Pour un rapport de forces

Il ne suffit pas d’avoir raison, de promouvoir le bon, de posséder d’irréfutables arguments, de présenter de solides dossiers, il faut, dans toute société, créer un rapport de forces favorables au mieux.

La CONVENTION VIE ET NATURE qui promeut le biocentrisme s’est proposée de renverser le rapport de forces en invitant l’opinion publique à démentir les lobbies.

Les élections représentent un temps privilégié où les évolutions culturelles en profondeur d’une société peuvent se manifester.

Dans le but de compter, nous avons invité tous les amis de la nature et des animaux à se rassembler, en politique, via un mouvement FORCE POUR LE VIVANT que nous avons réuni le samedi 15 octobre dernier, à PARIS.

Fidèle au syndrome de dispersion, le courant de pensée favorable à l’animal s’est immédiatement découvert de multiples partis portant la même sensibilité globale.

Ce foisonnement de structures n’a d’ailleurs rien d’étonnant ni de préoccupant en soi.

Ce qui compte est le résultat.

Va-t-on peser sur les décisions futures ?

Préserver la nature des grands travaux spéculatifs,

améliorer le sort des animaux confrontés à la chasse, à la tauromachie, aux traitements cruels et contraires à leurs exigences biologiques et éthologiques pour satisfaire les traditions et le commerce, promouvoir une société de justice sociale, de solidarité contre la société de concurrence et de compétition.

L’heure de vérité approche.

La mobilisation militante, d’une part, la réception de notre message par les électeurs, d’autre part, commanderont la suite de notre stratégie.

Nous tirerons le bilan des choix que nous avons faits et que nous devons assumer.

Localement, je vous appelle à agir pour que les candidats et partis qui se réclament de la défense du vivant, par-delà les étiquettes groupusculaires, obtiennent un nombre de voix leur permettant de peser sur les orientations concrètes des décideurs qui se moquent bien des chasseurs ou de leurs opposants, des éleveurs ou des végans, des entrepreneurs bétonneurs ou des zadistes mais qui ne connaissent qu’une chose : le rapport de forces.

    Je remercie celles et ceux qui participent à notre combat contre les destructeurs et tortionnaires de la vie.

Je ne fais que prendre ma petite part de ce combat en candidatant à LIMOGES sous le label : UNION POUR LE VIVANT.

Vous ne trouverez pas partout des candidats UNION POUR LE VIVANT, mais partout vous pouvez voter contre les partis et les hommes qui ont fait le choix de la mort de la nature, de la violence faite aux animaux, de l’injustice sociale.

Partout vous pouvez refuser la course à l’abîme en choisissant la rupture avec une globosphère engagée sur la voie de l’anéantissement de la biodiversité.

Voter pour un mieux, c’est bien.

Tracter, agir, mobiliser, c’est encore plus précieux.

Gérard CHAROLLOIS

CONVENTION VIE ET NATURE

Une démocratie apaisée ou anesthésiée

En politique, les options fondamentales ne sont pas les alternances, simple lutte des places, mais les alternatives.

Or, le Système économique de dévastation de la planète refuse les alternatives.
Tout ce qui n’est pas lui n’est que « radicalités » « extrémismes », « intégrismes » et point n’est utile de débattre, de réfuter des extrémistes intégristes : il suffit de les injurier.
Voici un gouvernement bien étrange pour ceux qui n’ont rien compris au mécanisme du Système.
Il ne manquerait que messieurs POUTOU, au ministère de la condition ouvrière et PHILIPPOT, à celui de l’action patriotique.
L’économie et le budget tombent sous la coupe des adorateurs patentés, estampillés amis du marché et grands pourfendeurs de paresseux fonctionnaires et douillets salariés.
Des ministères régaliens échoient à d’ex-socialistes dont le rose a déteint en blanc cassé.
La surprise vient de la capture de l’écologiste Nicolas HULOT, l’homme qui murmurait à l’oreille de CHIRAC, puis de SARKOZY en ses débuts, avant que ce président ne découvre, au salon de l’agriculture, que « l’environnement, ça commence à bien faire ».
Que voudra accomplir Nicolas HULOT ? Que pourra-t-il réaliser face aux serviteurs des firmes, aux gardiens des affaires, aux agents des oligarques ?
Comment pourrait-il contrarier les « grands travaux » tellement juteux, les ventes de pesticides tellement prisées par la FNSEA, et bien sûr, la chasse que le nouveau président veut défendre et rouvrir dans les domaines présidentielles ?
En pratique, le ministre devra se résoudre à ce dilemme classique : avaler des couleuvres ou démissionner.
L’affichage, les gesticulations internationales, les déclamations vertueuses, les colloques et conférences à onctions pontificales ne suffiront pas à sauver la vie.
Les politiciens gavent le bon peuple de communications, de spectacles, de démonstrations théâtralisées ridicules pour l’homme averti qui sait que par-delà les poses, les mimiques, les pas graves et lents, les gestes et les mots, il n’y a rien qu’un jeu d’illusionniste.
Ce ne sont pas les idéologies qui meurent, mais les idées.
Nos contemporains n’échappent pas à cette hypnose médiatisée. Ils « aiment » ou « n’aiment pas » tel ou tel individu, comme si les acteurs comptaient davantage que la pièce.
Le « libéralisme économique » détruit la démocratie au prétexte de l’apaiser, pour assouvir sa soif insatiable de profits.
La nomination du populaire Nicolas HULOT constitue un excellent coup politique de nature à abuser l’opinion et à affaiblir une écologie politique qui, en France, n’avait pas besoin de cela, les anciens VERTS, si prompts à céder aux sirènes du pouvoir, s’en étant déjà chargés en devenant ministres de messieurs AYRAULT et VALLS, sans obtenir la plus petite avancée en faveur de la nature et des animaux.
Le lobby sectaire de la chasse va fulminer, pour la forme, criant avant qu’on lui fasse mal en sachant qu’on ne lui fera rien car ce gouvernement, ce parti et ce président ne sont guère hostiles à la mort loisir et à la mort spectacle.
Nicolas HULOT ne fera rien contre la barbarie cynégétique et la chasse est bien gardée.
Nous qui osons clairement affirmer notre opposition à ce loisir demeureront de « redoutables extrémistes » infréquentables, radicaux, frappés d’ostracisme.
Car le mal réside en ceci que les pleutres, les planqués, les opportunistes cultivent le consensus mou comme une vertu.
Émettre une opinion, défendre des idées, porter des valeurs deviennent suspects.
Il n’y a pas de démocratie sans le fracas des opinions contraires, la confrontation des aspirations, le vrai débat pacifique mais fort et clair.
Le flou dissimule l’anesthésique que les affairistes veulent imposer au monde pour façonner une société de sujets consommateurs et producteurs soumis.
Tout déviant sera qualifié d’extrémiste et sera dénoncé à l’opinion comme mauvais, sans intérêt, sans que sa voix puisse compter.
Un totalitarisme d’un genre nouveau sévit.
Pour sauver l’honneur menacé de Nicolas HULOT, je pense que le président lui a offert, sans l’assumer directement, l’abandon de l’aéroport de NOTRE-DAME-DES-LANDES. Il faut bien donner le change. Mais la biodiversité, les loups, les zones humides, la qualité des sols, des eaux et de l’air, la préservation de la faune, l’amélioration de la condition animale devront attendre !
Ce que nous voulons, c’est du concret, des conquêtes civilisatrices effectives, des décisions applicables et appliquées et non des postures, des envolées lyriques sur le climat, la biosphère en danger.
Ce que nous voulons : c’est la prise en compte de la nature qui se meurt et de la sensibilité animale.
Ce que nous voulons, c’est davantage d’empathie pour les plus faibles, les gens ordinaires, les exclus du premier cercle.

Gérard CHAROLLOIS
CONVENTION VIE ET NATURE

Histoire d’un crime

L’idéologie dite « libérale » assassine le vivant et, à terme, anéantira toutes les espèces et tous les biotopes.
L’observation le révèle et la compréhension de l’idéologie thatchérienne qui sévit depuis une trentaine d’années l’explique logiquement.
Une poignée d’individus s’enrichissent frénétiquement en exploitant toutes les ressources vitales de la planète.
Lorsqu’un entrepreneur/promoteur/aménageur voit un lac, il voit une base de loisir, une vallée un couloir à camions, une forêt une usine à bois, un fleuve une voie navigable, un animal une marchandise à commercialiser et un humain un travailleur à mettre sous pression.
Les « libéraux » seront toujours du côté de l’exploitation et contre la protection de la nature, des animaux, des droits sociaux.
Certains découvrent que l’actuel président de la république flatte les chasseurs, les amateurs de corridas et, pour les mêmes raisons, d’autres découvriront demain qu’il sert les intérêts de la finance, des milieux d’affaires au détriment des humains et de la biosphère.
Nous le savions et j’en avais informé mes amis lecteurs.
Comment en sortir ? Comment sauver le vivant, défendre l’intérêt général, préserver la nature et rompre l’austérité pour les uns, l’accaparement pour les autres ?
Il n’y a qu’une seule solution.
Unir tous ceux qui combattent cette pulsion de mort.
Face à la destruction programmée et face à la torture des êtres sensibles, face à la paupérisation de l’immense majorité de nos contemporains, il convient de faire taire les divisions, les querelles subalternes, les inimitiés égotistes et subjectives.
Ainsi, lors des législatives à venir, le camp de la vie, de l’écologie, du social est émietté, éparpillé ce qui assure le maintien de la main-mise des deux partis des ennemis de la terre :
les RÉPUBLICAINS alliés au CPNT et le parti du président qui entend bien obtenir les pleins pouvoirs en ayant une assemblée à sa botte.
Très concrètement, avant le premier tour de la présidentielle, j’indiquais que seule l’union des amis de messieurs MÉLENCHON et HAMON permettrait une présence du parti du mieux au second tour.
Les faits ont confirmé mon analyse.
Présentement, il serait urgent de cesser les dispersions pour admettre la diversité et l’unité de fond des partisans de la vie contre ceux de l’argent, de la dévastation planétaire et de l’avilissement humain en brute cupide.
Le problème est qu’à côté des convictions, de l’ardente passion militante suppurent de petites et sordides ambitions personnelles.
N’a-t-on pas vu de prétendus écologistes accepter des postes ministériels sans obtenir aucune avancée en faveur de la nature et des animaux ?
Ces petits personnages ne sont-ils pas prompts à se rallier au cortège de tous les vainqueurs dans l’espoir d’être invités à encombrer les fauteuils de la république de leur inutile présence ?
D’aucuns marchent aujourd’hui avec le chef de l’Etat nouveau en attendant une récompense de leur abaissement qui leur fait oublier l’aéroport VINCI, la casse sociale et écologique annoncée.
J’éprouve pour ces ex-verts une nausée mêlée de commisération.
Que ne feraient-ils pas pour être députés, et mieux, ministres !
La gangrène de l’ex-parti écologiste, en voie de désagrégation, joue un rôle important dans la disparition de l’écologie politique en France.
Ils avaient perdu leur âme en renonçant à défendre l’animal et la nature, avant de se perdre.
Tout est à reconstruire sur des bases plus claires, plus honnêtes intellectuellement.
Pour l’efficacité et vu l’urgence, il convient d’unir l’opposition au pouvoir de la finance et des traditions.
Puis, au sein de cette opposition que je voudrais majoritaire à l’assemblée, il nous appartient de regrouper ceux qui veulent des avancées immédiates en faveur du vivant, telle que l’abolition de la tauromachie et de la vénerie.
Quelles forces dans cette opposition ?
France INSOUMISE, anciens VERTS, anciens socialistes tendance HAMON, écologistes biocentristes et tous les gens de mieux!
Je vous convie à cette tâche immense et exaltante.

Gérard CHAROLLOIS
CONVENTION VIE ET NATURE
FORCE POUR LE VIVANT

Face à l’animal et face à l’humain, l’homme n’a pas deux coeurs

Le système économique pervers suscite des serviteurs à son image.
La compétition, la concurrence, l’écrasement des plus faibles, le massacre de la nature, l’exploitation éhontée des gens caractérisent le libéralisme économique.
A l’issue d’une élection escamotée au cours de laquelle les citoyens furent invités à repousser le « péril fasciste », un adorateur du Marché, un émule du Thatchérisme a été élu.
Sans surprise, nous apprenons que le parti du président où se presse tout ce que la classe politique compte d’amateurs de « l’assiette au beurre » investit une tortionnaire de taureaux en qualité de candidate à la députation.
Rien d’étonnant de la part d’un monarque électif qui manifestait son souhait de réouvrir les chasses présidentielles et qui fait déjà copain copain avec l’inoxydable lobbyiste de la chasse, anciennement ami de SARKOZY, puis de HOLLANDE.
Conclusion :
Pour ceux qui aiment la nature, les animaux et les humains, la guerre est déclarée.
Il faut que se constitue un front de la Résistance au pouvoir de la finance, des firmes, des lobbies qui polluent, tuent, avilissent et flexibilisent.
Inlassablement, j’appelle à l’union de tous ceux qui refusent les régressions sociales programmées, les dévastations de sites naturels, la main-mise des oligarques sur l’intérêt public.
N’oubliez pas, lors des élections, que le nouvel hôte de l’Elysée aime les toreros, les chasseurs et l’empire de l’argent.
Vive l’opposition unie !

Gérard CHAROLLOIS
CONVENTION VIE ET NATURE
FORCE POUR LE VIVANT

Fédérons-nous pour la nature

Depuis quelques années, je dénonce pour mes amis lecteurs la manipulation de masse magnifiquement orchestrée par la secte des adorateurs du Marché, secte qui pour dominer le monde use de procédés totalement différents de ceux grossièrement employés naguère par d’autres totalitarismes.

N’étant le petit soldat d’aucune armée, ne convoitant aucune fonction officielle dans telle ou telle écurie, je juge de la situation de la société avec cet éloignement sans lequel on ne peut pas comprendre les ressorts fondamentaux du système en place.
Pour illustrer mon propos, je m’en tiendrais ici aux dernières élections présidentielles françaises, mais le processus pourrait être repris à l’identique lors de tous les scrutins.
La secte du Marché joue sur la peur pour conduire les électeurs.
Au premier tour, peur des diables rouges, partageux et « extrémistes », émules de CASTRO, CHAVEZ, lorsque ce n’est pas de POLPOT.
Un citoyen sérieux, responsable, un peu frileux ne saurait voter pour des « insoumis », de dangereux révolutionnaires pouvant rétablir le stalinisme voire un régime équivalent à celui de la Corée du Nord !
Le péril rouge/vert passé, les adorateurs du marché partent en guerre contre des hordes de SA (sections d’assaut), des nostalgiques de la division DASREICH pas moins, et après avoir bouté le marxisme-léninisme, ils triomphent du fascisme brun.
Peur du loup, peur des fantômes, peur salutaire pour faire taire les petits enfants et les amener à être sages en se flexibilisant devant la main invisible qui va les tondre et qui va détruire la vie sur terre pour assouvir la soif de profits des lobbies, des firmes, de la finance, des oligarques.
Les citoyens protesteront, manifesteront, défileront lorsque les exploiteurs attenteront à leurs droits sociaux, à leurs régimes de retraites, à leur temps de travail, à leurs garanties. Mais leurs actions seront sans le moindre effet. Le Marché passera en force, indifférent aux cortèges, aux grèves, aux pétitions, aux cris de douleurs des petites gens qui régressent inexorablement depuis deux décennies.
Les affreux « extrémistes » étaient dépeints en violents, en menaçants par une presse appartenant, pour l’essentiel, à neuf oligarques, alors que la violence s’appelle destruction des sites naturels, empoisonnement de la biosphère, délocalisation des productions, gel de l’indice du point de rémunération, aggravation des inégalités entre la population prise en sa globalité et une infime poignée de privilégiés du « premier cercle ».
La violence tient à l’aéroport NOTRE-DAME-DES-LANDES, projet emblématique, la chasse, les refus d’application du principe de précaution face à la mise sur le marché des molécules de l’industrie.
La secte espère bien régner mille ans et possède le pouvoir médiatique qui lui permet les manipulations de la majorité des électeurs.
Il n’y aura pas de troisième tour social, de luttes sur le terrain, car la « médiacratie » veille et saura discréditer les planqués du syndicalisme, les conservatismes anachroniques, les « trublions », les méchants casseurs, les décalés irresponsables.
Nous connaissons ces « éléments de langage » hallucinogènes derrière lesquels s’abrite l’information passée au prisme de la pensée « libérale ».
Alors, reste les législatives, le 11 juin, occasion encore offerte au plus grand nombre d’échapper au contrôle de ceux qui imposent que n’existe aucune alternative.
Par-delà les étiquettes partisanes qui ne m’intéressent guère, j’invite les amis de l’arbre, de l’animal et de l’humain à renverser la table, à choisir la rupture, le refus de la dévastation perpétrée par les oligarques et leurs agents.
Là encore, les promoteurs, la finance, les firmes veilleront à anesthésier pour conserver un pouvoir politique complice de leurs exactions contre la nature et contre la vie.
Combien il est douloureux d’avoir raison trop tôt, mais cela vaut mieux que de se tromper de combats et d’avoir une guerre de retard.
En 1930, le fascisme menaçait la paix du monde. En 1950, le totalitarisme stalinien violait les droits humains et la liberté.
Aujourd’hui, c’est le thatchérisme qui représente le crime contre l’écologie.
Pour masquer ses crimes, cette idéologie entretient l’illusion des affrontements d’antan.

Gérard CHAROLLOIS
CONVENTION VIE ET NATURE
FORCE POUR LE VIVANT

La faune face aux impostures et obscurantismes

L’humain a peur de la nature.
Il ne supporte pas ce qu’il ne maîtrise pas, ce qui lui échappe et persiste en dehors de lui.
L’apparition d’un sanglier dans les rues d’une petite ville suscite des alarmes comme si une horde de terroristes déferlait sur la place publique. Pompiers, policiers sont immédiatement sommés de rétablir l’ordre menacé en abattant l’importun, le sauvage, le redoutable animal qui pourrait bien blesser les enfants ou les vieilles dames.
Il y a trois ans, je fus appelé à intervenir sur une antenne de RADIO FRANCE parce qu’un animal mystérieux avait été entrevu dans l’OISE, une sorte de lynx ou autre fauve inquiétant.
Le préfet déclencha un plan avec battues et déploiements de gendarmes, de gardes forestiers.
La population avait peur.
En fait, il ne fut rien trouvé d’autre qu’un gros chat banal et innocent.
On peut s’interroger sur les raisons de cette phobie irrationnelle de notre faune par une fraction importante de nos contemporains qui aiment la nature mais la veulent domestiquée, sage, contrôlée, jardinée.
Les faits sont cependant éloquents : chaque année, dans le monde, le moustique, vecteur d’agents pathogènes, tue sept cent mille personnes. L’animal humain tue quatre cent cinquante mille humains par les guerres, génocides et meurtres. Les requins tuent moins de dix personnes.
Et la faune européenne ?
Elle ne tue jamais personne.
Ni le chevreuil, ni le cerf, ni l le sanglier, ni l’ours ou le loup ne tuent l’homme.
Alors d’où viennent ces effrois imbéciles face à la forêt, aux animaux dits sauvages qui n’agressent pas l’homme, du moins s’ils ne sont pas acculés. N’a-t-on pas vu, non sans sourire, un chasseur mordu par un lapin qu’il avait blessé ?
Dans nombre de pays d’Europe, Italie, Espagne, Slovénie, Roumanie, ours et loups vivent encore sans que les italiens, Espagnols ou Slovènes se trouvent menacés, attaqués, interdits de fréquenter les espaces naturels où l’homme peut cohabiter avec la faune européenne.
Cette peur de la nature remonte sans doute à des réflexes hérités des temps très anciens où l’animal humain vivait en symbiose avec le milieu naturel et n’était qu’un élément de la faune.
Les religions monothéistes exploitèrent cette séparation radicale de l’humain avec le reste du vivant en distinguant les « gentils »,
ceux qui servent l’homme, des « méchants », ceux qui refusent de se soumettre et d’être utiles.
Présentement, le lobby de la chasse redoute plus que tout que nos contemporains réalisent massivement que la faune de notre continent n’est pas dangereuse et peut vivre en harmonie avec nous.
Il faut, pour justifier le loisir de mort, que le sanglier soit féroce, méchant, dangereux, puissant et prompt à mordre et charger.
S’il advenait que les gens comprennent que les animaux dits sauvages fuient l’homme et ne cherchent nullement à l’affronter, la guerre sans honneur faite à la nature serait jugée comme ce qu’elle est : une honte.
La France pâtit, plus que d’autres pays, de cette approche obscurantiste du « sauvage ».
Malgré quelques conflits d’usages, les autres pays européens acceptèrent la cohabitation avec le loup qui ne disparut jamais d’Italie et d’Espagne, alors qu’il fut éliminé de France.
Ici, son retour s’est accompagné d’un délire haineux qui n’a rien d’économique, mais qui est purement culturel.
Les éleveurs de moutons français considèrent que la montagne est un parc à moutons, que la nature doit être aseptisée, vouée au seul productivisme et que toute concurrence par des espèces réfractaires à la domestication ou à la disparition est intolérable.
Fantasmes anti-loups, mais aussi fantasmes anti-vautours et plus généralement à l’encontre de tout ce qui ne relève pas de la maîtrise par l’homme.
Le loup est, de ce point de vue, une espèce emblématique.
L’éleveur français exige son éradication totale, comme il veut l’élimination de tout prédateur et de tout compétiteur sauvage.
Or, si l’agriculture subventionnée de ce pays ne supporte pas la présence de quelques centaines de loups, comment pourrions-nous souhaiter le maintien, ailleurs, des éléphants, des rhinocéros, des tigres.
La question posée par le loup est la suivante :
La planète doit-elle n’être qu’un centre de production au service de l’homme ou peut-elle demeurer une terre vivante, accueillante pour toutes les espèces ?
Question éthique fondamentale à laquelle je réponds par une volonté de sauver la vie dans sa merveilleuse diversité.
Constatons que les successifs gouvernements français cédèrent au lobby agro-cynétgétique en donnant des autorisations de tirs de loups, ce qui, d’un point de vue pédagogique, s’avère désastreux et ce d’autant que les braconniers tuent clandestinement des loups, ajoutant ainsi aux prélèvements officiels.
Il en résulte une diminution de la population de loups en ce pays, la dernière année, passant de 302 à 283 individus selon des sondages sérieux.
Il faudrait inversement délivrer un message ferme et clair, selon lequel tout enrichissement de la faune est une chance à accueillir.
L’essentiel est de changer notre rapport à la nature qui a davantage besoin de protection que de « gestion », imposture derrière laquelle se cache des velléités de massacres.

Gérard CHAROLLOIS
CONVENTION VIE ET NATURE