Cruauté, austérité et économie libérale

90% de la viande consommée provient désormais d’élevages industriels concentrationnaires qui évoquent l’univers infernal et monstrueux des camps d’extermination.
Des essais, des romans dont l’admirable « Règne animal » de Jean-Baptiste DEL AMO décrivent ce monde caché, ignoré, effrayant, de la « production » de protéines animales, avec sa logique carcérale, ses tortures ordinaires, sa transformation d’êtres sensibles en machines à sécréter du produit.
Dans l’élevage, l’animal de rente n’a pas de vie mais il a une mort dans le stress et la douleur.
Pas méchants, nos contemporains ne savent pas et, pour certains, ne veulent pas savoir ce que le Système génère pour alimenter la consommation de masse et les grands profits des firmes et des actionnaires, seuls bénéficiaires de ces crimes contre le vivant, contre la conscience.
Je me garderai bien d’être prescripteur de tel ou tel mode de vie, mais je souhaiterais, plus humblement, que chacun mesure le tragique de la vie animale et humaine.
S’humaniser, c’est s’insurger contre la souffrance et contre la mort.
Or, l’élevage représente la négation de cette prise de conscience.
La médecine le demeure encore trop car les soins restent douloureux et malgré nos progrès indéniables, nous perdrons toujours la guerre contre la mort, puisque tout individu doit mourir.
Ne pas se résigner, ne pas farder la vérité sous le masque anesthésiant de la « tradition », de l’inéluctable est un devoir premier de l’humain de mieux, du Résistant qui n’accepte pas que l’on torture, que l’on tue, que l’on méprise les êtres vivants.
Et si la société n’était qu’une réplique des sinistres usines à viande ?
Et si l’humain devenait, à son insu, le bétail d’un maître pervers, vorace, aliénant, anesthésiant : le Marché ?
Antibiotiques et tranquillisants sont administrés massivement aux porcs engraissés dans des cages et les médias manipulent les foules subjuguées, guidées, conditionnées à se soumettre à une logique à terme létale.
Partons des faits : depuis 70 ans, le monde occidental connaît une longue période de paix intérieure.
Or, dans l’Histoire, ces périodes tranquilles furent des temps d’amélioration de la condition de vie des peuples épargnés.
Par ailleurs, les fulgurants progrès de la technique permettent de produire des biens manufacturés en quantité infinie et sans grands efforts.
Or, l’austérité est le mot d’ordre, non pas ponctuel, mais permanent des dirigeants.
Les citoyens, travailleurs du secteur public ou privé, les retraités, les étudiants, les sans-emplois sont priés de faire des «efforts », des « sacrifices » et d’accepter les « réformes » qui toutes vont dans le même sens : régressions.
Gel des salaires, des pensions et accroissement des prélèvements, réductions des budgets des services publics, précarisation des situations dite « ubérisation » et atomisation de la société en petites corporations dressées à dessein les unes contre les autres pour empêcher la prise de conscience du processus en cours visant à asservir les peuples pour accroître la fortune de 1% d’oligarques.
Bien sûr, les petits GOEBBELS de service expliqueront qu’il faut consentir à ces réformes pour satisfaire les critères de MAASTRICHT et qu’après tout ira mieux.
Ces manipulateurs savent que les peuples ont la mémoire courte et qu’il suffira de parler de la « sortie du tunnel » comme le faisait déjà le professeur d’économie politique, Raymond BARRE, premier ministre en 1979.
Nous sommes en présence d’une constante historique.
Tout pouvoir corrompt et pousse à l’abus ceux qui le détiennent et en jouissent.
Avec le temps se constitue une aristocratie privilégiée dont aucun mérite n’explique l’arrogance et la domination inique.
Ce fut le cas au 18ème siècle, avant 1789 où une féodalité tenait la bourgeoisie en état inférieur.
Aujourd’hui, quelques milliardaires gonflent leurs fortunes d’année en année, cependant que ceux qui font tourner la société stagnent en apparence, reculent en fait.
Il ne s’agit point là d’une opinion, d’une doctrine, d’une conviction individuelle, mais de simples constatations factuelles que tous peuvent vérifier mais qu’il faut dissimuler sous le fatras des commentaires.
Jusqu’à quel degré de mépris du vivant faudra-t-il descendre pour que survienne le sursaut, la nouvelle révolution ?
Ils viendront non pas pour accoucher d’un monde idéal, de lendemains qui chantent, mais parce qu’ils sont nécessaires.
Pendant longtemps, les humains de mieux crurent qu’une révolution était un moyen de faire naître l’homme nouveau, la société parfaite, le paradis ici et maintenant.
Je pense que la révolution nécessaire n’est pas un moyen mais une fin.
Il faut périodiquement, dans la longue historie humaine, ébranler les bastilles, faire tomber les privilèges, changer les paradigmes.
Il en résultera un progrès qui, après quelques décennies ou siècles exigeront un nouveau dépassement, une nouvellle rupture, une nouvelle révolution.
Les actionnaires de l’industrie de la viande, les indécents milliardaires qui contrôlent les États via leur financement occulte de la vie politique ont fait leur temps.
Leur cupidité insatiable bloque tout progrès de la sensibilité et de la conscience.
Il faut les abattre.
Sans violence, par d’autres moyens que ceux qu’utilisèrent nos « grands ancêtres », c’est-à-dire sans guillotine, sans pendaison à la lanterne, sans tête au sommet des pics, mais avec l’éthique du temps que nous voulons, par confiscation de leurs injustes fortunes et par une équitable redistribution, par la sortie de la logique du marché roi.
A défaut, la nature sera anéantie. Les espèces disparaîtront. Les animaux d’élevage demeureront des machines à protéines. Les sujets du Marché, troupeau décérébré, régresseront en simples variables d’ajustement au service du profit des dirigeants qui ne sont pas les politiciens mais ceux qui les font élire.

Gérard CHAROLLOIS
CONVENTION VIE ET NATURE
FORCE POUR LE VIVANT

La preuve par le loup

C’est fait.
Je vous l’avais annoncé dès la constitution du gouvernement, Nicolas HULOT ne fera rien, mais rien du tout, pour améliorer le sort catastrophique réservé à la faune en ce pays.
Officiellement, les ministères autorisent la tuerie de quarante loups en 2018.
Oubliés les 80% de citoyens attachés à la protection du loup et le caractère d’espèce protégée de l’animal !
Occultée la faiblesse des effectifs de l’espèce en France, soit environ trois cents individus dispersés essentiellement dans l’arc Alpin et un peu, très peu, dans le massif central.
Pour la FNSEA, structure contre nature, il faudrait éliminer tous les loups, mais aussi tous les lynx, tous les ours, et puis, dans la foulée tout ce qui vit et parasite le productivisme forcené.
N’attendez pas que Nicolas HULOT édicte la protection du renard, du blaireau et les limitations indispensables d’une chasse destructrice alimentée par des lâchers artificiels d’animaux d’élevage.
Devenir ministre honore lorsque le pouvoir offre la possibilité d’un vrai progrès.
Comme prix de sa caution au pouvoir de la finance et des banques, Nicolas HULOT devrait recevoir un unique cadeau : l’aéroport de NOTRE-DAME-DES-LANDES.
L’affaire du loup prouve la nocivité fondamentale du Système qui falsifie et confisque une démocratie de pure apparence.
Dénigrer tout opposant, instrumentaliser le front national, diaboliser les uns, ridiculiser les autres, offrir un candidat comme on promeut un produit, acheter les élections via les médias font de nos sociétés une fiction démocratique.
Je vous l’ai expliqué avant le déroulement de la pièce.
Tout ceci me serait indifférent si la nature, le loup et les gens n’étaient pas les victimes du Système.
Avec le loup, militons pour la rupture et rejetons la connivence avec les tueurs, les pollueurs, les spéculateurs, les prévaricateurs, les exploiteurs, c’est-à-dire les vrais gouvernants qui fabriquent leurs petits commis et les imposent sournoisement aux peuples subjugués.
Aux USA, le duel CLINTON contre TRUMP ne fut qu’une comédie : la finance l’emportait en toute hypothèse.
En France, la finance avait ses candidats de rechange et le scénario était parfaitement élaboré.
Alors, pour accompagner l’agonie de la nature, vous aurez de vertueuses proclamations sur la scène mondiale, très loin de nos loups, de nos oiseaux d’eau, de nos derniers tétras, des zones humides.
Condition animale, préservation de la nature, améliorations sociales, réduction des injustices sont indissociables, mais vous aurez tout le contraire.
Cruauté, austérité, régressions s’annoncent.
Sale temps pour l’arbre, l’animal et l’humain.

Gérard CHAROLLOIS

La nature et les juristes

Le Conseil d’État affaiblit la protection des zones humides ce que déplorent les associations de protection de la nature et ce dont peut se réjouir la FNSEA qui préférera toujours les champs de maïs aux marais et tourbières, aux ruisseaux sauvages.
L’affaire pourrait être anecdotique.
Il n’en est rien.
Pour bien connaître l’univers des magistrats et, plus généralement des juristes, je regrette leur manque d’information, donc de sensibilisation, aux questions scientifiques, aux lois de l’écologie, de la vie et de la terre.
Nombre d’entre eux me disent que la vipère « pique », que les belettes boivent le sang de leurs proies et ils ignorent bien souvent la biologie, l’éthologie, le fait animal.
La formation et la sélection des étudiants entrant à l’ENA, futurs conseillers d’État, et à l’ENM, futurs juges judiciaires, sont remarquables en droit et en « culture dite générale », mais sont nulles en sciences.
Aussi, ces femmes et ces hommes n’appréhendent pas suffisamment la portée de leurs décisions à la lumière des critères objectifs de la science écologique.
Je connais des magistrats végétariens, des amis des animaux, des amoureux de la nature, mais ils sont trop rares dans ces grands corps formatés à l’anthropocentrisme et aux impératifs économiques.
Il advient même qu’ils émargent à cette détestable idéologie arrogante prônant le mépris pour toutes les autres formes de vies.
Il est fort rare que le Conseil d’État censure une déclaration d’utilité publique d’autoroutes, de lignes à grande vitesse et de toutes ces infrastructures qui cancérisent la terre.
Les lobbies sont bien gardés et les mentalités de nos juristes gagneraient à évoluer vite, très vite !
Le vivant vaut mieux que l’argent, l’écologie passe avant l’économie.
Le planqué du « juste milieu » me rétorquera qu’il faut réconcilier écologie et économie.
Oui, mais lorsque cela n’est pas possible, que fait-on ?
Quand la nature aura expiré, l’homme mesurera que la planète est devenue un enfer.

Gérard CHAROLLOIS
CONVENTION VIE ET NATURE
FORCE POUR LE VIVANT

—- Message transféré

Zones humides : l’Administration allège les contrôles
Conséquence de la récente décision du Conseil d’État qui est revenu sur la définition des zones humides, le ministère de la Transition écologique demande aux préfets et à l’Agence pour la biodiversité de relâcher la pression.
Le ministre de la Transition écologique a adressé le 26 juin une note technique à l’attention des préfets et de l’Agence française pour la biodiversité (AFB) relative à la caractérisation des zones humides. Cette note tire les leçons de la décision du Conseil d’État du 22 février dernier qui a remis en cause la définition de ces milieux fragiles et affaibli leur protection.
Selon cette décision, les deux critères pédologique et botanique permettant de caractériser une zone humide sont cumulatifs, contrairement à ce que prévoit l’arrêté interministériel du 24 juin 2008 qui précise ces critères. Un arrêté qui, bien que contredit, reste toutefois applicable dans sa dimension technique relative à la définition des critères, précise la note.
Conformément aux craintes exprimées par les associations de protection de l’environnement, la nouvelle définition retenue par le Conseil d’État conduit logiquement à alléger les procédures applicables aux projets réalisés sur des sites qui ne sont plus considérés juridiquement comme des zones humides, de même qu’à stopper les actions de contrôle dans ces zones ainsi que leurs suites administratives ou judiciaires.
La procédure d’autorisation n’est plus nécessaire.
Le ministère de la Transition écologique tire les conséquences de la décision pour les travaux effectués dans les zones humides, qui relèvent de la rubrique 3.3.1.0 de la nomenclature « loi sur l’eau ». Pour les dossiers de demande d’autorisation et de déclaration en cours d’instruction, une analyse botanique sera exigée du demandeur si le dossier ne comporte qu’une analyse des sols. Inversement, cette dernière sera demandée si la caractérisation de la zone humide s’est faite sur le seul critère de la végétation.
Si les deux critères ne sont pas réunis, l’Administration en déduira que l’on n’est pas en présence de zone humide et que les procédures de déclaration ou d’autorisation du projet ne sont plus nécessaires. Toutefois, ajoute la note, « il n’apparaît pas nécessaire d’imposer à un pétitionnaire des coûts supplémentaires d’analyse d’un second critère lorsqu’il s’est satisfait dans son dossier d’incidences de la présomption d’existence d’une zone humide sur la base d’un seul critère, et que l’autorité administrative est en accord avec le périmètre de zone humide retenu ».
En ce qui concerne les contrôles administratifs, la note estime souhaitable qu’aucun nouveau contrôle ne soit mené ni aucune mise en demeure, mesure de police ou sanction administrative ne soit prise concernant des zones qui ne répondent plus aux deux critères exigés par le Conseil d’État. Des instructions qui devraient satisfaire la FNSEA qui a dénoncé à de nombreuses reprises la pression exercée par les contrôleurs de l’Onema, aujourd’hui intégrés au sein de l’Agence française pour la biodiversité.
Au niveau judiciaire, le ministère demande aux préfets d’informer les parquets de l’existence de sa note technique et de l’accompagner d’une liste des procédures judiciaires en cours relatives à des travaux sans autorisation ou déclaration en zone humide et présentant une suite judiciaire non définitive. Sous-entendu : les parquets sont appelés à classer sans suite les affaires qui portent sur des zones humides qui n’en sont plus au regard de la nouvelle jurisprudence.
Ces instructions confirment les craintes de l’association Humanité & Biodiversité, ainsi que de l’Union professionnelle du génie écologique (UPGE) qui avaient dénoncé la décision du Conseil d’État dans une lettre ouverte à la secrétaire d’État chargée de la biodiversité en mars dernier. « Cette décision pourrait gravement compromettre la préservation des zones humides françaises à laquelle la France s’est pourtant engagée dans le cadre de la directive cadre sur l’eau et que la loi pour la reconquête de la biodiversité (…) a contribué à renforcer », écrivaient les signataires.
La fédération professionnelle et l’association craignaient deux conséquences majeures. D’une part, une destruction à grande échelle d’espaces occupés par une végétation hygrophile au profit d’espaces artificialisés « car il suffira de détruire la végétation pour empêcher de considérer le terrain comme une zone humide ». D’autre part, la condamnation de zones humides dégradées qui ne pourront plus bénéficier de programmes de restauration.
L’interprétation stricte de la décision du Conseil d’État par l’Administration permet toutefois d’apporter quelques garde-fous à cette destruction annoncée. Pour caractériser les zones humides, la direction de l’eau et de la biodiversité du ministère de la Transition écologique distingue en effet les cas où la végétation est spontanée de celle où elle ne l’est pas, la décision du Conseil d’État ne trouvant pas application dans ce dernier cas, précise-t-elle.
Autrement dit, en cas de végétation spontanée, une zone humide est caractérisée si elle présente des sols inondés ou gorgés d’eau et si sont présentes des plantes hygrophiles pendant au moins une partie de l’année. En cas de végétation non spontanée, en revanche, la zone humide est caractérisée par le seul critère pédologique. Ce qui pourrait paradoxalement conduire à maintenir le classement en zones humides de milieux présentant un moindre intérêt que d’autres qui se verront déclasser.
Autre garde-fou, le ministère rappelle que la notion de « marais » est distincte de celle de « zones humides » pour l’application de la rubrique 3.3.1.0. Conformément à la jurisprudence, un terrain qualifié de « marais » reste par conséquent assujetti à la police de l’eau même si les critères de caractérisation d’une zone humide ne sont pas remplis.
Enfin, assure le ministère de la Transition écologique, la décision du Conseil d’État n’a pas d’incidence sur les inventaires de zones humides réalisés antérieurement sur le fondement du code de l’environnement (à l’exception toutefois de ceux fondés sur l’article L. 214-7) car ils « ne constituent que de simples « porter à connaissance » et valent uniquement présomption d’existence de zones humides ».
La décision ne devrait pas non plus avoir d’incidence sur les inventaires réalisés sur le fondement du code de l’urbanisme dans la mesure où un PLU peut classer un secteur en zone humide même si celui-ci n’est pas qualifié comme tel par le code de l’environnement.

Laurent Radisson, Actu-Environnement

Quand c’est flou, meurt le loup

Nous apprenons que le préfet de l’OISE proroge les destructions massives de blaireaux, par arrêté pris après consultation obligatoire du public.

Or, 77% des participants à cette consultation préalable, à savoir 1578 personnes, opinèrent contre ces destructions.

Mais en ce pays, que valent les opinions majoritaires des citoyens, que peut la démocratie, que pèse la prise de conscience de la nécessité de préserver les espèces et de respecter l’individu animal ?

Les préfets soumis, les ministres lâches, les élus ringards s’avilissent devant le calamiteux lobby de la chasse française particulièrement obscurantiste et pour lequel tout animal doit être gibier ou nuisible.

Si les Français pouvaient légiférer par référendum sur le loisir de mort, les petits politiciens inconsistants constateraient que la chasse est marginale et que l’immense majorité des contemporains souhaitent instaurer avec la faune un autre lien que celui de la tuerie systématique.

Présentement, les débatteurs, les médias et leurs conviés à la parole publique, les décideurs et gouvernants aiment à disserter dans les nuages, colloquer, organiser de grandes conférences mondiales, tout en laissant perdurer sur le terrain, très concrètement, la destruction forcenée de la nature.

Le milliardaire TRUMP peut twitter contre l’accord climatique ce qui déclenche des cris de vierges outragées chez nos « communicants », mais le massacre des loups, l’artificialisation de la faune locale ne suscitent qu’un silence gêné.

C’est qu’il ne faut pas exciter les maniaques du grand massacre, les ennemis de la biodiversité, les adeptes de la nature défouloir des pulsions malsaines.

Parlant au monde, les gouvernants s’alarmeront de la sixième disparition d’espèces, proclameront leur vertu écologiste qui leur fait prendre en compte les altérations climatiques et les déterminent à briller plus vert que les autres aux tribunes des conférences.

Messieurs les dirigeants, assez de gesticulations, de nobles discours, d’affirmations de belles résolutions !

Commencez à faire œuvre pédagogique en expliquant aux arriérés que l’animal, fut-il sauvage, n’est pas un bouc émissaire, un souffre-douleur, un jouet expiatoire, mais qu’il est un être sensible.

Éclairez-les en leur représentant que la nature n’est pas un stand de tirs et que la dignité de l’homme est de contempler la vie, de la vénérer, de se réjouir de sa merveilleuse diversité.

En France, la politique de l’écologie officielle n’est qu’une vaste escroquerie morale ce que prouve l’attitude de ces préfets qui feignent de consulter les citoyens pour ignorer la volonté populaire.

Depuis plusieurs années, j’expose que non seulement les amis des animaux, les défenseurs de la nature, mais tous les démocrates doivent combattre le lobby de la chasse qui confisque l’État, déshonore par leurs génuflexions les politiques.

Citoyens, courage, ils meurent plus de chasseurs qu’il n’en naît.

Un jour l’homme finira bien par se réconcilier avec le vivant.

Pourvu qu’il ne soit pas trop tard !

Gérard CHAROLLOIS

Écologistes ou Ego-logistes ?

Les élections de ce printemps auront vu, avec l’accession au ministère de l’essentiel de Nicolas HULOT dont je ne doute pas de la sincérité des engagements, la disparition prévisible et annoncée de l’écologie politique tant au parlement qu’en qualité de force militante autonome.
Or, en démocratie, fut-elle de pure apparence à l’instar de nos oligarchies fardées, seul compte le rapport de forces.
Que pourra le ministre face aux lobbies dont le pouvoir est l’émanation directe ?
Comment pourrait-il contrarier les sordides intérêts qui exploitent pour faire du profit et participent ainsi à la torture et l’extermination du vivant ?
A l’heure où les philosophes, les romanciers et, par-delà ces phares de la pensée l’opinion publique prennent conscience du caractère sensible de l’animal en ces jours où les rapports scientifiques confirment, avec alarmes, la mort de la biodiversité, l’écologie politique s’éclipse en ce pays et la secte des adorateurs de la finance et des entreprises règne sans partage.
Pourquoi cette évanescence de l’écologie politique ?
Bien sûr, la propagande officieuse, sournoise, insidieuse, omniprésente dans les médias des lobbies explique la marginalisation programmée des contestataires du Système.
Mais d’autres leaders insoumis, réfractaires ont su faire entendre une voix non alignée sur les antiennes libérales et la célébration du culte de la croissance quantitative et de la cupidité érigée en impératif politique.
C’est que depuis plusieurs décennies, les écologistes patentés s’étaient mués en égo-logistes en mal de carrières, de ministères, de promotions au service de leurs minuscules personnes et sans la moindre exigence en faveur de la cause du vivant.
Les mots « animaux », « chasse », « corrida », « nature » étaient bannis chez ces professionnels dont l’ambition n’était pas de penser une nouvelle société, de changer de paradigme, de trouver une issue de secours, de sauver la vie, d’inviter l’humain à une grande réconciliation avec les autres espèces.
Leur programme se bornait à peindre en vert la croissance, d’ajouter un parachute à l’écrasement actuel d’un système radicalement incompatible avec le respect du caractère sensible de l’animal et avec le maintien d’une biodiversité condamnée par l’exploitation en cours.
Les concepts « d’environnement durable », « d’exploitation raisonnée » signaient la capitulation morale des écologistes officiels et patentés désireux de s’auto-promouvoir, prompts à fustiger les gouvernants jusqu’au jour où leur téléphone sonnait pour leur offrir un porte-feuille ministériel qu’ils acceptaient en reniant leurs critiques précédentes.
Ils ont perdu leur raison d’être avant de perdre les élections.
A propos, quelle serait la raison d’être d’un mouvement écologiste ?
Refuser l’exploitation cruelle des animaux, la destruction de la nature, les injustices sociales entre les hommes.
Je résumerai ma pensée par un emprunt à mon ami Armand FARRACHI ; « Oui, chasseurs, industriels de la viande, aménageurs du territoire par grands déménagements de la nature, bétonneurs et exploiteurs, faites un geste pour la planète :
suicidez-vous ! ».

Gérard CHAROLLOIS
Convention Vie & Nature

La querelle des idées toujours, celles des hommes, jamais

Comme il est puérile de se déterminer par adhésion servile ou par rejet subjectif à l’égard de tel ou tel individu offert aux passions positives ou négatives des foules.
Il faut être bien petit pour qu’un homme devienne l’objet d’une vénération ou inversement d’une allergie irrationnelle.
La société du spectacle, la médiacratie, les magazines oniroïdes recherchent délibérément cette occultation du vrai débat, celui des idées et des choix en lui substituant celui de « j’aime » ou « je n’aime pas ».
Pour ma part, je combats la chasse, la tauromachie, le libéralisme économique, la dictature du Marché, de l’argent, de la finance, de l’exploitation de la nature et de tous les êtres vivants.
Je n’ai ni à « aimer » ou « ne pas aimer » les humains porteurs de telle ou telle politique, puisqu’ils ne sont que les acteurs d’une pièce.
Ceux qui défendent le Système sont mes adversaires idéologiques et non des ennemis intimes.
Inversement, ceux qui contestent le Système d’exploitation forcenée représentent des compagnons de combats, des alliés et non des raisons d’agir.
Pour pérenniser sa nuisance, le Système insulte tous ceux qui le récusent ce qui lui évite d’argumenter sur le fond, de s’expliquer sur sa cruauté envers les animaux, sur ses agressions contre la nature, sur son avilissement de l’humain en sujet captif du Marché.
Le lobby chasse use exactement de la même fuite dans l’invective pour échapper à la réfutation éthique du loisir de mort.
« Extrémistes », « intégristes », « populistes », invectives qui entendent clore le débat, car il est vain d’argumenter contre de tels personnages dénoncés à la vindicte publique.
Pour le Système, l’alternance se joue entre des démocrates– libéraux et des libéraux–démocrates, tout le reste n’étant qu’émules de MUSSOLINI ou de STALINE.
Mirage de démocratie tournée contre les êtres et pour le profit.
Le tour est imparable et peut durer mille ans.
Or, de l’élevage concentrationnaire de porcs, de veaux, de poules à l’aménagement de l’espace, à la précarisation des salariés, au gel du point d’indice de la rémunération des agents publics, de la flexibilisation à l’injonction de s’enrichir sans scrupule, le système est pervers, malfaisant, toxique pour tout le vivant.
C’est le Système qui est en cause et non tel ou tel petit serviteur interchangeable.
L’Histoire sert d’anesthésique aux conservateurs du temps.
Il est essentiel pour les exploiteurs de faire oublier les crimes qu’ils perpétuent pour le profit, contre la nature, contre l’animal et contre les salariés.
La révolution qui viendra, lorsque l’anesthésique n’opérera plus, ne sera pas celle de 1792 ou de 1917, car le défi écologiste ne se posait pas dans les siècles passés.
Comment les grands hommes du passé, les consciences insurgées d’antan pouvaient-ils imaginer l’explosion démographique, la pollution généralisée, l’industrialisation de l’élevage, la mort de la biodiversité, la dictature de la finance qui exige sans cesse des sacrifices, des réductions de dépenses, de la régression sociale pour le peuple et des enrichissements indécents pour une infime petite poignée de parasites de la société, vampires assassinant les sites naturels et saignant les vivants.
Nos ennemis ont deux noms : la cruauté et la cupidité.
Contre eux, j’invite à la nouvelle révolution.
Le pouvoir des traditions et de l’argent est légal puisqu’il agit dans le cadre de normes juridiques qu’il a lui-même définies, mais je lui conteste sa légitimité qui ajoute à la légalité la dimension fondamentale de la morale.
Soyons de tous les combats contre le Système mondialisé pour que l’arbre, l’animal et l’homme passent avant l’argent qui corrompt et putréfie tout.
Le seul déficit qui compte est celui de la compassion et nullement celui de la monnaie qui sert l’homme et que l’homme ne doit pas servir.

Gérard CHAROLLOIS
CONVENTION VIE ET NATURE

La belette et le conseil d’état

La belette et le conseil d’état

Je demande à Monsieur le Ministre de la « transition écologique » Nicolas HULOT de mettre un terme au scandale règlementaire que constitue la persistance de la notion d’espèce nuisible.
Certes, le mot qui sentait par trop son arriéré a disparu du droit depuis cinq ans, mais le concept demeure présent avec son lot d’aberration, de persécutions, d’agressions contre la faune en violation des faits.
Ma radicalité revendiquée me permet de dire que le chasseur est un fauteur de troubles des équilibres naturels, une nuisance, un problème sans pareil, un individu destructeur dans la nature, un négationniste des droits de l’animal.
La nature a besoin d’être protégée et non « gérée » à la mode cynégétique, c’est-à-dire artificialisée, privée de ses prédateurs naturels, de ses équilibres écologiques.
L’administration classe « espèces à problèmes » celles que le chasseur veut détruire en dehors des périodes d’ouverture de la chasse et par des procédés complémentaires de ceux usités dans le loisir de mort et en particulier par piégeage, passe-temps cruel et malsain d’une poignée de tueurs agréés par les préfectures à cette fin peu glorieuse.
Loin de poser des problèmes, fouines, martres, putois, renards, belettes et consorts participent aux équilibres écologiques par leurs prédations et leur consommation de cadavres de petits animaux dans la nature.
Des études ont même révélé, dans un esprit très utilitariste et spéculatif, que ces carnivores étaient de précieux auxiliaires de l’agriculture.
Mais, devient « nuisible » l’animal que le chasseur veut persécuter après la fermeture de la chasse et par le piège.
Les associations de protection de la nature contestent, chaque année, les arrêtés de classement et le Conseil d’Etat fluctue en estimant qu’ici telle espèce a été stigmatisée par erreur et que là il n’y a rien à redire au classement.
Bien sûr, des groupements de chasseurs suscitent des témoignages de pauvres gens victimes des déprédations des animaux qu’ils souhaitent voir classer nuisibles.
Des esprits rétrogrades s’évertuent de traquer les derniers mustélidés dont les effectifs s’amenuisent, car la seule gestion qui intéresse ces personnages est celle du nombre de piégeurs.
Or, pour conserver des vocations, il faut maintenir les pratiques, donc il faut du classement.
Ces jours-ci, répondant aux recours de chasseurs, le Conseil d’Etat vient d’enjoindre au préfet du PAS-DE-CALAIS de coucher la minuscule belette sur la liste des « nuisibles » et au préfet de VENDÉE de réserver le même sort au putois.
Voilà qui ridiculisera le conseil d’Etat lorsque, dans quelques années, les observateurs prendront connaissance de ces décisions, fruits de l’ignorance.
Je pense qu’il conviendrait d’introduire au concours de l’ENA une épreuve de science, plus utile qu’une simple gymnastique de note de synthèse.
Car il est frappant de constater la méconnaissance profonde des données biologique par les juristes.
Nuisible, la belette !
Ce micro-mammifère pèse 80 grammes, peut se glisser dans un trou guère plus large qu’une pièce de monnaie. Elle consomme des proies à sa taille : souris, campagnols, musaraignes. Mais surtout, victime d’autres prédateurs dont le chat, empoisonnée par la consommation de rongeurs eux-mêmes préalablement empoisonnés, écrasée sur les routes, la belette disparaît.
Seule l’ignorance peut laisser croire à la nocivité redoutable de ce tout petit animal qui ne boit pas le sang de ses proies comme l’imaginent les obscurantistes et peut-être certains messieurs du conseil d’état !
Le putois, en revanche, est plus puissant mais lui aussi se fait bien rare et sera confondu avec le vison d’Europe, espèce en voie de disparation et totalement protégée.
Et puis, comment concevoir qu’une espèce soit nuisible ?
Toutes les espèces ont un droit à vivre sur la terre et la seule espèce nuisible serait celle qui anéantirait le vivant.
Simplifions la réglementation relative à la protection de la nature en posant, en principe, que toute espèce est préservée et qu’il n’y a plus lieu à persécuter les pies, corneilles, geais et belettes, renards .
Disons clairement qu’en Europe, aujourd’hui, tuer pour se distraire constitue une faute morale et que la chasse en notre temps n’a plus rien de commun avec celle des peuples primitifs qui traquaient les autres animaux uniquement pour se nourrir et non pour s’amuser et faire de cette mort une activité récréationnelle.
Derrière les impostures de la notion d’espèces à problème ne se rencontre que la perversité de ceux qui jouissent des prérogatives de tuer.
Aucune considération objective n’étaye les classements et il y a prétexte comme lorsque les chasseurs tentent de faire classer « nuisible » le pigeon ramier migrateur sur les cols ardéchois où l’espèce qui ne fait que passer n’occasionne pas le moindre dégât, dans l’unique dessein de pouvoir tuer en mars, en violation du droit européen.
La grande imposture réside dans cette propagande grossièrement mensongère d’un lobby chasse qui parle de « gestion » mais dont l’unique obsession est de tuer le plus possible avec le moins de restriction possible.
Désormais, les lois d’ici et d’ailleurs admettent que « l’animal est un être sensible ».
L’animal : très bien. Mais pas l’animal sauvage qui peut être fusillé, piégé, persécuté au nid ou au terrier, en migration, de jour et de nuit, pendant presque toute l’année en ce pays car d’ouvertures anticipées en clôtures différées, de classement en « gibier » en classement en « nuisible », l’animal libre ne connaît pas de trêve.
Qu’est-ce qui peut justifier qu’un blaireau soit torturé avant mise à mort alors que le même traitement infligé à un animal de compagnie enverrait le tortionnaire sadique devant le juge correctionnel ?
Un renard, un sanglier, une fouine souffriraient-ils moins qu’un chien ou un chat ?
La loi cède devant la perversion d’individus dont la mort est la culture et qui jouissent de faire saigner dans les champs les animaux sauvages et dans les arènes des taureaux suppliciés.
Alors, Monsieur le Ministre, agissez pour réconcilier le droit et le fait, la logique et le cœur, la volonté démocratique du pays et le respect du vivant en supprimant le concept d’espèce à problème.
Mais si le monarque électif dont le goût pour la cruauté envers l’animal semble avéré ne vous en laisse pas le loisir, partez pour ne pas couvrir de votre notoriété les crimes contre le vivant.
Le monarque n’avait-il pas investi une torera au titre de ses petits soldats de plomb et n’a-t-il pas nommé ministre une militante pro-corrida et pro-chasse !
Je rappelle que selon un sondage IFOP commandité par la CONVENTION VIE ET NATURE, 87% des Français souhaitent que l’animal sauvage soit protégé contre les actes de maltraitance.
Combien de Français ont-ils honte de leur classe politique élue par volonté de la finance, par campagnes de magazines, par ruses et par jeux de scrutins anachroniques ?
La cause de l’arbre, de l’animal et de l’homme est une cause commune.

Gérard CHAROLLOIS

Plus dangereux que les radiations : l’homme ?

Les automobilistes qui parcourent les routes de campagne par les belles journées d’été remarqueront, pour peu qu’ils aient plus de quarante ans, quel eurs pare-brises ne se salissent plus comme avant.
Les insectes, mouches et moucherons, moustiques et papillons, hannetons et libellules ne s’éclatent plus en masse, comme avant, ce qui nécessitait de nettoyer la vitre à chaque instant.
Les entomologistes le confirment : les insectes disparaissent les premiers et plus massivement que tous les autres hôtes des bois et des champs qui ne se portent pas très bien.
Batraciens, reptiles, oiseaux, mammifères se raréfient eux aussi malgré les valeureuses résolutions officielles proclamant la volonté des pouvoirs publics de préserver la biodiversité.
Un processus dramatique de mort de la nature est enclenché ici et ailleurs, c’est-à-dire partout sur la planète.
On en connaît les causes : chasse, agriculture chimique et intensive, infrastructures de transports et urbanisation généralisée, artificialisation des milieux, empoisonnement des sols et des eaux, surpopulation humaine et surexploitation du vivant.
En avril 1986 explosait un réacteur de la centrale électrique de TCHERNOBYL amenant la contamination de vastes régions par des nucléotides radioactifs.
L’homme abandonna des milliers de kilomètres carrés devenus inhospitaliers pour plusieurs milliers d’années.
Ainsi, en BIELORUSSIE, la région de POLÉSI devint un territoire sans homme sur une surface de soixante kilomètres de côté.
Or, cette région était naguère riche de chasseurs et d’agriculteurs, la terre s’avérant fertile.
Villages et routes, champs et maisons abandonnées constituent un étrange laboratoire pour les scientifiques.
Les voies de circulation se rétrécissent, gagnées par la végétation spontanée. Les murs et clôtures s’effondrent et les arbres poussent à l’intérieur des anciennes demeures désertées.
Phénomène remarquable, sangliers, cervidés, mustélidés, renards, ours, loups et rapaces peuplent ces espaces que l’homme a fui, devenant très abondants et recouvrant des droits qui leur sont refusés partout ailleurs.
Le directeur de la « réserve de POLÉSI chassa bien le loup du haut d’un hélicoptère, histoire de se défouler un peu, il n’en résulte pas moins que la faune regagne des territoires lorsque l’agro-cynégétisme recule.
Et la radioactivité ?
La vie des animaux est plus brève que celle de l’humain et les effets de l’irradiation n’ont pas le temps de trop se manifester.
Bien sûr, quelques anomalies furent observées sur des nichées d’hirondelles nées sur les toits jouxtant la centrale, mais il faudra d’autres études pour mesurer l’impact de ce mal invisible sur les organismes vivants.
Indéniablement, la nature s’est enrichie en nombre d’individus et en espèces peuplant ce qui devient une réserve.
Pour la nature, l’humain serait-il plus redoutable que la radioactivité ?
Je ne tirerai pas cette hâtive conclusion car l’humain est divers et son impact varie considérablement selon sa culture et ses mœurs.
Le chasseur, l’exploitant frénétique, le promoteur vorace sont indéniablement les plus redoutables nuisibles, sources de massacres, d’aseptisation du milieu, d’artificialisation de ce qui n’est plus la nature.
Mais l’humain ne se réduit pas au chasseur et à l’homo-economicus.
D’autres approches sont concevables et ce que fit l’explosion de la centrale, une mutation comportementale peut le faire ailleurs.
Il suffit d’apprendre le respect du vivant, de sa diversité et de rechercher plus que la biodiversité (collection d’espèces), la naturalité, c’est-à-dire l’acceptation de la nature en tous ses éléments.
Il n’y a pas d’espèces animales ou végétales utiles ou nuisibles.
La nature est à prendre en son ensemble ou à détruire irrémédiablement, car la gestion n’est qu’une notion malhonnête, un concept menteur.
Laissons vivre la nature comme elle l’entend dans des zones que nous lui consacrerons, non quelques confettis dits « réserves naturelles » mais sur de vastes territoires.
Changeons les mentalités : les broussailles ne sont que les végétaux spontanés, la vermine une petite faune méconnue, les marécages des sites prodigieux de foisonnement des formes de vies.
Je n’accuse pas l’homme dans son ensemble d’être le fossoyeur du vivant mais cette infime minorité de chasseurs, d’exploiteurs, d’aménageurs qui tuent, polluent, rentabilisent, dominent et assassinent le vivant.
L’humain hominisé sera un ami du vivant, un protecteur bienveillant et respectueux.

Gérard CHAROLLOIS
CONVENTION VIE ET NATURE

Faites de l’assemblée Nationale une force d’opposition à la dérive monarchique qui s’annonce.

Jamais nous n’avions enregistré une abstention aussi importante lors d’une élection nationale.

Cette très faible mobilisation des électeurs a profité aux candidats de la République en marche.

Mais rien n’est perdu, dimanche prochain tout peut changer.

Si les abstentionnistes du premier tour se déplacent jusqu’aux bureaux de vote nous pouvons encore inverser la tendance et éviter une majorité pro macron.

Voter pour la République en Marche, c’est voter pour les chasses présidentielles et les chasses traditionnelles

Voter pour la République en Marche, c’est voter pour les corridas (plusieurs candidats « macronistes » viennent de la tauromachie)

Voter pour la République en Marche, c’est voter pour le nucléaire (le nouveau premier Ministre est un ancien d’AREVA)

Voter pour la République en Marche, c’est voter pour une agriculture productiviste dangereuse pour la santé et l’environnement

Voter pour la République en Marche, c’est voter pour la destruction du code du travail

Voter pour la République en Marche, c’est voter pour l’’amplification de la loi travail

Voter pour la République en Marche, c’est voter pour la généralisation des travailleurs pauvres

Voter pour la République en Marche, c’est voter pour l’Augmentation de la CSG (les retraités seront les premières victimes)

Voter pour la République en Marche, c’est voter pour la précarisation des salariés.

Tout ce qui concerne ces reformes scélérates concernant le travail se fera par ordonnances, à toute vitesse avec la volonté d’éviter tous débats et toutes contestations des personnes concernées. Nous avons là une belle démonstration de démocratie.

Alors dimanche prochain 18 juin, ne votez pas pour Les candidats de La République En Marche (ni pour les candidats des Républicains qui veulent exactement la même chose), faites de l’assemblée Nationale une force d’opposition à la dérive monarchique qui s’annonce.

Faites circuler

Philippe LE PONT

 

Voter pour la République en Marche, c’est voter pour la mort du salaire brut.

Par Gérard Filoche

Macron prépare la plus terrible attaque contre nos salaires de toute l’histoire de notre pays. Du jamais vu.

Il va supprimer le salaire brut.

Les grands médiats des 9 milliardaires font mine de nier ou déforment la réalité : comme si seul comptait le salaire net en bas de la feuille de paie.

Mais non, c’est le salaire brut qui compte !

Réexpliquons-le à nos concitoyens car le pouvoir cherche à supprimer les feuilles de paie papier et à les « simplifier » pour pas qu’on voit la manœuvre.

Le salaire net c’est pour payer la force de travail.

Le salaire brut c’est pour payer la reproduction de la force de travail.

Le salaire net on vit avec au mois le mois

Le salaire brut on vit avec tout au long de la vie.

Le salaire net vous permet de consommer et de vivre quotidiennement.

Le salaire brut vous permet de faire face à tous les aléas de la vie, quand vous avez besoin de logement, quand vous êtes en charge de famille, quand vous êtes malades, quand vous avez un accident du travail ou une maladie professionnelle, quand vous êtes au chômage, et quand vous êtes en retraite.

Les cotisations ne sont pas des impôts, elles sont obligatoirement pré affectées à ce pourquoi elles sont collectées, elles ne vont pas aux caisses publiques, car les différentes caisses de Sécurité sociale sont de droit privé (et devraient être gérées par les cotisants, les représentants des salariés normalement élus comme cela l’était à l’origine de la « Sécu ». Allez revoir le film « La sociale » de Gilles Perret).

Le salaire brut ce n’est pas une « charge » comme ils le disent, c’est un bonheur.

C’est une partie du salaire mutualisée et redistribuée à chacun selon ses besoins, c’est ce qu’il y a de plus beau dans notre pays.

Le salaire brut vous est redonné en « temps différé » quand vous êtes malades, en « temps indirect » pour le logement, mais aussi en « temps réel » quand vous êtes en retraite (car dans ce cas il va en direct, de ceux qui travaillent à ceux qui sont en retraite, la retraite par répartition n’est pas une épargne !).

C’est le capital, l’actionnaire, l’employeur qui paient votre protection sociale, le salaire brut, chaque mois, en même temps que votre salaire.

Macron a déjà supprimé les cotisations familiales, il a baissé les cotisations parfois jusqu’à 1,6 ou 1,9 fois le smic. Là, il supprime et remplace tout par l’impôt.

C’est vous, par vos impôts, qui allez payer dorénavant à la place de votre patron. Un hold up de 470 milliards contre vous ! Un cadeau géant de 470 milliards pour le Medef.

Pour tenter de masquer ça, ils vont augmenter de quelques euros votre salaire net mais baisser de centaines d’euros votre salaire brut.

Ils baissent le haut de la feuille de paie en faisant croire qu’ils augmentent le bas de celle-ci. C’est un coup de bonneteau.

Et c’est pourquoi Macron diffère le prélèvement de l’impôt à la source prévu fin janvier 2018, purement pour manipuler, cacher cette énorme arnaque.

Gérard Filoche