Pour un nouveau contrat social par Gérard Charollois

La contemplation des débats, des querelles, des compétitions politiques, trop souvent bien au-dessous des enjeux, navre.
Les défis méritent mieux que ce concours des impuissances à penser les ruptures.
Dévoyés par l’esprit de cupidité et d’arrivisme individuel du temps, trop de prétendants aux fonctions électives ne sont mus que par la volonté d’occuper de leurs vaines présences les fauteuils de la république, sans autre ambition que d’acquérir des titres et prébendes.
Or, il y a urgence à opérer un changement de cap équivalent à celui survenu, d’abord dans les esprits puis dans les faits sociaux, au siècle des Lumières, changements politiques préparés par les pensées des HOBBES, ROUSSEAU, MONTESQUIEU, DIDEROT et VOLTAIRE.
La rupture, permise par les idées de ces hommes audacieux, apporta la démocratie, les droits de l’homme, le progrès des sciences et des techniques, le respect de la liberté individuelle de pensée et de mode de vie, l’abolition de la question, de l’absolutisme monarchique, de la théocratie, de l’esclavage, de la peine de mort.
Les fondamentalismes religieux combattent ces indéniables acquis que trop de clercs occidentaux, par relativisme complexé, n’osent plus défendre, comme si tout se valait : l’émancipation de la femme et la lapidation de la femme adultère, la liberté des mœurs et la mise à mort des homosexuels, le droit d’exprimer une pensée et le supplice du fouet pour les blasphémateurs, la quête d’une vérité dans le déchiffrage du grand livre du monde et la soumission à un dogme révélé.
Rejetons ce relativisme béat qu’un simple examen des faits disqualifie.
Assumons des valeurs universelles qui font triompher les droits de l’individu et la raison.
Pour nos amis lecteurs qui douteraient des avancées découlant des écrits, puis des Révolutions, du siècle des Lumières, l’étude de l’Histoire suffit à éviter d’éprouver l’envie de la revivre.
A celui qui me demanderait ce qu’est le progrès, je répondrais par une boutade édifiante : aller chez le dentiste et souffrir moins que nos ancêtres !
Observons que si les progrès dans la civilisation améliorent opportunément nos conditions de vie, chez nos contemporains grandissent les inquiétudes, les insatisfactions, la conscience d’une attente anxieuse d’un avenir gros de périls, des doutes sur cette notion : le progrès.
Hier, les hommes de mieux rêvaient de « changer le monde ».
Aujourd’hui, notre souci premier est de le sauver.
Bien sûr, notre époque n’a pas inventé la peur de l’avenir et l’humain a toujours craint que le ciel lui tombe sur la tête.
A la différence du philosophe Hans JONAS, je n’adhère pas aux vertus de la peur.
Effrayer les populations en décrivant des calamités potentielles revient à infantiliser les foules.
Les apprentis dictateurs, les grands leaders inspirés, les guides suprêmes recoururent toujours à la peur pour captiver les peuples.
D’aucuns me rétorqueraient, peut-être à juste titre, que les foules sont infantiles et que la peur rassemblera toujours les troupeaux.
Je préfère m’adresser à l’intelligence et tenter d’appréhender les menaces par la raison.
Quelles sont les menaces contemporaines ?
Quelle est l’issue de secours ?
L’humain cancérise la terre et fait reculer le vivant.
Sa conception du rapport aux autres espèces fait fi des données de la science qui révèle (ce qu’ignoraient les anciens) l’unité profonde du vivant, le caractère sensible de l’animal, la fragilité de la nature, les limites de la planète, l’omnipotence de notre emprise technique.
Ces faits appellent, dans l’ordre politique, une rupture nouvelle aussi radicale que celle des Lumières, non pas contre les Lumières, mais en dépassement de leurs acquis.
Pour l’humain du 18ème siècle, il fallait dominer la nature.
Maintenant, nous devons célébrer la vie.
Le nouveau contrat social doit inclure une éthique de la vulnérabilité, la considération de l’animal en sa qualité d’être sensible, l’admission d’un droit imprescriptible de toute espèce à vivre, l’affirmation claire d’un universalisme des droits en opposition aux particularismes, masques des lâchetés face aux atteintes criminelles aux droits fondamentaux de l’homme et plus souvent de la femme.
Si l’écologie politique n’intègre pas ce nouveau contrat social, elle n’est rien qu’une occasion de petites carrières politiciennes dérisoires.
Toute rupture rencontre des résistances.
Le 18ème siècle eut ses réactionnaires.
Nous avons, en Occident, les tenants du « tina », monstruosité conceptuelle.
Oui, même après les totalitarismes criminels, il se trouve des personnages pour oser déclarer « There is not alternative », (formule prêtée à Mme THATCHER), mais que tiennent tous les adorateurs du Marché et de ses lois, de sa main invisible et de son temple, l’entreprise.
En fait, ces personnages qui refusent une alternative à leur système se révèlent être de nouveaux totalitaires grimés en « libéraux ».
Leur but est de perpétuer le pillage, le saccage, l’exploitation de la nature, des animaux et des hommes.
Leur système généra des progrès indéniables, mais s’est épuisé en atteignant ses limites et nécessite une nouvelle conquête, un élargissement du cercle du droit, incluant la nature.
Outre cette réaction des milieux d’affaires, l’esprit d’émancipation et de célébration de la vie se heurte au rejet violent des tenants des billevesées monothéistes.
Lorsque les « croyances » prétendent non pas consoler l’individu, mais régenter la société, exterminer l’impie, extirper les pensées et mœurs contraires aux injonctions d’un dieu, il y a péril pour l’hominisation en cours et aspiration vers une régression obscurantiste.
Il y a, présentement, un choc des civilisations et le fait de nier le mal ne suffit pas à le conjurer.
Certes, le 20 août 1914, en cette seule journée, 22.000 jeunes Français perdaient la vie sur les champs de bataille.
Nous n’en sommes plus à ces hécatombes de masse, mais chaque mort individuelle est une fin du monde.
Donner la mort en dehors d’une légitime défense, sans nécessité absolue de prévenir le meurtre, à un autre humain ou à un animal avilit.
Le contrat social de ROUSSEAU reposait sur une adhésion présumée des parties contractantes.
Or, objection nullement décisive, l’animal et la nature ne peuvent pas contracter, faute de pouvoir consentir.
Cela n’interdit nullement de les inclure dans le nouveau pacte social.
L’enfant en bas âge, le vieillard sénile, le débile profond ne contractent pas. La société leur reconnaît, fort heureusement, des droits et une protection.
Ouvrons le cercle du contrat aux animaux et à la nature.
La loi, l’Etat, la force publique doivent garantir les droits des vulnérables parce qu’il se trouvera toujours un pervers, un affairiste cupide, un fanatique délirant pour ôter la vie, violer la sensibilité et les biotopes, comme ils se trouvent des délinquants pour voler, violer, escroquer, assassiner.
Le nouveau contrat social ne peut pas attendre l’unanimité dès lors qu’il y aura toujours, dans une société, des agresseurs et des malfaiteurs pour nier les droits d’autrui.
Si l’humain n’accédait pas à ce plus haut degré de civilisation, sa maîtrise déboucherait, à terme, sur la mort de la biocénose, c’est-à-dire du vivant.
Vaste défi que ce combat de la pulsion de vie contre la pulsion de mort !

Gérard Charollois

Report de manifestations :

Hier, nous diffusions un communiqué inter-associatif vous informant de la tenue d’une manifestation en faveur du loup, le 12 décembre, à LYON.
À la suite des assassinats perpétrés par des islamistes à PARIS, le 13 novembre, nos amis de la LIGUE DE PROTECTION DES OISEAUX sollicitèrent un report de cette date.
Nous vous tiendrons informés des décisions que la communauté protectionniste de la nature aura adoptées, quant à la date et au lieu de cette manifestation reportée.
Par ailleurs, nous constatons que les marches pour le climat, antérieurement prévues les 28 et 29 novembre, à PARIS, en soutien à la cop21 sont interdites par le gouvernement pour des raisons de sécurité.
Les faits sanglants, leurs conséquences délétères sur l’opinion publique détournée des enjeux d’avenir, les débats moyenâgeux autour de religions anachroniques, exigent une forte réponse éthique, culturelle, idéologique pour que la pulsion de vie l’emporte sur la pulsion de mort, pour que le souci de ce monde prévale sur les sornettes d’un arrière-monde illusoire.
L’erreur des gouvernants est de penser que l’obscurantisme ne se combat que par des bombes, parfois nécessaires, mais toujours insuffisantes.
La victoire du vivant passe par la grande querelle assumée des idées.
Faisons de l’émancipation de la femme, de la liberté des mœurs, du respect de l’animal, principes bafoués par les fondamentalismes religieux, des valeurs non négociables.
Faute d’assumer ces valeurs, par pusillanimité devant les arriérations, nous laissons des communautés humaines sombrer dans les délires paranoïaques de la religion et nous sommes condamnés à faire la guerre à des fanatiques que nous n’avons pas su libérer de leurs billevesées.
Et voilà pourquoi la sauvegarde de la biodiversité et du climat font silence lorsque le fracas des armes couvrent nos voix.
Seuls les matchs de foot et la chasse perdurent dans cette faillite du cœur et de la raison !

Gérard CHAROLLOIS
CONVENTION VIE ET NATURE

Rassemblement pour la défense du loup, le 12 décembre prochain

La CONVENTION VIE ET NATURE soutient et participe au rassemblement pour la défense du loup, le 12 décembre prochain, à LYON.
A l’heure où des hommes mus par la pulsion de mort mettent la guerre à l’ordre du jour, nous devons célébrer la vie, le respect des individus, par-delà les espèces, défendre la nature, relever les défis du temps et non poursuivre des affrontements préhistoriques, aimer ce qui est et non adorer des mythes criminogènes.
Ne nous laissons pas avilir par des barbaries, des idéologies qui tuent parce qu’elles s’acheminent vers leurs propres extinctions.
La défense du loup, des insectes pollinisateurs, des sites naturels, de l’équilibre des flux planétaires mérite LA MOBILISATION DES GENS DE MIEUX..

Gérard CHAROLLOIS
CONVENTION VIE ET NATURE

—— communiqué INTER-ASSOCIATIF

Grande mobilisation inter-associative contre la chasse aux loups
Lyon, 12 décembre 2015
Pour la première fois, la population de loups en France a baissé en 2015. Mais, cédant aux pressions des lobbies agricoles et de la chasse, les pouvoirs publics ont augmenté le plafond de loups pouvant être abattus de 50 % (24 loups en 2014-2015 contre 36 loups en 2015-2016).
Ce plafond est devenu le quota à atteindre absolument pour l’Etat français qui a déployé les grands moyens :
– Autorisation de tirer le loup par les chasseurs lors de leurs parties de chasse au grand gibier
– Arrêtés préfectoraux autorisant l’ensemble des chasseurs d’un département à abattre des loups
– Carabines à vision nocturne
– Caméras thermiques
– Tirs de défense dans le parc national des Cévennes
– Tirs de nuit aux phares, pratique interdite pour les espèces gibier. Rappelons que le loup est une espèce protégée aux niveaux français et européen !
25 loups ont déjà été décomptés du plafond.
Les tirs de loups, qui ne doivent être que la solution de dernier recours, sont devenus la priorité au lieu d’étendre la protection des troupeaux ; pourtant ces tirs déstructurent les meutes ce qui augmente les dégâts aux troupeaux !
Le retour du loup est une chance pour tous les pays qui l’accueillent à nouveau. Il est l’allié incontournable des forestiers (deuxième activité économique en zone de montagne) qui trouvent là un moyen de diminuer les dégâts des cerfs, chevreuils ou chamois. C’est également un atout pour le tourisme (première activité économique en zone de montagne) en développant un écotourisme permettant aux professionnels installés sur place de travailler toute l’année. Le tourisme axé sur le loup en Espagne et en Italie a déjà fait ses preuves.
Mais en France, le loup, comme toutes les activités que sa présence pourrait dynamiser, est « géré » sous pression politique au nom de la soi-disant protection du pastoralisme ovin. La présence du loup, contrairement à ce que l’on peut voir dans tous les autres pays, serait incompatible avec cette activité ! Ils sont pourtant bien plus nombreux en Italie (1000 à 1500) ou en Espagne (2500).
Alors que le gouvernement français dit vouloir se montrer exemplaire pour la COP 21, il sacrifie la biodiversité pour satisfaire les pressions des syndicats agricoles et des chasseurs. Après les bouquetins du massif du Bargy (74), les pinsons des Landes et les oies de février, le loup paie le lourd tribut des calculs électoralistes. Rappelons par ailleurs les exactions d’éleveurs qui sont de plus en plus nombreuses et violentes : séquestrations, saccages, intimidations etc. Des actes illégaux que les pouvoirs publics laissent faire, encourageant ainsi ces violences.
Le loup reste en France une espèce vulnérable, aux effectifs en baisse (estimation moyenne de 282 loups début 2015 contre 301 début 2014). Plus de la moitié de l’aire de répartition de l’espèce présente des densités faibles voire seulement des individus isolés. Un seul noyau de population reproducteur est présent en France (Alpes) et ce n’est pas normal, plus de 20 ans après le retour de l’espèce.
Tant que l’existence de plusieurs noyaux de reproduction n’est pas atteint, nous pouvons considérer que l’état de conservation du loup n’est pas favorable et que l’augmentation des autorisations de tirs n’est pas conforme aux réglementations européennes.
Pour dénoncer cet état de fait, une vingtaine d’associations de protection de la nature manifesteront samedi 12 décembre, Place Bellecour à Lyon, et se rendront à la préfecture de région où le dossier loup est administrativement géré pour l’ensemble du pays.
Seront également présents Paul Watson, fondateur de Sea Shepherd, Allain Bougrain-Dubourg, président de la LPO France, Yves Paccalet, philosophe et vice-président de Ferus et Fabrice Nicolino, journaliste à Charlie Hebdo et grand défenseur du loup.
Les associations participantes :
Action Nature, Alepe, Alliance avec les loups, Animal Cross, Aspas, Aves France, CAP Loup (collectif), Collectif du 21 septembre, Convention Vie et Nature, CRAC Europe, Dignité Animale, FERUS, FNE, FRAPNA, GML, LPO, 1000 traces, One Voice, Peuple Loup, Point info loup/lynx, Sauvons nos loups alpins, Sea Shepherd.
Contacts presse :
– Jean-David Abel (FNE) : 06 72 04 23 30
– Muriel Arnal (One Voice) : 06 79 83 16 61
– Pierre Athanaze (Action Nature) : 06 08 18 54 55
– Patrick Boffy (FERUS / Cap Loup) : 06 29 90 07 07

Une guerre de l’obscurantisme

Comment taire notre émotion, notre juste colère, notre nausée face aux assassinats perpétrés, ici et maintenant, comme dans d’autres sites, par des islamistes fanatisés.
Cette idéologie tua, le 7 janvier dernier, nos amis de CHARLIE-HEBDO.
En Syrie, en Tunisie, en Égypte, en Somalie, au Mali, les mêmes barbares violent, réduisent en esclavage sexuel, posent des bombes, égorgent, décapitent et même brûlent vifs des personnes qui ne leur firent pas le moindre mal.
Cette guerre asymétrique, aux allures de Moyen-âge, va durer.
D’autres meurtres ensanglanteront nos pays.
Par-delà cette émotion légitime, il y a lieu de s’interroger sur le sens de ce terrorisme au nom d’un dieu.
Assiste-t-on à un retour de l’obscurantisme religieux, avec ses guerres de religions ?
Il faut constater une montée de l’intégrisme islamique avec des attitudes ostentatoires, une volonté de réanimer les traditions, de se cramponner à des identités communautaires, terreau favorable au djihadisme.
D’autres religions, en Inde et à Jérusalem notamment, connaissent de telles poussées de fanatismes, de replis sur des rites sombres et grotesques.
Ce qui caractérise tous ces intégrismes obscurantistes est le refus de la science, de la démocratie, de la libération de la femme, de la prise en considération de la sensibilité animale.
En fait, ces intégristes aspirent à revenir 1500 ans en arrière.
Ils conchient la raison, la liberté, la vie et célèbrent la pulsion de mort.
Mais loin de marquer un « renouveau du fait religieux », ces crimes représentent les convulsions de sociétés théocratiques à l’agonie.
Ils tuent parce que leur idéologie se meurt, parce que les valeurs, les préceptes établis dans les caravanes du désert il y a plus de mille ans se dissipent devant les Lumières.
A terme, tous ces intégristes obscurs perdront la guerre.
L’émancipation de la femme, la liberté de mode de vie et de pensée, l’élargissement du cercle de l’empathie à tous les êtres vulnérables l’emporteront, mais pour l’heure, il convient d’adopter concrètement des mesures politiques afin de prévenir les assassinats.
Les dirigeants, les services en charge de la sécurité publique, font un travail remarquable permettant de faire échec, neuf fois sur dix, aux attaques djihadistes.
On peut encore faire mieux.
Laissons partir en Syrie, ceux qui veulent y mourir en martyrs, car le problème n’est point leur départ mais leur retour éventuel.
Admettons que la démocratie ne pourra fleurir au Proche-Orient que lorsque culturellement, la religion sera extirpée du champ politique et sera ramenée au rôle qu’elle joue en Occident, à savoir une consolation purement individuelle, pour ceux qui en ont besoin.
Aussi longtemps que le religieux dominera ces sociétés, celles-ci sécréteront des terroristes et souffriront d’atroces guerres équivalentes à celles que connut l’Europe au 16ème siècle.
Ce matin, je pense aussi à nos regrettés amis CABU, Bernard MARIS et tous les autres.
Ils sont morts prématurément parce que quelques demeurés préfèrent un arrière-monde mythologique à la vie.
Aujourd’hui, nous devions manifester, à GUERET, contre l’élevage concentrationnaire.
Les ténèbres en ont décidé autrement.
Humanité : quand sortiras-tu de ta préhistoire ?

Gérard CHAROLLOIS
CONVENTION VIE ET NATURE

Braconnage dans les LANDES

La CONVENTION VIE ET NATURE exprime son soutien, sa solidarité, sa gratitude à Allain BOUGRAIN-DUBOURG, président de la Ligue pour la Protection des Oiseaux venu ce 9 novembre, dans le département des LANDES, pour constater et faire verbaliser le braconnage des petits oiseaux.
Il a été agressé par des voyous de la chasse, au comportement toujours violent.
Dans ce département, affecté par la barbarie tauromachique, quelques centaines de chasseurs particulièrement obscurantistes perdurent à piéger, en août et septembre les ortolans, en novembre les pinsons, à l’’aide de pièges-cages dénommées « matoles ».
Ils consomment ces petits passereaux, nonobstant le droit de l’Union Européenne et la loi Française qui les protègent et font de leur destruction un délit correctionnel.
D’’un point de vue écologique, il est invraisemblable, à l’heure de la prise de conscience de la mort de la biodiversité, de perpétrer de telles pratiques cruelles et arriérées.
Entre 150.000 et 300.000 pinsons seraient victimes de ces chasseurs que soutiennent des politiciens locaux.
D’’un point de vue éthique, il est navrant de mesurer le mépris dans lequel certains humains tiennent l’ animal.
D’ un point de vue politique, il est honteux, pour ce pays, de posséder des élus assez viles, dégradés, irresponsables pour inciter au braconnage d’’espèces en voie de disparition.
En Provence, d’autres braconniers utilisent des gluaux pour tuer les petits oiseaux.
En LOZERE, une centaine d’individus emploient des pièges constitués par des pierres plates disposées en équilibre sur des baies pour écraser les passereaux.
Les politiciens sont complices de ces personnages qui insultent la raison et la sensibilité.
Ceux qui justifient ces pratiques du seul fait qu’elles conservent des adeptes pourraient tout aussi bien justifier le vol, le viol, l’escroquerie, la pédophilie, puisqu’ils ont davantage d’’adeptes que le massacre des petits oiseaux, adeptes tout autant antipathiques.
N’ attendons pas que le dernier arriéré tue le dernier oiseau pour instaurer une véritable politique de protection de la nature.

Gérard CHAROLLOIS
CONVENTION VIE ET NATURE

Soutenons la LPO : https://www.lpo.fr/actualites/operation-pinsons-2015

Appel pour une mobilisation contre les « grands projets » nocifs

J’appelle les partis politiques écologistes, les associations de préservation de la nature, les Résistants à l’emprise du Marché et des affairistes, à manifester les 28 novembre (en régions) et 29 novembre (à PARIS) contre l’imposture d’une politique qui se drape de vertu en invitant le monde à PARIS à agir pour le climat et qui mène, concrètement, une politique contraire aux objectifs affichés.
Le pouvoir souhaite que l’opinion publique se mobilise pour que son grand spectacle planétaire soit un succès de théâtre.
Dans le même temps, insultant l’intérêt général, disqualifiant la parole publique, servile envers les oligarques, le même pouvoir politique relance le projet d’aéroport de NOTRE DAME DES LANDES, soutient les parcs de loisirs, finance le réseau autoroutier, abandonne l’écotaxe, sacrifie la biodiversité.
Il faut, effet d’annonce, limiter le réchauffement climatique à 2°, convaincre la Chine et les USA, obtenir la signature de la Russie et de tous les autres pour la gloire de notre diplomatie.
Par ses actes, le gouvernement Français va à l’encontre de la lutte contre l’émission des gaz à effets de serre.
Il n’y a d’ailleurs pas que l’emblématique, caricatural et provocateur projet de NOTRE DAME DES LANDES pour illustrer l’indécence de ces politiciens qui renient constamment leurs engagements, dès lors que sont en jeu les petits intérêts des maîtres du béton, des parkings et des chaînes de télévisions.
Les hommes du pouvoir veulent des lignes à très grande vitesse dans le Sud-Ouest, des centerparks en zones forestières, des barrages à SIVENS et ailleurs, cédant aux appétits des firmes en embuscade derrière tous ces projets.
L’absence de changement effectif, en 2012, révèle les collusions et connivences qui gangrènent l’Etat.
Ne soyons plus dupes.
Faisons des 28 et 29 novembre des journées de dénonciation de ces grands projets néfastes pour le bien public, lucratifs pour les oligarques.
Ne cédons pas à une fausse écologie bêlante qui se paie de mots et laisse le grand massacre de la nature s’opérer dans une lâche hypocrisie.
Exigeons que les actes soient conformes aux proclamations.
François HOLLANDE, élu en 2012 avec beaucoup de voix écologistes, a fort peu de chance d’obtenir un second mandat.
Il a choisi d’insulter ceux qui l’ont élu, notamment en s’agenouillant devant les chasseurs, et en faisant couler le sang des bouquetins et des loups.
L’exercice de la politique ne rend pas nécessairement intelligent et on voit ainsi nombre d’élus trahir les aspirations et convictions de leurs soutiens.
Bien sûr, l’échec inévitable des pseudo-socialistes, victimes de leurs reniements comme le furent leurs homologues Européens, signifiera en 2017 le maintien au pouvoir des adorateurs du Marché, des valets des oligarques de la finance, cette droite de la lutte des classes à rebours, d’une droite tellement ringarde qu’elle absorbe le parti chasse, pêche et traditions dont les candidats figurent sur ses listes régionales.
Ce désastre annonce bien des régressions sociales et écologiques, bien des souffrances pour les citoyens et pour la nature, mais les faits sont ce qu’ils sont.
Pour nous, l’essentiel est de refuser notre soutien à ceux qui détruisent la nature, torturent l’animal, exploitent l’humain et tout cela aux noms des traditions débiles et du profit d’une poignée de prévaricateurs.
Dénonçons la duplicité de ces politiques qui recherchent des succès diplomatiques et agissent à l’encontre des objectifs de tribune.
Le gouvernement Français ment lorsqu’il organise la conférence des parties en faveur du climat tout en perdurant à bétonner des espaces naturels.
Ne soyons pas complices de cette imposture et ne cédons pas au chantage du pire.
Rien n’empêchait les gouvernants actuels de faire une autre politique, d’abolir la corrida, d’engager un programme effectif de sauvegarde de la biodiversité.
Constatons que l’actuelle ministre de l’écologie tourne le dos à ces avancées et choisit le camp des arriérations et du lucre.
Ces personnages devront assumer et disparaître de la vie politique pour faire place, après l’impasse prévisible de la politique conservatrice, à des femmes et hommes de mieux.
« extrémistes », éructent les ennemis de la terre et les timorés !
Comme si défendre la vie, prôner la compassion, choisir la nature, étaient des marques « d’extrémisme ».
En revanche, devenir ministre pour ne rien faire déshonore.
Nous assumons sereinement, calmement, résolument une éthique, non pas en « intégristes », mais en militants intègres, au service d’une cause et non en utilisateur d’une cause pour conquérir les apparences du pouvoir.
Les 28 et 29 novembre, manifestons pour défendre le climat, la biodiversité et la vérité des faits.

Gérard CHAROLLOIS
CONVENTION VIE ET NATURE

Communiqué : Contre le démantèlement du service public de l’énergie.

L’entreprise publique EDF gère les barrages hydroélectriques qui, implantés sur les fleuves et rivières de montagne, fournissent 13% de l’électricité Française.

Le Conseil supérieur de l’Energie, le 12 octobre dernier, sur injonction de la commission européenne, propose de « libéraliser » le secteur, en offrant aux entreprises privées la gestion de tous les barrages hydroélectriques du pays, en excluant l’opérateur public.

Une telle politique s’inscrit fidèlement dans le dogme de la privatisation forcenée, de la concurrence libre et non faussée, dpgùe cher aux doctrinaires du culte de l’argent.

Or, les salariés des entreprises privées pâtiront d’un statut dégradé par rapport à celui d’EDF, et, d’un point de vue écologique, la quête frénétique du profit animant toute entreprise privée aggravera les incidences désastreuses des barrages sur la faune aquatique, sur les débits d’étiage des cours d’eau.

Ce démantèlement de l’énergie hydraulique participe du totalitarisme régnant en Occident et avec acuité en Europe.

Il génère des régressions sociales et le saccage de la nature pour satisfaire les appétits des entreprises qui ne créent ni richesses, ni emplois, mais uniquement des profits et qui ne peignent en vert et en éthique leurs agissements que pour accroître leur gain et leur « pénétration sur le Marché ».

Je préconise une économie mixte, conciliant l’initiative individuelle et les garanties sociales et écologiques.

L’Etat, maître des secteurs sensibles dont celui de l’énergie, demeure le garant de l’intérêt général, le protecteur des parties lesp lus faibles.

Mais, pour qu’il y ait une autre politique, plus favorable à la nature et à l’humain, il faut une Europe inspirée par des forces politiques hermétiques aux lobbies de l’industrie et des affaires.

Le courant ne poussant pas dans cette direction, préparez-vous à bien des scandales (types VOLKSWAGEN, dans la stricte logique du profit maximum) et des   déboires.

Agissons contre le totalitarisme d’ici et maintenant.

Gérard CHAROLLOIS

En 150 ans, la population humaine a été multiplié par sept.

Dans le même temps, la science et les techniques ont vaincu la mortalité infantile et ont permis à chaque humain de consommer sans cesse davantage d’énergie et d’espace, non seulement pour se nourrir, mais plus encore pour se distraire.

Après une prise de conscience éphémère du défi démographique, à la fin de la décennie 1960, les formateurs d’opinion passent sous silence les conséquences désastreuses d’une explosion démographique, sur l’altération du climat, la disparition de la biodiversité, l’occupation de l’espace planétaire, les pollutions multiples, l’épuisement des ressources.

Le dogme mensonger radote :

« Il faut des enfants, toujours plus nombreux, pour assumer la charge des anciens, toujours plus nombreux et dynamiser l’économie dans une perspective de croissance infinie ».

Les « faiseurs d’opinions » se réjouissent des taux de naissance élevés et s’apitoient sur les pays connaissant une baisse de natalité.

Or, objectivement, inéluctablement, un choix devra s’opérer entre la prospérité, l’aisance, l’hédonisme et la multitude en expansion constante et illimitée.

Exemple concret : les sept milliards d’humains ne peuvent pas prendre l’avion sous peine de compromettre la viabilité de la planète par dégradation de la composition gazeuse de l’atmosphère.

Limiter les naissances est un impératif premier.

Il ne s’agit pas de prendre le parti de la nature contre celui de l’homme, mais de cesser de prendre le parti de l’homme contre celui de la nature.

Il faut concilier, dans une démar(che biocentriste, l’espèce humaine avec l’ensemble de la biodiversité.

Il convient de se soucier d’électrifier un continent, tout autant que de la sauvegarde de sa faune et de sa flore.

Ceux qui nient le défi démographique et qui monopolisent, pourl’heure, la parole publique, ignorent qu’ils préparent, non seulement la sixième grande extinction d’espèces sur terre, mais des catastrophes humaines inéluctables sur une planète surpeuplée, surexploitée, couverte de mégapoles infernales.

Tout humain a droit à une vie digne, agréable, libre, épanouissante et, si possible, prolongée.

Mais cette option passe par une réduction du nombre des naissances pour que chaque individu, chaque espèce conservent sa place légitime sur une planète finie.

Le péril ne naît pas de la maîtrise sur le monde, mais de la perte de maîtrise de cette maîtrise.

Ainsi, l’anthropocène sera une fin pour l’aventure de la vie, si l’homme anéantit la nature, ou le commencement d’une ère heureuse si nous réussissons à vaincre la cupidité et la cruauté.

Le retour du loup : une chance

La CONVENTION VIE ET NATURE se réjouit du retour prévu et désiré du loup dans les forêts Françaises.
Le vendredi 30 octobre, un agriculteur de la commune de ST-LEON SUR L’ISLE (DORDOGNE) a tué, dans son poulailler, un animal présumé être un jeune loup mâle blessé à une patte, probablement par un piège.
Une analyse génétique est en cours mais les agents publics de la faune estiment être bien en présence d’un loup.
Cela n’a rien d’étonnant.
Le loup, de retour en France depuis 1992 en provenance d’Italie, reconquiert progressivement sa place.
Il a déjà été observé dans le CANTAL et le LOT.
Sa présence en DORDOGNE est dès lors prévisible, bien que la vallée de l’ISLE ne soit pas le biotope dans lequel on pensait le rencontrer, dans un premier temps.
Biologiquement, le loup remplit dans la nature un rôle précieux de régulateur de la faune de taille moyenne. Il participe ainsi grandement aux équilibres écologiques.
Il est présent en Italie qui compte près de sept cents individus et en Espagne qui possèderait plus de mille loups vivant en harmonie avec les hommes.
Contrairement aux légendes médiévales, le loup n’attaque pas l’homme et aucun Italien, Espagnol, Polonais ou Canadien n’a été dévoré par les loups qui ont constamment été présents dans ces pays.
Juridiquement, l’espèce est protégée par la loi et sa destruction constitue un délit correctionnel.
Aussi, tout obscurantiste qui viendrait à tuer un loup ferait l’objet non seulement d’une plainte, mais d’une citation directe devant le tribunal correctionnel par les associations de protection de la nature.
En un temps où l’on déplore la mort de la biodiversité, la disparition de la plupart des espèces de faune et de flore, il faut se réjouir d’un retour spontané d’une magnifique espèce animale, ancêtre de notre chien de compagnie.
Les générations futures seront heureuses d’avoir encore de la vie sauvage dans nos forêts et pourront remercier ceux qui, contre les préjugés et les ignorances, auront contribué à ce sauvetage.

Gérard CHAROLLOIS
CONVENTION VIE ET NATURE

La viande : un cancérogène pour la conscience ?

Les goûts alimentaires, les cultures culinaires, les habitudes familiales et sociales ne peuvent que susciter tolérance et compréhension.
Animal omnivore, l’humain consomma fréquemment dans son histoire d’autres animaux, sans que cela soit une constante, ni une obligation biologique.
Présentement sur la planète, la consommation de viande va croissant, du fait des pays sous-développés dont l’accession aux aliments carnés symbolise une sortie de la pauvreté, alors qu’inversement, dans les pays développés apparaît un végétarisme militant, au nom de la santé et du respect des animaux.
La section cancérologique de l’Organisation Mondiale de la Santé publie une étude (synthèse de huit cents études) révélant que charcuteries et viandes rouges favorisent l’apparition de cancers du côlon et de l’estomac.
Nous le savions déjà, mais cette publication par un organisme dont nul ne conteste le sérieux suscite une annonce dans la presse et lance un débat très révélateur de l’état de notre société.
Vous entendrez les grincheux énoncer : « Après le tabac, l’alcool, les hygiénistes veulent nous empêcher de manger de la viande. Laissez-nous fumer, boire et nous intoxiquer, puisque de toute façon nous devrons mourir ».
Ce raisonnement de « beauf » et fier de l’être, oublie tout simplement que les scientifiques n’interdisent rien, n’édictent pas de normes.
Dès lors qu’ils ne mettent pas la vie des autres en danger, les « beaufs » peuvent consommer de la poudre à cancer, de l’alcool et autres toxiques, autant qu’ils le veulent.
Les scientifiques étudient, observent, dénombrent puis informent.
Libre ensuite à chacun de faire ce qu’il veut de cette information objective et toujours perfectible, puisque la science est doute, à l’opposé de la croyance qui est certitude révélée.
Chacun de nous construit sa vie selon ses connaissances et sa nature.
Liberté à chacun de tenir la main de la maladie, de la souffrance et de la mort ou, inversement, de tenter de lutter contre ces ennemies implacables.
Mais avec la viande, les lobbies et les « beaufs » se surpassent en ricanant, dans certains médias, où ils proclament qu’ils mangeront toujours davantage de foie gras et autres charcuteries et quartiers de vaches.
Si je conçois et respecte tous les modes d’alimentations, je m’étonnerai toujours de la capacité de l’humain à nier la souffrance d’autrui.
Lorsque, dans les peuplades primitives, l’homme tuait un animal, il lui rendait hommage, le remerciait de donner sa chair et ne confondait pas sa victime avec une chose.
L’homme moderne consomme des animaux élevés et tués dans des conditions cruelles parce que l’élevage et l’abattoir doivent être, à l’image de toute chose, rentables.
Engraisser et abattre vite, à la chaîne, industriellement, en célébration de la société du profit et de l’exploitation, représentent les modes d’obtention de la viande, ici et maintenant.
Aussi, si je respecte les choix de chacun en matière alimentaire, je condamne cette indifférence coupable envers les moyens employés pour obtenir cette viande qui cancérise les viscères et qui, bien avant, devrait cancériser les consciences.
Les fermes des mille vaches, mille veaux, mille porcs, dix mille poulets, les abattages superstitieux qui veulent que l’animal souffre pour apaiser les dieux et leur offrir des sacrifices, relèvent d’une barbarie déshonorante pour l’espèce qui s’imagine supérieure.
Pour ma part, à l’instar de Marguerite YOURCENAR « J’ai du mal à digérer une agonie ».
Allons, les rires gras, les éructations satisfaites des contempteurs de la « cause animale » prouvent que l’homme possède davantage d’intestins et d’estomacs que de conscience.
Mais nous le savions, puisque les guerres de religions en expansion, la chasse, la tauromachie, le libéralisme économique illustrent, chaque jour, la carence de trop de nos contemporains, pauvres en raison et en compassion.

Gérard CHAROLLOIS
CONVENTION VIE ET NATURE