La preuve par le loup

C’est fait.
Je vous l’avais annoncé dès la constitution du gouvernement, Nicolas HULOT ne fera rien, mais rien du tout, pour améliorer le sort catastrophique réservé à la faune en ce pays.
Officiellement, les ministères autorisent la tuerie de quarante loups en 2018.
Oubliés les 80% de citoyens attachés à la protection du loup et le caractère d’espèce protégée de l’animal !
Occultée la faiblesse des effectifs de l’espèce en France, soit environ trois cents individus dispersés essentiellement dans l’arc Alpin et un peu, très peu, dans le massif central.
Pour la FNSEA, structure contre nature, il faudrait éliminer tous les loups, mais aussi tous les lynx, tous les ours, et puis, dans la foulée tout ce qui vit et parasite le productivisme forcené.
N’attendez pas que Nicolas HULOT édicte la protection du renard, du blaireau et les limitations indispensables d’une chasse destructrice alimentée par des lâchers artificiels d’animaux d’élevage.
Devenir ministre honore lorsque le pouvoir offre la possibilité d’un vrai progrès.
Comme prix de sa caution au pouvoir de la finance et des banques, Nicolas HULOT devrait recevoir un unique cadeau : l’aéroport de NOTRE-DAME-DES-LANDES.
L’affaire du loup prouve la nocivité fondamentale du Système qui falsifie et confisque une démocratie de pure apparence.
Dénigrer tout opposant, instrumentaliser le front national, diaboliser les uns, ridiculiser les autres, offrir un candidat comme on promeut un produit, acheter les élections via les médias font de nos sociétés une fiction démocratique.
Je vous l’ai expliqué avant le déroulement de la pièce.
Tout ceci me serait indifférent si la nature, le loup et les gens n’étaient pas les victimes du Système.
Avec le loup, militons pour la rupture et rejetons la connivence avec les tueurs, les pollueurs, les spéculateurs, les prévaricateurs, les exploiteurs, c’est-à-dire les vrais gouvernants qui fabriquent leurs petits commis et les imposent sournoisement aux peuples subjugués.
Aux USA, le duel CLINTON contre TRUMP ne fut qu’une comédie : la finance l’emportait en toute hypothèse.
En France, la finance avait ses candidats de rechange et le scénario était parfaitement élaboré.
Alors, pour accompagner l’agonie de la nature, vous aurez de vertueuses proclamations sur la scène mondiale, très loin de nos loups, de nos oiseaux d’eau, de nos derniers tétras, des zones humides.
Condition animale, préservation de la nature, améliorations sociales, réduction des injustices sont indissociables, mais vous aurez tout le contraire.
Cruauté, austérité, régressions s’annoncent.
Sale temps pour l’arbre, l’animal et l’humain.

Gérard CHAROLLOIS

La nature et les juristes

Le Conseil d’État affaiblit la protection des zones humides ce que déplorent les associations de protection de la nature et ce dont peut se réjouir la FNSEA qui préférera toujours les champs de maïs aux marais et tourbières, aux ruisseaux sauvages.
L’affaire pourrait être anecdotique.
Il n’en est rien.
Pour bien connaître l’univers des magistrats et, plus généralement des juristes, je regrette leur manque d’information, donc de sensibilisation, aux questions scientifiques, aux lois de l’écologie, de la vie et de la terre.
Nombre d’entre eux me disent que la vipère « pique », que les belettes boivent le sang de leurs proies et ils ignorent bien souvent la biologie, l’éthologie, le fait animal.
La formation et la sélection des étudiants entrant à l’ENA, futurs conseillers d’État, et à l’ENM, futurs juges judiciaires, sont remarquables en droit et en « culture dite générale », mais sont nulles en sciences.
Aussi, ces femmes et ces hommes n’appréhendent pas suffisamment la portée de leurs décisions à la lumière des critères objectifs de la science écologique.
Je connais des magistrats végétariens, des amis des animaux, des amoureux de la nature, mais ils sont trop rares dans ces grands corps formatés à l’anthropocentrisme et aux impératifs économiques.
Il advient même qu’ils émargent à cette détestable idéologie arrogante prônant le mépris pour toutes les autres formes de vies.
Il est fort rare que le Conseil d’État censure une déclaration d’utilité publique d’autoroutes, de lignes à grande vitesse et de toutes ces infrastructures qui cancérisent la terre.
Les lobbies sont bien gardés et les mentalités de nos juristes gagneraient à évoluer vite, très vite !
Le vivant vaut mieux que l’argent, l’écologie passe avant l’économie.
Le planqué du « juste milieu » me rétorquera qu’il faut réconcilier écologie et économie.
Oui, mais lorsque cela n’est pas possible, que fait-on ?
Quand la nature aura expiré, l’homme mesurera que la planète est devenue un enfer.

Gérard CHAROLLOIS
CONVENTION VIE ET NATURE
FORCE POUR LE VIVANT

—- Message transféré

Zones humides : l’Administration allège les contrôles
Conséquence de la récente décision du Conseil d’État qui est revenu sur la définition des zones humides, le ministère de la Transition écologique demande aux préfets et à l’Agence pour la biodiversité de relâcher la pression.
Le ministre de la Transition écologique a adressé le 26 juin une note technique à l’attention des préfets et de l’Agence française pour la biodiversité (AFB) relative à la caractérisation des zones humides. Cette note tire les leçons de la décision du Conseil d’État du 22 février dernier qui a remis en cause la définition de ces milieux fragiles et affaibli leur protection.
Selon cette décision, les deux critères pédologique et botanique permettant de caractériser une zone humide sont cumulatifs, contrairement à ce que prévoit l’arrêté interministériel du 24 juin 2008 qui précise ces critères. Un arrêté qui, bien que contredit, reste toutefois applicable dans sa dimension technique relative à la définition des critères, précise la note.
Conformément aux craintes exprimées par les associations de protection de l’environnement, la nouvelle définition retenue par le Conseil d’État conduit logiquement à alléger les procédures applicables aux projets réalisés sur des sites qui ne sont plus considérés juridiquement comme des zones humides, de même qu’à stopper les actions de contrôle dans ces zones ainsi que leurs suites administratives ou judiciaires.
La procédure d’autorisation n’est plus nécessaire.
Le ministère de la Transition écologique tire les conséquences de la décision pour les travaux effectués dans les zones humides, qui relèvent de la rubrique 3.3.1.0 de la nomenclature « loi sur l’eau ». Pour les dossiers de demande d’autorisation et de déclaration en cours d’instruction, une analyse botanique sera exigée du demandeur si le dossier ne comporte qu’une analyse des sols. Inversement, cette dernière sera demandée si la caractérisation de la zone humide s’est faite sur le seul critère de la végétation.
Si les deux critères ne sont pas réunis, l’Administration en déduira que l’on n’est pas en présence de zone humide et que les procédures de déclaration ou d’autorisation du projet ne sont plus nécessaires. Toutefois, ajoute la note, « il n’apparaît pas nécessaire d’imposer à un pétitionnaire des coûts supplémentaires d’analyse d’un second critère lorsqu’il s’est satisfait dans son dossier d’incidences de la présomption d’existence d’une zone humide sur la base d’un seul critère, et que l’autorité administrative est en accord avec le périmètre de zone humide retenu ».
En ce qui concerne les contrôles administratifs, la note estime souhaitable qu’aucun nouveau contrôle ne soit mené ni aucune mise en demeure, mesure de police ou sanction administrative ne soit prise concernant des zones qui ne répondent plus aux deux critères exigés par le Conseil d’État. Des instructions qui devraient satisfaire la FNSEA qui a dénoncé à de nombreuses reprises la pression exercée par les contrôleurs de l’Onema, aujourd’hui intégrés au sein de l’Agence française pour la biodiversité.
Au niveau judiciaire, le ministère demande aux préfets d’informer les parquets de l’existence de sa note technique et de l’accompagner d’une liste des procédures judiciaires en cours relatives à des travaux sans autorisation ou déclaration en zone humide et présentant une suite judiciaire non définitive. Sous-entendu : les parquets sont appelés à classer sans suite les affaires qui portent sur des zones humides qui n’en sont plus au regard de la nouvelle jurisprudence.
Ces instructions confirment les craintes de l’association Humanité & Biodiversité, ainsi que de l’Union professionnelle du génie écologique (UPGE) qui avaient dénoncé la décision du Conseil d’État dans une lettre ouverte à la secrétaire d’État chargée de la biodiversité en mars dernier. « Cette décision pourrait gravement compromettre la préservation des zones humides françaises à laquelle la France s’est pourtant engagée dans le cadre de la directive cadre sur l’eau et que la loi pour la reconquête de la biodiversité (…) a contribué à renforcer », écrivaient les signataires.
La fédération professionnelle et l’association craignaient deux conséquences majeures. D’une part, une destruction à grande échelle d’espaces occupés par une végétation hygrophile au profit d’espaces artificialisés « car il suffira de détruire la végétation pour empêcher de considérer le terrain comme une zone humide ». D’autre part, la condamnation de zones humides dégradées qui ne pourront plus bénéficier de programmes de restauration.
L’interprétation stricte de la décision du Conseil d’État par l’Administration permet toutefois d’apporter quelques garde-fous à cette destruction annoncée. Pour caractériser les zones humides, la direction de l’eau et de la biodiversité du ministère de la Transition écologique distingue en effet les cas où la végétation est spontanée de celle où elle ne l’est pas, la décision du Conseil d’État ne trouvant pas application dans ce dernier cas, précise-t-elle.
Autrement dit, en cas de végétation spontanée, une zone humide est caractérisée si elle présente des sols inondés ou gorgés d’eau et si sont présentes des plantes hygrophiles pendant au moins une partie de l’année. En cas de végétation non spontanée, en revanche, la zone humide est caractérisée par le seul critère pédologique. Ce qui pourrait paradoxalement conduire à maintenir le classement en zones humides de milieux présentant un moindre intérêt que d’autres qui se verront déclasser.
Autre garde-fou, le ministère rappelle que la notion de « marais » est distincte de celle de « zones humides » pour l’application de la rubrique 3.3.1.0. Conformément à la jurisprudence, un terrain qualifié de « marais » reste par conséquent assujetti à la police de l’eau même si les critères de caractérisation d’une zone humide ne sont pas remplis.
Enfin, assure le ministère de la Transition écologique, la décision du Conseil d’État n’a pas d’incidence sur les inventaires de zones humides réalisés antérieurement sur le fondement du code de l’environnement (à l’exception toutefois de ceux fondés sur l’article L. 214-7) car ils « ne constituent que de simples « porter à connaissance » et valent uniquement présomption d’existence de zones humides ».
La décision ne devrait pas non plus avoir d’incidence sur les inventaires réalisés sur le fondement du code de l’urbanisme dans la mesure où un PLU peut classer un secteur en zone humide même si celui-ci n’est pas qualifié comme tel par le code de l’environnement.

Laurent Radisson, Actu-Environnement

Quand c’est flou, meurt le loup

Nous apprenons que le préfet de l’OISE proroge les destructions massives de blaireaux, par arrêté pris après consultation obligatoire du public.

Or, 77% des participants à cette consultation préalable, à savoir 1578 personnes, opinèrent contre ces destructions.

Mais en ce pays, que valent les opinions majoritaires des citoyens, que peut la démocratie, que pèse la prise de conscience de la nécessité de préserver les espèces et de respecter l’individu animal ?

Les préfets soumis, les ministres lâches, les élus ringards s’avilissent devant le calamiteux lobby de la chasse française particulièrement obscurantiste et pour lequel tout animal doit être gibier ou nuisible.

Si les Français pouvaient légiférer par référendum sur le loisir de mort, les petits politiciens inconsistants constateraient que la chasse est marginale et que l’immense majorité des contemporains souhaitent instaurer avec la faune un autre lien que celui de la tuerie systématique.

Présentement, les débatteurs, les médias et leurs conviés à la parole publique, les décideurs et gouvernants aiment à disserter dans les nuages, colloquer, organiser de grandes conférences mondiales, tout en laissant perdurer sur le terrain, très concrètement, la destruction forcenée de la nature.

Le milliardaire TRUMP peut twitter contre l’accord climatique ce qui déclenche des cris de vierges outragées chez nos « communicants », mais le massacre des loups, l’artificialisation de la faune locale ne suscitent qu’un silence gêné.

C’est qu’il ne faut pas exciter les maniaques du grand massacre, les ennemis de la biodiversité, les adeptes de la nature défouloir des pulsions malsaines.

Parlant au monde, les gouvernants s’alarmeront de la sixième disparition d’espèces, proclameront leur vertu écologiste qui leur fait prendre en compte les altérations climatiques et les déterminent à briller plus vert que les autres aux tribunes des conférences.

Messieurs les dirigeants, assez de gesticulations, de nobles discours, d’affirmations de belles résolutions !

Commencez à faire œuvre pédagogique en expliquant aux arriérés que l’animal, fut-il sauvage, n’est pas un bouc émissaire, un souffre-douleur, un jouet expiatoire, mais qu’il est un être sensible.

Éclairez-les en leur représentant que la nature n’est pas un stand de tirs et que la dignité de l’homme est de contempler la vie, de la vénérer, de se réjouir de sa merveilleuse diversité.

En France, la politique de l’écologie officielle n’est qu’une vaste escroquerie morale ce que prouve l’attitude de ces préfets qui feignent de consulter les citoyens pour ignorer la volonté populaire.

Depuis plusieurs années, j’expose que non seulement les amis des animaux, les défenseurs de la nature, mais tous les démocrates doivent combattre le lobby de la chasse qui confisque l’État, déshonore par leurs génuflexions les politiques.

Citoyens, courage, ils meurent plus de chasseurs qu’il n’en naît.

Un jour l’homme finira bien par se réconcilier avec le vivant.

Pourvu qu’il ne soit pas trop tard !

Gérard CHAROLLOIS

Écologistes ou Ego-logistes ?

Les élections de ce printemps auront vu, avec l’accession au ministère de l’essentiel de Nicolas HULOT dont je ne doute pas de la sincérité des engagements, la disparition prévisible et annoncée de l’écologie politique tant au parlement qu’en qualité de force militante autonome.
Or, en démocratie, fut-elle de pure apparence à l’instar de nos oligarchies fardées, seul compte le rapport de forces.
Que pourra le ministre face aux lobbies dont le pouvoir est l’émanation directe ?
Comment pourrait-il contrarier les sordides intérêts qui exploitent pour faire du profit et participent ainsi à la torture et l’extermination du vivant ?
A l’heure où les philosophes, les romanciers et, par-delà ces phares de la pensée l’opinion publique prennent conscience du caractère sensible de l’animal en ces jours où les rapports scientifiques confirment, avec alarmes, la mort de la biodiversité, l’écologie politique s’éclipse en ce pays et la secte des adorateurs de la finance et des entreprises règne sans partage.
Pourquoi cette évanescence de l’écologie politique ?
Bien sûr, la propagande officieuse, sournoise, insidieuse, omniprésente dans les médias des lobbies explique la marginalisation programmée des contestataires du Système.
Mais d’autres leaders insoumis, réfractaires ont su faire entendre une voix non alignée sur les antiennes libérales et la célébration du culte de la croissance quantitative et de la cupidité érigée en impératif politique.
C’est que depuis plusieurs décennies, les écologistes patentés s’étaient mués en égo-logistes en mal de carrières, de ministères, de promotions au service de leurs minuscules personnes et sans la moindre exigence en faveur de la cause du vivant.
Les mots « animaux », « chasse », « corrida », « nature » étaient bannis chez ces professionnels dont l’ambition n’était pas de penser une nouvelle société, de changer de paradigme, de trouver une issue de secours, de sauver la vie, d’inviter l’humain à une grande réconciliation avec les autres espèces.
Leur programme se bornait à peindre en vert la croissance, d’ajouter un parachute à l’écrasement actuel d’un système radicalement incompatible avec le respect du caractère sensible de l’animal et avec le maintien d’une biodiversité condamnée par l’exploitation en cours.
Les concepts « d’environnement durable », « d’exploitation raisonnée » signaient la capitulation morale des écologistes officiels et patentés désireux de s’auto-promouvoir, prompts à fustiger les gouvernants jusqu’au jour où leur téléphone sonnait pour leur offrir un porte-feuille ministériel qu’ils acceptaient en reniant leurs critiques précédentes.
Ils ont perdu leur raison d’être avant de perdre les élections.
A propos, quelle serait la raison d’être d’un mouvement écologiste ?
Refuser l’exploitation cruelle des animaux, la destruction de la nature, les injustices sociales entre les hommes.
Je résumerai ma pensée par un emprunt à mon ami Armand FARRACHI ; « Oui, chasseurs, industriels de la viande, aménageurs du territoire par grands déménagements de la nature, bétonneurs et exploiteurs, faites un geste pour la planète :
suicidez-vous ! ».

Gérard CHAROLLOIS
Convention Vie & Nature

La querelle des idées toujours, celles des hommes, jamais

Comme il est puérile de se déterminer par adhésion servile ou par rejet subjectif à l’égard de tel ou tel individu offert aux passions positives ou négatives des foules.
Il faut être bien petit pour qu’un homme devienne l’objet d’une vénération ou inversement d’une allergie irrationnelle.
La société du spectacle, la médiacratie, les magazines oniroïdes recherchent délibérément cette occultation du vrai débat, celui des idées et des choix en lui substituant celui de « j’aime » ou « je n’aime pas ».
Pour ma part, je combats la chasse, la tauromachie, le libéralisme économique, la dictature du Marché, de l’argent, de la finance, de l’exploitation de la nature et de tous les êtres vivants.
Je n’ai ni à « aimer » ou « ne pas aimer » les humains porteurs de telle ou telle politique, puisqu’ils ne sont que les acteurs d’une pièce.
Ceux qui défendent le Système sont mes adversaires idéologiques et non des ennemis intimes.
Inversement, ceux qui contestent le Système d’exploitation forcenée représentent des compagnons de combats, des alliés et non des raisons d’agir.
Pour pérenniser sa nuisance, le Système insulte tous ceux qui le récusent ce qui lui évite d’argumenter sur le fond, de s’expliquer sur sa cruauté envers les animaux, sur ses agressions contre la nature, sur son avilissement de l’humain en sujet captif du Marché.
Le lobby chasse use exactement de la même fuite dans l’invective pour échapper à la réfutation éthique du loisir de mort.
« Extrémistes », « intégristes », « populistes », invectives qui entendent clore le débat, car il est vain d’argumenter contre de tels personnages dénoncés à la vindicte publique.
Pour le Système, l’alternance se joue entre des démocrates– libéraux et des libéraux–démocrates, tout le reste n’étant qu’émules de MUSSOLINI ou de STALINE.
Mirage de démocratie tournée contre les êtres et pour le profit.
Le tour est imparable et peut durer mille ans.
Or, de l’élevage concentrationnaire de porcs, de veaux, de poules à l’aménagement de l’espace, à la précarisation des salariés, au gel du point d’indice de la rémunération des agents publics, de la flexibilisation à l’injonction de s’enrichir sans scrupule, le système est pervers, malfaisant, toxique pour tout le vivant.
C’est le Système qui est en cause et non tel ou tel petit serviteur interchangeable.
L’Histoire sert d’anesthésique aux conservateurs du temps.
Il est essentiel pour les exploiteurs de faire oublier les crimes qu’ils perpétuent pour le profit, contre la nature, contre l’animal et contre les salariés.
La révolution qui viendra, lorsque l’anesthésique n’opérera plus, ne sera pas celle de 1792 ou de 1917, car le défi écologiste ne se posait pas dans les siècles passés.
Comment les grands hommes du passé, les consciences insurgées d’antan pouvaient-ils imaginer l’explosion démographique, la pollution généralisée, l’industrialisation de l’élevage, la mort de la biodiversité, la dictature de la finance qui exige sans cesse des sacrifices, des réductions de dépenses, de la régression sociale pour le peuple et des enrichissements indécents pour une infime petite poignée de parasites de la société, vampires assassinant les sites naturels et saignant les vivants.
Nos ennemis ont deux noms : la cruauté et la cupidité.
Contre eux, j’invite à la nouvelle révolution.
Le pouvoir des traditions et de l’argent est légal puisqu’il agit dans le cadre de normes juridiques qu’il a lui-même définies, mais je lui conteste sa légitimité qui ajoute à la légalité la dimension fondamentale de la morale.
Soyons de tous les combats contre le Système mondialisé pour que l’arbre, l’animal et l’homme passent avant l’argent qui corrompt et putréfie tout.
Le seul déficit qui compte est celui de la compassion et nullement celui de la monnaie qui sert l’homme et que l’homme ne doit pas servir.

Gérard CHAROLLOIS
CONVENTION VIE ET NATURE