La belette et le conseil d’état

La belette et le conseil d’état

Je demande à Monsieur le Ministre de la « transition écologique » Nicolas HULOT de mettre un terme au scandale règlementaire que constitue la persistance de la notion d’espèce nuisible.
Certes, le mot qui sentait par trop son arriéré a disparu du droit depuis cinq ans, mais le concept demeure présent avec son lot d’aberration, de persécutions, d’agressions contre la faune en violation des faits.
Ma radicalité revendiquée me permet de dire que le chasseur est un fauteur de troubles des équilibres naturels, une nuisance, un problème sans pareil, un individu destructeur dans la nature, un négationniste des droits de l’animal.
La nature a besoin d’être protégée et non « gérée » à la mode cynégétique, c’est-à-dire artificialisée, privée de ses prédateurs naturels, de ses équilibres écologiques.
L’administration classe « espèces à problèmes » celles que le chasseur veut détruire en dehors des périodes d’ouverture de la chasse et par des procédés complémentaires de ceux usités dans le loisir de mort et en particulier par piégeage, passe-temps cruel et malsain d’une poignée de tueurs agréés par les préfectures à cette fin peu glorieuse.
Loin de poser des problèmes, fouines, martres, putois, renards, belettes et consorts participent aux équilibres écologiques par leurs prédations et leur consommation de cadavres de petits animaux dans la nature.
Des études ont même révélé, dans un esprit très utilitariste et spéculatif, que ces carnivores étaient de précieux auxiliaires de l’agriculture.
Mais, devient « nuisible » l’animal que le chasseur veut persécuter après la fermeture de la chasse et par le piège.
Les associations de protection de la nature contestent, chaque année, les arrêtés de classement et le Conseil d’Etat fluctue en estimant qu’ici telle espèce a été stigmatisée par erreur et que là il n’y a rien à redire au classement.
Bien sûr, des groupements de chasseurs suscitent des témoignages de pauvres gens victimes des déprédations des animaux qu’ils souhaitent voir classer nuisibles.
Des esprits rétrogrades s’évertuent de traquer les derniers mustélidés dont les effectifs s’amenuisent, car la seule gestion qui intéresse ces personnages est celle du nombre de piégeurs.
Or, pour conserver des vocations, il faut maintenir les pratiques, donc il faut du classement.
Ces jours-ci, répondant aux recours de chasseurs, le Conseil d’Etat vient d’enjoindre au préfet du PAS-DE-CALAIS de coucher la minuscule belette sur la liste des « nuisibles » et au préfet de VENDÉE de réserver le même sort au putois.
Voilà qui ridiculisera le conseil d’Etat lorsque, dans quelques années, les observateurs prendront connaissance de ces décisions, fruits de l’ignorance.
Je pense qu’il conviendrait d’introduire au concours de l’ENA une épreuve de science, plus utile qu’une simple gymnastique de note de synthèse.
Car il est frappant de constater la méconnaissance profonde des données biologique par les juristes.
Nuisible, la belette !
Ce micro-mammifère pèse 80 grammes, peut se glisser dans un trou guère plus large qu’une pièce de monnaie. Elle consomme des proies à sa taille : souris, campagnols, musaraignes. Mais surtout, victime d’autres prédateurs dont le chat, empoisonnée par la consommation de rongeurs eux-mêmes préalablement empoisonnés, écrasée sur les routes, la belette disparaît.
Seule l’ignorance peut laisser croire à la nocivité redoutable de ce tout petit animal qui ne boit pas le sang de ses proies comme l’imaginent les obscurantistes et peut-être certains messieurs du conseil d’état !
Le putois, en revanche, est plus puissant mais lui aussi se fait bien rare et sera confondu avec le vison d’Europe, espèce en voie de disparation et totalement protégée.
Et puis, comment concevoir qu’une espèce soit nuisible ?
Toutes les espèces ont un droit à vivre sur la terre et la seule espèce nuisible serait celle qui anéantirait le vivant.
Simplifions la réglementation relative à la protection de la nature en posant, en principe, que toute espèce est préservée et qu’il n’y a plus lieu à persécuter les pies, corneilles, geais et belettes, renards .
Disons clairement qu’en Europe, aujourd’hui, tuer pour se distraire constitue une faute morale et que la chasse en notre temps n’a plus rien de commun avec celle des peuples primitifs qui traquaient les autres animaux uniquement pour se nourrir et non pour s’amuser et faire de cette mort une activité récréationnelle.
Derrière les impostures de la notion d’espèces à problème ne se rencontre que la perversité de ceux qui jouissent des prérogatives de tuer.
Aucune considération objective n’étaye les classements et il y a prétexte comme lorsque les chasseurs tentent de faire classer « nuisible » le pigeon ramier migrateur sur les cols ardéchois où l’espèce qui ne fait que passer n’occasionne pas le moindre dégât, dans l’unique dessein de pouvoir tuer en mars, en violation du droit européen.
La grande imposture réside dans cette propagande grossièrement mensongère d’un lobby chasse qui parle de « gestion » mais dont l’unique obsession est de tuer le plus possible avec le moins de restriction possible.
Désormais, les lois d’ici et d’ailleurs admettent que « l’animal est un être sensible ».
L’animal : très bien. Mais pas l’animal sauvage qui peut être fusillé, piégé, persécuté au nid ou au terrier, en migration, de jour et de nuit, pendant presque toute l’année en ce pays car d’ouvertures anticipées en clôtures différées, de classement en « gibier » en classement en « nuisible », l’animal libre ne connaît pas de trêve.
Qu’est-ce qui peut justifier qu’un blaireau soit torturé avant mise à mort alors que le même traitement infligé à un animal de compagnie enverrait le tortionnaire sadique devant le juge correctionnel ?
Un renard, un sanglier, une fouine souffriraient-ils moins qu’un chien ou un chat ?
La loi cède devant la perversion d’individus dont la mort est la culture et qui jouissent de faire saigner dans les champs les animaux sauvages et dans les arènes des taureaux suppliciés.
Alors, Monsieur le Ministre, agissez pour réconcilier le droit et le fait, la logique et le cœur, la volonté démocratique du pays et le respect du vivant en supprimant le concept d’espèce à problème.
Mais si le monarque électif dont le goût pour la cruauté envers l’animal semble avéré ne vous en laisse pas le loisir, partez pour ne pas couvrir de votre notoriété les crimes contre le vivant.
Le monarque n’avait-il pas investi une torera au titre de ses petits soldats de plomb et n’a-t-il pas nommé ministre une militante pro-corrida et pro-chasse !
Je rappelle que selon un sondage IFOP commandité par la CONVENTION VIE ET NATURE, 87% des Français souhaitent que l’animal sauvage soit protégé contre les actes de maltraitance.
Combien de Français ont-ils honte de leur classe politique élue par volonté de la finance, par campagnes de magazines, par ruses et par jeux de scrutins anachroniques ?
La cause de l’arbre, de l’animal et de l’homme est une cause commune.

Gérard CHAROLLOIS

Plus dangereux que les radiations : l’homme ?

Les automobilistes qui parcourent les routes de campagne par les belles journées d’été remarqueront, pour peu qu’ils aient plus de quarante ans, quel eurs pare-brises ne se salissent plus comme avant.
Les insectes, mouches et moucherons, moustiques et papillons, hannetons et libellules ne s’éclatent plus en masse, comme avant, ce qui nécessitait de nettoyer la vitre à chaque instant.
Les entomologistes le confirment : les insectes disparaissent les premiers et plus massivement que tous les autres hôtes des bois et des champs qui ne se portent pas très bien.
Batraciens, reptiles, oiseaux, mammifères se raréfient eux aussi malgré les valeureuses résolutions officielles proclamant la volonté des pouvoirs publics de préserver la biodiversité.
Un processus dramatique de mort de la nature est enclenché ici et ailleurs, c’est-à-dire partout sur la planète.
On en connaît les causes : chasse, agriculture chimique et intensive, infrastructures de transports et urbanisation généralisée, artificialisation des milieux, empoisonnement des sols et des eaux, surpopulation humaine et surexploitation du vivant.
En avril 1986 explosait un réacteur de la centrale électrique de TCHERNOBYL amenant la contamination de vastes régions par des nucléotides radioactifs.
L’homme abandonna des milliers de kilomètres carrés devenus inhospitaliers pour plusieurs milliers d’années.
Ainsi, en BIELORUSSIE, la région de POLÉSI devint un territoire sans homme sur une surface de soixante kilomètres de côté.
Or, cette région était naguère riche de chasseurs et d’agriculteurs, la terre s’avérant fertile.
Villages et routes, champs et maisons abandonnées constituent un étrange laboratoire pour les scientifiques.
Les voies de circulation se rétrécissent, gagnées par la végétation spontanée. Les murs et clôtures s’effondrent et les arbres poussent à l’intérieur des anciennes demeures désertées.
Phénomène remarquable, sangliers, cervidés, mustélidés, renards, ours, loups et rapaces peuplent ces espaces que l’homme a fui, devenant très abondants et recouvrant des droits qui leur sont refusés partout ailleurs.
Le directeur de la « réserve de POLÉSI chassa bien le loup du haut d’un hélicoptère, histoire de se défouler un peu, il n’en résulte pas moins que la faune regagne des territoires lorsque l’agro-cynégétisme recule.
Et la radioactivité ?
La vie des animaux est plus brève que celle de l’humain et les effets de l’irradiation n’ont pas le temps de trop se manifester.
Bien sûr, quelques anomalies furent observées sur des nichées d’hirondelles nées sur les toits jouxtant la centrale, mais il faudra d’autres études pour mesurer l’impact de ce mal invisible sur les organismes vivants.
Indéniablement, la nature s’est enrichie en nombre d’individus et en espèces peuplant ce qui devient une réserve.
Pour la nature, l’humain serait-il plus redoutable que la radioactivité ?
Je ne tirerai pas cette hâtive conclusion car l’humain est divers et son impact varie considérablement selon sa culture et ses mœurs.
Le chasseur, l’exploitant frénétique, le promoteur vorace sont indéniablement les plus redoutables nuisibles, sources de massacres, d’aseptisation du milieu, d’artificialisation de ce qui n’est plus la nature.
Mais l’humain ne se réduit pas au chasseur et à l’homo-economicus.
D’autres approches sont concevables et ce que fit l’explosion de la centrale, une mutation comportementale peut le faire ailleurs.
Il suffit d’apprendre le respect du vivant, de sa diversité et de rechercher plus que la biodiversité (collection d’espèces), la naturalité, c’est-à-dire l’acceptation de la nature en tous ses éléments.
Il n’y a pas d’espèces animales ou végétales utiles ou nuisibles.
La nature est à prendre en son ensemble ou à détruire irrémédiablement, car la gestion n’est qu’une notion malhonnête, un concept menteur.
Laissons vivre la nature comme elle l’entend dans des zones que nous lui consacrerons, non quelques confettis dits « réserves naturelles » mais sur de vastes territoires.
Changeons les mentalités : les broussailles ne sont que les végétaux spontanés, la vermine une petite faune méconnue, les marécages des sites prodigieux de foisonnement des formes de vies.
Je n’accuse pas l’homme dans son ensemble d’être le fossoyeur du vivant mais cette infime minorité de chasseurs, d’exploiteurs, d’aménageurs qui tuent, polluent, rentabilisent, dominent et assassinent le vivant.
L’humain hominisé sera un ami du vivant, un protecteur bienveillant et respectueux.

Gérard CHAROLLOIS
CONVENTION VIE ET NATURE

Faites de l’assemblée Nationale une force d’opposition à la dérive monarchique qui s’annonce.

Jamais nous n’avions enregistré une abstention aussi importante lors d’une élection nationale.

Cette très faible mobilisation des électeurs a profité aux candidats de la République en marche.

Mais rien n’est perdu, dimanche prochain tout peut changer.

Si les abstentionnistes du premier tour se déplacent jusqu’aux bureaux de vote nous pouvons encore inverser la tendance et éviter une majorité pro macron.

Voter pour la République en Marche, c’est voter pour les chasses présidentielles et les chasses traditionnelles

Voter pour la République en Marche, c’est voter pour les corridas (plusieurs candidats « macronistes » viennent de la tauromachie)

Voter pour la République en Marche, c’est voter pour le nucléaire (le nouveau premier Ministre est un ancien d’AREVA)

Voter pour la République en Marche, c’est voter pour une agriculture productiviste dangereuse pour la santé et l’environnement

Voter pour la République en Marche, c’est voter pour la destruction du code du travail

Voter pour la République en Marche, c’est voter pour l’’amplification de la loi travail

Voter pour la République en Marche, c’est voter pour la généralisation des travailleurs pauvres

Voter pour la République en Marche, c’est voter pour l’Augmentation de la CSG (les retraités seront les premières victimes)

Voter pour la République en Marche, c’est voter pour la précarisation des salariés.

Tout ce qui concerne ces reformes scélérates concernant le travail se fera par ordonnances, à toute vitesse avec la volonté d’éviter tous débats et toutes contestations des personnes concernées. Nous avons là une belle démonstration de démocratie.

Alors dimanche prochain 18 juin, ne votez pas pour Les candidats de La République En Marche (ni pour les candidats des Républicains qui veulent exactement la même chose), faites de l’assemblée Nationale une force d’opposition à la dérive monarchique qui s’annonce.

Faites circuler

Philippe LE PONT

 

Voter pour la République en Marche, c’est voter pour la mort du salaire brut.

Par Gérard Filoche

Macron prépare la plus terrible attaque contre nos salaires de toute l’histoire de notre pays. Du jamais vu.

Il va supprimer le salaire brut.

Les grands médiats des 9 milliardaires font mine de nier ou déforment la réalité : comme si seul comptait le salaire net en bas de la feuille de paie.

Mais non, c’est le salaire brut qui compte !

Réexpliquons-le à nos concitoyens car le pouvoir cherche à supprimer les feuilles de paie papier et à les « simplifier » pour pas qu’on voit la manœuvre.

Le salaire net c’est pour payer la force de travail.

Le salaire brut c’est pour payer la reproduction de la force de travail.

Le salaire net on vit avec au mois le mois

Le salaire brut on vit avec tout au long de la vie.

Le salaire net vous permet de consommer et de vivre quotidiennement.

Le salaire brut vous permet de faire face à tous les aléas de la vie, quand vous avez besoin de logement, quand vous êtes en charge de famille, quand vous êtes malades, quand vous avez un accident du travail ou une maladie professionnelle, quand vous êtes au chômage, et quand vous êtes en retraite.

Les cotisations ne sont pas des impôts, elles sont obligatoirement pré affectées à ce pourquoi elles sont collectées, elles ne vont pas aux caisses publiques, car les différentes caisses de Sécurité sociale sont de droit privé (et devraient être gérées par les cotisants, les représentants des salariés normalement élus comme cela l’était à l’origine de la « Sécu ». Allez revoir le film « La sociale » de Gilles Perret).

Le salaire brut ce n’est pas une « charge » comme ils le disent, c’est un bonheur.

C’est une partie du salaire mutualisée et redistribuée à chacun selon ses besoins, c’est ce qu’il y a de plus beau dans notre pays.

Le salaire brut vous est redonné en « temps différé » quand vous êtes malades, en « temps indirect » pour le logement, mais aussi en « temps réel » quand vous êtes en retraite (car dans ce cas il va en direct, de ceux qui travaillent à ceux qui sont en retraite, la retraite par répartition n’est pas une épargne !).

C’est le capital, l’actionnaire, l’employeur qui paient votre protection sociale, le salaire brut, chaque mois, en même temps que votre salaire.

Macron a déjà supprimé les cotisations familiales, il a baissé les cotisations parfois jusqu’à 1,6 ou 1,9 fois le smic. Là, il supprime et remplace tout par l’impôt.

C’est vous, par vos impôts, qui allez payer dorénavant à la place de votre patron. Un hold up de 470 milliards contre vous ! Un cadeau géant de 470 milliards pour le Medef.

Pour tenter de masquer ça, ils vont augmenter de quelques euros votre salaire net mais baisser de centaines d’euros votre salaire brut.

Ils baissent le haut de la feuille de paie en faisant croire qu’ils augmentent le bas de celle-ci. C’est un coup de bonneteau.

Et c’est pourquoi Macron diffère le prélèvement de l’impôt à la source prévu fin janvier 2018, purement pour manipuler, cacher cette énorme arnaque.

Gérard Filoche

Pour en finir avec les échecs

S’il n’est pas nécessaire de réussir pour persévérer, encore faut-il savoir tirer les leçons des échecs qui instruisent d’autant plus que nous les avions prévus, décrits, annoncés.
Le monarque électif va obtenir une chambre introuvable de quatre cents petits soldats de plomb élus uniquement sur sa seule et unique légitimité.
La gauche défaite n’aura pas assez de députés pour saisir le conseil constitutionnel d’un contrôle préalable de constitutionalité des lois (il faut soixante élus).
La politique économique suivie sera celle d’une droite libérale féroce pour les salariés, les petites gens et au service du patronat et de la finance, du Marché et des dogmes qui conduisent vers une impasse que nous connaissons.
Comme je le prévoyais, la France n’a plus d’assemblée nationale digne de ce nom.
Le gouvernement n’aura aucun besoin de recourir au célèbre 49 – 3 permettant de faire passer un texte sans débat, car dans cette invraisemblable majorité d’hommes du monarque, il n’y aura pas de frondeurs, pas de courant, pas de fortes personnalités, puisque les élus ne l’ont été que sur le nom du monarque électif.
Quand à la condition animale, il suffit de constater que parmi ces petits soldats figurent l’amie du président, Marie SARA, la torera de NÎMES et que le chef de l’état a, durant sa campagne, effectué la danse du ventre devant la fédération nationale des chasseurs et la FNSEA à BREST.
Ainsi, la torture tauromachique et la chasse sont bien gardées.
Aucun progrès n’est à espérer dans ce contexte politique.
Les VERTS ont sombré avec leur allié et auront beaucoup de mal à survivre sous leur identité.
Je le déplore et constate que je leur avais annoncé la chute faute d’un changement radical de thème, de ton et d’orientations.
Pour ma part, candidat à LIMOGES sous la trop confidentielle bannière de l’UNION POUR LE VIVANT, je n’ai pas pu mener une véritable campagne électorale, obtenant le score dérisoire de 1, 3% (547 voix).
Comment sortir de cette spirale suicidaire de l’échec permanent ?
Comment faire gagner l’écologie, le biocentrisme, la justice sociale ?
Je le répète inlassablement : en unissant les forces de mieux !
Partons des faits :
Le président actuel obtint le 23 avril 24% des suffrages exprimés.
Aux législatives, son nom rassemble 32% des votants, soit 15% des citoyens.
Il obtient ainsi le pouvoir absolu avec 80% des sièges de l’assemblée nationale.
La chute pourrait être aussi brutale, dans les années à venir, que l’ascension qui ne repose que sur une fiction, à savoir un mode de scrutin grotesque et inique.
Il y a place pour une autre majorité altruiste, douce aux plus faibles, aux plus humbles, favorable à la cause de la nature et des animaux.
N’oublions jamais que notre objectif n’est pas de nous amuser, de faire de la politique pour tromper l’ennui ou pour capter de l’argent public via le financement de la vie politique, mais d’abolir la corrida, la chasse, les grands travaux inutiles et d’assurer plus de justice sociale.
Nous n’y parviendrons que dans l’union et la constitution d’une force politique majeure, capable de renverser le cours fatal des choses.
Je vous invite à cette réflexion, puis à ce sursaut.
2017 aura été ce que je vous avais annoncé.
Leur victoire va leur poser bien des problèmes et d’abord celui de la caricature qu’est devenue cette malheureuse république en marche vers des lendemains qui déchantent.
Arrêtons la machine à perdre car en échouant, ce sont la nature, les animaux et les humains qui perdent.
Rassemblons-nous avec les femmes et hommes de mieux, ceux qui ne se soumettent jamais !

Gérard CHAROLLOIS
CONVENTION VIE ET NATURE

Élections 2017 La finance : deux, le peuple zéro.

Née dans la guerre d’Algérie en période de décolonisations douloureuses et sous l’égide d’un homme d’exception qui avait épousé la France et l’Histoire, la constitution de la Vème République voulut renforcer l’exécutif et rompre avec le régime dit d’assemblées.
Le régime était parfaitement adapté aux conditions du temps.
Aujourd’hui, cette monarchie élective est absurde, obsolète, décalée, inadaptée aux exigences démocratiques d’une société qui n’est plus celle de 1958.
L’absence de scrutin proportionnel pour la désignation des députés prive 75%des Français ayant voté lors du premier tour de la présidentielle contre le candidat du « libéralisme économique » d’une véritable représentation et confère à un individu tous les pouvoirs : la fonction présidentielle, le gouvernement, l’assemblée nationale, le sénat, la presse en sa globalité et la finance qui contrôle les médias et qui l’a fait roi.
Voilà à quoi se réduit la démocratie française.
Le fait que les élections législatives suivent de quelques semaines l’élection présidentielle assure une majorité docile et soumise au président quel qu’il soit, ses dévots étant élus sous son nom, son parrainage et donc son absolue autorité. Sa majorité de petits soldats ne comportera ni frondeurs, ni personnalités fortes et déviantes.
Les oppositions ne recueilleront mécaniquement que quelques sièges les privant de toute capacité d’intervention sur les choix fondamentaux et ne leur conférant qu’un pouvoir tribunicien.
Si la présidentielle et les législatives étaient dissociées dans le temps, si la seconde suivait seulement d’une année la première, il est peu probable que le monarque électif obtiendrait une chambre d’enregistrement promise avec l’actuel calendrier électoral et un mode de scrutin inique conférant à 30% d’électeurs 80% des sièges.
Voter une loi sur davantage de probité dans la vie publique est une bonne mesure, mais qui ne sera rien aussi longtemps qu’un clan possède l’intégralité des pouvoirs, donc aussi longtemps que ne sera pas instauré le scrutin proportionnel.
N’oublions pas que tout pouvoir corrompt et qu’il faut toujours limiter le pouvoir par un autre pouvoir.
Les périodes de cohabitation seront toujours favorables à la révélation des grands scandales politiques, étouffés le reste du temps par l’omnipotence d’une coterie de courtisans du prince du moment.
Dans l’assemblée nationale qui sortira du scrutin en cours, le parti écologiste aura quasiment disparu, victime du brouillage d’image et des ambitions puériles de ses cadres, prompts à devenir ministres sans exiger les avancées que commande la pensée écologiste.
Nicolas HULOT risque de se sentir bien seul face aux forces d’argent qui préféreront toujours la spéculation lucrative aux exigences de la préservation du vivant.
En 2017, l’épisode navrant de la vie politique auquel nous assistons ouvre toutefois une perspective tenant à la dissipation des impostures.
Un faux parti socialiste, oublieux du peuple, et un pusillanime parti écologiste, oublieux de la nature et des animaux, sont défaits.
La finance a réussi à imposer son champion de rechange programmé en cas de chute du candidat naturel du Marché.
Car le libéralisme est plastique et présente ici comme ailleurs des leurres de rechange.
Alors, tout va mal ?
Non car tout est à construire : une alternative sociale et écologique résolue, claire et forte dans ses propositions.
Au risque de me répéter, ce qui vaut mieux que se contredire, j’affirme qu’un écologiste honnête ne doit pas participer à un quelconque pouvoir sans exiger l’abolition de la corrida, de la chasse à courre et sans susciter une politique généreuse pour le vivant.
Et puis, écologistes, progressistes, démocrates ne sauraient feindre d’ignorer l’immense arnaque que constitue la ploutocratie dominant les sociétés occidentales.
L’actualité française révèle avec éclat que la finance peut, partant de rien, créer un leader, susciter un parti et conquérir le pouvoir politique.
Oui, pour promouvoir un élu, un parti , pour agir en politique, il faut énormément d’argent, bien davantage que des idées, des talents, des projets.
Fondée sur le consumérisme addictif, le pillage et le saccage de la nature, l’abaissement et l’exploitation de l’humain, la société de Marché règne à l’abri de l’écran de propagande insidieuse, impliquant l’investissement de millions d’Euros pour lancer un quelconque mouvement.
Ce fait génère une dépendance du politique à l’égard de la finance qui se penche sur le berceau de toute formation de conquête du pouvoir.
Mais le Système comporte une faille.
La faiblesse du Système tient au risque d’un réveil des citoyens qui, le jour où ils comprendront le mécanisme de prise du pouvoir, deviendront réfractaire à la grande manipulation à l’œuvre ici et partout ailleurs.
Cette collusion entre l’argent et le monde politique, les lobbies, les affairismes et la propagande falsifient la démocratie.
En attendant, dans les mois à venir, citoyens, vous aurez à vous flexibiliser, à vous ubériser, à faire de grands efforts, de douloureux sacrifices pour satisfaire le Marché, ses œuvres et ses lois.
En 2017, la finance a joué à qui gagne perd.
Pourquoi ?
Depuis 1983, une fausse gauche et une vraie droite feignaient de s’affronter et d’alterner au pouvoir. D’aucuns dénonçaient le système UMPS. Aujourd’hui, les masques sont tombés et il n’y a plus d’alternance possible puisque la fusion s’est faite.
Tel un trou noir, le mouvement du président actuel aspire tout ce que ne rejette pas la presse, les forces d’argent, les maîtres à penser du Système.
Il sera difficile de feindre une fausse alternance suite à cette fusion.
J’ai échoué à représenter l’écologie politique en 2017,.
Le comité central des VERTS écarta ma candidature au motif que « je serais trop clivant ». L’écologie politique s’évanouit. Mon seul mérite est de l’avoir annoncé et expliqué.
Nous devrons la refonder en englobant le social puisque tout se tient et que la cohérence appelle une sortie du système économique de dévastation et d’exploitation pour lui substituer un système de solidarité, d’empathie, de fraternité avec l’ensemble du vivant, puisque la raison du plus faible, à défaut d’être toujours la meilleure, est toujours celle qui mérite notre compassion. Immense dessein qui nécessite l’union de tous les gens de mieux.
Peu m’importe de ne pas être élu, promu, investi, décoré, gratifié, appelé sous les lambris de la république !
Notre ambition est autre.
Nous aurons montré le chemin que d’autres graviront, après nous, pour sauver la nature et l’humain, pour une autre société.

Gérard CHAROLLOIS

De Rémi FRAISSE à Nicolas HULOT

Le 30 octobre 2014, Rémi FRAISSE, pacifique botaniste qui militait contre le barrage de SIVENS, était tué par l’explosion d’une grenade dite de « désencerclement », tirée dans le dos.

Les gouvernements VALLS firent également preuve d’une violence policière exacerbée contre les écologistes et les opposants à la torture tauromachique.

Cet homicide participe de ces opérations de brutalités envers les militants et, parfois, de complaisance opportune envers des casseurs bien utiles pour discréditer les mouvements sociaux en lutte contre les régressions.

Le meurtre de notre ami sera probablement passé par pertes et profits et nulle investigation ne portera sur les collusions financières entre le département du TARN et la compagnie en chargée de réaliser le barrage incriminé.

A SIVENS, d’autres militants écologistes furent blessés par les gendarmes mobiles puis par les nervis fascisants du lobby agricole venus casser de l’écolo avec des barres de fer.

Une cause sacrée est celle qui mérite notre sacrifice.

La nature est sacrée pour nous, n’en déplaise aux aménageurs, aux firmes, aux exploiteurs qui dominent le monde et qui imposent leur prévarication au détriment des impératifs de préservation de la biodiversité.

Lorsqu’un conflit oppose des exigences économiques à des préservations écologiques, les pouvoirs arbitrent presque toujours en faveur des premières.

J’accuse certains pseudo-écologistes opportunistes d’avoir participé aux gouvernements complices des grands travaux nocifs, à des gouvernements qui n’ont rien fait en faveur de l’écologie, qui ont tué des loups et soufflé sur l’arriération des agro-cynégétiques.

A l’heure où plus clairement encore la finance, le MEDEF, les milieux d’affaires accroissent leur emprise sur l’appareil d’Etat via l’élection du président et la confection d’un parlement à ses ordres, Nicolas HULOT apporte sa caution morale considérable à un gouvernement d’essence libérale, c’est-à-dire pro-aménagements spéculatifs.

Va-t-il stopper les tirs de loups, supprimer les destructions de prédateurs naturels, le projet NOTRE-DAME-DES-LANDES et autres BOYRON ?

Se bornera-t-il à célébrer quelques brillantes conférences internationales où l’on dissertera des vertus écologiques et tancera l’obscurantisme du milliardaire TRUMP ?

Protéger la nature est une affaire concrète et non un exercice de dissertation.

Or, les lobbies, les entreprises, la finance ne veulent pas d’écologie perçue comme une entrave à la spéculation, à la croissance, à l’initiative.

Le MEDEF, les chambres de commerce et d’agriculture demandent moins de règlementations, moins de normes, moins de freins à leurs appétits, donc moins de protection de la nature et moins de protection du salarié.

Pour créer des richesses, ils disent qu’il leur faut la liberté d’entreprendre, donc de détruire les sites naturels, de dégrader, de marchandiser, de rentabiliser le vivant sous toutes ses formes.

Que pourra faire Nicolas HULOT au sein de la secte des adorateurs du Marché ?

Constater, sans doute bien vite, qu’il a été instrumentalisé pour embellir le décor que la finance déploie ces temps-ci devant les citoyens grégarisés, histoire de faire oublier le projet régressif et offrir au président de la république beaucoup de petits soldats à l’assemblée nationale.

Ce que je pense :

Nicolas HULOT est sincère, volontaire et convaincu dans sa démarche.

Il imagine toujours servir la cause qui nous est chère par ses initiatives, ses conseils inspirés aux princes d’hier, son pacte soumis en 2007 à la signature de tous les candidats à la présidentielle du temps, bien vite renié par eux.

Aujourd’hui, il espère peser de l’intérieur sur des ennemis de la terre prompts à asphalter, bétonner, entreprendre, relayer les firmes nuisibles et les lobbies rétrogrades.

Nicolas HULOT obtiendra peut-être l’abandon de NOTRE-DAME DES-LANDES, question emblématique, mais en revanche, il ne pourra rien faire pour le loup et, plus généralement, pour la faune.

Alors, faut-il le blâmer d’avoir céder aux sirènes officielles ?

Non, car participer pour en limiter la nocivité ou s’opposer au Système planétaire de destructions totales peut se justifier, puisque seul le résultat compte : sauver du vivant.

C’est une affaire de caractère.

L’opposition au Système que je pratique, par tempérament de rebelle et d’insoumis, ne donne pas davantage de résultats que la participation aux apparences du pouvoir n’en produira.

Ayons la lucidité et l’honnêteté intellectuelle de le dire.

Le choix tient donc au tempérament de chacun de nous.

Ma liberté, mon éthique, mes convictions me feront toujours préférer Rémi FRAISSE à ces ministres qui n’exigèrent pas la moindre avancée pour l’arbre, l’animal et l’homme et qui siégèrent, hier, dans des gouvernements aux ordres des destructeurs de vie.

Devenir ministre n’est jamais un honneur mais parfois une charge. Cette nomination devient une honte lorsque cela s’accompagne de reniements.

Je souhaite à Nicolas HULOT, pour la nature et pour lui-même, de ne rien renier.

Gérard CHAROLLOIS

CONVENTION VIE ET NATURE