Halte au massacre des innocents

Dette publique, emplois, niveau de vie, retraites, croissance, affrontements communautaires occupent les débats, polluent la pensée, constituent des éléments de langage des politiques.
Rares sont les discoureurs mentionnant la protection de la nature.
Dans la langue moderne, on dit : la biodiversité.

Merci aux deux candidats à la présidentielle Jean-luc MELENCHON ET Benoît HAMON qui osent évoquer, ne serait-ce que subrepticement, le vivant, la nature, la sixième grande disparition d’espèces et même la souffrance des animaux.
Chasse, pesticides, explosion démographique humaine, urbanisation galopante provoquent une mort inéluctable de la biosphère qui s’achèvera par celle du grand « nuisible », si celui-ci ne sait pas muter à temps en maîtrisant sa cruauté et sa cupidité.
Le réseau routier qui mite l’espace participe grandement du grand massacre et le mensuel SCIENCE ET VIE de mars 2017 consacre un article à ce sujet tabou.
Les élus locaux ne rêvent que de routes nouvelles, de ronds-points, de rocades, pensant que leur mission première consiste à gratifier leurs électeurs d’asphalte.
A peine ont-ils balafré le paysage d’une voie nouvelle, superbe désenclavement, qu’il leur faut promouvoir une autre infrastructure, suivie de beaucoup d’autres.
Ils veulent répondre aux exigences du trafic et plus encore satisfaire les entreprises privées en mal de captation d’argent public.
Une équipe scientifique, selon l’article susvisé, indique avoir étudier l’emprise des routes sur l’ensemble de la planète.
Ces chercheurs ont ainsi trouvé, sur la terre, six cents mille fragments dont la moyenne ne dépasse pas
1 km2.
Une route tue des amphibiens, des hérissons, des oiseaux, des blaireaux, des fouines.
Une route est un espace perdu pour la nature, une source de pollution, de morcellement d’un milieu naturel, une occasion de pénétration d’activités humaines pas toujours saines pour la diversité biologique.
Ce qu’il faut « désenclaver », c’est d’abord les esprits des décideurs formatés à une croissance illimitée sur une planète limitée.
Le bonheur des citoyens n’exige pas l’implantation forcenée d’infrastructures de transports.
La qualité de la vie, le silence des hommes et les bruits de la nature, les paysages préservés valent mieux que le vacarme et les gaz d’échappements des véhicules.
Parce que nous sommes encore dans une préhistoire, parce que l’humain n’est pas responsable, les soumis, les conformistes de la croissance et les corrompus qui perçoivent des retombées gratifiantes des entreprises de travaux publics perdurent à assassiner la nature en artificialisant les espaces naturels.
Contre la fièvre routière, opposons une révolution des mentalités.
L’an passé, un habitant estimable d’une commune du PÉRIGORD, CHANCELADE en banlieue de PÉRIGUEUX, s’émouvait de l’écrasement d’amphibiens sur une très petite route, longeant une zone humide et traversée par les crapauds en mars, saison de leurs amours, lorsque ces animaux rejoignent leurs sites de pontes.
La SEPANSO, association départementale de protection de la nature, adressa au maire de cette commune un courrier pour lui proposer de rechercher des solutions techniques permettant de limiter ces écrasements.
L’élu local, sans doute totalement indifférent au sort de la biodiversité, ne crut pas devoir répondre aux protecteurs des amphibiens.
Bien sûr, il existe aussi des élus locaux éclairés, soucieux de remédier à ces hécatombes, mais ils sont encore trop rares.
Au fond, il ne dépend qu’à vous d’en changer.
Participez à l’insurrection citoyenne contre les corrompus, les chascistes, les négationnistes des droits du vivant.
En votant, n’oubliez pas de dire halte au massacre des innocents.

Gérard CHAROLLOIS
CONVENTION VIE ET NATURE
MOUVEMENT D’ECOLOGIE ETHIQUE ET RADICALE
POUR LE RESPECT DES ÊTRES VIVANTS ET DES EQUILIBRES NATURELS

FORCE POUR LE VIVANT

Quelques propositions politiques

La classe politique, reflet d’une société moralement avilie, offre le nauséabond spectacle de petits personnages cupides, sournois, addictifs à l’accaparement financier, aux reniements pour accéder aux apparences d’un pouvoir que leur inconsistance leur interdit d’exercer effectivement.
Enrichissements personnels délictueux, parjures de candidats à des primaires qui trahissent leurs engagements de soutenir le vainqueur, nomadisme partisan et affirmations contradictoires en quelques semaines, signent la dégradation de l’esprit public.
Bien sûr, certains leaders émergent de cette fange et le « tous pourris » rend un puissant service aux malhonnêtes en créant un écran de fumée et en relativisant leurs turpitudes.
Merci encore à ceux qui servent des convictions ardentes que l’on peut partager ou récuser.
Je voudrais esquisser ici, cinq propositions concrètes.

Le financement public :

I. Pour restaurer la souveraineté démocratique, pour garantir l’intérêt général, les services publics et les droits sociaux, il convient de revenir sur une loi de 1973 imposant à l’Etat de se financer sur le marché privé des banques et fonds de pensions.
Or, l’Etat, garant de l’intérêt général, ne devrait emprunter qu’à la banque centrale et sans intérêts.
Actuellement, la banque centrale européenne prête, à taux zéro, aux banques privées pour que celles-ci prêtent aux Etats avec intérêts.
Ce système est aberrant. L’état n’est pas une épicerie, une usine, un particulier.
La monnaie est au service du souverain, le peuple, et non son maître.

Pour une économie mixte :

II. Il faut soutenir le secteur public, cesser le démantèlement des entreprises publiques et, au besoin, les reconstituer, à l’inverse de ce que préconisent les libéraux, accapareurs, prévaricateurs, soucieux d’engraisser sans cesse les oligarques.
S’il est souhaitable de rapprocher les statuts, les droits sociaux, par exemple ceux des retraites, entre les divers secteurs de la société, cela doit se faire toujours et uniquement par un alignement sur le statut le plus favorable pour les salariés.

Les institutions :

III. La cinquième république, née le 4 octobre 1958, a très bien rempli sa mission. Le renforcement du pouvoir exécutif, dans un contexte de guerres de décolonisations et de guerre froide se justifiait pleinement.
Le contexte a changé et il y a lieu d’en finir avec une monarchie élective et la confiscation du pouvoir politique par des clans.
Appelons à une nouvelle constitution, par une assemblée constituante avec pour principe directeur la proportionnelle intégrale, la fin du sénat conservateur et ruraliste, la fin des parrainages par des élus locaux pour la présidentielle, système laissant passer des candidatures farfelues pour peu qu’elles ne heurtent pas le poujadisme ringard de trop de petits maires ruraux. Ce mode de sélection des candidats éliminent des sensibilités politiques par trop hostiles au front CPNT/ FNSEA.

Quelle Europe ? :

IV. Refonder la fédération européenne sur d’autres bases que celles actuelles des dogmes du libéralisme économique, la concurrence n’étant pas l’horizon indépassable.
Une Union Européenne doit imposer une harmonisation fiscale, sociale et environnementale afin d’éliminer les surenchères locales pour attirer des intérêts privés. Actuellement, nous assistons à une course aux cadeaux fiscaux aux firmes et au moins-disant social pour attirer les capitaux.
Les populations et la nature sont victimes de ces surenchères qui ne profitent qu’aux privilégiés.
L’Europe ne saurait être un marché commun, une zone de libre échange, un terrain de jeu pour lobbies, mais une entité de défense des droits de l’homme, un creuset pour un Etat social et écologique exemplaire.

Politique du vivant :

V. Dans les six mois d’une législature, la participation d’une Force Pour le vivant à une majorité de conquêtes civilisatrices signifie l’abolition de la torture tauromachique, de la chasse à courre et ses variantes, des chasses braconnières dites « traditionnelles », des lâchers d’animaux de tirs dits de repeuplement.
’homme est en passe de menacer la viabilité de la terre par son emprise, sa cupidité, ses pollutions.
Une prise de conscience vague, molle, indécise ne suffit plus.
Il faut passer aux actes et faire de la protection de la nature un impératif premier.
Pour finir, une simple petite constatation purement factuelle mais dont la véracité éclatera chaque jour un peu plus : les politiciens les plus corrompus se trouvent être les plus zélés défenseurs de la chasse.

Serait-ce étonnant ?

Gérard CHAROLLOIS
CONVENTION VIE ET NATURE
MOUVEMENT D’ECOLOGIE ETHIQUE ET RADICALE
POUR LE RESPECT DES ÊTRES VIVANTS ET DES EQUILIBRES NATURELS

La mutation écologique

Parmi les « éléments de langage » de la politique, la mode est à la « mutation écologique ».

Excepté aux partis républicains français et étasunien qui ignorent le mot écologie, tous les autres candidats se réclament d’une prise de conscience de la nécessité de cette mutation écologique.
Il conviendrait d’expliquer ce concept, définir ce qu’il recouvre, quelles implications concrètes il comporte.
Pour les politiques, il s’agit de favoriser des filières, offrir des subventions et des exonérations à des firmes, des groupements industriels qui ont su peindre en vert leurs intérêts privés.
Leur mutation écologique n’échappe en rien à la logique de la société de dévastation fondée sur un seul puissant pilier : le profit vorace et immédiat.
La transition énergétique constitue un magnifique alibi pour investir et spéculer, pour bétonner et artificialiser, pour déménager la nature et implanter des infrastructures, pour capter de l’argent public en améliorant son image, en se donnant bonne conscience, en affichant une vertu environnementale, tout en contribuant à assassiner la diversité biologique de la terre.
Je propose une toute autre « mutation écologique ».
En présence d’un projet d’infrastructure, d’une innovation technologique, d’un mode de production, il faut examiner leurs incidences sur la faune, la flore et les milieux naturels au même titre que celles sur la santé humaine.
Sortir d’un anthropocentrisme criminel représente notre mutation écologique, celle qui place le vivant au centre des valeurs.
Champs d’éoliennes sur toutes les collines ou de panneaux photovoltaïques au lieu et place de forêts pourraient bien ne constituer que des miroirs à alouettes, exactement comme le furent, il y a une quinzaine d’années, les « biocarburants », avant que les dupes se rendent compte qu’il ne s’agissait que « d’agrocarburants », polluants et dévoreurs d’espaces.
D’aucuns imaginent opter entre tel ou tel mode énergétique, sans comprendre que les filières s’additionnent pour spéculer et additionnent leurs nuisances.
Y aurait-il des esprits assez innocents pour ne pas avoir compris que dans une société de Marché, l’unique religion est le profit et que tout le reste n’est qu’habillage pour faire accepter les destructions de nature.
Après cette critique, je propose :
D’une part de réduire les gaspillages d’énergie en sanctionnant les éclairages abusifs,par exemple ;
D’autre part, inviter les ingénieurs à concevoir des technologies exemptes d’incidences létales pour la biodiversité.
Une mutation écologique, c’est mettre la nature à l’ordre du jour.

Gérard CHAROLLOIS
CONVENTION VIE ET NATURE
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Fonder une écologie politique

Parmi les idées fausses communément radotées, vous entendrez autour de vous ces navrants propos : « tous pareils et tous pourris », « nous ne croyons plus à la politique et ils nous ennuient ».
Ces mauvais citoyens, mûrs pour toutes les servitudes et d’abord celles du Marché, oublient que durant des générations des hommes se sont battus, parfois au prix de leurs vies, pour renverser les monarchies, abattre les féodalités, conquérir la liberté de pensée et d’expression et le droit de voter.
Merci à ces grands ancêtres révolutionnaires démolisseurs de traditions, d’ordre établi, de docilité lâche !
Honte aux petits personnages d’aujourd’hui prompts à tous les reniements pour devenir ministricules !
C’est insulter la mémoire des grands ancêtres et renier leurs combats que de sombrer dans un nihilisme déprimant laissant le champ libre aux nouvelles féodalités.
Je concède cependant volontiers que les acteurs politiques contemporains sont d’une navrante médiocrité avec des agents des milieux d’affaires qui se parent de la dénomination de Républicains, de pseudo-socialistes ralliés à l’économie de marché, des écologistes qui louvoient pour devenir ministres sans exiger la plus petite avancée en faveur du vivant.
L’indigence du spectacle, loin de nous dissuader d’agir, commande un sursaut éthique.
Ainsi, pour ce qui nous concerne, nous écologistes, il est impensable de participer à une majorité parlementaire, à un gouvernement, sans que dans les six mois de la législature soient abolies la torture tauromachique, la chasse à courre, la vénerie sous terre.
Il est déshonorant pour ceux qui se drapèrent de vert, accédèrent à des fonctions ministérielles sans obtenir ces progrès qui ne coûtent rien, qui n’exigent aucune adaptation économique, aucun reclassement social, aucune dépense publique.
En l’état de nos sociétés, nous savons que nous ne pouvons pas élever le niveau de conscience de nos lois et règlements, du jour au lendemain et de surmonter toutes les tares.
Il faut changer les lois par les lois et les mœurs par les manières.
Je ne reprocherais pas aux anciens écologistes politiques déchus et discrédités de n’avoir pas obtenu un pays biocentriste ou véganiste, les choses étant ce qu’elles sont.
En revanche, l’absence de toute avancée signe leurs reniements et leur quête des apparences du pouvoir.
Il suffit de quelques heures de débats à l’assemblée nationale pour abolir les spectacles et loisirs de mort.
Alors, un politicien opportuniste aura tout intérêt à promettre une réforme hypothétique qui ne se concrétiserait que le jour où il ne sera plus là pour assumer sa carence.
Ce qui peut être fait immédiatement exige davantage de courage et appelle davantage de probité morale.
Concrètement, le parti dit VERT attira des militants honnêtes, authentiquement biocentristes, tels Laurence ABEILLE, Pascal DURAND ET les membres de la commission condition animale, mais aussi de piètres carriéristes, pauvres girouettes prompts à toutes les trahisons pour mener à bien de misérables petites ambitions égotistes.
C’est ainsi qu’à côté de ceux auxquels je rends hommage pour la qualité de leur travail parlementaire, vous trouvez des adeptes de la corrida, des tueurs de loups et même un député soutenant les piégeurs de petits oiseaux à la glu en Provence, une députée dite verte de l’Indre refusant de signer une proposition de loi d’abolition de la chasse à courre pour ne pas froisser les adeptes du loisir de mort.
La crise actuelle pourrait être l’occasion d’une refonte de l’écologie politique sur des bases éthiques claires et fortes.
Sortir de la corruption implique deux démarches :
D’abord, une séparation de la politique et des affaires avec un strict contrôle des élus dans leur pouvoir d’affectation des fonds publics ;
Puis, rendre à la parole politique son sens, sa portée, sa vérité.
Ainsi, le parti socialiste pourrait expurger sa fraction « adoratrice des entreprises privées » et redevenir socialiste.
Le parti écologiste devrait, quant à lui, se refonder en s’affirmant résolument défenseur de l’arbre, l’animal et l’humain.
Le parti dit les Républicains devrait assumer être le parti de la lutte des classes à rebours, du grand patronat et du conservatisme social.
Ce n’est qu’au prix de ce langage de vérité que le citoyen reprendra confiance en une vie publique bien dégradée.
Sans cet effort de probité, les citoyens demeureront des sujets du marché, désabusés, blasés, indifférents aux querelles subalternes d’une classe politique professionnelle dérisoire.
La chute présente, l’explosion partisane, peuvent nous offrir cette chance de repartir sur des bases plus saines et de rassembler tous ceux qui font le choix de la vie.

Gérard CHAROLLOIS
CONVENTION VIE ET NATURE
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République des juges ou république des coquins

MONTESQUIEU, TOCQUEVILLE et la plupart des pères de la démocratie et de la liberté politique énoncèrent le principe fondateur de la séparation des pouvoirs.
Parce que tout pouvoir corrompt et prépare à l’abus, il y a lieu de poser des protections contre les dérives autoritaires ou mafieuses.
Dès lors, ceux qui font la loi, les législateurs, ne sauraient être ni ceux qui exécutent, ni ceux qui jugent, d’où les trois pouvoirs classiques : le législatif, l’exécutif et le judiciaire.
Toutes les démocraties connaissent cette séparation des pouvoirs, du moins la quasi-totalité des pays de droit à une regrettable exception : la France.
Par suite de la crainte des parlements d’ancien régime qui résistèrent à l’absolutisme royal, en 1790 les gouvernants posèrent, par une loi funeste des 16 et 24 août, le principe que le pouvoir judiciaire ne serait qu’une autorité dépourvue du contrôle des autres pouvoirs.
Il en résulta l’apparition de deux corps de juridictions : les juridictions judiciaires, chargées de juger les citoyens, et les juridictions administratives, composées non pas de magistrats mais de hauts fonctionnaires, investies de la mission de conseiller l’Etat et, au besoin, d’annuler ses règlements, voire de juger sa responsabilité.
Au sommet de l’ordre judiciaire, vous trouvez une cour de cassation et au sommet de l’ordre juridictionnel administratif, un conseil d’Etat dont on put dire longtemps qu’il rendait davantage de services que d’arrêts.
Les hommes politiques français redoutent les juges comme les voleurs craignent les gendarmes.
D’une manière populiste, démagogique, dérisoire, ils tentent d’ameuter les ignorants contre une justice qui serait politisée, acharnée à les perdre, aux ordres de leurs ennemis politiques.
Tout ceci serait radicalement impensable dans un autre pays démocratique.
Les juges disent le droit et essaient d’appliquer la loi commune à tous les citoyens.
Par habitude de la servilité de trop de leurs interlocuteurs, les détenteurs du pouvoir politique, à la fois législateurs et gouvernants, ne parviennent pas à admettre l’absence de soumission des magistrats.
Comment osent-ils les traiter en simples citoyens, alors que ces élus s’imaginent dépositaires de privilèges exorbitants résultant de leur élection ?
Or, un élu n’est pas au-dessus des lois communes.
Il ne devrait pas bénéficier d’une quelconque immunité, le plaçant hors de la communauté des humains, au-dessus, dans un espace inaccessible.
Précisons que le juge ne bénéficie, fort heureusement pour sa part, d’aucune immunité et qu’il est un citoyen parmi les citoyens, ce que devraient être un président, un ministre, un parlementaire.
Il est également heureux que le juge ne possède ni le pouvoir de faire la loi, ni celui de décider des intérêts et de la liberté d’un homme sans contrôle. Toute décision judiciaire importante peut être contestée devant une autre juridiction de réformation, voire déférée à la cour de cassation et même à la cour européenne des droits de l’homme lorsque sont en jeu des questions fondamentales touchant à la liberté et aux droits essentiels.
Pour que ce pays rejoigne la communauté des Etats de droit, je préconise la reconnaissance d’un pouvoir judiciaire, la disparition des deux ordres de juridictions au profit d’un corps unique de magistrats avec des chambres spécialisées en droit administratif, un renforcement des instances de contrôle des dépenses publiques et une interdiction faite aux élus de distribuer de l’argent public à des sociétés et entreprises marchandes, en dehors de tout marché public, la fin des immunités et privilèges de juridictions, notamment la cour de justice de la république qui vient de révéler ses ambiguïtés dans l’affaire dite LAGARDE/ TAPY.
L’actualité illustre la déchéance morale d’une certaine classe politique .
A la primaire de la droite de l’argent, le candidat brillamment sélectionné, François FILLON, sera probablement mis en examen le 15 mars pour enrichissement personnel et trafic d’influence. Le candidat arrivé en deuxième position. Alain JUPPE a déjà été condamné en correctionnelle, il y a une quinzaine d’années et a été mêlé à un scandale de jouissance d’un luxueux appartement. Le candidat arrivé troisième, ancien président de la république, Nicolas SARKOZY, se trouve déjà en examen et est impliqué dans plusieurs procédures pénales.
Or, ces messieurs vitupèrent contre la délinquance, en appellent à « la loi et l’ordre », «, à la tolérance zéro », « aux peines planchers » et, bien sûr, à la nécessité pour les citoyens de faire des efforts, des sacrifices, à travailler plus sans gagner davantage.
Qu’il faut donc de l’impudence, de l’arrogance, du mépris pour se draper en procureur pour autrui tout en se gavant de prébendes !
Toutefois, employer sa famille ou feindre de le faire pour se rétribuer, offrir des légions d’honneur aux amis milliardaires reconnaissants, affecter du personnel à d’autres missions que celles pour lesquelles il est rémunéré n’est rien à côté de la grande corruption, celle autour des grands travaux inutiles, dévastateurs de nature et entrepris uniquement pour fournir aux oligarques des occasions d’immenses profits dont ils ne seront pas ingrats.
Les politiques craignent la république des juges. Pour eux, l’autorité judiciaire n’est là que pour frapper le gueux, le casseur et pour servir l’ordre injuste à l’abri duquel ils mènent, entre copains et coquins, leurs turpitudes financières.
Qui lavera les écuries d’AUGIAS ?
Celui qui séparera les pouvoirs, limitera les mandats électifs, instaurera la proportionnel intégrale évitant la constitution de fiefs électoraux pour petits potentats locaux, féodaux des temps modernes, celui qui proposera une sixième république.

Gérard CHAROLLOIS
CONVENTION VIE ET NATURE
FORCE POUR LE VIVANT