Le peuple et les élites

En contemplation du référendum du 29 juin 2005 rejetant la constitution européenne et des montées des mouvements dits populistes, les commentateurs soulignent le divorce entre « le peuple et les élites ».
Le fait est indéniable mais mérite un examen plus approfondi que cette dénonciation de l’abstention, du vote pour les partis réactionnaires et bas du plafond.
Jamais les peuples ne rejettent leurs élites lorsque celles-ci sont des élites.
La tension naît d’une rupture entre ce qui fonde l’émergence d’une élite à un moment de l’Histoire et la disparition de la justification des privilèges sociaux.
À titre d’illustration historique, prenons la situation de ce qui fut l’aristocratie, la féodalité sous l’ancien régime dont les privilèges se sont fondés durant des siècles sur la qualité de protecteur des manants par le seigneur, serviteur du roi, garant de la sécurité des serfs.
Au 18ème siècle, ces raisons ayant disparu, BEAUMARCHAIS pouvait faire dire à un personnage, interpelant un noble : « Quel mal vous êtes vous donné, si ce n’est celui de naître ».
Cette rupture amena la Révolution de 1789 et le remplacement de l’aristocratie, élite issue des temps monarchiques, par la bourgeoisie, élite du temps du commerce.
Or aujourd’hui, qui participe de l’élite au sens sociologique ?
Quels sont les privilèges, la caste dirigeante ?
Quels sont les faiseurs de rois, c’est-à-dire de présidents ?
Les maîtres du temps sont ces milliardaires qui financent les campagnes électorales pour contrôler les Etats et dicter ainsi leurs lois iniques, leurs intérêts à ceux qui deviennent leurs commis et qui, en le dissimulant, servent ceux qui furent leurs grands électeurs.
Ces milliardaires possèdent les médias pour bénéficier du « temps de cerveau disponible », par les écrans de télévision, par les magazines qui peuplent les salles d’attente des dentistes, magazines qui lancent des candidats comme ils promeuvent des produits en racontant la saga familial de l’agent choisi par le « premier cercle » pour gouverner en les gratifiant pour leurs investissements en faveur de leurs candidatures.
Elite signifie : meilleur.
Comme au siècle de Louis XVI, l’élite n’est plus l’élite.
Loin d’être socialement utiles, les hommes d’affaires ont fait fortune, souvent par héritage, en assassinant la nature, en polluant la terre, en exploitant les humains, en faisant produire par des esclaves dans les pays pauvres, des biens vendus à des chômeurs, dans les pays riches.
Le peuple rejette l’élite parce que celle-ci ne l’est plus.
Les « affairistes » deviennent, en notre temps, ce que les nobles furent au siècle des Lumières.
Les meilleurs sont ailleurs, parmi les corps intermédiaires, les ex-classes moyennes en voie de régression.
Ils travaillent, découvrent, servent le bien public et l’intérêt général.
La société actuelle dégrade le statut social de ces meilleurs, rapprochant leurs conditions matérielles de celles des plus pauvres.
Les hiérarchies financières et sociales ne correspondent plus à l’utilité commune et nombre d’oligarques sont de redoutables nuisibles, criminels contre nature et contre leurs semblables.
Entre les peuples et les oligarques, les écarts se creusent de manière indécente et sans aucune justification d’équité.
Car une société n’aspire pas à un égalitarisme niveleur mais à une équité bafouée lorsque des parasites comptent par milliards leurs fortunes.
Demain, après la révolution nécessaire, l’élite ne détruira plus le vivant, ne saccagera plus la planète, ne réduira plus l’humain à une variable d’ajustement du profit.
L’élite, peuplée des héritiers des Théodore MONOD et des Albert JACQUARD, ne sera plus encombrée de TRUMP et de ses homologues français qui sévissent aujourd’hui.

Gérard CHAROLLOIS
CONVENTION VIE ET NATURE
UNE FORCE POUR LE VIVANT

Persévérer

Pourvus de moyens financiers colossaux, possédant les canaux d’informations et maîtrisant parfaitement le mécanisme de manipulation des masses, les lobbies, les firmes, la finance conduisent ce monde à sa perte.
La nature est assassinée et le vivant ne vaut qu’à l’aune de sa seule rentabilité.
Face au Système, mon slogan sera : Contre tout ce qui est Pour. Pour tout ce qui est contre.
Conscient de ce que l’écologie politique gangrénée par des opportunistes sans convictions allait s’évanescant et que la cause du vivant serait sacrifiée, j’ai proposé, en 2016, ma candidature à la représentation de la seule pensée neuve qu’ait produite le siècle.
Mon analyse a été malheureusement confirmée par les faits.
L’an passé, après le suicide du parti écologiste, J’ai invité les écologistes, les animalistes, les femmes et hommes de progrès à s’unir dans une Force Pour le vivant qui, en harmonie avec toutes les forces de mieux et d’insoumission, agirait pour l’arbre, l’animal et l’homme.
Je remercie ceux qui se réunirent le 15 octobre 2016, à PARIS, à cet appel.
Dans les semaines qui suivirent, automne oblige, les partis animalistes se multipliaient comme champignons après la pluie.
C’est que l’idée devait être bonne.
Observons, pour se consoler, que ce syndrome pathologique parfois létal affecte presque tous les courants de pensées, avec pour cause le narcissisme humain, trop humain.
Je constate donc l’impossibilité de rassembler les militants de la cause du vivant et j’en tire la conséquence qu’il faut encore faire œuvre pédagogique, susciter la réflexion, élever le débat et le niveau de conscience et de compréhension des mécanismes funestes à l’œuvre dans une société malade.
Comment s’étonner de ce que les temps ne soient plus ceux du progrès ?
Dévastation de la biosphère, malfaisance de la chasse, persistance de la tauromachie, régression des droits sociaux, profits maximums pour la finance et altération des conditions de vie des citoyens anesthésiés, prospérité de l’économie et détresses sociales sont les fruits vénéneux d’un système parfaitement cohérent dans sa thanatophilie, dans sa nocivité, un système religieux du profit aboutissant à faire produire des biens par des esclaves, dans les régions pauvres du globe, dans des régions sans aucune norme environnementale, pour les vendre à des chômeurs culpabilisés, dans des régions naguère prospères.
Je n’ai pas pu constituer une force politique de nature à enrayer le processus d’anéantissement à l’œuvre.
Je ne suis pas de ces bonimenteurs qui confondent le bruit qu’ils font pour exister et les résultats qui seuls importent.
Non, les gouvernants du jour n’édicteront pas le dimanche sans chasse, n’interdiront pas la tauromachie, ne changeront pas les normes d’élevages concentrationnaires, n’adouciront pas les modes d’abattage des animaux, ne réduiront pas le bétonnage et l’asphaltage, ni les tonnages d’insecticides en agriculture, pas plus qu’ils n’inverseront le processus de dégradation du niveau de vie des salariés et de la qualité des services publics.
Bien sûr, il faut lutter, se mobiliser, revendiquer, mais en ayant la lucidité de savoir que pour un mieux, en toute chose, il faudra changer les hommes et dissiper le paravent des impostures.
Il ne serait pas honnête de laisser croire à mes amis lecteurs qu’il en sera autrement.
Je me bats pour le vivant, mais aussi pour la vérité dans la vie publique.
Or ceux qui exploitent, spéculent, tuent, polluent sont puissants, structurés en lobbies corporatistes, dotés d’argent et de relais dociles dans l’appareil d’Etat.
Pour accomplir la révolution nécessaire, nous devrons unir toutes les oppositions au système.
Sans cette unité, il n’y aura pas d’accès à la sortie de secours.
Mais revenons au très concret : le gouvernement français autorise, fait édifiant, la tuerie de quarante loups durant une année : de l’été 2017 à l’été 2018.
18 loups ont déjà été tués officiellement, en trois mois.
A ce rythme, la mafia agrocynégétique ne pourra bientôt plus déclarer ses exactions contre nature, le quota étant atteint.
Le « pas vu, pas pris » pourvoira et la démission de l’Etat qui céda quarante loups aux ennemis de la terre n’aura servi qu’à laisser croire que le loup n’était pas une espèce protégée.
Sacrifié le loup sur l’autel de la rentabilité de la montagne, comme le sont tous les autres animaux sauvages ou d’élevage, comme le sont les humains eux-mêmes voués au profit et à l’asservissement à l’horreur économique.
Alors, unissons-nous contre tout ce qui est pour et pour tout ce qui est contre.
Contre quoi : la chasse, l’artificialisation de l’espace, l’empoisonnement du milieu naturel, la loi du profit, les équilibres budgétaires au détriment du bien public et l’économie au service d’un Marché qui détruit le vivant.
Le devenir de l’arbre, l’animal et l’humain est identique et dépend de notre capacité à muter.
Entrons en Résistance contre le monde de l’homo economicus.
Travaillons à l’émergence d’un monde hédonique altruiste.
Gérard CHAROLLOIS
CONVENTION VIE ET NATURE
Une FORCE POUR LE VIVANT

Des décideurs anthropocentriques

Les politiciens au pouvoir jouent à plus écolo que moi tu meurs.

Grands défenseurs du climat, avocats de la biodiversité, champions de la transition écologique, généreux en discours sur les tribunes des colloques internationaux, ces personnages commandités par la finance, fervents homo economicus, sont incapables d’adopter la moindre mesure concrète, effective, pratique en faveur de la nature.

Ils parlent écologie et ls servent les intérêts cupides des oligarques.

Bien sûr, il faut fermer le robinet en se brossant les dents, la planète se réchauffe, les glaces polaires fondent comme les bonnes intentions face aux lobbies, mais pas question de limiter l’irrigation, l’épandage de pesticides, la construction de routes nouvelles, l’urbanisation cancéreuse de l’espace, la croissance démographique et l’abjecte chasse loisir estampillée « gestion » par ces politiciens irresponsables.

En France, le gouvernement souhaite même accélérer le bétonnage en réduisant les normes de constructions, en limitant la durée des recours à l’encontre des permis de construire. Sans doute que pour ces personnages, les villes tentaculaires gagnent à s’étendre davantage et à se densifier au détriment de la biodiversité que l’on célèbre en grande pompe par ailleurs.

Mais que vaut la nature pour ces personnages ?

Peut-être pourrions-nous leur suggérer d’imposer aux voraces promoteurs immobiliers d’implanter en façade et sous toiture des bâtiments de béton et de verre des nichoirs pour martinets et autres oiseaux cavernicoles expulsés des villes modernes sans les infractuosités des murs qui les accueillaient autrefois.

Pour les politiciens, la biodiversité est une question exotique, lointaine et bonne pour déclamations à onction épiscopale.

Que valent les espèces de faune pour ces décideurs qui ignorent ce qu’un km de route tue, chaque année, de victimes innocentes : hérissons, amphibiens, reptiles, oiseaux, blaireaux et autres.

Or si nous voulons sauver la diversité du vivant, il est urgent d’agir, de muter et non de disserter.

Pour que cette planète reste celle du vivant, il est impératif de stopper l’explosion démographique en engageant une politique de dénatalité, à l’échelon international, à l’inverse de ce que promeuvent la secte de l’économie d’abord.

Urgent de faire prévaloir la préservation sur la spéculation, l’amour de la vie sur l’art de tuer, le vivant sur le profit, la qualité de la vie sur la croissance quantitative.

En cette année 2017, des scientifiques exposent la gravité du cataclysme provoqué par l’homme qui inflige la sixième grande disparition d’espèces. Les cinq précédentes avaient été lentes à développer leurs effets sur des dizaines de milliers d’années.

Ces catastrophes, imputables à des éruptions volcaniques et à une chute de météorite, furent suivies, après dissipation de leurs effets, d’une explosion de formes de vies nouvelles.

L’homme, fléau actuel, devra-t-il disparaître pour permettre à l’aventure de la vie de se perpétuer sur terre ou, récusant le chasseur, le promoteur, le spéculateur, l’humain saura-t-il muter à temps, cesser d’être cet homo economicus nuisible uniquement préoccupé de profit ?

L’imposture économique offre des impératifs malfaisants, crée une société démoralisée, sans perspective autre qu’une cupidité dégradante, avec le projet avilissant de devenir milliardaire c’est-à-dire nuisible.

Gérard CHAROLLOIS

CONVENTION VIE ET NATURE

UNE FORCE POUR LE VIVANT

Communiqué : l’ouverture de la chasse, guerre sans honneur faite à la nature

La CONVENTION VIE ET NATURE constate que neuf cent mille chasseurs reprennent la guerre sans honneur qu’ils mènent à l’encontre de ce qui persiste de faune dans un espace de plus en plus artificialisé.
Une presse paresseuse mentionne l’ouverture de la chasse sans le moindre esprit critique, sans l’ombre d’une analyse d’un fait social parfaitement anachronique.
Or la chasse est cruelle, nocive pour les équilibres écologiques, corporatiste et contraire à la démocratie.
—- Cruelle : nul ne conteste plus que l’animal est un être sensible, ce que consacrent les lois d’ici et d’ailleurs. Tuer uniquement pour se distraire des êtres sensibles représente une dérive inadmissible d’un point de vue éthique. La chasse, mort loisir, est condamnable en son principe de ce seul fait.
— Anti-écologique : la chasse a anéanti les espèces sauvages, persécute les prédateurs, artificialise la faune par des lâchers massifs d’animaux d’élevage pour alimenter le stand de tirs des chasseurs : millions de faisans, de perdrix, de colverts et élevage en milieu ouvert de sangliers bien souvent croisés avec des porcs domestiques pour en accroître la prolificité.
—- Contraire à la démocratie : la France comptait deux millions cinq cent mille chasseurs en 1980, moins d’un million aujourd’hui. Mais la chasse, structurée sur les bases d’une ordonnance du gouvernement de VICHY du 28 juin 1941, s’organise en un puissant et trop riche lobby qui impose ses lois, sa propagande et une servilité honteuse de trop de politiciens.
Ce lobby ne gère nullement la faune mais exclusivement le nombre décroissant de ses adeptes.
Refus de limitation du temps d’ouverture de la chasse, refus des réserves naturelles, refus du droit de non-chasse des petits propriétaires fonciers, refus de la présence des défenseurs des animaux dans les organes consultatifs de la politique faunistique.
L’immense majorité de nos contemporains ne chasse plus et même s’oppose moralement au loisir de mort.
Mais la presse formatée perdure à publier la propagande mensongère du lobby et à faire de ce jeu cruel, antiécologique, une activité banale.
Le samedi 16 septembre, 80 personnes manifestaient à LIMOGES contre la chasse : silence dans les médias conformistes !

Gérard CHAROLLOIS
CONVENTION VIE ET NATURE
FORCE POUR LE VIVANT

De quoi la réforme est-elle le nom ?

Selon le président de la république, les Français n’aimeraient pas les « réformes ».
C’est qu’ils ne sont ni dupes, ni masochistes.
Jusqu’en 1983, tournant de la « rigueur » et révolutions thatchérienne et reaganienne, toute réforme marquait une avancée, un progrès social, une garantie citoyenne, une marche vers la dignité et la justice.
Jusqu’à la décennie 1980/1990, le monde occidental devait être vertueux, exemplaire, généreux pour triompher de son antagoniste soviétique.
Cet affrontement idéologique mondial permit de grandes conquêtes pour les peuples.
Avec la rupture néoconservatrice, le « there is not alternative » des adorateurs du Marché, les dévots de la concurrence sans frontière triomphent en créant un terrain de chasse idéal pour la finance et les multinationales autorisées à jouer au dumping social et environnemental, à contraindre à la flexibilité, aux sacrifices, à la déréglementation et au moins disant social et écologique.
Partout, systématiquement, les Etats soumis à la loi des oligarques sont sommés de « réformer » c’est-à-dire de tendre sans cesse vers moins de services publics, moins de redistribution, moins de salaires, moins de pensions de retraites.
Gare aux réfractaires !
Les institutions telles que le FMI et la banque mondiale imposent l’ordre mercantile, y compris lorsque très démocratiquement, comme en Grèce, le peuple choisit une autre voie.
Avec la chute du système soviétique antagoniste, le masque est tombé.
La seule liberté que vénère désormais l’Occident est celle d’entreprendre, d’exploiter, de détruire, d’anéantir la nature et de rétablir un servage d’un mode inédit fait de précarité.
Dans chaque pays, les agents de la finance au pouvoir organisent le système en culpabilisant les peuples selon l’antienne suivante : « Vous êtes des fainéants, des nantis frileux, des privilégiés, des indécrottables planqués dans vos statuts protecteurs, alors qu’à l’étranger tout va mieux grâce à la mobilité, l’absence de fonction publique, la légèreté des prélèvements, la libération des forces vives et des géniaux entrepreneurs ».
Or, le système échoue partout, y compris dans les pays que leur propagande mensongère donne en exemple de bons élèves.
Ainsi, le peuple allemand connaît « en même temps » le quasi-plein emploi et huit millions de travailleurs pauvres et des retraités condamnés à travailler pour survivre.
Partout, une fracture profonde sépare deux mondes : celui des citoyens et celui d’une poignée de milliardaires qui font les présidents en finançant leurs campagnes et leurs promotions via une presse achetée.
En France, neuf milliardaires possèdent 80% des médias.
Les classes, naguère dites moyennes, les corps intermédiaires, les professions hautement qualifiées ou de hautes responsabilités n’échappent pas à une dérive vers ce déclin social, décrochage avec l’oligarchie et rapprochement avec les strates paupérisées.
Les « réformes » en cours ici et maintenant sont d’une facture dogmatique stricte, estampillées « libérales », c’est-à-dire favorable au premier cercle et nocive pour les gens modestes, les ouvriers, les employés, mais aussi les enseignants, les médecins hospitaliers, les retraités, les étudiants, victimes de demain d’un monde qui ne regarde plus vers le mieux.
La réforme est le nom de la réduction budgétaire alloués aux services publics, des diminutions d’effectifs d’agents publics, de précarisation des gens, de l’amoindrissement des salaires et des pensions et du saccage de la nature pour les profits du secteur marchand, horizon idéologique indépassable de la secte au pouvoir ici et ailleurs.
Le système ne bénéficie qu’à une poignée de féodaux de la finance et des firmes.
Pour régner « mille ans », ils utilisent des « éléments de langage » dont l’invocation de la réforme constitue un pilier.
Bien sûr, pour éviter l’explosion, l’insurrection des consciences puis des citoyens, ils atomisent la société, la divisent en sous-groupes invités à se jalouser pour ne pas s’unir : chômeurs contre travailleurs pauvres, salariés du privé contre ceux du public, attributaires de tel statut spécial contre ceux qui émargent à un autre statut.
L’objectif du système est d’éviter la coalition de ses victimes.
Et voilà pourquoi, s’ajoutant à la crise climatique, à la mort de la biodiversité, au mépris de l’animal, vous subissez le décrochage social, destin de tous ceux qui ne participent pas au « premier cercle », celui dont les revenus et fortunes croissent pendant que tous les citoyens régressent.
Cela ne durera pas toujours et ils le savent d’où leur empressement à se gaver.

Gérard CHAROLLOIS
CONVENTION VIE ET NATURE
UNE FORCE POUR LE VIVANT

De la violence et de la corruption

Prenons de l’altitude, là où il n’y a guère d’encombrements, pour contempler la fourmilière humaine.
Aux USA avec des BUSH, criminel de guerre, des TRUMP, milliardaire caricatural, en Turquie avec un sultan médiéval, en Pologne frappée de régressions idéologiques, en Russie, en Chine, et un peu partout sur la planète, la sottise, l’obscurantisme, la brutalité des mots et des faits, le mépris du vivant et du réel mènent leur danse macabre.
En France, des bonimenteurs partent en guerre contre le chômage en imposant aux citoyens des reculs sociaux, selon la logique dogmatique économique qui prévaut depuis cinquante ans avec les résultats que l’on sait. Puis, leurs successeurs, dans quelques années, face à l’aggravation de la situation sociale, annonceront péremptoirement qu’il faut faire de nouvelles « réformes » , de nouveaux sacrifices,de nouveaux efforts pour en sortir !
Violences étatiques, corruptions « légalisées » par ceux qui les commettent et qui font les lois côtoient la violence primaire de groupes corporatistes jouissant d’une immunité de fait.
Le 25 août dernier, en ARIÈGE, quelques agrocynégétiques ennemis de la nature menaçaient de mort avec leurs fusils des gardes de l’office national de la chasse et de la faune sauvage venus constatés de prétendus dégâts imputés à des ours sur un troupeau de moutons.
Ce fait, d’une grande banalité, fait suite à d’innombrables agressions et exactions brutales conduites par les éleveurs/ chasseurs, en lutte contre la faune.
Il convient de distinguer la force qui sait où elle va et cette violence qui abaisse l’homme bien au-dessous des autres animaux qui sont infiniment moins dangereux au sein de leurs espèces respectives.
Ne faudrait-il pas repenser l’éducation pour prévenir les dérives macro et micro-politiques, celles des dirigeants réactionnaires et celles des arriérés qui persécutent l’animal et massacrent la nature ?
Entre les médiocres qui laissent faire et les corrompus qui trouvent leurs comptes dans la dégradation actuelle, la société a bien du souci à se faire sur son avenir hypothéqué, non par la dette publique contractée auprès de la finance qu’il faudra bien abattre un jour, mais par la dette immense souscrite sur la biosphère.
Concrètement, il s’agirait, ici et maintenant, de permettre le retour des loups, ours et lynx.
Comment ?
En cessant de subventionner l’élevage de montagne, maintenu sous perfusion d’argent public et de substituer à ces aides publiques massives une subvention subordonnée à la présence des grands prédateurs.
Ce ne sont pas les moyens qui manquent, mais le courage.
La chasse-loisir qui endeuillait les automnes de Marguerite YOURCENAR perdure en ce pays, nonobstant l’élévation de la conscience d’une majorité de contemporains.
L’art de tuer est bien gardé par une classe politique frileuse et par un lobby dont l’unique obsession est de ne rien concéder.
Or, la chasse est une école de violence, une banalisation de l’acte de mort, un apprivoisement de cet instrument infâme qu’on appelle une arme.
Je ne suis pas de ceux qui veulent « réformer la chasse » car on ne modère pas le crime : on l’abolit.
Bien sûr, toute avancée serait bonne à accueillir : dimanches sans chasse, réduction du temps de la guerre faite à la faune, élargissement du nombre des espèces protégées.
Mais faire de la mort d’un être sensible un loisir constitue une injure dirigée contre la conscience humaine.
En démocratie, dialoguer est une vertu doublée d’une nécessité. Mais en France, dialoguer avec le monde de la chasse est une impossibilité puisque ce monde hermétique à toute évolution ne veut jamais rien concéder.
Cette évidence n’est pas admise par ceux qu’habite la pusillanimité face à un lobby.
Les lobbies chasse, agrochimique, industriel, de l’alcool, du tabac et autres nuisances corrompent les politiques à BRUXELLES, à PARIS, en régions.
La nature, la santé, la sécurité sont longtemps bafouées pour ne pas déranger les intérêts que servent ces groupes de pressions qui font le siège des ministères, des assemblées, des commissions.
Violence et corruption mènent le monde vers des lendemains qui déchantent.
CASSANDRE ne faisait pas plaisir en annonçant le malheur, mais le malheur était qu’elle avait raison !

Gérard CHAROLLOIS
CONVENTION VIE ET NATURE

Animal, nature et politique

Tout le monde fait de la politique, y compris ceux qui s’en défendent et qui par leur abstention laisse faire celle des autres.
Faire de la politique consiste à penser la société et à agir pour un mieux, un changement ou une conservation.
Bien sûr, cela ne tient nullement à candidater pour des élections, à se mettre au garde-à-vous devant tel ou tel leader, mais à être un citoyen conscient, éveillé, actif et réactif aux événements et aux faits sociaux.
Demander l’abolition de la chasse et de la tauromachie, c’est faire de la politique.
Reconsidérer le rapport traditionnel à l’animal, si longtemps réduit au rang de machine, de chose, pour concevoir le respect de tout être sensible, c’est faire de la politique.
Vouloir préserver les espaces naturels convoités par l’appétit insatiable des aménageurs et promoteurs, c’est faire de la politique.
Proposer, revendiquer, contester, c’est faire de la politique plus et mieux que se présenter à une élection, simple écume sur la mer de l’action et de la réflexion.
Evacuée par les monothéismes, puis par le cartésianisme naissant du 17ème siècle, la question animale surgit enfin à la conscience occidentale de nos jours, et ce débat est sans doute le plus politique de tous car il remet en cause l’approche ancestrale, parfaitement obscurantiste, du phénomène du vivant.
Les résistances qu’opposent les lobbies contre nature à l’évolution du statut de l’animal et de la nature prouve l’importance de l’enjeu et la profondeur de la rupture avec l’ordre ancien qu’implique la reconnaissance effective du caractère sensible de l’animal et de la valeur intrinsèque de la nature.
Quel que soit le degré de cette rupture, d’une quête du bien-être jusqu’à la remise en cause de toute utilisation de l’animal, elle ébranle le Système dit libéral en ce que celui-ci est fondé sur l’exploitation et la quête du profit.
Aussi, ceux qui servent le Système ne peuvent que nier, sans assumer cette négation, les droits du vivant.
Ainsi les élus, les préfets, les décideurs publics couvrent trop fréquemment le braconnage partant du principe que tout vaut mieux qu’un désordre. Hier, les tous petits PAPONS innombrables qui peuplent nos palais nationaux n’osaient pas interdire la chasse à la tourterelle des bois en mai dans le MEDOC, imaginant qu’une attitude ferme et claire susciterait une jacquerie locale. D’autres inconsistants laissent piéger l’ortolan dans les LANDES pour ne pas irriter une centaine de tueurs de petits oiseaux chanteurs.
Ailleurs, ils se font les complices des ennemis du loup pour ne pas à avoir à réprimer deux cents voyous agrocynégétiques qui risqueraient de venir caser de la préfecture si on contrariait leurs fantasmes anti-nature.
Oui, ce monde est plein de petits PAPONS choisissant l’injustice et l’imposture pour éviter un désordre qui nuirait à leur minable petite carrière.
Et voilà pourquoi nature meurt en ce pays.
La question animale est révélatrice du degré d’abjection des gouvernants hermétiques à toute compassion.
Les loups fusillés, les animaux d’élevage abattus dans des conditions cruelles après avoir été élevés en violation de leurs exigences biologiques et éthologiques témoignent de ce que sont les décideurs.
Alors comment s’étonner de ce que ces personnages volent les salariés et les retraités pour gaver leurs commettants qui les firent rois ?
Il y a une cohérence absolue à demander l’abolition de la chasse, de la tauromachie, de l’égorgement sans étourdissement, de l’élevage concentrationnaire et l’échelle mobile des salaires et des retraites, bref l’inverse de ce que font les bonimenteurs de la « réforme », élément de langage derrière lequel ils masquent leurs exactions contre les citoyens.
Personnellement, je manifesterai en septembre contre la chasse, contre l’horreur des abattoirs et contre les régressions sociales, contre le gel des salaires et contre les ponctions opérées sur le peuple et destinées à compenser les cadeaux fiscaux faits aux oligarques notamment par la suppression de l’impôt sur la fortune.
Si les Français n’aiment pas les réformes comme l’affirme un politique, c’est qu’ils ne sont pas masochistes et qu’ils ont compris enfin ce que cache ce paravent des impostures sociales.
Jusqu’à quel abaissement, recul, sacrifice voudront aller les libéraux économiques ?
Réponse : jusqu’à l’explosion finale qui renversera leur régime thanatophile.

Gérard CHAROLLOIS
CONVENTION VIE ET NATURE

Quelle nature ?

La lettre de Gérard CHAROLLOIS le 20 aout 2017

Quelle nature ?

L’humain peine à instaurer avec la nature ce lien pacifié qui lui permettrait seul de ne pas être une impasse évolutive vouée à l’anéantissement.
Il y a les arriérés qui pensent encore que la nature doit être domestiquée, dominée, gérée et qui n’ont pas compris qu’elle ne nous menace que par sa disparition provoquée par notre espèce cupide et cruelle.
Ils veulent exterminer tout ce qui ne leur rapporte rien, concevant l’espace naturel comme un espace jardiné, exempt de vie sauvage.
Ennemis de la terre, ils pourchassent le loup, l’ours, ici et ailleurs l’éléphant, le lion et le gorille.
Commentant le terrorisme islamiste, le ministre des affaires étrangères français stigmatise la «lâcheté» des assassins fanatisés et abrutis par un mythe.
Le ministre se trompe d’épithète.
Le fou de dieu n’est pas lâche. Il est cruel.
La cruauté est la première tare humaine.
Cette cruauté frappe l’homme et l’ensemble du vivant.
Quelle dose de cruauté faut-il pour écraser délibérément un passant qui ne vous a rien fait ?
Quelle dose de cruauté faut-il pour aller chasser de pauvres bêtes qui ne nous ont fait aucun mal ?
Bien sûr, la lâcheté existe aussi, pas chez l’assassin qui risque sa vie pour avoir la satisfaction d’ôter celle des autres, mais chez tous ces planqués du juste milieu qui n’osent pas dénoncer le crime et la cause du crime : le fanatisme religieux d’un côté, les loisirs de mort visant les animaux de l’autre.
Le respect du vivant ne se divise pas.
Tout être vivant a un intérêt légitime à vivre et à vivre sans souffrir.
Voilà pour les ennemis de la terre.
Mais face à eux, vous rencontrerez de sympathiques esthètes de la nature qui voudraient figer la nature à un stade qu’ils considèrent comme optimal, définitif, intangible. Pour eux, il y a les espèces végétales et animales présentes en un lieu et en un temps déterminé et celles qui n’ont rien à faire dans un milieu muséifié. Ils parlent d’espèces invasives à l’encontre desquelles ils seraient prêts à déclencher le feu chimique ou l’orgie des fusils pour exterminer les intrus.
Je ne partage pas cette conception congelée de la nature.
De tous temps, l’évolution amena des changements dans le règne du vivant.
Ce qui advient de nos jours et qui est criminel ne tient pas aux transformations, mais à l’appauvrissement de la biosphère par les activités humaines.
Le vivant disparaît ce qui est inacceptable.
Son évolution serait parfaitement admissible surtout si elle se traduisait par un enrichissement d’espèces.
Dans les parcs périurbains de PARIS, des milliers de perruches indiennes, de couleur verte, se sont implantées et se reproduisent, émerveillant les uns, irritant les autres par leurs cris et leurs détériorations des isolations des bâtiments.
Certes, on doit s’interroger sur l’incidence de cet oiseau sur le reste de l’avifaune antérieurement présente, mais son exotisme ne constitue pas en soi une hérésie ornithologique.
Avant l’homme, des espèces apparaissaient ainsi dans des lieux nouveaux pour elles et ce processus naturel s’appelait l’évolution.
Ne soyons pas frileux à l’égard de ces conquérants et réjouissons nous toujours lorsqu’il y a de la vie.
Ne cherchons pas à maîtriser toujours et, déplorant les raréfactions, accueillons avec bienveillance les formes nouvelles.

Gérard CHAROLLOIS
TEL 06 76 99 84 65

CONVENTION VIE ET NATURE – FORCE POUR LE VIVANT

http://www.ecologie-radicale.org

http://gerardcharollois2017.fr

 

Communiqué : quand les ennemis de la terre veulent éradiquer les loups.

La CONVENTION VIE ET NATURE dénonce le détournement de procédure qui permit, le 9 août dernier, à des exterminateurs de notre faune de tuer trois louveteaux sur le territoire de la commune de CIPIERES dans le département des ALPES- MARITIMES.

Le préfet avait cru pouvoir autoriser des tirs de protection d’un troupeau.

Or, les trois louveteaux tués, âgés de quelques mois, étaient parfaitement inoffensifs pour les troupeaux.

En fait, l’imposture, la désinformation, la pleutrerie des pouvoirs publics caractérisent les décisions en matière de protection du loup.

En fait et en vérité, un milieu rétrograde, lié au monde agrocynégétique, veut aseptiser la nature, y détruire toutes les espèces sans exception lorsqu’elles ne sont pas directement exploitables par l’homme.

Victimes de cette imposture, les médias croient parfois que le défi de la présence du loup tient aux prédations sur les troupeaux de moutons.

Il faut savoir que cinq cent mille moutons sont tués chaque année en France par les chiens errants.

Les loups, les ours, les lynx n’occasionnent que des prélèvements marginaux au regard de ces destructions par les chiens et ces prélèvements sont indemnisés par la collectivité publique qui, par ailleurs, subventionne massivement un élevage de montagne nullement autonome.

Le retour du loup en 1992, via le MERCANTOUR et en provenance d’Italie où l’espèce est bien présente, ne pose qu’un problème purement culturel à des esprits archaïques, toujours en lutte contre la nature.

La France ne compte que trois cents loups. L’Espagne plus de deux mille.

Mais le pays souffre du poids d’un lobby agrocynégétique particulièrement virulent, parfois violent, ultra-minoritaire et très hermétique aux données de la science écologique et aux évolutions des mentalités.

Face à ce lobby, l’administration est complice des délires contre nature, comme le prouvent les arrêtés pris par les préfets pour détruire des spécimens de notre faune appartenant à des espèces en théorie protégées.

Il faut ramener ce lobby à la raison par un discours ferme et clair.

Le loup, comme les autres prédateurs naturels, a sa place en Europe, au même titre que l’éléphant d’Afrique ou le lion ou les grands singes ont leur place dans les pays qui ont la chance d’en accueillir encore quelques-uns.

Il convient d’apprendre à vivre avec la biodiversité et élever le degré de conscience pour que l’humain se réconcilie avec le vivant.

À défaut, nous courons à une impasse écologique préoccupante.

Le ministère de l’Écologie doit avoir le courage élémentaire d’en finir avec les détournements de procédures illustrés par la mort de ces trois louveteaux bien incapables d’inquiéter un troupeau.

La Commission Européenne doit engager une procédure en manquement contre la France du fait du défaut de protection de l’espèce.

Le procureur de la République de NICE doit engager des poursuites contre ceux qui ont tué des louveteaux, en violation de la protection de ces animaux dès lors que ne pouvait pas jouer la dérogation préfectorale ne visant que la sauvegarde immédiate d’un troupeau.

Gérard Charollois

CONVENTION VIE ET NATURE FORCE POUR LE VIVANT