés récitent leurs dogmes anachroniques.
Ils raisonnent selon des schémas inadaptés et communient dévotement dans l’adoration de l’économie de marché.
Réconcilier l’humain et la biodiversité, modifier radicalement le rapport à l’animal, récuser les attitudes funestes d’exaltation de la concurrence, de la compétition, de la domination, changer l’approche de la notion travail en un temps où celui-ci se raréfie inéluctablement du fait des nouvelles technologies, mettre le savoir et les connaissances au service du vivant, de la lutte contre la souffrance et la mort, penser la vie individuelle au regard des avancées actuelles et plus encore futures de la biologie, répondre aux incidences négatives de la croissance démographique, préserver la raison contre les croyances obscurantistes, autant de rendez-vous de la société contemporaine avec l’éthique, la philosophie et la politique.
Les partis politiques traditionnels n’offrent aucune perspective, aucune ouverture sur ces défis et se bornent à servir des intérêts cupides, catégoriels, nocifs, en édictant des mesures qui s’avèrent, au mieux inefficaces, au pire calamiteuses pour la biodiversité, pour la subjectivité humaine, pour les équilibres sociaux.
J’appelle les écologistes à se montrer dignes et à la hauteur de ces défis que seuls ils appréhendent.
Je les invite à renoncer aux querelles de personnes et d’ambitions subalternes pour soutenir la seule querelle qui vaille : celle du vivant.
Il faut retrouver la voie des sommets, loin des encombrements des joutes de groupuscules et des calculs égotistes.
L’écologie constitue l’issue de secours pour ce monde en péril.
Ne gâchons pas les chances d’une rupture avec une trajectoire actuelle qui conduit le vivant à des destructions programmées.
Unissons-nous pour défendre la nature, élever la condition animale, instaurer une société du partage et de la redistribution.
Si nous échouions, les tenants de l’exploitation, de la concurrence, de la compétition, de la domination, du mépris perdureront à détruire la biodiversité, à torturer l’animal et à putréfier l’humain en le conditionnant au culte de la cupidité.
Je vous appelle à vous joindre à moi pour ce sursaut écologiste, pour que le parti de la vie recueille, lors de la prochaine présidentielle, plus des 2% de suffrages que lui promettent les sondages et les commentateurs.
Notre échec ne serait rien s’il ne signifiait pas celui de l’arbre, l’animal et l’homme.
Je sais qu’un autre monde est possible et que l’humanité peut accéder à un degré plus élevé de conscience et de bienveillance.
Je sais que l’on peut guérir de la pulsion de violence et de mort dont est porteuse l’idéologie actuellement dominante.
Je sais que le peuple Français, abandonné par les politiciens, aspire à une rupture avec une politique de « contre-réformes » courbant l’humain sous le poids de la concurrence.
Alors par-delà les nuances, les groupements, les appartenances partisanes, offrons une chance au parti de la vie, non pas dans un stérile isolement, mais en exigeant de tout partenaire de vrais progrès, de saines réformes, pour moquer les « éléments de langage » des imposteurs qui dégradent tout, y compris les mots et les concepts.
Le vrai progrès, la saine réforme ne visent pas à flexibiliser l’homme sous le joug de l’économie, ni à dévaster l’espace naturel au profit de quelques prévaricateurs insatiables.
Le vrai progrès, la saine réforme tendent vers davantage d’empathie envers toute vulnérabilité.
Notre éthique, notre philosophie, notre politique servent cette empathie et travaillent à un rapport harmonieux avec les individus de toutes les espèces.
Telle est ma conception de l’écologie.
Je n’ai nullement le goût d’une carrière politicienne.
Accéder à un poids politique doit permettre de faire avancer la cause du vivant et je considère comme le pire déshonneur d’être ministre sans obtenir de telles avancées.
Ensemble, éveillons les consciences et rassemblons les énergies : le vivant en vaut la peine.
Gérard CHAROLLOIS

Du statut des fonctionnaires à celui de Vincent BOLLORE : les privilégiés

Là où échouèrent les grossières propagandes des nazis, des staliniens, des maoïstes, réussit l’insidieuse manipulation des « détenteurs de temps de cerveaux disponibles ».
La finance prostitue les consciences lorsque les totalitarismes du siècle passé les violaient.
Démontons le mécanisme de cette manipulation mentale :
——– Le fonctionnaire :
De catégorie C, pour l’immense majorité des agents publics, issu d’un concours, il perçoit mensuellement un traitement de l’ordre de 1400 euros, bénéficie de la garantie de l’emploi, en vertu d’un statut légalement défini.
Non dit :
C’est un privilégié car vous souffrez d’une précarité d’emploi. Il faut abolir ce privilège exorbitant !
—— Le chômeur :
Il a perdu son emploi et perçoit une indemnité compensatrice, durant près de deux ans.
Non dit :
C’est un privilégié, indemnisé pour rester chez lui, peu incité à retrouver un emploi du fait de ce confort de vie. Il faut abolir ce privilège pour mieux le stimuler dans sa recherche d’un travail..
—— Le salarié :
Son salaire dépend des profits de son entreprise qui, en vertu d’un contrat de travail à durée indéterminée, ne peut pas se séparer de lui sans motif sérieux.
Non dit :
C’est un privilégié car vous ne pouvez pas trouver d’emploi en raison de la difficulté, pour l’entreprise, de se séparer de lui, lorsque l’activité diminue. il faut abolir le contrat de travail à durée indéterminée.
—– L’attributaire du Revenu de Solidarité Active :
Sans emploi, sans indemnité chômage, il perçoit près de 500 euros PAR MOIS et bénéficie de la couverture médicale universelle.
Non dit :
C’est un privilégié car vous, travailleurs pauvres, sans les avantages sociaux complémentaires, vous percevez une rémunération moindre que cet assisté. Il faut abolir toutes ces aides sociales, incitations à l’oisiveté.
—– Le milliardaire :
Il possède les parkings, les autoroutes, des firmes et intérêts dans le monde entier, des bateaux de luxe et accueille princièrement les dirigeants politiques, s’offre télévisons et journaux pour mieux vous informer.
Et puis, il vous offre du rêve !
Qu’ils sont admirables ces riches qui détruisent la terre !
La puissance de leur conditionnement est telle qu’un gouvernement dit de gauche reprend leurs impostures et que les peuples subjugués votent massivement pour le parti des milliardaires dont on peut prévoir qu’il sera le grand vainqueur des prochaines élections.
Fonctionnaires, salariés, chômeurs, gens humbles seraient-ils tous masochistes ?
Non, ils sont anesthésiés par des médias sous contrôle.
Gérard CHAROLLOIS

Éloge de la radicalité

Le conditionnement culturel scientifiquement élaboré par les intérêts financiers qui mènent le monde possèdent les médias, achètent les fonctions gouvernantes électives via le financement des campagnes électorales, impose la mort des idéologies confinant à la mort des idées.
Le citoyen dépolitisé doit céder la place à un consommateur, sujet du Marché, tenu de ne pas militer, de se mêler le moins possible de la chose publique, interdit de travailler à un monde meilleur, sommé de concourir à la bonne marche des affaires.
Son énergie ne doit viser qu’à l’acquisition de biens matériels.
Cet individualiste farouche, façonné par et pour le commerce, doit déserter les meetings politiques, ne pas se syndiquer, ne pas participer à une action collective et ne fréquenter que les centres commerciaux, offrir à son fils, vieilli prématurément, le rêve d’une école de commerce où il apprendra à exploiter autrui.
Malheur,à ceux qui osent remettre en question le système mercantile et déprédateur mondialisé !
Les médias sous contrôle en feront des « extrémistes », de dangereux radicaux de gauche, de droite, d’écologie ou d’ailleurs, tous parias décalés, réfractaires au conformisme béat imposé aux « veaux à l’engrais », captifs de l’économie libérale.
Les dogmes de cette pensée sont inscrits dans le bronze des traités internationaux et l’Europe, qui fut d’abord un Marché Commun, négocie très discrètement, en dehors de tout débat démocratique, un accord de libre échange «(Le TAFTA) avec les Etats-Unis, renforçant le poids toxique du commerce, la loi des entreprises privées, le choix du profit et de l’exploitation de la nature, de l’animal et de l’homme.
S’opposent à ce traité et à cette dérive mercantile des forces disparates comprenant des nationalistes, des écologistes, des alter-mondialistes de gauche, rejetés, les uns et les autres par le système, aux marges de la société, par les organes de diffusion de la pensée dominante.
Par-delà les aspects purement techniques, le traité en discussions secrètes prévoit l’arbitrage privé des conflits, l’alignement sur les normes les moins protectrices, la mainmise des intérêts financiers et spéculatifs sur les normes sociales et environnementales.
Cette politique, parfaitement antidémocratique, repose sur une notion présentée comme allant de soi : l’exploitation.
Or, il conviendrait un instant de s’interroger sur la portée éthique et pratique de la notion même « d’exploitation ».
Arrogant, avide, dominateur, conquérant, irresponsable et irrespectueux, l’homo economicus exploite.
Il ose s’affirmer « exploitant agricole », ne mesurant plus, dans sa déchéance éthique, ce que le mot porte de pulsions de mort.
Il exploite, c’est-à-dire pille les ressources planétaires.
Il exploite les animaux dits de rente abaissés à de simples marchandises, misérables êtres sensibles, niés dans leurs sensibilités d’êtres, pour le profit.
Il exploite la nature, la condamnant inexorablement à la disparition totale aux termes d’incessants aménagements qui sont de pures agressions.
Ainsi, à l’heure où la France convoque les dirigeants de toutes les nations, à PARIS,pour discourir sur le climat, des élus cupides et malfaisants osent proposer d’implanter des circuits automobiles, en zones forestières, sans doute pour lutter contre les gaz à effets de serre !
L’homo economicus exploite, en bout de course, l’homme lui-même, faisant de ses semblables de simples agents du Marché, producteurs que l’on instrumentalise, puis que l’on rejette, si le profit l’exige.
Car le profit commande et si, chaque jour, des bulles putrides remontent à la surface, si telle firme, tel patron, telle corporation révèlent une turpitude, une triche, c’est tout le système qui repose sur la frénésie de l’appât du gain.
Le libéralisme économique est une corruption permanente, parfois légale, parfois délictueuse, mais toujours funeste pour l’arbre, l’animal et l’homme.
Face à ce système économique impliquant, à un terme indéterminé mais certain, l’asphyxie planétaire, il y a lieu de saluer les radicaux, tous les radicaux, immunisés contre l’anesthésie des consciences.
Être radical, c’est aller à la racine des choses.
C’est refuser le jeu malhonnête de la pure « communication », pour accéder à l’expression de propositions claires, sans concession, prélude à tous les reniements.
La vie est menacée par ceux qui exploitent, artificialisent, polluent, tuent, aménagent, bétonnent, déboisent, piègent, fusillent, souillent, sèment la mort, les déchets, les pesticides.
Être radical, c’est dire la vérité, sans lâcheté, ni souci de plan de carrière.
C’est demeurer éveillé et crier à ce monde infernal, exterminateur de la nature, tortionnaire de l’animal, avilissant pour l’homme : assez d’exploitations !

Gérard CHAROLLOIS
CONVENTION VIE ET NATURE