Tuerie halal : quand les dieux ont soif de sang

L’ethnologie confirme que tous les peuples primitifs, de tous les continents, s’inventèrent des dieux auxquels il fallait offrir, en sacrifice, des enfants, de jeunes vierges, des ennemis vaincus et bien sûr à défaut, des animaux.

Pour apaiser la colère des divinités, pour recevoir leurs bienfaits, pour satisfaire des rituels de passages des âges de la vie, le sang devait couler et une souffrance devait acheter la prospérité de la tribu, le salut des morts, la fécondité des femmes.
Pas de religion sans sacrifice édifiant, bien auréolé de douleurs expiatoires !
Je laisse à la recherche en socio-psychologie le soin de découvrir ce qui, dans le fonctionnement neuronal humain, détermine cette quête sado-masochiste de la rédemption par ce mal absolu qu’est le sacrifice d’autrui. Or, la raison la plus élémentaire affirme que la souffrance n’ajoute rien de bon au monde, que le sang ne lave rien, que tout sacrifice est une faute vaine.
Si la civilisation devait n’enseigner qu’une chose, ce serait celle-ci : être humain, c’est dispenser de la bienveillance, de l’empathie et retrancher partout et toujours du malheur.
Ici et maintenant, des millions d’animaux sauvages sont tués par la chasse loisir, des centaines de taureaux sont immolés pour la jouissance de foules malsaines et au nom de religions, dans les abattoirs des sacrificateurs égorgent sans étourdissement des veaux, des bœufs, des moutons, dans un cérémonial grotesque et sinistre, la tête tournée vers tel ou tel point cardinal.
Une vache égorgée agonise pendant 14 minutes avant sa délivrance et je doute qu’un quelconque dieu savoure cette agonie.
Rien ne peut justifier ce supplice.
Or, le débat est interdit, tabou, miné par les passions, les lâchetés, les sottises.
Le racisme condense la sottise et la passion et tous les racismes se conjuguent pour interdire l’examen objectif de la cruauté intolérable de l’abattage dit rituel.
Racisme de droite qui, par xénophobie, n’aime pas les arabes et fustige volontiers le rite sacrificiel en acceptant les bénédictions de corridas ou de chasses à courre.
Racisme des islamo-gauchistes flagellants poussant les sanglots de l’homme blanc qui, par haine d’eux-mêmes, enferment les autres dans un état d’arriération, pompeusement désigné « culture ». Ces adeptes du « multiculturalisme » n’osent pas condamner l’abattage rituel car ils s’obligent à vénérer tout ce qui vient d’au-delà des mers, au nom d’un respect qui en fait est un mépris.
Tuer, torturer, maltraiter, sacrifier ne relèvent jamais d’une « culture », mais d’une pure arriération.
Parce que je ne suis pas raciste, parce que je ne reconnais que l’humain, j’affirme que tout humain, sans distinction d’origine géographique, est accessible autant que moi à la compassion, à l’intelligence, à la liberté, à l’émancipation.
Je refuse qu’on aliène quiconque à des pratiques sanguinaires, à des rituels contraires à la dignité des femmes et des hommes et au respect du caractère sensible de l’animal.
C’est mépriser l’autre que de le penser incapable d’élévation morale, de libre critique et de libre examen du monde.
Abattage rituel, lapidation de la femme adultère, excision des petites filles, châtiment du fouet pour l’apostat n’appellent pas un respect des « cultures », car ce ne sont pas plus des faits culturels que les bûchers de l’Europe médiévale, le supplice de la roue, la crucifixion des esclaves.
Une torture, un assassinat, une maltraitance ne méritent jamais l’étiquetage noble de « culturel ».
Faut-il condamner la religion ?
Non, lorsqu’elle permet à des humains d’affronter la vertigineuse angoisse de la finitude.
LA ROCHEFOUCAULT disait : « Le soleil et la mort ne peuvent pas se regarder en face ».
La liberté de pensée, de mode de vie sont des acquis essentiels et la liberté religieuse entre dans ce cadre.
En revanche, la religion ne doit ni régir la vie de ceux qui lui sont étrangers, ni célébrer le culte de la mort et du malheur rédempteur.
En conséquence, je demande, au nom de la dignité humaine, l’abolition de la chasse, de la tauromachie et des abattages sans étourdissement.

Gérard CHAROLLOIS
CONVENTION VIE ET NATURE
MOUVEMENT D’ECOLOGIE ETHIQUE ET RADICALE
POUR LE RESPECT DES ËTRES VIVANTS ET DES EQUILIBRES NATURELS

Natalisme et migrations

Tout être vivant possède un intérêt légitime à vivre.
Nul être purement potentiel ne dispose d’un quelconque intérêt à naître.
La planète souffre d’une lèpre que contemplent les astronautes de la station spatiale internationale : lumières des mégapoles, extension des zones arides, déforestations massives.
40% de la biodiversité est directement menacée et « l’animal raté » (voir Pierre JOUVENTIN) qu’est l’homme perdure à croître et multiplier, à aménager c’est-à-dire à déménager le vivant pour assouvir sa cupidité insatiable.
L’Afrique va doubler sa population dans les décennies prochaines et le sort de sa grande faune se trouve gravement compromis.
Cet anéantissement du vivant constitue le plus grand défi que pose l’humain, bien avant les courbes de la croissance, les échanges commerciaux, les dettes publiques et les profits des spéculateurs.
Une politique publique responsable viserait d’une part, à œuvrer à l’allongement de la vie, à la guérison des maladies, à l’amélioration des conditions matérielles de l’existence de chacun, puisque tout être vivant possède un intérêt légitime à vivre et, d’autre part, à inciter et non à contraindre à une limitation des naissances.
Les aides sociales, la fiscalité furent des instruments au service des politiques natalistes. Les gouvernants voulaient des soldats, puis des consommateurs.
Comme dans bien d’autres domaines, ce qui fit la prospérité, le progrès, ce qui permit des avancées indéniables parvient aujourd’hui à un stade impliquant un changement radical d’orientation, sous peine de compromettre les acquis et de menacer la vie.
Présentement, l’option, à terme, réside entre une « sobriété imposée », une austérité sinistre, pour une humanité innombrable ou une aisance heureuse pour une humanité en harmonie et en paix avec la biosphère.
Fruit du natalisme, l’artificialisation du milieu s’accompagne de migrations massives de populations poussées par un tropisme positif vers les zones les plus prospères et les plus pacifiques de la terre.
L’Europe, la Guyane, Mayotte sont des phares où papillonnent des victimes des guerres, des corruptions de dirigeants, des famines.
Ces migrants effraient par leur nombre, leurs mœurs, leur culture, les habitants des contrées favorisées qu’ils submergent.
Mais il faut constater que nul ne quitte le ciel qui le vit naître par pur caprice et pour le seul plaisir du déracinement.
Ces mouvements massifs, préjudiciables pour tous, ont pour origine des guerres tribales, des retards de développement humain imputables aux religions, des phénomènes climatiques, la conjugaison de ces facteurs générant violences, peur et misère.
Les migrations ne sont pas de bonnes choses, ni pour les peuples de réception, ni pour ceux qui fuient le malheur.
Pour juguler ces déséquilibres démographiques, il convient d’éliminer la guerre, de combattre les corruptions des dirigeants, de limiter le natalisme et ainsi de permettre à tout individu de vivre en paix, en sécurité, à l’abri du besoin, chez lui.
Or, des analyses objectives permettent de comprendre les causes des affrontements tribaux et de combattre ces fléaux.
On peut trouver des remèdes à la grande pauvreté et au sous-développement économique qui est d’abord un sous-développement culturel.
Oui, nous voulons des humains moins nombreux mais aussi plus heureux, des humains pacifiés, réconciliés avec eux-mêmes et avec le règne du vivant, des humains respectueux de la nature.
A défaut de cette limitation à sa prolifération, l’homme, cellule cancéreuse de la terre, finira par s’autodétruire après avoir exterminé les autres grands singes, les éléphants, les loups.
Sujet tabou, le défi démographique mérite d’être examiné en face, sans pusillanimité, sans l’écran de fumée des monothéismes qui placèrent l’homme en dehors de la biosphère, le situant en apesanteur à l’image inversée d’un dieu, des monothéismes qui firent de la croissance de la population humaine un objectif infini.
La France parle de son département équatorial de Guyane, avec ses deux cent cinquante mille habitants, dont 15% ne bénéficieraient pas d’adduction d’eau et d’électricité.
Mais la Guyane est un joyau écologique, une zone d’une richesse exceptionnelle de formes de vies que menacent le braconnage, le mercure des chercheurs d’or, ce métal vain, les défrichements sauvages et les migrations des plus pauvres en mal d’aide sociale.
Tristes tropiques écrivait LEVI STRAUSS, où les méfaits de l’homme s’avèrent plus qu’ailleurs calamiteux.
Il est urgent de déclarer la paix au vivant et même, pour les meilleurs d’entre nous, notre amour de cette luxuriante diversité de la vie.

Gérard CHAROLLOIS
CONVENTION VIE ET NATURE
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POUR LE RESPECT DES ËTRES VIVANTS ET DES EQUILIBRES NATURELS

Halte au massacre des innocents

Dette publique, emplois, niveau de vie, retraites, croissance, affrontements communautaires occupent les débats, polluent la pensée, constituent des éléments de langage des politiques.
Rares sont les discoureurs mentionnant la protection de la nature.
Dans la langue moderne, on dit : la biodiversité.

Merci aux deux candidats à la présidentielle Jean-luc MELENCHON ET Benoît HAMON qui osent évoquer, ne serait-ce que subrepticement, le vivant, la nature, la sixième grande disparition d’espèces et même la souffrance des animaux.
Chasse, pesticides, explosion démographique humaine, urbanisation galopante provoquent une mort inéluctable de la biosphère qui s’achèvera par celle du grand « nuisible », si celui-ci ne sait pas muter à temps en maîtrisant sa cruauté et sa cupidité.
Le réseau routier qui mite l’espace participe grandement du grand massacre et le mensuel SCIENCE ET VIE de mars 2017 consacre un article à ce sujet tabou.
Les élus locaux ne rêvent que de routes nouvelles, de ronds-points, de rocades, pensant que leur mission première consiste à gratifier leurs électeurs d’asphalte.
A peine ont-ils balafré le paysage d’une voie nouvelle, superbe désenclavement, qu’il leur faut promouvoir une autre infrastructure, suivie de beaucoup d’autres.
Ils veulent répondre aux exigences du trafic et plus encore satisfaire les entreprises privées en mal de captation d’argent public.
Une équipe scientifique, selon l’article susvisé, indique avoir étudier l’emprise des routes sur l’ensemble de la planète.
Ces chercheurs ont ainsi trouvé, sur la terre, six cents mille fragments dont la moyenne ne dépasse pas
1 km2.
Une route tue des amphibiens, des hérissons, des oiseaux, des blaireaux, des fouines.
Une route est un espace perdu pour la nature, une source de pollution, de morcellement d’un milieu naturel, une occasion de pénétration d’activités humaines pas toujours saines pour la diversité biologique.
Ce qu’il faut « désenclaver », c’est d’abord les esprits des décideurs formatés à une croissance illimitée sur une planète limitée.
Le bonheur des citoyens n’exige pas l’implantation forcenée d’infrastructures de transports.
La qualité de la vie, le silence des hommes et les bruits de la nature, les paysages préservés valent mieux que le vacarme et les gaz d’échappements des véhicules.
Parce que nous sommes encore dans une préhistoire, parce que l’humain n’est pas responsable, les soumis, les conformistes de la croissance et les corrompus qui perçoivent des retombées gratifiantes des entreprises de travaux publics perdurent à assassiner la nature en artificialisant les espaces naturels.
Contre la fièvre routière, opposons une révolution des mentalités.
L’an passé, un habitant estimable d’une commune du PÉRIGORD, CHANCELADE en banlieue de PÉRIGUEUX, s’émouvait de l’écrasement d’amphibiens sur une très petite route, longeant une zone humide et traversée par les crapauds en mars, saison de leurs amours, lorsque ces animaux rejoignent leurs sites de pontes.
La SEPANSO, association départementale de protection de la nature, adressa au maire de cette commune un courrier pour lui proposer de rechercher des solutions techniques permettant de limiter ces écrasements.
L’élu local, sans doute totalement indifférent au sort de la biodiversité, ne crut pas devoir répondre aux protecteurs des amphibiens.
Bien sûr, il existe aussi des élus locaux éclairés, soucieux de remédier à ces hécatombes, mais ils sont encore trop rares.
Au fond, il ne dépend qu’à vous d’en changer.
Participez à l’insurrection citoyenne contre les corrompus, les chascistes, les négationnistes des droits du vivant.
En votant, n’oubliez pas de dire halte au massacre des innocents.

Gérard CHAROLLOIS
CONVENTION VIE ET NATURE
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POUR LE RESPECT DES ÊTRES VIVANTS ET DES EQUILIBRES NATURELS

FORCE POUR LE VIVANT

Quelques propositions politiques

La classe politique, reflet d’une société moralement avilie, offre le nauséabond spectacle de petits personnages cupides, sournois, addictifs à l’accaparement financier, aux reniements pour accéder aux apparences d’un pouvoir que leur inconsistance leur interdit d’exercer effectivement.
Enrichissements personnels délictueux, parjures de candidats à des primaires qui trahissent leurs engagements de soutenir le vainqueur, nomadisme partisan et affirmations contradictoires en quelques semaines, signent la dégradation de l’esprit public.
Bien sûr, certains leaders émergent de cette fange et le « tous pourris » rend un puissant service aux malhonnêtes en créant un écran de fumée et en relativisant leurs turpitudes.
Merci encore à ceux qui servent des convictions ardentes que l’on peut partager ou récuser.
Je voudrais esquisser ici, cinq propositions concrètes.

Le financement public :

I. Pour restaurer la souveraineté démocratique, pour garantir l’intérêt général, les services publics et les droits sociaux, il convient de revenir sur une loi de 1973 imposant à l’Etat de se financer sur le marché privé des banques et fonds de pensions.
Or, l’Etat, garant de l’intérêt général, ne devrait emprunter qu’à la banque centrale et sans intérêts.
Actuellement, la banque centrale européenne prête, à taux zéro, aux banques privées pour que celles-ci prêtent aux Etats avec intérêts.
Ce système est aberrant. L’état n’est pas une épicerie, une usine, un particulier.
La monnaie est au service du souverain, le peuple, et non son maître.

Pour une économie mixte :

II. Il faut soutenir le secteur public, cesser le démantèlement des entreprises publiques et, au besoin, les reconstituer, à l’inverse de ce que préconisent les libéraux, accapareurs, prévaricateurs, soucieux d’engraisser sans cesse les oligarques.
S’il est souhaitable de rapprocher les statuts, les droits sociaux, par exemple ceux des retraites, entre les divers secteurs de la société, cela doit se faire toujours et uniquement par un alignement sur le statut le plus favorable pour les salariés.

Les institutions :

III. La cinquième république, née le 4 octobre 1958, a très bien rempli sa mission. Le renforcement du pouvoir exécutif, dans un contexte de guerres de décolonisations et de guerre froide se justifiait pleinement.
Le contexte a changé et il y a lieu d’en finir avec une monarchie élective et la confiscation du pouvoir politique par des clans.
Appelons à une nouvelle constitution, par une assemblée constituante avec pour principe directeur la proportionnelle intégrale, la fin du sénat conservateur et ruraliste, la fin des parrainages par des élus locaux pour la présidentielle, système laissant passer des candidatures farfelues pour peu qu’elles ne heurtent pas le poujadisme ringard de trop de petits maires ruraux. Ce mode de sélection des candidats éliminent des sensibilités politiques par trop hostiles au front CPNT/ FNSEA.

Quelle Europe ? :

IV. Refonder la fédération européenne sur d’autres bases que celles actuelles des dogmes du libéralisme économique, la concurrence n’étant pas l’horizon indépassable.
Une Union Européenne doit imposer une harmonisation fiscale, sociale et environnementale afin d’éliminer les surenchères locales pour attirer des intérêts privés. Actuellement, nous assistons à une course aux cadeaux fiscaux aux firmes et au moins-disant social pour attirer les capitaux.
Les populations et la nature sont victimes de ces surenchères qui ne profitent qu’aux privilégiés.
L’Europe ne saurait être un marché commun, une zone de libre échange, un terrain de jeu pour lobbies, mais une entité de défense des droits de l’homme, un creuset pour un Etat social et écologique exemplaire.

Politique du vivant :

V. Dans les six mois d’une législature, la participation d’une Force Pour le vivant à une majorité de conquêtes civilisatrices signifie l’abolition de la torture tauromachique, de la chasse à courre et ses variantes, des chasses braconnières dites « traditionnelles », des lâchers d’animaux de tirs dits de repeuplement.
’homme est en passe de menacer la viabilité de la terre par son emprise, sa cupidité, ses pollutions.
Une prise de conscience vague, molle, indécise ne suffit plus.
Il faut passer aux actes et faire de la protection de la nature un impératif premier.
Pour finir, une simple petite constatation purement factuelle mais dont la véracité éclatera chaque jour un peu plus : les politiciens les plus corrompus se trouvent être les plus zélés défenseurs de la chasse.

Serait-ce étonnant ?

Gérard CHAROLLOIS
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La mutation écologique

Parmi les « éléments de langage » de la politique, la mode est à la « mutation écologique ».

Excepté aux partis républicains français et étasunien qui ignorent le mot écologie, tous les autres candidats se réclament d’une prise de conscience de la nécessité de cette mutation écologique.
Il conviendrait d’expliquer ce concept, définir ce qu’il recouvre, quelles implications concrètes il comporte.
Pour les politiques, il s’agit de favoriser des filières, offrir des subventions et des exonérations à des firmes, des groupements industriels qui ont su peindre en vert leurs intérêts privés.
Leur mutation écologique n’échappe en rien à la logique de la société de dévastation fondée sur un seul puissant pilier : le profit vorace et immédiat.
La transition énergétique constitue un magnifique alibi pour investir et spéculer, pour bétonner et artificialiser, pour déménager la nature et implanter des infrastructures, pour capter de l’argent public en améliorant son image, en se donnant bonne conscience, en affichant une vertu environnementale, tout en contribuant à assassiner la diversité biologique de la terre.
Je propose une toute autre « mutation écologique ».
En présence d’un projet d’infrastructure, d’une innovation technologique, d’un mode de production, il faut examiner leurs incidences sur la faune, la flore et les milieux naturels au même titre que celles sur la santé humaine.
Sortir d’un anthropocentrisme criminel représente notre mutation écologique, celle qui place le vivant au centre des valeurs.
Champs d’éoliennes sur toutes les collines ou de panneaux photovoltaïques au lieu et place de forêts pourraient bien ne constituer que des miroirs à alouettes, exactement comme le furent, il y a une quinzaine d’années, les « biocarburants », avant que les dupes se rendent compte qu’il ne s’agissait que « d’agrocarburants », polluants et dévoreurs d’espaces.
D’aucuns imaginent opter entre tel ou tel mode énergétique, sans comprendre que les filières s’additionnent pour spéculer et additionnent leurs nuisances.
Y aurait-il des esprits assez innocents pour ne pas avoir compris que dans une société de Marché, l’unique religion est le profit et que tout le reste n’est qu’habillage pour faire accepter les destructions de nature.
Après cette critique, je propose :
D’une part de réduire les gaspillages d’énergie en sanctionnant les éclairages abusifs,par exemple ;
D’autre part, inviter les ingénieurs à concevoir des technologies exemptes d’incidences létales pour la biodiversité.
Une mutation écologique, c’est mettre la nature à l’ordre du jour.

Gérard CHAROLLOIS
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Fonder une écologie politique

Parmi les idées fausses communément radotées, vous entendrez autour de vous ces navrants propos : « tous pareils et tous pourris », « nous ne croyons plus à la politique et ils nous ennuient ».
Ces mauvais citoyens, mûrs pour toutes les servitudes et d’abord celles du Marché, oublient que durant des générations des hommes se sont battus, parfois au prix de leurs vies, pour renverser les monarchies, abattre les féodalités, conquérir la liberté de pensée et d’expression et le droit de voter.
Merci à ces grands ancêtres révolutionnaires démolisseurs de traditions, d’ordre établi, de docilité lâche !
Honte aux petits personnages d’aujourd’hui prompts à tous les reniements pour devenir ministricules !
C’est insulter la mémoire des grands ancêtres et renier leurs combats que de sombrer dans un nihilisme déprimant laissant le champ libre aux nouvelles féodalités.
Je concède cependant volontiers que les acteurs politiques contemporains sont d’une navrante médiocrité avec des agents des milieux d’affaires qui se parent de la dénomination de Républicains, de pseudo-socialistes ralliés à l’économie de marché, des écologistes qui louvoient pour devenir ministres sans exiger la plus petite avancée en faveur du vivant.
L’indigence du spectacle, loin de nous dissuader d’agir, commande un sursaut éthique.
Ainsi, pour ce qui nous concerne, nous écologistes, il est impensable de participer à une majorité parlementaire, à un gouvernement, sans que dans les six mois de la législature soient abolies la torture tauromachique, la chasse à courre, la vénerie sous terre.
Il est déshonorant pour ceux qui se drapèrent de vert, accédèrent à des fonctions ministérielles sans obtenir ces progrès qui ne coûtent rien, qui n’exigent aucune adaptation économique, aucun reclassement social, aucune dépense publique.
En l’état de nos sociétés, nous savons que nous ne pouvons pas élever le niveau de conscience de nos lois et règlements, du jour au lendemain et de surmonter toutes les tares.
Il faut changer les lois par les lois et les mœurs par les manières.
Je ne reprocherais pas aux anciens écologistes politiques déchus et discrédités de n’avoir pas obtenu un pays biocentriste ou véganiste, les choses étant ce qu’elles sont.
En revanche, l’absence de toute avancée signe leurs reniements et leur quête des apparences du pouvoir.
Il suffit de quelques heures de débats à l’assemblée nationale pour abolir les spectacles et loisirs de mort.
Alors, un politicien opportuniste aura tout intérêt à promettre une réforme hypothétique qui ne se concrétiserait que le jour où il ne sera plus là pour assumer sa carence.
Ce qui peut être fait immédiatement exige davantage de courage et appelle davantage de probité morale.
Concrètement, le parti dit VERT attira des militants honnêtes, authentiquement biocentristes, tels Laurence ABEILLE, Pascal DURAND ET les membres de la commission condition animale, mais aussi de piètres carriéristes, pauvres girouettes prompts à toutes les trahisons pour mener à bien de misérables petites ambitions égotistes.
C’est ainsi qu’à côté de ceux auxquels je rends hommage pour la qualité de leur travail parlementaire, vous trouvez des adeptes de la corrida, des tueurs de loups et même un député soutenant les piégeurs de petits oiseaux à la glu en Provence, une députée dite verte de l’Indre refusant de signer une proposition de loi d’abolition de la chasse à courre pour ne pas froisser les adeptes du loisir de mort.
La crise actuelle pourrait être l’occasion d’une refonte de l’écologie politique sur des bases éthiques claires et fortes.
Sortir de la corruption implique deux démarches :
D’abord, une séparation de la politique et des affaires avec un strict contrôle des élus dans leur pouvoir d’affectation des fonds publics ;
Puis, rendre à la parole politique son sens, sa portée, sa vérité.
Ainsi, le parti socialiste pourrait expurger sa fraction « adoratrice des entreprises privées » et redevenir socialiste.
Le parti écologiste devrait, quant à lui, se refonder en s’affirmant résolument défenseur de l’arbre, l’animal et l’humain.
Le parti dit les Républicains devrait assumer être le parti de la lutte des classes à rebours, du grand patronat et du conservatisme social.
Ce n’est qu’au prix de ce langage de vérité que le citoyen reprendra confiance en une vie publique bien dégradée.
Sans cet effort de probité, les citoyens demeureront des sujets du marché, désabusés, blasés, indifférents aux querelles subalternes d’une classe politique professionnelle dérisoire.
La chute présente, l’explosion partisane, peuvent nous offrir cette chance de repartir sur des bases plus saines et de rassembler tous ceux qui font le choix de la vie.

Gérard CHAROLLOIS
CONVENTION VIE ET NATURE
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République des juges ou république des coquins

MONTESQUIEU, TOCQUEVILLE et la plupart des pères de la démocratie et de la liberté politique énoncèrent le principe fondateur de la séparation des pouvoirs.
Parce que tout pouvoir corrompt et prépare à l’abus, il y a lieu de poser des protections contre les dérives autoritaires ou mafieuses.
Dès lors, ceux qui font la loi, les législateurs, ne sauraient être ni ceux qui exécutent, ni ceux qui jugent, d’où les trois pouvoirs classiques : le législatif, l’exécutif et le judiciaire.
Toutes les démocraties connaissent cette séparation des pouvoirs, du moins la quasi-totalité des pays de droit à une regrettable exception : la France.
Par suite de la crainte des parlements d’ancien régime qui résistèrent à l’absolutisme royal, en 1790 les gouvernants posèrent, par une loi funeste des 16 et 24 août, le principe que le pouvoir judiciaire ne serait qu’une autorité dépourvue du contrôle des autres pouvoirs.
Il en résulta l’apparition de deux corps de juridictions : les juridictions judiciaires, chargées de juger les citoyens, et les juridictions administratives, composées non pas de magistrats mais de hauts fonctionnaires, investies de la mission de conseiller l’Etat et, au besoin, d’annuler ses règlements, voire de juger sa responsabilité.
Au sommet de l’ordre judiciaire, vous trouvez une cour de cassation et au sommet de l’ordre juridictionnel administratif, un conseil d’Etat dont on put dire longtemps qu’il rendait davantage de services que d’arrêts.
Les hommes politiques français redoutent les juges comme les voleurs craignent les gendarmes.
D’une manière populiste, démagogique, dérisoire, ils tentent d’ameuter les ignorants contre une justice qui serait politisée, acharnée à les perdre, aux ordres de leurs ennemis politiques.
Tout ceci serait radicalement impensable dans un autre pays démocratique.
Les juges disent le droit et essaient d’appliquer la loi commune à tous les citoyens.
Par habitude de la servilité de trop de leurs interlocuteurs, les détenteurs du pouvoir politique, à la fois législateurs et gouvernants, ne parviennent pas à admettre l’absence de soumission des magistrats.
Comment osent-ils les traiter en simples citoyens, alors que ces élus s’imaginent dépositaires de privilèges exorbitants résultant de leur élection ?
Or, un élu n’est pas au-dessus des lois communes.
Il ne devrait pas bénéficier d’une quelconque immunité, le plaçant hors de la communauté des humains, au-dessus, dans un espace inaccessible.
Précisons que le juge ne bénéficie, fort heureusement pour sa part, d’aucune immunité et qu’il est un citoyen parmi les citoyens, ce que devraient être un président, un ministre, un parlementaire.
Il est également heureux que le juge ne possède ni le pouvoir de faire la loi, ni celui de décider des intérêts et de la liberté d’un homme sans contrôle. Toute décision judiciaire importante peut être contestée devant une autre juridiction de réformation, voire déférée à la cour de cassation et même à la cour européenne des droits de l’homme lorsque sont en jeu des questions fondamentales touchant à la liberté et aux droits essentiels.
Pour que ce pays rejoigne la communauté des Etats de droit, je préconise la reconnaissance d’un pouvoir judiciaire, la disparition des deux ordres de juridictions au profit d’un corps unique de magistrats avec des chambres spécialisées en droit administratif, un renforcement des instances de contrôle des dépenses publiques et une interdiction faite aux élus de distribuer de l’argent public à des sociétés et entreprises marchandes, en dehors de tout marché public, la fin des immunités et privilèges de juridictions, notamment la cour de justice de la république qui vient de révéler ses ambiguïtés dans l’affaire dite LAGARDE/ TAPY.
L’actualité illustre la déchéance morale d’une certaine classe politique .
A la primaire de la droite de l’argent, le candidat brillamment sélectionné, François FILLON, sera probablement mis en examen le 15 mars pour enrichissement personnel et trafic d’influence. Le candidat arrivé en deuxième position. Alain JUPPE a déjà été condamné en correctionnelle, il y a une quinzaine d’années et a été mêlé à un scandale de jouissance d’un luxueux appartement. Le candidat arrivé troisième, ancien président de la république, Nicolas SARKOZY, se trouve déjà en examen et est impliqué dans plusieurs procédures pénales.
Or, ces messieurs vitupèrent contre la délinquance, en appellent à « la loi et l’ordre », «, à la tolérance zéro », « aux peines planchers » et, bien sûr, à la nécessité pour les citoyens de faire des efforts, des sacrifices, à travailler plus sans gagner davantage.
Qu’il faut donc de l’impudence, de l’arrogance, du mépris pour se draper en procureur pour autrui tout en se gavant de prébendes !
Toutefois, employer sa famille ou feindre de le faire pour se rétribuer, offrir des légions d’honneur aux amis milliardaires reconnaissants, affecter du personnel à d’autres missions que celles pour lesquelles il est rémunéré n’est rien à côté de la grande corruption, celle autour des grands travaux inutiles, dévastateurs de nature et entrepris uniquement pour fournir aux oligarques des occasions d’immenses profits dont ils ne seront pas ingrats.
Les politiques craignent la république des juges. Pour eux, l’autorité judiciaire n’est là que pour frapper le gueux, le casseur et pour servir l’ordre injuste à l’abri duquel ils mènent, entre copains et coquins, leurs turpitudes financières.
Qui lavera les écuries d’AUGIAS ?
Celui qui séparera les pouvoirs, limitera les mandats électifs, instaurera la proportionnel intégrale évitant la constitution de fiefs électoraux pour petits potentats locaux, féodaux des temps modernes, celui qui proposera une sixième république.

Gérard CHAROLLOIS
CONVENTION VIE ET NATURE
FORCE POUR LE VIVANT

La machine à perdre

Pendant longtemps, j’ai milité pour la protection de la nature, dans un cadre associatif, au sein du RASSEMBLEMENT DES OPPOSANTS à LA CHASSE, de la SOCIETE NATIONALE DE PROTECTION DE LA NATURE et autres structures régionales. Je répugnais à un engagement politique, non pas pour des raisons éthiques, mais en contemplation de la pathologie mentale, à savoir un narcissisme névrotique, affectant les meneurs de partis ou groupuscules politiques.

Devant les périls, la montée de la contre-révolution, la dictature masquée des lobbies, la manipulation sournoise des peuples par les forces d’argent, j’appelle aujourd’hui à la mobilisation politique pour défendre l’arbre, l’animal et l’homme.
Or, je constate avec consternation les comportements suicidaires des femmes et hommes de mieux qui, au lieu de s’unir, s’éparpillent en organisations rivales, comportement garantissant leur échec et la pérennité de la malfaisance des ennemis de la terre : spéculateurs, pollueurs, exploiteurs, tortionnaires d’animaux.
Tant que perdureront ces divisions, ces querelles subalternes, les affairistes destructeurs de sites, la FNSEA, adepte d’une agriculture chimique et d’un élevage concentrationnaire, le lobby chasse, accapareur de l’espace naturel et pourfendeur de la reconnaissance du caractère sensible de l’animal, la finance qui écrase les peuples sous le joug de ses intérêts, n’ont aucun souci à se faire.
Ils ne régneront certes pas mille ans, car leur règne létal détruira la biosphère bien avant cette échéance, mais jusqu’à l’extinction de la biodiversité.
Lorsque j’en appelle à l’unité des gens de mieux, je n’entends pas une uniformité, un monolithisme, une armée de clones disciplinés marchant au pas cadencé et répondant aux exhortations d’un duce.
Que le camp de la générosité, de la compassion, de l’amour de la vie soit divers, riche de différences, constituerait une chance et une force, si les humains possédaient la sagesse des loups qui savent bien que leur survie exige l’addition de leurs forces.
Pour la première fois depuis 1974, l’écologie politique sera probablement absente de l’élection présidentielle, le candidat des VERTS, issu d’une primaire verrouillée, promis à 2% de voix, devant opportunément renoncer à maintenir sa candidature.
En maintenant sa candidature, en retirant quelques centaines de milliers de voix aux autres candidat de la générosité, il favoriserait le candidat des banques et de la finance.
La gauche risque, néanmoins, de demeurer divisée, en deux courants égaux, et donc condamnée à disparaître, au soir du 23 avril.
D’aucuns exacerbent les nuances, les variantes qui font la luxuriance de la pensée.
Or, la multiplicité des approches, des sensibilités comme des talents représente un avantage, une source d’enrichissement, pour peu que l’on conserve la distinction entre amis et adversaires irréductibles.
Quant aux défenseurs du vivant, ils sont émiettés en micro-partis qui feignent de s’ignorer, préférant ainsi laisser la force, l’influence, le pouvoir aux ennemis de la terre.
Je préconise, par une réforme constitutionnelle, la fin de la monarchie élective, exception française.
L’élection présidentielle les rend fous.
Pourquoi Jean-luc MELENCHON ET Benoît HAMON ne s’entendraient-ils pas pour promouvoir une sixième république.
S’ils s’engageaient à supprimer cette monarchie élective, ils pourraient plus aisément s’effacer, l’un pour l’autre, momentanément pour la présidentielle, s’unir et additionner leurs voix.
Ils pourraient soumettre au peuple français par voie référendaire, une remise à plat des institutions politiques, par l’élection d’une assemblée constituante afin de donner au pays des pouvoirs publics davantage conformes aux exigences du temps.
Le parlement, notamment, sans sénat conservateur, devrait représenter l’intégralité des nuances politiques du pays, grâce à la proportionnelle intégrale.
Le pouvoir exécutif doit être désigné par ce parlement, le président de la république n’ayant qu’un rôle protocolaire.
Le pouvoir judiciaire doit devenir un véritable contrôleur du pouvoir politique et ce afin d’éliminer radicalement la corruption, mal français, à l’instar de ce qui existe dans la plupart des autres pays d’Europe Occidentale et du Nord.
En 1958, dans un contexte historique totalement différent, j’aurais approuvé les institutions de la Vème république, mais soixante ans ont passé.
Ces institutions aboutissent à des blocages et à la main-mise de clans sur l’appareil d’état, donc sur le « pot de confiture » dont les caciques apprirent à se gaver impunément, se considérant supérieurs aux lois communes.
Dès lors, HAMON ou MELENCHON, peu importe, si leur élection signifiait la fin d’un régime présidentiel adapté à un peuple mineur, guidé par un homme providentiel, un souverain qui nomme à toutes les fonctions essentielles de l’Etat.
Arrêtons la machine à perdre, celle qui prépare la victoire des forces d’argent, de ceux qui veulent des NOTRE-DAME-DES- LANDES, des grands travaux inutiles, contraires au bien public mais sources de prévarications pour des intérêts mafieux aux confins des affaires et de certains partis à leur service.
Quant à nous, biocentristes, naturalistes, écologistes, refusons notre soutien à tout candidat, tout parti flattant la chasse et la tauromachie.
Devenons une Force Pour le Vivant !

Gérard CHAROLLOIS
CONVENTION VIE ET NATURE
MOUVEMENT D’ECOLOGIE ETHIQUE ET RADICALE
POUR LE RESPECT DES ËTRES VIVANTS ET DES EQUILIBRES NATURELS

Communiqué : grippe aviaire, le scandale de l’élevage concentrationnaire

La CONVENTION VIE ET NATURE dénonce les massacres massifs de canards et d’oies, au nom d’une illusoire lutte contre la propagation du virus H5N8 dit de la grippe aviaire.
Cette année encore, un million trois cent mille canards ont déjà été tués (ils disent abattus) et le ministère décrète la mort vaine de six mille autres oiseaux dans les LANDES ET HAUTES- PYRENEES
Une enquête judiciaire serait en cours pour démasquer d’éventuelles contaminations d’origine humaine.
Comment ne pas éprouver un profond malaise devant ces sacrifices de millions d’êtres sensibles, reconnus comme tels par les lois de la république et les constitutions de la plupart des pays.
Ces massacres rappellent les bûchers de cadavres de vaches dites « folles » observés en Europe en 1996, lorsque l’élevage intensif avait contaminé ces herbivores par des farines animales porteuses du prion incriminé.
Une certaine agriculture industrielle aboutit à cette abjection qu’est la marchandisation du vivant.
Pour ces filières, un canard n’est rien d’autre qu’un produit élevé, engraissé, transporté d’une unité de gavage à une unité d’abattage, sans la moindre considération pour l’être vivant.
Ce sont ces pratiques intensives, ces déplacements massifs d’animaux concentrés qui génèrent ces épizooties qui perdureront aussi longtemps que ces modes de traitement du vivant.
Par ailleurs, la chasse française artificialisée relâche, chaque année, plusieurs centaines de milliers de canards colverts pour alimenter le stand de tirs des chasseurs.
Les appelants des chasseurs font courir des risques de contamination à l’avifaune migratrice.
Mais cela, il faut le taire !

CONVENTION VIE ET NATURE

La fracture

L’Histoire subit une accélération fulgurante avec les innovations scientifiques et techniques grosses d’une mutation, d’une rupture entre la société d’hier et celle de demain.
Les connaissances percent les secrets de l’infiniment petit, le boson de Higgs, ceux de l’immensité cosmique, ceux des ciseaux génétiques et de l’usure des télomères, ceux de l’exploration des comètes et de la circulation des informations en direct sur l’ensemble du village planétaire.
Avec ces connaissances, l’humain maîtrisera bientôt la plupart des maladies et jusqu’au processus de vieillissement.
Il captera les signaux venus du lointain de l’espace et donc du passé lointain.
Autrefois, les humains tremblaient devant les phénomènes qu’ils paraient de mystères inquiétants, avant qu’ils apprennent à lire dans le grand livre du monde.
Dans le même temps, des humains perdurent à tuer, à mourir, à lutter, à discriminer aux noms de sornettes, de billevesées religieuses, de préjugés grotesques qui feraient rire des enfants non conditionnés à croire de pures stupidités.
Ailleurs, des foules captives admirent dans des magazines, sur papier glacé, des milliardaires prévaricateurs, corrompus, assassins de la terre.
Ainsi la science, la connaissance, la maîtrise côtoient en un mélange explosif le sombre obscurantisme des mythes, sources de haines, de guerres, de divisions entre les hommes et cette première religion mondiale qu’est le culte de l’argent.
La sournoise dictature du libéralisme économique crée des inégalités criantes, jamais rencontrées avec cette acuité dans le passé.
1% d’oligarques possèdent autant de biens que 50% de la population mondiale.
Ces inégalités sociales scandaleuses appellent une révolution contre le système mercantile abrutissant.
Cette inégalité sociale n’est pas aussi décisive que celle, culturelle, séparant radicalement ceux qui savent et la masse des peuples qui croient, parce qu’ils ignorent deux vérités premières :
* il n’y a pas d’arrière-monde ;
* les oligarques ne sont que des parasites sociaux, des escrocs.
Résultats :
Dans nombre de pays, les peuples élisent des ringards, des dogmatiques, des hommes de guerre et de haine, des agents de la finance ou des imposteurs.
Les Etats-Unis, pays de contrastes, dotés des meilleurs laboratoires de recherche dans tous les domaines et néanmoins affligés d’élus niant les données de la science pour mieux
servir les firmes, illustrent une fracture que l’on observe ailleurs.
Le cœur et la raison ne guident pas les peuples croupissant dans leurs identités meurtrières, leurs religions farfelues, leurs pulsions agressives et cupides.
C’est l’abyssale fracture entre une frange éclairée de l’humanité et la persistance d’une ignorance source d’affrontements qu’un peu de raison éviterait.
Si l’ignorance ne générait pas la violence, la cruauté, la négation des droits et de la solidarité du vivant, elle nous offrirait de délicieuses occasions de distractions, comme celle que je savoure lorsque d’innocentes crédulités m’amusent.
Cette douloureuse fracture du savoir, de la lumière, constitue un défi de civilisation que les politiques n’appréhendent guère, à l’exception de ceux qui posent le problème de la raréfaction progressive du travail, raréfaction qui remonte à l’apparition de la mécanisation et que va amplifier la robotique et la numérisation.
Depuis un siècle, le temps consacré au travail s’est réduit constamment et le processus va s’accélérant.
D’autres horizons s’ouvrent avec les avancées de la biomédecine qui, d’une part, guérira un jour l’humain de l’angoisse et, d’autre part, révèle déjà l’unité fondamentale du vivant.
On ne peut plus considérer l’animal et la nature avec ce mépris arrogant que pratiquaient les hommes d’hier.
Notre devoir est de penser ces mutations et non de servir les intérêts mesquins d’une strate de privilégiés du système économique.
Enfants d’aujourd’hui, vous allez vivre une ère exaltante pleine de promesses insoupçonnées mais également dissimulant bien des précipices.

Gérard CHAROLLOIS
CONVENTION VIE ET NATURE
MOUVEMENT D’ECOLOGIE ETHIQUE ET RADICALE
POUR LE RESPECT DES ÊTRES VIVANTS ET DES EQUILIBRES NATURELS