Ils étaient CHARLIE

Le mercredi 7 janvier 2015, à 11 heures, les journalistes de CHARLIE HEBDO perdaient la vie parce que des obscurantistes illuminés vengeaient leur dieu outragé.

Ces journalistes aimaient la vie, la liberté, le rire et exécraient la chasse, la tauromachie, la superstition abrutissante.

Ils n’avaient fait que remplir leur devoir de blasphème, car il est du devoir de tout homme libre de narguer les totalitaires, les sectaires, ceux qui veulent assassiner la raison et la liberté.

Ceux qui, incapables de réfuter l’argument par l’argument, de défier l’humour par l’humour, répondent par l’assassinat à la grande et noble querelle des idées, se placent hors de la communauté des humains.

Ce ne sont pas des adversaires mais des ennemis.

Ils ont tué nos amis qui n’auraient jamais voulu tuer personne et dont l’unique  préoccupation était d’éveiller les consciences, de susciter les réflexions, d’inviter chacun à stimuler sa capacité d’analyse.

Il y a ainsi des humains biophiles, célébrant la vie, et des humains ployés sous des idéologies semeuses de mort.

Regrettés amis DE CHARLIE, l’injonction salutaire de François CAVANNA « Stop crève » n’est pas encore d’actualité.

Le sang coule tous les jours parce que des hommes mauvais n’ont pas compris que la première valeur est la vie.

Aux noms des mythes, des grands intérêts, des identités meurtrières, des haines séculaires, des hommes s’entretuent et persécutent toutes les formes de vies.

Gérard CHAROLLOIS

CONVENTION VIE ET NATURE / UNE FORCE POUR LE VIVANT