Accueillons-les.

pjjuo5nuIls ont franchi la frontière et ne demandent qu’à vivre.
Leur présence suscite des réactions haineuses et violentes de la part d’une frange arriérée de la population, frange méchante qui refuse leur simple présence.
Des appréhensions, venues de la nuit des temps, alimentent les préjugés à l’origine des réflexes de rejets.
D’aucuns, par pure ignorance, leur prêtent de mauvaises intentions et une velléité d’invasion.
L’obscurantisme perdure et la « beaufrerie » sévit toujours.
Nous devons nous réjouir de leur arrivée parmi nous, car la diversité est un enrichissement.
Or la presse, conformiste et bien-pensante, n’a pour eux aucune compassion.
Le gouvernement pusillanime cède aux éléments les plus rétrogrades de la société, encourageant par sa lâcheté les haines irrationnelles et les agressions.
Victimes expiatoires depuis si longtemps, ces nouveaux arrivants n’ont jamais tué personne et ne remettent pas en cause la civilisation.
Alors, un peu de générosité, d’intelligence, d’ouverture de cœur et d’esprit, accueillons-les, en France, comme les ont accueillis nos amis Italiens.
Ils ne sont jamais qu’environ trois cents et ne prennent pas beaucoup de place.
Honte à un ministère qui veut en tuer 36 cette année.
Ne bêlons plus à l’unisson de l’arriération et proclamons : BIENVENUE À NOS AMIS LES LOUPS !
Gérard CHAROLLOIS

Natalité, immigration et surpopulation

Je souhaite que le vivant intègre le cœur de la politique et que le nouveau contrat social repose sur l’écologie, choix de la vie, et non sur une économie libérale, choix de l’exploitation exacerbée.
Ignorant les débats, les confrontations d’opinions contraires, notre époque est celle des dogmes propagés par les médias et les commentateurs agréés, sujets de la finance.
Parmi ces dogmes exonérés de tout esprit critique figurent le natalisme, le mythe de la vertu de la croissance démographique, la fable des nouvelles générations devant être toujours plus nombreuses pour financer la retraite des aînés, le postulat du dynamisme social lié à l’augmentation infinie de la population.
Faire des enfants demeure une injonction de la pensée officielle.
Les villes deviennent tentaculaires, déshumanisées, polluées, névrosantes, coupées de la nature, cernées de béton et de transports bruyants.
On entasse les humains dans des grands ensembles hors-sol, cadre de vie déprimant que l’habitant fuit dès qu’il dispose d’un jour de liberté, fuite de son enfer urbain qui le conduit dans d’autres sites tout aussi dégradés et grouillant de foules captives de touristes grégaires asservis à l’industrie du loisir.
La planète est malade de l’homme qui a acquis la maîtrise sur le monde, sans acquérir la sagesse de maîtriser sa pullulation.
A terme, il n’y aura plus d’espace pour les autres espèces vivantes et pas assez de ressources pour assouvir la boulimie humaine.
Ce d’autant que le système économique mondialisé stimule la quête du profit, l’exploitation sans frein, la cupidité érigée en horizon indépassable.
N’en déplaise à la pensée formatée, la croissance démographique est un défi majeur conditionnant l’avenir climatique, le sort de la biodiversité et la prospérité humaine.
Tout tissu cellulaire envahissant l’organisme qui l’abrite finit par le tuer.
Non, ce n’est point par misanthropie que je déplore la nocivité d’une croissance démographique perpétuelle, dans un espace fini. Une philanthropie éclairée conduit à la recherche d’un équilibre compatible avec une biosphère diversifiée et une bonne qualité de vie.
Moins nombreux, les humains peuvent être plus prospères, plus hédonistes, moins contraints à un ascétisme déprimant.
Comment réduire la population humaine pour sauver la biodiversité et la qualité de la vie ?
Rappelons que pour un biocentriste, la vie est la valeur première et que tout être vivant possède un intérêt légitime à conserver la vie.
Je condamne, avec la plus grande indignation, un non-dit médical, inspiré par le libéralisme économique, réduisant la valeur des patients de plus de 70 ans, au prétexte « qu’ils ont fait leur temps, que la démence les attend, que la rentabilité hospitalière exige des choix ».
A contre-courant de cette pensée « libérale », j’affirme que la vie d’un centenaire ne subit aucune dévalorisation.
Le temps enrichit une vie et aucun délai de péremption n’est recevable.
« L’âgisme » relève d’une discrimination obscurantiste.
La mort d’un enfant révulse. Celle d’un vieillard n’est pas davantage justifiée.
On doit apporter à tout vivant les meilleurs soins et toujours lutter contre la souffrance, la déchéance et la mort.
Il est souhaitable que la science, manifestation de la raison, fasse reculer les échéances cruelles du déclin et du néant, pour l’individu et pour ceux qui l’aiment.
Ce n’est point en convoquant la mort que je préconise une diminution démographique, mais par la limitation des naissances.
Tout être jouit d’un intérêt légitime à vivre. En revanche, nul intérêt ne s’attache à une conception.
Je préconise une politique tournant le dos au natalisme mis en place par des gouvernements successifs qui, aux siècles passés, rêvaient de garnir des armées et qui, aujourd’hui, aspirent à produire des cohortes innombrables de consommateurs/ producteurs.
Devant les cadavres du champ de bataille de IENA, NAPOLEON énonça, résumant la doctrine du temps : « Une nuit de PARIS réparera cela ».
L’immigration découle et participe des déséquilibres démographiques.
Les régions du monde les plus défavorisées socialement, environnementalement, climatiquement et surtout politiquement subissent des taux de natalité incompatibles avec le maintien des conditions de viabilité de la terre.
Soumis à des obscurantismes religieux, travaillés par des haines ethniques, exploités par des chefs de guerres et des dictateurs prévaricateurs, des peuples malheureux fuient, au péril de leurs vies, leur enfer et se déversent par centaines de milliers sur l’Europe provoquant, en retour, des réactions xénophobes des populations locales qui redoutent que ces arrivants importent, avec eux, la culture, les croyances, les mœurs à l’origine de leurs malheurs.
Insensible à la détresse extrême de ces victimes, le leader de la droite de l’argent, cherchant à détourner l’électorat de l’autre droite, celle du nationalisme populaire, a osé dénoncer « un tourisme social ».
En ces jours où des humains meurent étouffés dans des camions, où d’autres se noient dans la Méditerranée, la vulgarité du propos discréditerait le personnage, s’il avait encore besoin de l’être.
La dignité recule lorsqu’on insulte la misère.
La crise migratoire actuelle est imputable, entre autres, au criminel de guerre BUSH, qui agressa l’IRAK sous un prétexte mensonger, exactement comme HITLER AGRESSA LA POLOGNE, en septembre 1939.
De cette guerre résulta, ce qui était parfaitement prévisible, pour tout observateur lucide, le déchaînement des haines communautaires, un chaos durable et l’émergence d’un monstrueux état islamique sur les ruines de l’Etat Irakien.
Reste que les bons sentiments ne suffisent pas à résoudre le défi démographique.
L’émotionnel, le compassionnel méritent de s’exprimer, car on ne fera jamais une bonne politique avec de mauvais sentiments.
Toutefois, il faut aussi raisonner et examiner objectivement les problèmes.
C’est à la source qu’il convient de freiner l’immigration.
Comment ?
En analysant ses causes.
L’Occident, obnubilé par le commerce et ses règles perverses, frappé de nihilisme, plus sûr de ses armes que de ses valeurs, n’a rien compris aux fondements des déchirements des peuples du Proche-Orient et de certaines régions d’Asie et d’Afrique.
Sans doute faut-il intervenir pour appuyer les éléments les plus éclairés de ces peuples, face aux fanatiques de la théocratie.
Mais les drones, les assassinats ciblés, les bombardements ne suffiront pas à guérir la pulsion de mort des adorateurs des dieux.
Par-delà les missiles, il conviendrait, avant de renverser les régimes autoritaires, d’émanciper suffisamment de citoyens de ces pays pour prévenir les affrontements tribaux confessionnels.
Les pseudo-démocraties occidentales, gangrénées par la finance et son conditionnement, valent mieux que les régimes autocratiques. Mais ces régimes autoritaires, naguère en Irak chancelant, aujourd’hui, en Syrie, valent mieux que les théocraties fanatiques et tortionnaires, surgissant de leurs effondrements.
Tuer un dictateur, c’est facile.
Enseigner aux populations que nulle divinité n’exige le meurtre et la guerre, que chacun peut vivre sa vie comme il l’entend, sous réserve de respecter autrui et qu’il n’y a ni peuple élu, ni peuple damné, exige d’être convaincu de nos propres valeurs.
Il faut, repoussant le relativisme, assumer le combat essentiel : celui de la culture et des valeurs, humanistes, pour les uns, biocentristes, pour nous.
Il est illusoire de vouloir établir en Egypte, en Syrie, en Irak la démocratie, aussi longtemps que dieu reste en embuscade, préparant les guerres saintes, les massacres de mécréants, l’aliénation des femmes, la négation du droit à la vie des homosexuels.
En déchaînant les passions qui couvent sous la cendre dans ces malheureuses contrées, nous exposons les populations aux atroces guerres civiles qui jettent hommes, femmes et enfants sur la route meurtrière de l’exil.
Cette situation apparaît grosse de menaces pour les équilibres mondiaux, pour la paix au sein des sociétés.
Alors, maintenant que les structures étatiques ont été ébranlées dans nombre de pays, l’ensemble de la communauté internationale a le devoir d’assumer les conséquences des crimes de l’administration républicaine américaine.
Cette communauté internationale doit intervenir, au besoin militairement, sous l’égide de l’ONU, pour protéger les populations de la fureur meurtrière des islamistes,.
Car par-delà un accueil généreux en Europe ou au Canada, ne doutons pas que tout humain souhaite d’abord vivre chez lui, pour peu qu’il y trouve paix, sécurité, prospérité.
Il paraît que la terre a la fièvre.
Symptôme d’un mal aisé à diagnostiquer.
L’espèce humaine l’empoisonne, torture la vie, maltraite l’animal, saccage la nature, oublie l’être au profit de l’avoir, mène des guerres révélant que l’humain abdique bien souvent le cœur et la raison.
Ne serions-nous pas sortis de la préhistoire ou est-ce déjà un crépuscule ?
Rejetons les dogmes, la pensée plombée, le conformisme béat, les postures naïvement humanistes ou pseudo-mussoliniennes, cet étalage navrant du néant politique actuel, pour affronter les vrais défis du temps.
Cessons de croître et multiplier en nombre, pour croître en empathie et en bienveillance envers tout ce qui vit.
Laissons sa place à la nature et inventons un nouveau contrat social fondé sur les droits du vivant.
Gérard CHAROLLOIS

Manifestez contre la chasse. Votez pour le loup.

Je vous appelle à vous mobiliser les

samedis 26 septembre ou 17 octobre

selon vos régions pour dénoncer la cruauté, la nocivité, la dictature de la chasse à la Française.
Personnellement, je serai à BORDEAUX le 26 septembre et vous trouverez sur les sites associatifs les références des rassemblements.
Le gouvernement, dans le souci de conquérir les voix des ennemis de la terre, agro-cynégétiques, sacrifient les loups à la haine des obsédés de tueries.
Bien que le loup soit, en Europe, une espèce protégée, les irresponsables qui gèrent le pays autorisent sa destruction systématique.
Selon l’office national de la chasse et de la faune sauvage, la France comptait 301 loups en 2014. La ministre de l’écologie autorisa la mort de 24 loups l’an passé.
Cette année, le nombre de loups présents serait de 282, nombre contesté par certains naturalistes qui pensent qu’il n’y a pas plus de 200 INDIVIDUS.
Or, le gouvernement autorise la mort de 36 loups, sans compter évidemment ceux que les miliciens contre nature assassinent clandestinement et en toute impunité.
Alors, je vous invite à refuser vos voix, lors des prochaines régionales, en décembre, à deux partis politiques:
—- La droite de l’argent, anciennement UMP, dont le leader a promis au président de la fédération nationale des chasseurs que dans les régions conquises par le parti du MEDEF, les chasseurs obtiendraient la délégation de l’environnement.
—- Le parti dit socialiste, tueur de loups.
Il nous appartient de prouver aux politiciens que ce pays n’est pas peuplé que d’arriérés féroces et qu’en flattant le chasseur, ils perdent les élections.
A nous de prouver que le parti du vivant est majoritaire et peut enfin faire entendre sa voix.

Gérard CHAROLLOIS

La croissance n’est pas la solution : c’est le problème. Par Philippe LE PONT

PhilippeQue reste-t-il aujourd’hui du mythe de la croissance et du progrès qui l’accompagne ? Des chômeurs, des emplois précaires, des milliers de sans-abri, et l’angoisse des lendemains.
Pourtant, la France est la cinquième puissance économique du monde, pays développé où l’augmentation constante de la richesse et de l’automatisation devrait permettre de subvenir aux besoins de tous. Ce n’est donc pas une crise économique que nous vivons, c’est la répartition des richesses créées qui est en cause. Notre société, à l’heure de la mondialisation de l’économie, n’assure plus les besoins fondamentaux de tous : nourriture, logement, protection sociale, santé, éducation …
Cependant au nom de la croissance et du progrès, la nature est pillée chaque jour un peu plus; les sols, l’eau et l’air sont pollués, les animaux sont massacrés. La recherche de la rentabilité à tout prix prime sur la raison et l’intérêt général. Elle mène à des tragédies : les scandales sanitaires, les marées noires à répétition les accidents nucléaires… en sont de tristes illustrations.
Malgré ce constat d’échec, l’ensemble de la classe politique s’enlise dans des discours et des politiques dépassés qui nous conduisent dans une impasse. Comment croire, en effet, que la croissance peut être illimitée alors que notre monde est, lui, limité ? Faudra-t-il recouvrir la planète d’autoroutes, d’aéroports, d’immeubles, de trains, de camions, de voitures, piller toutes les ressources naturelles, empoisonner l’air, détruire le dernier arbre et polluer la dernière rivière pour enrichir les grands groupes industriels et augmenter les produits financiers ?
Et après, que ferons-nous ?
Lorsqu’on aura sacrifié l’être humain, les animaux et la nature sur l’autel de la rentabilité économique, les dégâts causés à notre planète seront irréversibles et l’être humain en sera la première victime.
Un autre choix de société s’impose basé sur une juste répartition des richesses, sur le partage du travail, sur le respect de la nature, des animaux et des êtres humains, et sur la préservation des ressources de la planète.

Philippe LE PONT

La chasse : une calamité, pas une fatalité

En Occident, de nos jours, le loisir chasse représente la rencontre d’une perversion humaine et de la mort d’un animal, dont nul ne conteste plus qu’il soit un être sensible.
Je dis : perversion car il est pervers de jouir de l’effroi et du mal qu’on occasionne à autrui.
Aucune nécessité vitale ne justifie ce loisir dans lequel tuer ne vise ni à se nourrir, ni à se protéger d’un agresseur, mais à se distraire, s’amuser à transformer en cadavre l’oiseau qui passe et le mammifère qui fuit.
La chasse tuerait, nombre sans doute sous-évalué, trente millions d’animaux par an en France dont beaucoup sortent des volières des éleveurs pour alimenter le stand de tirs des chasseurs.
Beaucoup d’animaux blessés agonisent dans des fourrés, après qu’une aile, une patte ou une mâchoire aient été arrachées par des plombs ou une balle.
La chasse loisir, loin d’être une « gestion » de la faune comme le récitent stupidement quelques politiciens irresponsables, constitue une calamité.

— calamité,

pour l’animal qui subit cette guerre sans honneur, sans pouvoir échapper au grand massacre dans un espace naturel dégradé, quadrillé par de trop nombreux chasseurs ne lui laissant aucune chance sérieuse de fuite.
Or, la chasse qui traque, blesse et tue est cruelle pour des animaux sauvages qui ne trouvent plus de véritables refuges dans un environnement totalement anthropisé.
Songeons qu’aux fusils, l’homme pervers ajoute la dague du veneur, le piège du sadique, les pinces du déterreur de blaireau.

— calamité,

pour la nature, car la chasse est la cause première de la disparition des espèces animales.
Bien sûr, les pesticides et la mécanisation agricole, l’emprise urbaine, les infrastructures de transports, les pollutions, la surpopulation humaine constituent autant d’agressions contre la biodiversité.
Néanmoins, derrière toute disparition d’espèce, vous trouverez d’abord la chasse.
Pensez aux grands prédateurs, lynx, loups et ours exterminés par les fusillots.
Outre qu’elle détruit directement, la chasse terrorise la faune, la contraint à fuir l’homme. Or, l’homme est omniprésent dans tous les milieux et la faune insécurisée cesse de se reproduire.
Ainsi, vous verrez davantage d’oiseaux dans les parcs suburbains, surtout dans les pays où l’on ne chasse plus, que dans nos campagnes françaises devenues des déserts de vies sauvages.

— calamité,

pour l’homme lui-même, car la chasse est une école de violence, un apprentissage de l’acte de tuer, une indignité morale.
À la chasse, l’homme fait subir à l’animal ce qu’il ne peut pas se permettre d’infliger à ses semblables, en temps ordinaire. Mais que surviennent des conflits, des guerres, celui qui a appris à égorger la bête égorgera son ennemi du jour, celui qui a usé du fusil, assassinera par arme à feu son adversaire.
Banalisation de l’acte de mort, la chasse révèle d’inquiétantes pulsions chez ses adeptes et vous la trouverez très souvent derrière les crimes de sang que jugent les cours d’assises.

Calamité pour l’animal, pour la nature et pour l’homme, la chasse est subie par trop de concitoyens comme une fatalité déplaisante.
Le lobby chasse, tenant l’Etat, manipulant les élus, usant d’une propagande grossièrement mensongère, soutient que le loisir de mort est inéluctable et doit être accepté, au besoin comme un mal dont on aurait un peu honte mais qui ne guérira jamais.
Il n’en est rien.
Ce loisir cruel, anti-écologique et dégradant, ne recueille, en Europe, que l’adhésion d’une infime minorité rétrograde, à savoir moins de 1% de la population, et 2% en France.
Vous entendrez parfois les petits GEOBBELS de la chasse affirmer que ce pays compte un million trois cent mille chasseurs.
C’est faux. Ils sont désormais moins d’un million et ce nombre diminue inexorablement d’année en année.
La chasse n’est nullement une fatalité, une malédiction, une tare incurable.
Elle va disparaître, comme tant d’autres anciennes traditions barbares et sanglantes.
Ce n’est qu’une question de temps.
Pour l’heure, en ce pays, un lobby organisé sur des bases corporatistes héritées du gouvernement de VICHY, dicte ses lois, transforme trop de décideurs en pantins dociles.
Comme ils sont ridicules ces politiciens qui font la danse du ventre devant les présidents de fédérations de chasseurs !
Le lobby ne veut rien concéder, ni sur les dates d’ouverture, ni sur les espèces chassables, ni sur les territoires ouverts à la chasse, ni sur les modes de chasse, fussent-ils atrocement cruels, à l’instar du déterrage, ou non sélectifs, à l’instar de la chasse de nuit des oiseaux d’eau.
Le lobby a peur de nous. Il préfère injurier qu’affronter le débat d’idées. Car les dirigeants de la chasse mesurent le caractère anachronique de leurs pratiques, le scandale de leurs privilèges contre nature.
Ils savent que demain leur confiscation de la faune, de l’espace naturel et de la démocratie cessera, lorsque des gouvernants responsables prendront la mesure de deux faits essentiels :
Les citoyens sont hostiles à la chasse et la prétendue « gestion » cynégétique n’est qu’une formidable imposture.
Qu’aurons-nous besoin, demain, de chasseurs pour réguler la faune, si nous avons la chance d’avoir des renards, des lynx et des loups !
Un monde sans chasse sera un monde moins violent, un monde dans lequel l’humain aura fait enfin la paix avec la nature, où la pulsion de vie triomphera de la pulsion de mort.

Gérard CHAROLLOIS

L’écologie politique face à ses échecs

L’écologie politique constitue la seule idée neuve qu’ait produit le 20ème siècle.
Elle vise, en transposant dans l’ordre moral et juridique les données de la science écologique, à répondre aux nouveaux défis nés de la maîtrise de la nature par l’homme.
Les autres idéologies pâlissent au fur et à mesure que s’éloignent les conditions sociales qui les virent naître.
Le parti « dit » socialiste ne réalisera pas une société socialiste et a renoncé aux aspirations des fondateurs de cette belle et grande pensée, au 19ème siècle.
Les libéraux ne proposent rien d’autre que de transférer sans cesse les ressources à la caste des oligarques. Leur obsession consiste à ployer le salariat sous le joug du temple « entreprise privée ».
Les uns et les autres ne se disputent les apparences du pouvoir que pour occuper les fauteuils nationaux, acceptant de subir la loi d’un seul maître : le Marché.
L’écologie politique devait être l’issue de secours et le rassemblement de ceux qui, pensant les problèmes du temps, offrent d’agir pour sauver la nature, améliorer le sort des animaux, libérer l’humain de l’obsession de la concurrence et de la compétition avilissantes, privilégier l’être sur l’avoir, mettre la vie au centre des valeurs.
Or, après quelques débuts prometteurs dans la décennie 1980, l’écologie politique dilapide le capital de sympathie et, corrélativement, devient évanescente électoralement.
Il s’agit-là non pas d’un avis, d’une opinion, d’une amicale critique, mais d’un fait.
En mai 2012, à la dernière présidentielle, la candidate VERTE obtint 2% des suffrages, score que j’avais annoncé dans mes éditoriaux, dès juin 2011.
La cause de ces échecs est évidente.
Les écologistes politiques ne parlent pas aux citoyens de ce que ceux-ci attendent d’eux.
Eva JOLY, par exemple, candidate choisie par un corps électoral de primaire trop restreint, est une femme de grande qualité, compétente dans la lutte contre la corruption, le blanchiment d’argent des trafics d’influence. Je nourris pour elle la plus grande estime.
Mais là où l’opinion publique attendait un écologiste, le parti VERT lui proposa une technicienne de valeur contre la délinquance financière.
Quel serait le score d’un candidat du front national qui insulterait le drapeau ?
Combien d’électeurs naguère communistes auraient apporté leurs suffrages à un candidat proposant de privatiser la SNCF et de fermer les charbonnages ?
Comment réagirait la piétaille militante du parti de droite, petits patrons et boutiquiers, si son leader cessait de stigmatiser les salariés, les fonctionnaires et les assistés ?
Que reste-t-il du parti socialiste, après qu’il ait déçu les agents publics et les enseignants ?
Pour parler en écologiste scientifique, constatons que chaque parti possède sa « niche écologique ». En la quittant, il renonce à sa raison d’être, perd les élections en ne répondant pas à ce qu’une fraction de l’opinion recherche en lui.
Il est du devoir du Front National d’être nationaliste et populiste, comme doivent être, pour exister, les partis de clientèles sociales opposées : champions des ouvriers, d’une part, des employeurs, d’autre part.
La raison d’être de l’écologie politique tient à la défense de la nature, de la qualité de la vie, du refus d’une croissance quantitative au profit d’un mieux-être, un rapport différent à la vie.
Or, ces sujets essentiels disparaissent des discours des leaders du parti qui n’obtint des élus en 2012 que sous perfusion d’un parti socialiste, alors momentanément vainqueur.
Il s’est même trouvé une députée verte de la Vienne pour refuser de signer une très symbolique proposition de loi d’abolition de la chasse à courre, portée par son groupe à l’assemblée nationale.
Imaginait-elle qu’un veneur pouvait voter écolo !
Ce faisant, elle brouille l’image de son parti et rejette, de fait, les 47% de Français qui, selon un sondage SOFRES, souhaitent l’abolition immédiate et totale de toute chasse.
Bien évidemment, un citoyen s’engageant dans la vie publique doit être en mesure d’opiner et d’agir dans des domaines aussi variés que la suppression de la dette publique, le financement de l’Etat, l’organisation des institutions, la lutte contre le communautarisme et le fanatisme religieux, le règlement des grands conflits du monde.
Mais une formation ne saurait renier ses racines sans s’effondrer.
L’écologie politique continuera de recueillir 2% des suffrages lors des élections présidentielles, aussi longtemps que le style, les thèmes d’interventions de son candidat ne seront pas en phase avec les aspirations, non pas de l’unanimité d’une société désormais plurielle, mais de la partie de cette société en quête d’une véritable écologie.
On pourrait nous objecter que réaliser 2% ou 8% des suffrages à une élection présidentielle ne change pas grand chose.
Bien sûr, le candidat ne serait pas élu, ne serait-ce qu’en raison du formatage des esprits par une presse dominée par les forces d’argent.
Mais, dans la mesure où aucune ambition personnelle de carrière n’anime le candidat, le score compte plus que son élection.
Quand l’écologie pèse 2%, comment gagner à NOTRE DAME DES LANDES, à SIVENS, à BOYRON et partout ailleurs !
Le Pouvoir a toujours été et demeure un rapport de forces et pour faire gagner le vivant, il faut une écologie politique forte.

Préconisations :

Je propose un sursaut, une affirmation claire de ce que nous sommes pour que les citoyens se reconnaissent dans les valeurs éthiques de l’écologie.
Nous savons trop qu’un ou une candidate de l’appareil, au charisme manifestement en décalage avec les attentes, recueillerait encore 2% des voix, signant pour toute la vaste nébuleuse écologiste, y compris associative, un plombant échec.
Être radical, ce n’est point être extrémiste. C’est retrouver des racines pour mieux faire face et affirmer là où nous allons.
Dans un splendide et stérile isolement ?
Non.
La société étant plurielle, il convient de militer avec toutes les forces politiques contestatrices du système de dévastations.
Mais, dans une alliance avec d’autres partis, l’écologie doit devenir autre chose qu’un vernis VERT sur une politique qui perdure à détruire la nature, à sacrifier le vivant à l’économie mercantile.
D’où la nécessité impérieuse de relever le parti de la vie de l’ornière dans laquelle l’embourbe un jeu puéril de petites ambitions égotistes tellement criantes qu’elles confinent au ridicule.
Oui, ayons une grande ambition.
Non pas celle de faire une subalterne carrière politicienne, mais de porter haut, fort et clair l’idée de : « La vie d’abord » !
« Changer la vie » fut le slogan de l’union de la gauche triomphante de 1981.
Désormais, il s’agit davantage de la sauver, dans sa merveilleuse diversité, que de la changer.

Gérard CHAROLLOIS