Des décideurs anthropocentriques

Les politiciens au pouvoir jouent à plus écolo que moi tu meurs.

Grands défenseurs du climat, avocats de la biodiversité, champions de la transition écologique, généreux en discours sur les tribunes des colloques internationaux, ces personnages commandités par la finance, fervents homo economicus, sont incapables d’adopter la moindre mesure concrète, effective, pratique en faveur de la nature.

Ils parlent écologie et ls servent les intérêts cupides des oligarques.

Bien sûr, il faut fermer le robinet en se brossant les dents, la planète se réchauffe, les glaces polaires fondent comme les bonnes intentions face aux lobbies, mais pas question de limiter l’irrigation, l’épandage de pesticides, la construction de routes nouvelles, l’urbanisation cancéreuse de l’espace, la croissance démographique et l’abjecte chasse loisir estampillée « gestion » par ces politiciens irresponsables.

En France, le gouvernement souhaite même accélérer le bétonnage en réduisant les normes de constructions, en limitant la durée des recours à l’encontre des permis de construire. Sans doute que pour ces personnages, les villes tentaculaires gagnent à s’étendre davantage et à se densifier au détriment de la biodiversité que l’on célèbre en grande pompe par ailleurs.

Mais que vaut la nature pour ces personnages ?

Peut-être pourrions-nous leur suggérer d’imposer aux voraces promoteurs immobiliers d’implanter en façade et sous toiture des bâtiments de béton et de verre des nichoirs pour martinets et autres oiseaux cavernicoles expulsés des villes modernes sans les infractuosités des murs qui les accueillaient autrefois.

Pour les politiciens, la biodiversité est une question exotique, lointaine et bonne pour déclamations à onction épiscopale.

Que valent les espèces de faune pour ces décideurs qui ignorent ce qu’un km de route tue, chaque année, de victimes innocentes : hérissons, amphibiens, reptiles, oiseaux, blaireaux et autres.

Or si nous voulons sauver la diversité du vivant, il est urgent d’agir, de muter et non de disserter.

Pour que cette planète reste celle du vivant, il est impératif de stopper l’explosion démographique en engageant une politique de dénatalité, à l’échelon international, à l’inverse de ce que promeuvent la secte de l’économie d’abord.

Urgent de faire prévaloir la préservation sur la spéculation, l’amour de la vie sur l’art de tuer, le vivant sur le profit, la qualité de la vie sur la croissance quantitative.

En cette année 2017, des scientifiques exposent la gravité du cataclysme provoqué par l’homme qui inflige la sixième grande disparition d’espèces. Les cinq précédentes avaient été lentes à développer leurs effets sur des dizaines de milliers d’années.

Ces catastrophes, imputables à des éruptions volcaniques et à une chute de météorite, furent suivies, après dissipation de leurs effets, d’une explosion de formes de vies nouvelles.

L’homme, fléau actuel, devra-t-il disparaître pour permettre à l’aventure de la vie de se perpétuer sur terre ou, récusant le chasseur, le promoteur, le spéculateur, l’humain saura-t-il muter à temps, cesser d’être cet homo economicus nuisible uniquement préoccupé de profit ?

L’imposture économique offre des impératifs malfaisants, crée une société démoralisée, sans perspective autre qu’une cupidité dégradante, avec le projet avilissant de devenir milliardaire c’est-à-dire nuisible.

Gérard CHAROLLOIS

CONVENTION VIE ET NATURE

UNE FORCE POUR LE VIVANT

Communiqué : l’ouverture de la chasse, guerre sans honneur faite à la nature

La CONVENTION VIE ET NATURE constate que neuf cent mille chasseurs reprennent la guerre sans honneur qu’ils mènent à l’encontre de ce qui persiste de faune dans un espace de plus en plus artificialisé.
Une presse paresseuse mentionne l’ouverture de la chasse sans le moindre esprit critique, sans l’ombre d’une analyse d’un fait social parfaitement anachronique.
Or la chasse est cruelle, nocive pour les équilibres écologiques, corporatiste et contraire à la démocratie.
—- Cruelle : nul ne conteste plus que l’animal est un être sensible, ce que consacrent les lois d’ici et d’ailleurs. Tuer uniquement pour se distraire des êtres sensibles représente une dérive inadmissible d’un point de vue éthique. La chasse, mort loisir, est condamnable en son principe de ce seul fait.
— Anti-écologique : la chasse a anéanti les espèces sauvages, persécute les prédateurs, artificialise la faune par des lâchers massifs d’animaux d’élevage pour alimenter le stand de tirs des chasseurs : millions de faisans, de perdrix, de colverts et élevage en milieu ouvert de sangliers bien souvent croisés avec des porcs domestiques pour en accroître la prolificité.
—- Contraire à la démocratie : la France comptait deux millions cinq cent mille chasseurs en 1980, moins d’un million aujourd’hui. Mais la chasse, structurée sur les bases d’une ordonnance du gouvernement de VICHY du 28 juin 1941, s’organise en un puissant et trop riche lobby qui impose ses lois, sa propagande et une servilité honteuse de trop de politiciens.
Ce lobby ne gère nullement la faune mais exclusivement le nombre décroissant de ses adeptes.
Refus de limitation du temps d’ouverture de la chasse, refus des réserves naturelles, refus du droit de non-chasse des petits propriétaires fonciers, refus de la présence des défenseurs des animaux dans les organes consultatifs de la politique faunistique.
L’immense majorité de nos contemporains ne chasse plus et même s’oppose moralement au loisir de mort.
Mais la presse formatée perdure à publier la propagande mensongère du lobby et à faire de ce jeu cruel, antiécologique, une activité banale.
Le samedi 16 septembre, 80 personnes manifestaient à LIMOGES contre la chasse : silence dans les médias conformistes !

Gérard CHAROLLOIS
CONVENTION VIE ET NATURE
FORCE POUR LE VIVANT

De quoi la réforme est-elle le nom ?

Selon le président de la république, les Français n’aimeraient pas les « réformes ».
C’est qu’ils ne sont ni dupes, ni masochistes.
Jusqu’en 1983, tournant de la « rigueur » et révolutions thatchérienne et reaganienne, toute réforme marquait une avancée, un progrès social, une garantie citoyenne, une marche vers la dignité et la justice.
Jusqu’à la décennie 1980/1990, le monde occidental devait être vertueux, exemplaire, généreux pour triompher de son antagoniste soviétique.
Cet affrontement idéologique mondial permit de grandes conquêtes pour les peuples.
Avec la rupture néoconservatrice, le « there is not alternative » des adorateurs du Marché, les dévots de la concurrence sans frontière triomphent en créant un terrain de chasse idéal pour la finance et les multinationales autorisées à jouer au dumping social et environnemental, à contraindre à la flexibilité, aux sacrifices, à la déréglementation et au moins disant social et écologique.
Partout, systématiquement, les Etats soumis à la loi des oligarques sont sommés de « réformer » c’est-à-dire de tendre sans cesse vers moins de services publics, moins de redistribution, moins de salaires, moins de pensions de retraites.
Gare aux réfractaires !
Les institutions telles que le FMI et la banque mondiale imposent l’ordre mercantile, y compris lorsque très démocratiquement, comme en Grèce, le peuple choisit une autre voie.
Avec la chute du système soviétique antagoniste, le masque est tombé.
La seule liberté que vénère désormais l’Occident est celle d’entreprendre, d’exploiter, de détruire, d’anéantir la nature et de rétablir un servage d’un mode inédit fait de précarité.
Dans chaque pays, les agents de la finance au pouvoir organisent le système en culpabilisant les peuples selon l’antienne suivante : « Vous êtes des fainéants, des nantis frileux, des privilégiés, des indécrottables planqués dans vos statuts protecteurs, alors qu’à l’étranger tout va mieux grâce à la mobilité, l’absence de fonction publique, la légèreté des prélèvements, la libération des forces vives et des géniaux entrepreneurs ».
Or, le système échoue partout, y compris dans les pays que leur propagande mensongère donne en exemple de bons élèves.
Ainsi, le peuple allemand connaît « en même temps » le quasi-plein emploi et huit millions de travailleurs pauvres et des retraités condamnés à travailler pour survivre.
Partout, une fracture profonde sépare deux mondes : celui des citoyens et celui d’une poignée de milliardaires qui font les présidents en finançant leurs campagnes et leurs promotions via une presse achetée.
En France, neuf milliardaires possèdent 80% des médias.
Les classes, naguère dites moyennes, les corps intermédiaires, les professions hautement qualifiées ou de hautes responsabilités n’échappent pas à une dérive vers ce déclin social, décrochage avec l’oligarchie et rapprochement avec les strates paupérisées.
Les « réformes » en cours ici et maintenant sont d’une facture dogmatique stricte, estampillées « libérales », c’est-à-dire favorable au premier cercle et nocive pour les gens modestes, les ouvriers, les employés, mais aussi les enseignants, les médecins hospitaliers, les retraités, les étudiants, victimes de demain d’un monde qui ne regarde plus vers le mieux.
La réforme est le nom de la réduction budgétaire alloués aux services publics, des diminutions d’effectifs d’agents publics, de précarisation des gens, de l’amoindrissement des salaires et des pensions et du saccage de la nature pour les profits du secteur marchand, horizon idéologique indépassable de la secte au pouvoir ici et ailleurs.
Le système ne bénéficie qu’à une poignée de féodaux de la finance et des firmes.
Pour régner « mille ans », ils utilisent des « éléments de langage » dont l’invocation de la réforme constitue un pilier.
Bien sûr, pour éviter l’explosion, l’insurrection des consciences puis des citoyens, ils atomisent la société, la divisent en sous-groupes invités à se jalouser pour ne pas s’unir : chômeurs contre travailleurs pauvres, salariés du privé contre ceux du public, attributaires de tel statut spécial contre ceux qui émargent à un autre statut.
L’objectif du système est d’éviter la coalition de ses victimes.
Et voilà pourquoi, s’ajoutant à la crise climatique, à la mort de la biodiversité, au mépris de l’animal, vous subissez le décrochage social, destin de tous ceux qui ne participent pas au « premier cercle », celui dont les revenus et fortunes croissent pendant que tous les citoyens régressent.
Cela ne durera pas toujours et ils le savent d’où leur empressement à se gaver.

Gérard CHAROLLOIS
CONVENTION VIE ET NATURE
UNE FORCE POUR LE VIVANT

De la violence et de la corruption

Prenons de l’altitude, là où il n’y a guère d’encombrements, pour contempler la fourmilière humaine.
Aux USA avec des BUSH, criminel de guerre, des TRUMP, milliardaire caricatural, en Turquie avec un sultan médiéval, en Pologne frappée de régressions idéologiques, en Russie, en Chine, et un peu partout sur la planète, la sottise, l’obscurantisme, la brutalité des mots et des faits, le mépris du vivant et du réel mènent leur danse macabre.
En France, des bonimenteurs partent en guerre contre le chômage en imposant aux citoyens des reculs sociaux, selon la logique dogmatique économique qui prévaut depuis cinquante ans avec les résultats que l’on sait. Puis, leurs successeurs, dans quelques années, face à l’aggravation de la situation sociale, annonceront péremptoirement qu’il faut faire de nouvelles « réformes » , de nouveaux sacrifices,de nouveaux efforts pour en sortir !
Violences étatiques, corruptions « légalisées » par ceux qui les commettent et qui font les lois côtoient la violence primaire de groupes corporatistes jouissant d’une immunité de fait.
Le 25 août dernier, en ARIÈGE, quelques agrocynégétiques ennemis de la nature menaçaient de mort avec leurs fusils des gardes de l’office national de la chasse et de la faune sauvage venus constatés de prétendus dégâts imputés à des ours sur un troupeau de moutons.
Ce fait, d’une grande banalité, fait suite à d’innombrables agressions et exactions brutales conduites par les éleveurs/ chasseurs, en lutte contre la faune.
Il convient de distinguer la force qui sait où elle va et cette violence qui abaisse l’homme bien au-dessous des autres animaux qui sont infiniment moins dangereux au sein de leurs espèces respectives.
Ne faudrait-il pas repenser l’éducation pour prévenir les dérives macro et micro-politiques, celles des dirigeants réactionnaires et celles des arriérés qui persécutent l’animal et massacrent la nature ?
Entre les médiocres qui laissent faire et les corrompus qui trouvent leurs comptes dans la dégradation actuelle, la société a bien du souci à se faire sur son avenir hypothéqué, non par la dette publique contractée auprès de la finance qu’il faudra bien abattre un jour, mais par la dette immense souscrite sur la biosphère.
Concrètement, il s’agirait, ici et maintenant, de permettre le retour des loups, ours et lynx.
Comment ?
En cessant de subventionner l’élevage de montagne, maintenu sous perfusion d’argent public et de substituer à ces aides publiques massives une subvention subordonnée à la présence des grands prédateurs.
Ce ne sont pas les moyens qui manquent, mais le courage.
La chasse-loisir qui endeuillait les automnes de Marguerite YOURCENAR perdure en ce pays, nonobstant l’élévation de la conscience d’une majorité de contemporains.
L’art de tuer est bien gardé par une classe politique frileuse et par un lobby dont l’unique obsession est de ne rien concéder.
Or, la chasse est une école de violence, une banalisation de l’acte de mort, un apprivoisement de cet instrument infâme qu’on appelle une arme.
Je ne suis pas de ceux qui veulent « réformer la chasse » car on ne modère pas le crime : on l’abolit.
Bien sûr, toute avancée serait bonne à accueillir : dimanches sans chasse, réduction du temps de la guerre faite à la faune, élargissement du nombre des espèces protégées.
Mais faire de la mort d’un être sensible un loisir constitue une injure dirigée contre la conscience humaine.
En démocratie, dialoguer est une vertu doublée d’une nécessité. Mais en France, dialoguer avec le monde de la chasse est une impossibilité puisque ce monde hermétique à toute évolution ne veut jamais rien concéder.
Cette évidence n’est pas admise par ceux qu’habite la pusillanimité face à un lobby.
Les lobbies chasse, agrochimique, industriel, de l’alcool, du tabac et autres nuisances corrompent les politiques à BRUXELLES, à PARIS, en régions.
La nature, la santé, la sécurité sont longtemps bafouées pour ne pas déranger les intérêts que servent ces groupes de pressions qui font le siège des ministères, des assemblées, des commissions.
Violence et corruption mènent le monde vers des lendemains qui déchantent.
CASSANDRE ne faisait pas plaisir en annonçant le malheur, mais le malheur était qu’elle avait raison !

Gérard CHAROLLOIS
CONVENTION VIE ET NATURE

Animal, nature et politique

Tout le monde fait de la politique, y compris ceux qui s’en défendent et qui par leur abstention laisse faire celle des autres.
Faire de la politique consiste à penser la société et à agir pour un mieux, un changement ou une conservation.
Bien sûr, cela ne tient nullement à candidater pour des élections, à se mettre au garde-à-vous devant tel ou tel leader, mais à être un citoyen conscient, éveillé, actif et réactif aux événements et aux faits sociaux.
Demander l’abolition de la chasse et de la tauromachie, c’est faire de la politique.
Reconsidérer le rapport traditionnel à l’animal, si longtemps réduit au rang de machine, de chose, pour concevoir le respect de tout être sensible, c’est faire de la politique.
Vouloir préserver les espaces naturels convoités par l’appétit insatiable des aménageurs et promoteurs, c’est faire de la politique.
Proposer, revendiquer, contester, c’est faire de la politique plus et mieux que se présenter à une élection, simple écume sur la mer de l’action et de la réflexion.
Evacuée par les monothéismes, puis par le cartésianisme naissant du 17ème siècle, la question animale surgit enfin à la conscience occidentale de nos jours, et ce débat est sans doute le plus politique de tous car il remet en cause l’approche ancestrale, parfaitement obscurantiste, du phénomène du vivant.
Les résistances qu’opposent les lobbies contre nature à l’évolution du statut de l’animal et de la nature prouve l’importance de l’enjeu et la profondeur de la rupture avec l’ordre ancien qu’implique la reconnaissance effective du caractère sensible de l’animal et de la valeur intrinsèque de la nature.
Quel que soit le degré de cette rupture, d’une quête du bien-être jusqu’à la remise en cause de toute utilisation de l’animal, elle ébranle le Système dit libéral en ce que celui-ci est fondé sur l’exploitation et la quête du profit.
Aussi, ceux qui servent le Système ne peuvent que nier, sans assumer cette négation, les droits du vivant.
Ainsi les élus, les préfets, les décideurs publics couvrent trop fréquemment le braconnage partant du principe que tout vaut mieux qu’un désordre. Hier, les tous petits PAPONS innombrables qui peuplent nos palais nationaux n’osaient pas interdire la chasse à la tourterelle des bois en mai dans le MEDOC, imaginant qu’une attitude ferme et claire susciterait une jacquerie locale. D’autres inconsistants laissent piéger l’ortolan dans les LANDES pour ne pas irriter une centaine de tueurs de petits oiseaux chanteurs.
Ailleurs, ils se font les complices des ennemis du loup pour ne pas à avoir à réprimer deux cents voyous agrocynégétiques qui risqueraient de venir caser de la préfecture si on contrariait leurs fantasmes anti-nature.
Oui, ce monde est plein de petits PAPONS choisissant l’injustice et l’imposture pour éviter un désordre qui nuirait à leur minable petite carrière.
Et voilà pourquoi nature meurt en ce pays.
La question animale est révélatrice du degré d’abjection des gouvernants hermétiques à toute compassion.
Les loups fusillés, les animaux d’élevage abattus dans des conditions cruelles après avoir été élevés en violation de leurs exigences biologiques et éthologiques témoignent de ce que sont les décideurs.
Alors comment s’étonner de ce que ces personnages volent les salariés et les retraités pour gaver leurs commettants qui les firent rois ?
Il y a une cohérence absolue à demander l’abolition de la chasse, de la tauromachie, de l’égorgement sans étourdissement, de l’élevage concentrationnaire et l’échelle mobile des salaires et des retraites, bref l’inverse de ce que font les bonimenteurs de la « réforme », élément de langage derrière lequel ils masquent leurs exactions contre les citoyens.
Personnellement, je manifesterai en septembre contre la chasse, contre l’horreur des abattoirs et contre les régressions sociales, contre le gel des salaires et contre les ponctions opérées sur le peuple et destinées à compenser les cadeaux fiscaux faits aux oligarques notamment par la suppression de l’impôt sur la fortune.
Si les Français n’aiment pas les réformes comme l’affirme un politique, c’est qu’ils ne sont pas masochistes et qu’ils ont compris enfin ce que cache ce paravent des impostures sociales.
Jusqu’à quel abaissement, recul, sacrifice voudront aller les libéraux économiques ?
Réponse : jusqu’à l’explosion finale qui renversera leur régime thanatophile.

Gérard CHAROLLOIS
CONVENTION VIE ET NATURE

Quelle nature ?

La lettre de Gérard CHAROLLOIS le 20 aout 2017

Quelle nature ?

L’humain peine à instaurer avec la nature ce lien pacifié qui lui permettrait seul de ne pas être une impasse évolutive vouée à l’anéantissement.
Il y a les arriérés qui pensent encore que la nature doit être domestiquée, dominée, gérée et qui n’ont pas compris qu’elle ne nous menace que par sa disparition provoquée par notre espèce cupide et cruelle.
Ils veulent exterminer tout ce qui ne leur rapporte rien, concevant l’espace naturel comme un espace jardiné, exempt de vie sauvage.
Ennemis de la terre, ils pourchassent le loup, l’ours, ici et ailleurs l’éléphant, le lion et le gorille.
Commentant le terrorisme islamiste, le ministre des affaires étrangères français stigmatise la «lâcheté» des assassins fanatisés et abrutis par un mythe.
Le ministre se trompe d’épithète.
Le fou de dieu n’est pas lâche. Il est cruel.
La cruauté est la première tare humaine.
Cette cruauté frappe l’homme et l’ensemble du vivant.
Quelle dose de cruauté faut-il pour écraser délibérément un passant qui ne vous a rien fait ?
Quelle dose de cruauté faut-il pour aller chasser de pauvres bêtes qui ne nous ont fait aucun mal ?
Bien sûr, la lâcheté existe aussi, pas chez l’assassin qui risque sa vie pour avoir la satisfaction d’ôter celle des autres, mais chez tous ces planqués du juste milieu qui n’osent pas dénoncer le crime et la cause du crime : le fanatisme religieux d’un côté, les loisirs de mort visant les animaux de l’autre.
Le respect du vivant ne se divise pas.
Tout être vivant a un intérêt légitime à vivre et à vivre sans souffrir.
Voilà pour les ennemis de la terre.
Mais face à eux, vous rencontrerez de sympathiques esthètes de la nature qui voudraient figer la nature à un stade qu’ils considèrent comme optimal, définitif, intangible. Pour eux, il y a les espèces végétales et animales présentes en un lieu et en un temps déterminé et celles qui n’ont rien à faire dans un milieu muséifié. Ils parlent d’espèces invasives à l’encontre desquelles ils seraient prêts à déclencher le feu chimique ou l’orgie des fusils pour exterminer les intrus.
Je ne partage pas cette conception congelée de la nature.
De tous temps, l’évolution amena des changements dans le règne du vivant.
Ce qui advient de nos jours et qui est criminel ne tient pas aux transformations, mais à l’appauvrissement de la biosphère par les activités humaines.
Le vivant disparaît ce qui est inacceptable.
Son évolution serait parfaitement admissible surtout si elle se traduisait par un enrichissement d’espèces.
Dans les parcs périurbains de PARIS, des milliers de perruches indiennes, de couleur verte, se sont implantées et se reproduisent, émerveillant les uns, irritant les autres par leurs cris et leurs détériorations des isolations des bâtiments.
Certes, on doit s’interroger sur l’incidence de cet oiseau sur le reste de l’avifaune antérieurement présente, mais son exotisme ne constitue pas en soi une hérésie ornithologique.
Avant l’homme, des espèces apparaissaient ainsi dans des lieux nouveaux pour elles et ce processus naturel s’appelait l’évolution.
Ne soyons pas frileux à l’égard de ces conquérants et réjouissons nous toujours lorsqu’il y a de la vie.
Ne cherchons pas à maîtriser toujours et, déplorant les raréfactions, accueillons avec bienveillance les formes nouvelles.

Gérard CHAROLLOIS
TEL 06 76 99 84 65

CONVENTION VIE ET NATURE – FORCE POUR LE VIVANT

http://www.ecologie-radicale.org

http://gerardcharollois2017.fr

 

Communiqué : quand les ennemis de la terre veulent éradiquer les loups.

La CONVENTION VIE ET NATURE dénonce le détournement de procédure qui permit, le 9 août dernier, à des exterminateurs de notre faune de tuer trois louveteaux sur le territoire de la commune de CIPIERES dans le département des ALPES- MARITIMES.

Le préfet avait cru pouvoir autoriser des tirs de protection d’un troupeau.

Or, les trois louveteaux tués, âgés de quelques mois, étaient parfaitement inoffensifs pour les troupeaux.

En fait, l’imposture, la désinformation, la pleutrerie des pouvoirs publics caractérisent les décisions en matière de protection du loup.

En fait et en vérité, un milieu rétrograde, lié au monde agrocynégétique, veut aseptiser la nature, y détruire toutes les espèces sans exception lorsqu’elles ne sont pas directement exploitables par l’homme.

Victimes de cette imposture, les médias croient parfois que le défi de la présence du loup tient aux prédations sur les troupeaux de moutons.

Il faut savoir que cinq cent mille moutons sont tués chaque année en France par les chiens errants.

Les loups, les ours, les lynx n’occasionnent que des prélèvements marginaux au regard de ces destructions par les chiens et ces prélèvements sont indemnisés par la collectivité publique qui, par ailleurs, subventionne massivement un élevage de montagne nullement autonome.

Le retour du loup en 1992, via le MERCANTOUR et en provenance d’Italie où l’espèce est bien présente, ne pose qu’un problème purement culturel à des esprits archaïques, toujours en lutte contre la nature.

La France ne compte que trois cents loups. L’Espagne plus de deux mille.

Mais le pays souffre du poids d’un lobby agrocynégétique particulièrement virulent, parfois violent, ultra-minoritaire et très hermétique aux données de la science écologique et aux évolutions des mentalités.

Face à ce lobby, l’administration est complice des délires contre nature, comme le prouvent les arrêtés pris par les préfets pour détruire des spécimens de notre faune appartenant à des espèces en théorie protégées.

Il faut ramener ce lobby à la raison par un discours ferme et clair.

Le loup, comme les autres prédateurs naturels, a sa place en Europe, au même titre que l’éléphant d’Afrique ou le lion ou les grands singes ont leur place dans les pays qui ont la chance d’en accueillir encore quelques-uns.

Il convient d’apprendre à vivre avec la biodiversité et élever le degré de conscience pour que l’humain se réconcilie avec le vivant.

À défaut, nous courons à une impasse écologique préoccupante.

Le ministère de l’Écologie doit avoir le courage élémentaire d’en finir avec les détournements de procédures illustrés par la mort de ces trois louveteaux bien incapables d’inquiéter un troupeau.

La Commission Européenne doit engager une procédure en manquement contre la France du fait du défaut de protection de l’espèce.

Le procureur de la République de NICE doit engager des poursuites contre ceux qui ont tué des louveteaux, en violation de la protection de ces animaux dès lors que ne pouvait pas jouer la dérogation préfectorale ne visant que la sauvegarde immédiate d’un troupeau.

Gérard Charollois

CONVENTION VIE ET NATURE FORCE POUR LE VIVANT

Moraliser la vie politique ?

Pour feindre de répondre au malaise dans la démocratie, à la crise de confiance des citoyens dans les élus, au retrait de beaucoup de sujets du Marché du débat public et des élections, les dirigeants ont lancé une opération « Moralisation de la vie politique ».

Or, il s’agit d’un leurre.

Qu’un parlementaire emploie son conjoint ou son enfant en qualité d’attaché et de collaborateur n’a rien de choquant sous réserve, bien évidemment, qu’il ne s’agisse pas de détournements de fonds publics sous couvert d’un emploi fictif. Le scandale « dit FILLON » pourrait tenir non pas au fait qu’il ait engagé son épouse, mais qu’il ait offert à celle-ci un pseudo-emploi.

Il est indifférent qu’un décideur prenne sa compagne comme secrétaire ou qu’inversement il prenne sa secrétaire comme compagne.

Ce qui constitue un délit correctionnel consiste à créer de faux emplois pour octroyer à sa famille de l’argent public.

Le parlement pouvait utilement créer des organes de contrôle du sérieux des recrutements d’attachés parlementaires et aggraver les peines, notamment d’inéligibilité définitive pour les escrocs, sans avoir à prohiber les emplois familiaux.

Le problème est ailleurs.

Un second volet de la loi de cet été tient à la suppression de la « réserve parlementaire », ces fonds publics dont pouvait disposer librement, donc arbitrairement, chaque député et sénateur.

Ainsi, nous vîmes ces années passées des élus détourner cet argent public au profit de la mafia cynégétique, c’est-à-dire en faveur d’un lobby qui n’en a aucun besoin et dont les agissements vont à l’encontre de l’intérêt général de la préservation de la nature.

Cette suppression est une bonne nouvelle au regard de la médiocrité de trop d’élus irresponsables dont les largesses au frais de la collectivité n’étaient dictées que par des considérations vilement clientélistes.

La vie politique ne sera pas moralisée et surtout le malaise dans la démocratie perdurera car le mal est profond et, à terme, létal.

Le mal tient à ce que les démocraties se meurent, victimes de la dépossession du pouvoir par l’argent, la finance, les milieux d’affaires.

Les peuples s’imaginent encore, bien que l’illusion commence à se dissiper, élire leurs dirigeants, alors qu’ils lui sont imposés par le monde de l’argent via, d’une part, le financement des campagnes électorales, d’autre part, par le conditionnement distillé par les médiats, propriétés des ploutocrates.

Ainsi en France, 80% des médiats appartiennent à neuf milliardaires qui, par ailleurs, peuvent lancer, à partir de rien, leur candidat et un parti.

Le mécanisme a été très visible, en France, avec la promotion de celui qui, sans parti, devait conquérir l’Élysée et l’assemblée nationale en quelques mois.

Mais le processus était déjà à l’œuvre, de manière masquée lors des précédents scrutins. Les citoyens moins avertis, moins observateurs, pouvaient imaginer que les présidents de la république avaient bénéficié, pour accéder au pouvoir, des moyens financiers et militants de grands partis politiques préexistants et que les millions d’Euros nécessaires à la campagne provenaient des cotisations des adhérents et des ventes militantes de gadgets, naïveté bien utile au Système.

Loin de n’affecter que la « démocratie » française, ce mécanisme vicie la plupart des pays, atteignant des sommets caricaturaux aux USA.

Cette mort de la démocratie devrait davantage préoccuper que les petites turpitudes, les magouilles subalternes de ces élus qui arrondissent les comptes en banques de leurs rejetons !

N’étant pas un adepte de la « terreur et la vertu », tout ceci pourrait nous laisser indifférent.

Après tout, que les milliardaires envoient leurs commis en mission dans les organes étatiques nourrirait volontiers mon mépris si cela n’avait pas des conséquences pratiques.

Ce qui me préoccupe est que le Système détruit le vivant et conduira à une catastrophe mondiale, une remise en cause de la viabilité du globe.

En effet, le Système véhicule un dogme obsessionnel : tirer le profit maximum de toute chose et de tout être.

La caste financière porte une idéologie mortifère fondée sur l’exploitation des animaux, de la nature et des humains n’appartenant pas au « premier cercle », celui qui détient le seul et vrai pouvoir.

Comment ne pas éprouver un vertige horrifié devant le sort fait aux animaux dans cette société de rentabilité frénétique, génératrice d’usines à viande, à lait et à œufs ?

Comment ne pas constater que les espaces naturels sont progressivement mais inéluctablement absorbés par « l’aménagement » ?

Comment ne pas comprendre qu’à force d’économies, de flexibilité, de réformes, les humains perdent pied avec la réduction des services publics et l’augmentation de la pression de la rentabilité ?

Mais silence, on fonce à grande vitesse vers le précipice et l’orchestre joue une assourdissante musique.

Gérard CHAROLLOIS

CONVENTION VIE ET NATURE

FORCE POUR LE VIVANT

La CONVENTION VIE ET NATURE exprime son soutien à Pierre RIGAUX

La CONVENTION VIE ET NATURE exprime son soutien à Pierre RIGAUX, animateur de l’association CAP LOUP qui a été victime d’une agression brutale, primaire, typiquement agrocygénétique, lors d’une réunion dans l’AVEYRON au cours de laquelle des agriculteurs fulminaient contre la présence de quelques loups dans la région.

Jeté à terre et frappé au sol, le militant pro-loup a été insulté par ces individus grossiers, violents, dont les méthodes traduisent le niveau moral et intellectuel.

Les ennemis de la terre, soucieux d’aseptiser la nature, de mener une guerre d’extermination à l’encontre de toutes les espèces sous des prétextes mensongers usent ainsi, très habituellement, de ces violences physiques qui les mettent en dehors d’une société démocratique et de droit fondée sur la liberté des opinions, le pluralisme des valeurs et le respect d’autrui.

80% des Français souhaitent la protection du loup.

L’Etat indemnise généreusement les éleveurs victimes de prédation par les ours ou les loups, éleveurs qui en zone de montagne tirent 50% de leurs revenus des subventions publiques.

Bien sûr, l’éleveur pleure ses moutons lorsqu’ils sont très occasionnellement et très marginalement victimes d’une prédation naturelle, mais il ne les élève qu’en vue de l’égorgement dans les abattoirs et non comme animaux choyés de compagnie.

En fait, dans une mentalité que nous devons déplorer, archaïsme agrocynégétique, la nature est un mal, un adversaire à combattre et certains n’ont pas encore compris qu’elle ne menace l’humain que par sa disparition et non par sa luxuriance.

Ces hommes n’ont pas assimilé qu’il fallait de toute urgence muter et devenir des maîtres bienveillants et respectueux de ce que les scientifiques appellent la biodiversité.

Le loup participe de celle-ci et réjouissons-nous de son retour nonobstant les gesticulations des esprits rétrogrades.

La CONVENTION VIE ET NATURE dénonce l’arrêté interministériel du 17 juillet dernier permettant les tueries de quarante loups pour les douze mois à venir. Deux ont déjà été tués.

En revanche, dans le même esprit d’objectivité, elle salue l’injonction faite par le ministre de la transition écologique Nicolas HULOT au préfet des LANDES de mettre en oeuvre les mesures de police nécessaires à la prévention du braconnage des petits oiseaux, pinsons, ortolans et autres, par quelques centaines de chasseurs piégeant ces passereaux dès la mi-août en vue de les engraisser et de les noyer dans l’alcool avant de les consommer.

Ces pratiques sont scandaleuses, indignes d’une société civilisée soucieuse de sauvegarder des populations d’oiseaux en voie d’effondrement de leurs effectifs.

Blâmons le ministre pour nos amis les loups et félicitons-le pour les ortolans.

Notre seul parti, notre patrie, notre conviction : la nature toujours.

 

Gérard  CHAROLLOIS
CONVENTION VIE ET NATURE
FORCE POUR LE VIVANT