Communiqué : le chasseur, premier destructeur de la nature

La CONVENTION VIE ET NATURE dépose plainte auprès de la Commission Européenne pour violation, par la France, de la directive relative à la conservation des oiseaux.
Le mercredi 25 janvier, la ministre dite de l’écologie déclara qu’elle avait donné l’instruction de ne pas verbaliser les chasseurs d’oiseaux d’eau qui tireraient des oies entre le 31 janvier et le 10 février, nonobstant la fermeture officielle de cette chasse.
Ainsi, la funeste chasse ne se contente pas de dérogations multiples, Il lui faut des tolérances.
Chasser en temps prohibé, en l’absence d’arrêté d’ouverture, constitue une contravention de braconnage.
La ministre couvre le braconnage pour satisfaire les exigences d’un lobby chasse nocif, hermétique à toute nécessité de sauvegarder la faune.
Malgré le froid intense de ces dernières semaines, le chasseur français veut tuer de manière compulsive.
Pendant des années, ce lobby contre-nature tenta de falsifier les données ornithologiques pour proroger en février le tir des oiseaux migrateurs.
Les ministres successifs, bien peu soucieux de l’intérêt général, déférèrent aux injonctions du monde de la chasse et prirent des arrêtés autorisant ces tirs.
Le conseil d’Etat dut annuler, durant plusieurs dizaines d’années consécutives, ces arrêtés contraires au droit européen interdisant la chasse « lors du trajet de retour des oiseaux migrateurs vers leurs lieux de nidification ».
Faute de pouvoir couvrir le braconnage par des arrêtés nouveaux que le conseil d’Etat ne pourrait qu’annuler, le ministère use de la « tolérance » contre nos oiseaux.
Nous devons dénoncer cette imposture et arracher le masque menteur dont se pare la chasse française.
Elle est la première cause, à défaut d’être la seule, de la mort de la biodiversité.
Abolissons la mort-loisir.
Votons contre les politiciens irresponsables qui flattent les tueurs.

Gérard CHAROLLOIS
CONVENTION VIE ET NATURE