La machine à perdre

Pendant longtemps, j’ai milité pour la protection de la nature, dans un cadre associatif, au sein du RASSEMBLEMENT DES OPPOSANTS à LA CHASSE, de la SOCIETE NATIONALE DE PROTECTION DE LA NATURE et autres structures régionales. Je répugnais à un engagement politique, non pas pour des raisons éthiques, mais en contemplation de la pathologie mentale, à savoir un narcissisme névrotique, affectant les meneurs de partis ou groupuscules politiques.

Devant les périls, la montée de la contre-révolution, la dictature masquée des lobbies, la manipulation sournoise des peuples par les forces d’argent, j’appelle aujourd’hui à la mobilisation politique pour défendre l’arbre, l’animal et l’homme.
Or, je constate avec consternation les comportements suicidaires des femmes et hommes de mieux qui, au lieu de s’unir, s’éparpillent en organisations rivales, comportement garantissant leur échec et la pérennité de la malfaisance des ennemis de la terre : spéculateurs, pollueurs, exploiteurs, tortionnaires d’animaux.
Tant que perdureront ces divisions, ces querelles subalternes, les affairistes destructeurs de sites, la FNSEA, adepte d’une agriculture chimique et d’un élevage concentrationnaire, le lobby chasse, accapareur de l’espace naturel et pourfendeur de la reconnaissance du caractère sensible de l’animal, la finance qui écrase les peuples sous le joug de ses intérêts, n’ont aucun souci à se faire.
Ils ne régneront certes pas mille ans, car leur règne létal détruira la biosphère bien avant cette échéance, mais jusqu’à l’extinction de la biodiversité.
Lorsque j’en appelle à l’unité des gens de mieux, je n’entends pas une uniformité, un monolithisme, une armée de clones disciplinés marchant au pas cadencé et répondant aux exhortations d’un duce.
Que le camp de la générosité, de la compassion, de l’amour de la vie soit divers, riche de différences, constituerait une chance et une force, si les humains possédaient la sagesse des loups qui savent bien que leur survie exige l’addition de leurs forces.
Pour la première fois depuis 1974, l’écologie politique sera probablement absente de l’élection présidentielle, le candidat des VERTS, issu d’une primaire verrouillée, promis à 2% de voix, devant opportunément renoncer à maintenir sa candidature.
En maintenant sa candidature, en retirant quelques centaines de milliers de voix aux autres candidat de la générosité, il favoriserait le candidat des banques et de la finance.
La gauche risque, néanmoins, de demeurer divisée, en deux courants égaux, et donc condamnée à disparaître, au soir du 23 avril.
D’aucuns exacerbent les nuances, les variantes qui font la luxuriance de la pensée.
Or, la multiplicité des approches, des sensibilités comme des talents représente un avantage, une source d’enrichissement, pour peu que l’on conserve la distinction entre amis et adversaires irréductibles.
Quant aux défenseurs du vivant, ils sont émiettés en micro-partis qui feignent de s’ignorer, préférant ainsi laisser la force, l’influence, le pouvoir aux ennemis de la terre.
Je préconise, par une réforme constitutionnelle, la fin de la monarchie élective, exception française.
L’élection présidentielle les rend fous.
Pourquoi Jean-luc MELENCHON ET Benoît HAMON ne s’entendraient-ils pas pour promouvoir une sixième république.
S’ils s’engageaient à supprimer cette monarchie élective, ils pourraient plus aisément s’effacer, l’un pour l’autre, momentanément pour la présidentielle, s’unir et additionner leurs voix.
Ils pourraient soumettre au peuple français par voie référendaire, une remise à plat des institutions politiques, par l’élection d’une assemblée constituante afin de donner au pays des pouvoirs publics davantage conformes aux exigences du temps.
Le parlement, notamment, sans sénat conservateur, devrait représenter l’intégralité des nuances politiques du pays, grâce à la proportionnelle intégrale.
Le pouvoir exécutif doit être désigné par ce parlement, le président de la république n’ayant qu’un rôle protocolaire.
Le pouvoir judiciaire doit devenir un véritable contrôleur du pouvoir politique et ce afin d’éliminer radicalement la corruption, mal français, à l’instar de ce qui existe dans la plupart des autres pays d’Europe Occidentale et du Nord.
En 1958, dans un contexte historique totalement différent, j’aurais approuvé les institutions de la Vème république, mais soixante ans ont passé.
Ces institutions aboutissent à des blocages et à la main-mise de clans sur l’appareil d’état, donc sur le « pot de confiture » dont les caciques apprirent à se gaver impunément, se considérant supérieurs aux lois communes.
Dès lors, HAMON ou MELENCHON, peu importe, si leur élection signifiait la fin d’un régime présidentiel adapté à un peuple mineur, guidé par un homme providentiel, un souverain qui nomme à toutes les fonctions essentielles de l’Etat.
Arrêtons la machine à perdre, celle qui prépare la victoire des forces d’argent, de ceux qui veulent des NOTRE-DAME-DES- LANDES, des grands travaux inutiles, contraires au bien public mais sources de prévarications pour des intérêts mafieux aux confins des affaires et de certains partis à leur service.
Quant à nous, biocentristes, naturalistes, écologistes, refusons notre soutien à tout candidat, tout parti flattant la chasse et la tauromachie.
Devenons une Force Pour le Vivant !

Gérard CHAROLLOIS
CONVENTION VIE ET NATURE
MOUVEMENT D’ECOLOGIE ETHIQUE ET RADICALE
POUR LE RESPECT DES ËTRES VIVANTS ET DES EQUILIBRES NATURELS

Communiqué : grippe aviaire, le scandale de l’élevage concentrationnaire

La CONVENTION VIE ET NATURE dénonce les massacres massifs de canards et d’oies, au nom d’une illusoire lutte contre la propagation du virus H5N8 dit de la grippe aviaire.
Cette année encore, un million trois cent mille canards ont déjà été tués (ils disent abattus) et le ministère décrète la mort vaine de six mille autres oiseaux dans les LANDES ET HAUTES- PYRENEES
Une enquête judiciaire serait en cours pour démasquer d’éventuelles contaminations d’origine humaine.
Comment ne pas éprouver un profond malaise devant ces sacrifices de millions d’êtres sensibles, reconnus comme tels par les lois de la république et les constitutions de la plupart des pays.
Ces massacres rappellent les bûchers de cadavres de vaches dites « folles » observés en Europe en 1996, lorsque l’élevage intensif avait contaminé ces herbivores par des farines animales porteuses du prion incriminé.
Une certaine agriculture industrielle aboutit à cette abjection qu’est la marchandisation du vivant.
Pour ces filières, un canard n’est rien d’autre qu’un produit élevé, engraissé, transporté d’une unité de gavage à une unité d’abattage, sans la moindre considération pour l’être vivant.
Ce sont ces pratiques intensives, ces déplacements massifs d’animaux concentrés qui génèrent ces épizooties qui perdureront aussi longtemps que ces modes de traitement du vivant.
Par ailleurs, la chasse française artificialisée relâche, chaque année, plusieurs centaines de milliers de canards colverts pour alimenter le stand de tirs des chasseurs.
Les appelants des chasseurs font courir des risques de contamination à l’avifaune migratrice.
Mais cela, il faut le taire !

CONVENTION VIE ET NATURE

La fracture

L’Histoire subit une accélération fulgurante avec les innovations scientifiques et techniques grosses d’une mutation, d’une rupture entre la société d’hier et celle de demain.
Les connaissances percent les secrets de l’infiniment petit, le boson de Higgs, ceux de l’immensité cosmique, ceux des ciseaux génétiques et de l’usure des télomères, ceux de l’exploration des comètes et de la circulation des informations en direct sur l’ensemble du village planétaire.
Avec ces connaissances, l’humain maîtrisera bientôt la plupart des maladies et jusqu’au processus de vieillissement.
Il captera les signaux venus du lointain de l’espace et donc du passé lointain.
Autrefois, les humains tremblaient devant les phénomènes qu’ils paraient de mystères inquiétants, avant qu’ils apprennent à lire dans le grand livre du monde.
Dans le même temps, des humains perdurent à tuer, à mourir, à lutter, à discriminer aux noms de sornettes, de billevesées religieuses, de préjugés grotesques qui feraient rire des enfants non conditionnés à croire de pures stupidités.
Ailleurs, des foules captives admirent dans des magazines, sur papier glacé, des milliardaires prévaricateurs, corrompus, assassins de la terre.
Ainsi la science, la connaissance, la maîtrise côtoient en un mélange explosif le sombre obscurantisme des mythes, sources de haines, de guerres, de divisions entre les hommes et cette première religion mondiale qu’est le culte de l’argent.
La sournoise dictature du libéralisme économique crée des inégalités criantes, jamais rencontrées avec cette acuité dans le passé.
1% d’oligarques possèdent autant de biens que 50% de la population mondiale.
Ces inégalités sociales scandaleuses appellent une révolution contre le système mercantile abrutissant.
Cette inégalité sociale n’est pas aussi décisive que celle, culturelle, séparant radicalement ceux qui savent et la masse des peuples qui croient, parce qu’ils ignorent deux vérités premières :
* il n’y a pas d’arrière-monde ;
* les oligarques ne sont que des parasites sociaux, des escrocs.
Résultats :
Dans nombre de pays, les peuples élisent des ringards, des dogmatiques, des hommes de guerre et de haine, des agents de la finance ou des imposteurs.
Les Etats-Unis, pays de contrastes, dotés des meilleurs laboratoires de recherche dans tous les domaines et néanmoins affligés d’élus niant les données de la science pour mieux
servir les firmes, illustrent une fracture que l’on observe ailleurs.
Le cœur et la raison ne guident pas les peuples croupissant dans leurs identités meurtrières, leurs religions farfelues, leurs pulsions agressives et cupides.
C’est l’abyssale fracture entre une frange éclairée de l’humanité et la persistance d’une ignorance source d’affrontements qu’un peu de raison éviterait.
Si l’ignorance ne générait pas la violence, la cruauté, la négation des droits et de la solidarité du vivant, elle nous offrirait de délicieuses occasions de distractions, comme celle que je savoure lorsque d’innocentes crédulités m’amusent.
Cette douloureuse fracture du savoir, de la lumière, constitue un défi de civilisation que les politiques n’appréhendent guère, à l’exception de ceux qui posent le problème de la raréfaction progressive du travail, raréfaction qui remonte à l’apparition de la mécanisation et que va amplifier la robotique et la numérisation.
Depuis un siècle, le temps consacré au travail s’est réduit constamment et le processus va s’accélérant.
D’autres horizons s’ouvrent avec les avancées de la biomédecine qui, d’une part, guérira un jour l’humain de l’angoisse et, d’autre part, révèle déjà l’unité fondamentale du vivant.
On ne peut plus considérer l’animal et la nature avec ce mépris arrogant que pratiquaient les hommes d’hier.
Notre devoir est de penser ces mutations et non de servir les intérêts mesquins d’une strate de privilégiés du système économique.
Enfants d’aujourd’hui, vous allez vivre une ère exaltante pleine de promesses insoupçonnées mais également dissimulant bien des précipices.

Gérard CHAROLLOIS
CONVENTION VIE ET NATURE
MOUVEMENT D’ECOLOGIE ETHIQUE ET RADICALE
POUR LE RESPECT DES ÊTRES VIVANTS ET DES EQUILIBRES NATURELS

Pour un nouvel humanisme

Dans le souci de frapper d’ostracisme les écologistes biocentristes, les lobbies de la chasse, de la tauromachie, de la « zootechnie », c’est-à-dire de l’élevage concentrationnaire, falsifient le grand débat des idées, à défaut de récuser, sur le fond, la valeur de l’éthique nouvelle.
Nos détracteurs, tortionnaires d’animaux, destructeurs de la nature, exploiteurs avides, feignent de discerner dans notre pensée et notre politique une opposition d’intérêts et de considérations entre l’humain et le reste de la biosphère.
Pour eux, nous sacrifierions l’homme au profit de la nature et par antispécisme préférerions les autres espèces à la nôtre.
Qu’il y ait des misanthropes du ressentiment ici et là ne prouve rien en faveur ou à l’encontre d’une proposition éthique et politique.
Historiquement, des penseurs humanistes, dans la lignée des Lumières, posèrent la question de la condition animale et du rapport à la nature bien avant que la paléontologie, la génétique, l’éthologie révèlent une unité fondamentale du vivant.
Jean MESLIER, CONDORCET, Jules MICHELET, Victor HUGO, Rosa Luxembourg témoignent de cette filiation spirituelle alliant l’humanisme et le respect des êtres sensibles.
Présentement, dans l’ordre politique, deux vices absolus doivent être récusés pour concilier le souci de l’humain et celui de la biosphère.
Ces vices ont pour noms : cruauté et culte du profit.
La cruauté existe, même si elle se pare du masque menteur de la tradition, des us et coutumes, des pratiques anciennes.
En Occident, des hommes chassent non pas pour se nourrir, pour se protéger d’agressions redoutables, mais à titre de loisir, d’activité ludique.
Or, tuer pour se distraire est une faute contre l’esprit.
En Occident, mais également dans d’autres régions du monde, des humains érigent en spectacle la torture d’animaux : corrida, combats de coqs, électrocutions en Chine de tigres maintenus dans des cages.
Les lâches convenances, les prudences débiles, interdisent d’énoncer que la rencontre de la souffrance d’un être sensible et de la jouissance d’une foule constitue une perversion, un sadisme dégradant et inquiétant.
L’habitude, la multitude des adeptes, le conformisme social ne retirent rien à l’horreur de ces pratiques qui avilissent l’humain et révèlent sa part d’ombre, cet anéantissement de la conscience que l’on retrouve chez le pervers qui maltraite l’enfant, chez le tortionnaire qui tourmente ceux placés par les circonstances à ses caprices.
Pour changer notre rapport au vivant, il convient d’instruire les humains contre leurs pulsions sadiques les conduisant à étouffer en eux la compassion que nous devons éprouver envers tout être susceptible de ressentir, comme nous-mêmes, la souffrance.
Ce qu’il faut de pusillanimité, à nos contemporains, pour s’accoutumer aux loisirs et spectacles impliquant la mort donnée.
Abolir ces pratiques s’imposent pour accéder à une nouvelle civilisation plus empathique.
Toute violence dirigée contre l’animal immunise contre la répulsion qu’inspire, chez un humain hominisé, la cruauté à l’encontre de ses semblables.
La chasse-loisir n’est qu’une guerre ludique offerte à des frustrés privés de la fièvre de massacrer d’autres hommes.
La corrida est fille des jeux du cirque romain où des esclaves mouraient pour la jubilation des foules toujours promptes à se ruer aux spectacles de supplices.
Mais la cruauté n’est pas la tare la plus répandue dans notre espèce.
L’immense majorité de nos contemporains éprouvent une saine révulsion face à la chasse et à la tauromachie dont la persistance funeste n’est due qu’au poids des lobbies et à la médiocrité de la classe politique.
Une autre tare affecte l’homme contemporain et endeuille nos sociétés.
C’est le culte du profit.
Pour faire de l’argent, des filières se sont constituées pour exploiter les animaux en niant leur qualité d’êtres sensibles. La zootechnie produit de la viande, des œufs et du lait dans de véritables usines où les vaches, les porcs, les poules deviennent de pures marchandises.
Dans ces univers concentrationnaires, les animaux perdent toute identité. Ils n’ont plus de nom et leur sort individuel n’intéresse pas l’éleveur qui raisonne en masse et par milliers d’unités de production.
Dans ces élevages, les besoins physiologiques et éthologiques des animaux sont niés.
L’abattage s’industrialise, pendant que perdurent les modes rituels, superstitieux de mise à mort dans la souffrance pour assouvir les besoins de sacrifices des dieux.
Le culte du profit obsède notre société qui lui offre en pâture les milieux naturels, les animaux et même les humains, victimes inconscientes d’un système nocif.
Le bétail doit être rentable.
Et les humains aussi.
En cela, le biocentrisme est un humanisme qui place l’humain au-dessus de la monnaie, des flux financiers, de la spéculation des prévaricateurs, grands imprécateurs appelant à l’effort, au sacrifice, à la flexibilité, à l’austérité pour autrui, tout en se gavant voracement.
En politique, les agents du Marché rêvent de supprimer massivement les emplois publics. Cinq cent mille pour l’un, trois cent mille pour l’autre !
Telle grande société, à l’instar d’EDF ces jours-ci, se glorifie de supprimer des emplois.
Tel candidat aux élections se propose de fusionner les mutuelles, non pas pour en améliorer les services, mais pour réduire le nombre de femmes et d’hommes travaillant dans ces structures. L’objectif des serviteurs du Marché est de faire des économies.
Ils disent : faisons des économies.
Économies de quoi ?
D’argent.
Ils n’assument pas la portée de leurs compulsions qui se manifestent en vies brisées, en accroissement de la précarité.
Pour eux, une victime de la vie, percevant une aide sociale de 500 Euros par mois est un « assisté » et le proche parent d’un nanti percevant 5000 Euros par mois est un « assistant ».
Congédions les économies d’argent pour économiser la misère, le sous-emploi, la précarité.
Si l’on se souciait, à l’inverse de leur politique, de créer des emplois en méprisant le culte dégradant du profit.
Le profit érigé en dogme supprime les emplois salariés et remplit les usines à viande.
Le sort de l’animal, le sort de la nature et celui de l’humain sont indissociables.
Cultiver la cruauté et la pulsion de mort préparent à la guerre, aux violences, à la banalité du mal.
Célébrer le profit conduit à soumettre le vivant à la loi du Marché qui sert les intérêts d’une petite caste féodale au détriment des êtres vivants.
Le biocentrisme est un nouvel humanisme qui invite l’humain à prendre en charge et en soin la vie sur terre.
Mais incapables de débattre, de réfuter, d’argumenter, les tenants de la société négationniste des droits du vivant, préfèrent feindre de ne pas comprendre cette élévation, cet élargissement du cercle de la bienveillance.

Gérard CHAROLLOIS
CONVENTION VIE ET NATURE
MOUVEMENT D’ECOLOGIE ETHIQUE ET RADICALE
POUR LE RESPECT DES ËTRES VIVANTS ET DES EQUILIBRES NATURELS

Au commissariat Européen à l’environnement,

Madame, Monsieur le commissaire,

Le mouvement CONVENTION VIE ET NATURE dépose une plainte à l’encontre de la France pour les faits suivants constituant une violation des dispositions de l’article 7 alinea 4 de la directive relative à la conservation des oiseaux du 2 avril 1979 reprise le 30 novembre 2009.
Par déclarations publiques, Madame la Ministre de l’Écologie du gouvernement français demande aux agents verbalisateurs en charge de la police de la chasse de ne pas verbaliser les braconniers qui tirent des oies début février, nonobstant la fermeture officielle de la chasse.
Depuis trente ans, le lobby chasse français tente de faire obstacle à l’application de la directive Européenne portant préservation des oiseaux.
L’article 7 de cette norme dispose, très logiquement, que les oiseaux migrateurs ne doivent pas être tués « lors de leur trajet de retour vers leurs lieux de nidifications ».
Or, les oiseaux d’eau effectuent ce trajet de retour vers leurs sites de nidification dès la fin janvier ce qui commande l’arrêt de la chasse à la fin de ce mois, au plus tard.
Pour faire échec à cette règle, les chasseurs français soutinrent, devant les juridictions, d’une part que les oiseaux migrateurs ne migrent que plus tard dans la saison, d’autre part qu’il fallait attendre qu’un pourcentage important d’oiseaux soit en mouvement pour interrompre les tirs.
La cour de justice de l’Union Européenne, en son arrêt du 7 décembre 2000 rejeta ce raisonnement peu rigoureux.
Le Conseil d’Etat français annula d’innombrables arrêtés ministériels, pris sur pressions des chasseurs, prorogeant la chasse jusqu’au 10 février.
Eu égard à cette jurisprudence solidement établie, le ministère de l’écologie ne pouvait pas réitérer cette règlementation de complaisance.
La ministre recourt, en ce mois de février 2017 à une complicité de braconnage en informant les tueurs d’oiseaux qu’ils ne seraient pas verbalisés s’ils oeuvraient postérieurement à la clôture de la chasse le 31 janvier.
Or, la chasse aux oiseaux d’eau confine, en ce pays, au braconnage.
Elle s’effectue de jour et de nuit, donc sans possibilité de contrôle et de sélectivité.
La France méconnaît ainsi la prohibition de détruire des oiseaux migrateurs lors de leur trajet de retour vers leurs lieux de nidification.
En droit, l’infraction est constituée.
D’un point de vue démocratique, il faut constater que l’immense majorité des citoyens récusent ces pratiques et que l’avifaune est ici victime de pressions catégorielles ultra-minoritaires et tapageuses.
Nous appelons votre Commission à ouvrir une procédure pour manquements à l’encontre de la France.

Gérard CHAROLLOIS
CONVENTION VIE ET NATURE

Chasse, béton, corruption et traditions

La Chine, la Russie, la Turquie et désormais les Etats-Unis sombrent dans la régression qu’accompagnent l’autoritarisme, la religion instrumentalisée, l’argent sale, les corruptions d’Etat, les mensonges érigés en moyen de manipulations des peuples.

Des oligarchies voraces et arrogantes pillent les ressources, assassinent la nature, insultent la compassion et flattent une « beaufrerie » grossière pour duper les gens modestes qu’elles écrasent et méprisent.
Des dirigeants toxiques exploitent la biosphère et les humains aux noms des nationalismes, des dieux, de la peur, des ignorances qu’ils entretiennent.
Il n’y a que quelques semaines, pour tout observateur, le même scénario devait présider aux élections générales françaises de cette année.
Les jeux étaient faits.
La « gauche » trahie, abîmée, usée par cinq ans de libéralisme assumé devait laisser la place à l’original.
La droite affairiste décrochait l’Elysee et, dans la foulée, le parlement en ses deux chambres.
Félicitons la presse qui offre à l’institution judiciaire par de stupéfiantes révélations l’opportunité d’une échappée salvatrice.
L’innocence se présume et j’exècre les attaques personnelles, y compris à l’encontre de nos adversaires idéologiques.
François FILLON doit bénéficier de cette présomption mais, en contemplation des faits connus à ce jour, on ne peut pas exclure une éventualité.
Dans l’hypothèse où le candidat du parti des affaires serait placé en examen dans les semaines à venir, il ne pourrait plus utilement concourir à la présidentielle.
Le parti du Marché devrait trouver en hâte un remplaçant qui ne serait sans doute pas davantage immunisé contre les addictions à l’argent facile, qui ne serait pas meilleur.
Car ce ne sont pas les hommes qui sont en cause, mais les idées, les intérêts qu’ils servent.
Ce candidat de remplacement n’aurait pas le temps de mener une campagne efficiente.
La droite financière officielle perdrait les élections qu’elle considérait comme acquises.
Bien sûr, la finance, les banques, les firmes ont un « champion » de rechange, M. MACRON.
Sans parti, il n’eut aucune difficulté pour recueillir les dizaines de millions d’euros nécessaires au lancement de sa candidature.
Entouré de milliardaires, il développe une thématique floue ultra-libérale.
Il bénéficie de l’accueil bienveillant d’une presse qui, rappelons-le, appartient pour l’essentiel à neuf milliardaires.
Agité, ambigu, de fausse gauche et de vraie droite, Emmanuel MACRON a pris position pour la chasse et veut rétablir les chasses présidentielles qu’avait supprimées Jacques CHIRAC.
La chasse !
Un détail pour les observateurs ignorants que le loisir de mort représente un excellent discriminant, un révélateur des fondements éthiques d’un individu.
Rien d’étonnant de la part d’un homme qui aime le diesel, les cars sur les routes et l’affaiblissement des protections sociales.
Le monde de l’argent tient le suppléant de François FILLON, s’il advenait que celui-ci subisse une « sortie de route » ou un trou d’air.
Etant acquis que Marine LE PEN sera sélectionnée à l’issue du premier tour de la présidentielle, au soir du 23 avril, le défi est de placer un candidat en position de figurer au second tour.
Or, le camp de l’insoumission, de la solidarité, de la prise en considération des plus vulnérables, de la protection de la nature, de la condition animale, de l’opposition à la chasse et à la tauromachie, souffre, à cette heure, de divisions. Il s’avère, dès lors, incapable de faire échec à l’écran de fumée et d’impostures des agents de l’exploitation.
Yannick JADAUD avec 2% des suffrages, Jean-luc MELENCHON avec 15% des suffrages et Benoît HAMON avec le même score seront éliminés alors qu’unis, ils pouvaient vaincre les ennemis de la terre, les serviteurs des firmes et des banques, les adeptes de chasse, béton, corruptions et traditions.
Vont-ils comprendre cette impérieuse nécessité de sacrifier leurs égos, d’unir leurs talents, leurs énergies, d’additionner leurs voix pour épargner à la France le sort de ces malheureux pays qui s’enfoncent dans des formes rampantes de fascisme et avérées de mafia.
L’abnégation s’impose et l’intérêt supérieur du bien public commande des effacements pour gagner et promouvoir une nouvelle constitution moins monarchique, plus compatible avec les évolutions de la société.
Constituons ce conseil national de la résistance pour défendre la sécurité sociale, les bas salaires, les services publics, la liberté de pensée et de mode de vie en ajoutant, désormais, le respect de la sensibilité animale et les droits imprescriptibles de la biodiversité.
Unis, nous ferons gagner la vie.
Désunis, nous livrerons le pays au saccage des exploiteurs.
Je ne plaide pour aucun candidat, aucune écurie, aucune ambition, mais toujours pour l’arbre, l’animal et l’homme, mon unique horizon.

Gérard CHAROLLOIS
CONVENTION VIE ET NATURE
MOUVEMENT D’ECOLOGIE ETHIQUE ET RADICALE
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