Sauvons la pensée écologiste

Lors des débats politiques ayant précédé la primaire de la droite affairiste, l’écologie, la nature, la condition animale et même l’anthropocentrique « environnement » ne furent évoqués négativement que pour assurer au lobby de la chasse que le loisir de mort représente une saine « gestion de la faune » et pour affirmer aux entrepreneurs conquérants, chevaliers de la croissance et de l’emploi, qu’ils ne seront plus entravés dans leurs spéculations par un stupide principe de précaution (L’environnement : ça commence à bien faire).
Lors des primaire de la gauche, la nature, la condition animale ne furent pas même évoquées et l’écologie se résume à des choix techniques, des planifications écologiques, des transitions énergétiques, offrant des occasions de croissance nouvelle.
Durant leur dernier débat, Manuel VALLS rappela son attachement au nocif projet d’aéroport de LOIRE-ATLANTIQUE, Benoît HAMON refusant cette agression contre la nature et mentionnant furtivement la disparition des espèces et notamment des primates.
Quant à l’écologie politique, il faut bien objectivement constater son évanescence, son silence assourdissant.
Elle a été victime des jeux d’appareil, là où il fallait une ouverture, un vaste rassemblement, un éclatement des comités théodules groupusculaires.
L’écologie politique est en passe de perdre la bataille culturelle, celle des valeurs parce que ceux qui s’en réclament n’assument plus le défi éthique.
Tout part d’une définition de ce qu’est la pensée écologiste malmenée par les insuffisances des uns, les récupérations des autres, les caricatures des lobbies menacés par cette approche subversive.
J’en donne ici ma définition claire et simple.
L’écologie part d’un fait établi et pose une question découlant de ce fait objectif, incontestable.
Posons la définition. Énonçons ce qui constitue l’ossature de l’éthique écologiste.
L’espèce humaine, par sa croissance infinie, par sa maîtrise absolue, peut-elle anéantir toutes les autres formes de vies sur la planète ?
Poser cette question et y répondre définit l’écologie qui ne saurait résider dans un choix technique de production d’énergie, dans la fermeture d’un robinet en se lavant les dents, dans le souci de manger bio pour préserver sa santé, dans une technophobie irrationnelle.
Peut-on admettre la mort de toutes les autres espèces vivantes ?
La question est éthique et fondamentale.
Or, pour répondre à cette interrogation cruelle, il faut repenser l’économie, le social, la politique, la société en un sens biophile, c’est-à-dire axé sur la valorisation des êtres vivants par-delà leurs appartenances.
Aucun discoureur, aucun agitateur d’estrade, aucun acteur en représentation sur la scène politique ne relève ce défi.
Ils font de la technique là où il faudra penser la radicalité.
Radicalité !
Voilà, les écologistes biocentristes sont des « extrémistes », des « intégristes », des ultras marginaux et irresponsables !
Bien sûr, mes amis lecteurs savent, eux, ce que signifie « radicalité ».
Nul extrémisme farfelu dans notre pensée et nos actions.
La radicalité implique d’aller à la racine des problèmes, au fondement d’une éthique, à l’essence d’une politique.
En refusant la radicalité, on refuse d’être ce que l’on est pour ne devenir que des petits gestionnaires incolores, indifférenciés.
Si l’écologie veut gagner la bataille politique, il faut gagner préalablement la bataille culturelle, celle des valeurs.
Cela reste à construire, comme le prouve l’ignorance de 55% de nos concitoyens qui, justement en LOIRE-ATLANTIQUE, opinèrent contre l’intérêt général de la préservation de la nature et pour les sordides intérêts d’une société privée et de ces relais dans le personnel politique.
Gagnons la bataille culturelle, en mangeant bio, non pas uniquement pour prévenir le cancer, mais aussi pour sauver les papillons et les fleurs sauvages.

Gérard CHAROLLOIS
CONVENTION VIE ET NATURE

Communiqué : le chasseur, premier destructeur de la nature

La CONVENTION VIE ET NATURE dépose plainte auprès de la Commission Européenne pour violation, par la France, de la directive relative à la conservation des oiseaux.
Le mercredi 25 janvier, la ministre dite de l’écologie déclara qu’elle avait donné l’instruction de ne pas verbaliser les chasseurs d’oiseaux d’eau qui tireraient des oies entre le 31 janvier et le 10 février, nonobstant la fermeture officielle de cette chasse.
Ainsi, la funeste chasse ne se contente pas de dérogations multiples, Il lui faut des tolérances.
Chasser en temps prohibé, en l’absence d’arrêté d’ouverture, constitue une contravention de braconnage.
La ministre couvre le braconnage pour satisfaire les exigences d’un lobby chasse nocif, hermétique à toute nécessité de sauvegarder la faune.
Malgré le froid intense de ces dernières semaines, le chasseur français veut tuer de manière compulsive.
Pendant des années, ce lobby contre-nature tenta de falsifier les données ornithologiques pour proroger en février le tir des oiseaux migrateurs.
Les ministres successifs, bien peu soucieux de l’intérêt général, déférèrent aux injonctions du monde de la chasse et prirent des arrêtés autorisant ces tirs.
Le conseil d’Etat dut annuler, durant plusieurs dizaines d’années consécutives, ces arrêtés contraires au droit européen interdisant la chasse « lors du trajet de retour des oiseaux migrateurs vers leurs lieux de nidification ».
Faute de pouvoir couvrir le braconnage par des arrêtés nouveaux que le conseil d’Etat ne pourrait qu’annuler, le ministère use de la « tolérance » contre nos oiseaux.
Nous devons dénoncer cette imposture et arracher le masque menteur dont se pare la chasse française.
Elle est la première cause, à défaut d’être la seule, de la mort de la biodiversité.
Abolissons la mort-loisir.
Votons contre les politiciens irresponsables qui flattent les tueurs.

Gérard CHAROLLOIS
CONVENTION VIE ET NATURE

Le temps des morts-vivants

Celui qui n’éprouve pas le doux bonheur de vivre ne peut pas s’empêcher de détruire, de souiller, de dégrader, de dénigrer, d’abaisser. Il est un mort-vivant, un chasseur, un tortionnaire, un destructeur de vies.
Fuyez les dangereux délinquants relationnels qui méprisent la vie et célèbrent la mort.
Il y a des hommes plutôt biophiles et d’autres plutôt thanatophiles.
Les seconds aiment le sang, la souffrance, l’effroi, la domination, l’exploitation d’autrui.
Leurs interlocuteurs, leurs partenaires en relations sociales comme en amour ou en amitié, ne sont jamais que des objets.
Leurs victimes s’appellent, selon les circonstances et les commodités du jour, enfants, femmes, animaux, ennemis désignés, impies, êtres offerts en expiation de leur sadisme ordinaire et conformiste.
Chaque société possède ses victimes expiatoires à l’encontre desquelles les morts-vivants peuvent exercer leur rancœur de frustrés.
Le mal devient banal, participe du paysage et les gens ordinaires ne le voient même plus.
Oui, la chasse, mort-loisir, révèle cette banalité du mal absolu et nombre de contemporains évoque cette activité avec une lâche complaisance comme si le fait d’ôter la vie, de tuer pour se distraire pouvait ne pas nous inquiéter.
« Silence : on tue » demeure une cruelle permanence, ombre infinie couvrant l’humanité.
Vaincus par les armes, en 1945, les dirigeants nazis furent jugés par les vainqueurs et, pour la plupart, condamnés à mort à NUREMBERG.
Leurs agressions avaient généré des millions de victimes qui auraient été niées, oubliées, si le sort des armes avait été favorable aux fascismes.
En 2003, Bush, président républicain des USA, déclencha une guerre d’agression contre l’Irak, sous des prétextes parfaitement mensongers, tua son président dictateur, rompant ainsi les digues qui retenaient l’obscurantisme et les haines tribales religieuses.
Ce crime contre l’humanité a provoqué, à ce jour, plus d’un million de morts et les affrontements communautaires perdureront encore longtemps dans ces régions où les Lumières n’ont pas encore dissipé les ténèbres identitaires et superstitieuses.
Nul ne jugera le président BUSH, parce qu’on ne juge pas les vainqueurs et que l’Histoire tarde à rendre ses verdicts. Ils viendront, un jour, mais les criminels ne seront plus là pour éprouver l’opprobre que méritent leurs exactions.
En cette année 2017, un vent mauvais souffle sur la planète et les dirigeants politiques s’inscrivent dans le cercle des morts-vivants.
Pour faire de l’argent, les entrepreneurs américains du pétrole, des gaz de schistes, du charbon, se réjouissent de la liberté d’entreprendre que leur promet le milliardaire affairiste, en mission à la tête de l’État fédéral, pour servir les intérêts privés au détriment de l’intérêt général.
Qu’importe, pour ces personnages, le devenir de la nature, du climat, de la santé publique !
Seul compte le profit immédiat et égoïste.
Les Européens contemplent les dérapages farfelus de l’invraisemblable président des États-Unis, tout en suivant la même pente délétère, celle d’un individualisme forcené, stupide, irresponsable.
Qu’y a-t-il de commun entre la chasse, loisir d’arriéré, et le libéralisme économique exacerbé ?
Ceci : ils tuent.
Ne soyons pas leurs complices par une vaine pusillanimité.
Faisons le choix de la vie et faisons-le clairement, courageusement, dans un esprit de Résistance.
Contre la chasse, contre le culte de la liberté d’entreprendre, ne soyons pas des Munichois qui capitulent moralement en pensant, par des reniements, amadouer les morts-vivants.
Je sais, le monde est à la fois complexe et dangereux et ceux qui invitent à la réflexion, à l’analyse, puis à l’action, courent l’immense risque de l’incompréhension.
Mais se taire face aux périls est un risque plus grand encore.

Gérard CHAROLLOIS
CONVENTION VIE ET NATURE

Le progrès contre la croissance

Les professionnels de la politique ne parlent plus de progrès, notion que célébraient tous leurs devanciers des trois derniers siècles.

En revanche, ils invoquent la croissance, panacée contre la crise, contre le chômage, aspirant à en accélérer le rythme, déplorant qu’elle s’essouffle, attendant d’elle qu’elle génère des emplois et surtout des profits pour leurs commettants.
Or, la croissance quantitative disparue ne mesure nullement le bien-être, le degré de satisfaction des citoyens, crée de moins en moins d’emplois et présente des coûts écologiques insupportables.
La nuisance de la croissance quantitative affecte d’abord la nature car elle se construit à son détriment.
D’où le concept marginal, contestataire et iconoclaste de décroissance.
Nos politiciens n’ont pas encore compris que les dogmes économiques ressassés ne sont pas opérants, ce que prouvent la mort de la biodiversité, l’altération de l’atmosphère, l’épuisement des ressources, l’aggravation des inégalités, le recours à l’effort, au sacrifice, au renoncement des droits sociaux, à la disparition des services publics, au malaise moral d’une société nauséeuse car nauséabonde à force de cupidité.
Les lobbies oligarchiques ont réussi à acculturer les peuples, à les empêcher d’analyser, de comprendre les manipulations dont ils sont victimes.
Naguère, il y avait le progrès.
Aujourd’hui, il y a le changement, le mouvement perpétuel, le refus de l’examen critique, le culte du saccage de tout héritage au profit de toute innovation sans que soit posée la seule question essentielle : entre le nouveau et l’ancien, qu’est-ce qui sert le mieux le vivant ?
Ni une tradition, ni un changement ne valent par eux-mêmes.
Seule leur incidence sur le vivant intéresse le bien commun.
Les politiques ne pensent pas suffisamment ce défi.
Avec la dématérialisation, la robotique, l’informatique, la numérisation nous avons changé de société.
Que fait-on de cela ?
Dans la plupart des secteurs, les nouvelles technologies suppriment massivement des emplois et les gains de productivité n’appellent plus un surcroît de travail.
Le travail se raréfie.
En particulier, les tâches subalternes, répétitives, peu valorisantes sont effectuées par des machines.
Les doloristes, sadomasochistes, considèrent que le travail représente une valeur en soi quand bien même il n’a rien d’épanouissant (travail, famille, patrie).
Ces réactionnaires perdurent à s’obnubiler sur la question de l’employabilité, alors qu’il faut désormais penser autrement, à savoir, en partage de ce qui reste de travail, en redistribution, en moyens décents de vivre pour chaque individu.
Le travail fut longtemps une malédiction, un châtiment nécessaire au bien commun.
Il devient autre chose dans une société du sous-emploi définitif.
Car dans nombre de pays, les « libéraux » masquent ce fait universel en créant de faux emplois précarisés, n’offrant aucune garantie à leurs victimes sociales.
Il y a pire que le chômage : le servage que réinventent les pays dominés par l’idéologie thatchérienne.
Pour les doloristes punitifs, mieux vaut des travailleurs pauvres et exploités que des chômeurs indemnisés.
Oui, le travail peut constituer une valeur, lorsqu’il est source de satisfactions morales, intellectuelles, qu’il participe du développement personnel.
En revanche, il n’est qu’un mal nécessaire lorsqu’il est malsain, ennuyeux, épuisant.
Ne déplorons pas la disparition inéluctable et accélérée du travail avilissant, mais imaginons la société de la robotique, de l’électronique, de la dématérialisation, puisqu’elle nous est donnée comme un fait inéluctable.
Cette société produit davantage de richesses, de biens manufacturés, de services qu’aucune civilisation avant elle.
Ces productions massives exigent moins d’efforts, moins de temps, moins de bras.
Il faut distribuer équitablement ces biens à tous les membres de la société en réduisant le temps de travail, en partageant la pénibilité, en mettant l’économie au service du politique et non l’inverse.
A cette aspiration sociale, nous devons ajouter un impératif premier.
Le développement humain, le progrès qualitatif, le mieux-être doivent respecter la nature.
La maîtrise qu’offrent les sciences et les techniques
anéantit présentement le vivant pour procurer aux oligarques de la finance et des affaires d’indécents profits, par l’exploitation de tous les espaces planétaires en y déménageant tout ce qui ne se révèle pas rentable.
A terme, le système économique de marchandisation rendra la planète inhospitalière à la vie, épuisera les ressources, empoisonnera tout, corrompra l’humain.
L’actuel succès du système de marchandisation s’explique par son adéquation à une tare de notre espèce.
L’esprit de lucre habitant l’animal humain, ce n’est point sur une autorégulation des pulsions d’accaparement qu’il faut compter pour sauver le vivant, mais sur les États, les pouvoirs publics, les lois et règlements.
Il faut des freins, des garde-fous contre les promoteurs aménageurs.
Si tu dis à un homme : « tu peux t’enrichir en bétonnant ce lopin de terre, en coupant ces arbres, en arrachant cette haie, en calibrant ce cours d’eau, en rendant constructible le jardin que te légua ton grand-père, ou en créant une station touristique sur ce site, en forant des puits de pétrole ou de gaz en zones vierges d’agressions humaine », le sort de la nature est scellé.
Le modeste héritier voudra rendre constructible son petit terrain et le milliardaire, parasite social, voudra « développer l’activité économique ».
Seul un apôtre de la nature renoncerait à une juteuse opération spéculative et sacrifierait un gain immédiat à la sauvegarde d’un espace naturel.
Je sais, ces amoureux de la nature existent et nous en sommes.
J’en connais, puisqu’en 1984, quittant OLLIOULES, dans le VAR, j’ai refusé de lotir ma propriété arborée que je quittais pour gagner une région moins bétonnée. Je savais parfaitement que d’autres commettraient le crime que je refusais d’accomplir, renonçant ainsi à une belle opération financière.
Chaque individu, petit propriétaire vendant son terrain en constructible ou grand promoteur édifiant des résidences de loisirs se donnera bonne conscience au motif que son aménagement local, grignotage d’espaces verts, n’est pas une agression grave au regard des destructions massives perpétrées partout.
Et puis, il faut bien développer, croître, faire vivre le pays !
Voilà comment l’homme assassine systématiquement la biodiversité.
Alors, abandonnons le culte de la croissance et redécouvrons la notion de progrès, celle qui tend vers un mieux et non vers un plus, qui célèbre la vie et non la mort, qui réconcilie et non qui oppose.
Le progrès pense à l’être.
La croissance est une vision étriquée d’économiste, pauvre en intelligence, adepte de l’avoir.

Gérard CHAROLLOIS
CONVENTION VIE ET NATURE
MOUVEMENT D’ECOLOGIE ETHIQUE ET RADICALE
POUR LE RESPECT DES ÊTRES VIVANTS ET DES EQUILIBRES NATURELS.

FORCE POUR LE VIVANT

Je remercie celle et ceux qui, répondant à notre appel, se sont mobilisés pour constituer le parti du vivant, bras politique du mouvement biocentriste CONVENTION VIE ET NATURE, et celles et ceux qui se proposent d’être candidats ou suppléants lors des élections de juin prochain.

Bien sûr, un mode de scrutin inique dit « majoritaire à deux tours » interdit à un mouvement novateur, quel qu’il soit, d’obtenir des élus.

La caste politique, sous couvert d’efficacité, de recherche de majorités stables, verrouille la vie politique.

La stabilité du pouvoir monopolisé n’est nullement une vertu, bien au contraire  et, dans une démocratie adulte, tous les courants de pensées, sans exclusion
aucune, devraient concourir à l’élaboration de la loi, aux choix budgétaires, aux orientations des politiques publiques.

Tant mieux, pour nos successeurs, il reste des révolutions à faire et pas uniquement à commémorer.

Seules les élections au parlement européen, parce qu’à la proportionnelle, revêtent un caractère honnête, ce qui détermine d’ailleurs les officines de propagande
à détourner les citoyens de ce scrutin dangereux pour les lobbies et les forces établies.

Les « trompettes de la renommée » déclameront que le scrutin européen n’intéresse pas les citoyens, que l’abstention sera forte, que le système est trop complexe (intelligent », pour être compris par le peuple (sous-entendu les imbéciles), ce qui comporte un effet performatif.

Toutefois, pour ne pas laisser aux ennemis de la terre le monopole de la vie politique, FORCE POUR LE VIVANT doit être présente aux élections législatives
de juin et je vous invite à vous mobiliser, à vous engager concrètement pour défendre l’arbre, l’animal et l’homme.

Non, nos candidats n’engageront pas de frais et notre secrétaire générale, Karine PELERIN, peut recueillir, avec vos questions, vos candidatures.

Par ailleurs, lorsque des occasions de s’exprimer vous seront données, j’indiquerai, lors de primaires ou d’élections, les candidats en concours, les plus nocifs
ceux qui se mettent au service de la pulsion de mort.

Ainsi, concrètement, lors de la primaire organisée par le parti socialiste, le 22 janvier prochain, j’indique, à ceux qui envisagent de s’exprimer, de voter contre Manuel VALLS ? AMATEUR DE CORRIDAS ET FORT HOSTILE AUX ZADISTES DE NOTRE-DAME-DES-LANDES et contre Arnaud MONTEBOURG, productiviste, auteur de propos contre nature à l’égard de la directive oiseaux et favorables au loisir de mort.

Je le ferai, en toutes occasions, sans aucun autre parti pris que celui du biocentrisme.

Merci de nous accompagner dans cette action pour la cause de la nature et de l’humain réconciliés.

Gérard CHAROLLOIS

FORCE POUR LE VIVANT

TEL 06 76 99 84 65

Une Force pour le Vivant
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L’important : c’est l’oiseau

Lorsque surviennent des intempéries, les médias formatés décrivent complaisamment les inondations, les routes verglacées, les rues enneigées, le petit ou grand froid, les sécheresses persistantes, le vent dévastateur, sans jamais mentionner les effets de ces calamités sur la faune.

Un lotissement immergé, des automobilistes en difficulté, des gamins jouant dans la neige, des viticulteurs sinistrés feront l’objet d’interminables reportages parfaitement interchangeables.
Mais l’incidence du froid, de l’enneigement, du gel des plans d’eau sur l’avifaune n’atteint jamais l’esprit étriqué des informateurs radotant.
Les médias demeurent sinistrement anthropocentriques et nullement biocentriques.
Nulle campagne d’incitation à nourrir les oiseaux en hiver. Ceux qui le font constatent un fait inquiétant. En alimentant forces mangeoires, comme je m’y adonne depuis suffisamment d’années, on mesure la raréfaction de la nature ordinaire, celle de nos parcs et jardins et,plus encore, celle des campagnes empoisonnées par l’agrochimie.
L’humain se mue en animal dénaturé, arraché de sa condition d’être vivant, il habite dans des espaces artificialisés, des univers de béton, d’acier et de verre, dépourvu de toutes formes de vies.
Qu’est-ce qui est le plus préoccupant dans l’univers urbain ?
La pollution ? La violence ? La ségrégation ethnique ?
Sans doute.
Mais ce qui frappe un observateur éveillé, non conditionné au nombrilisme spéciste, c’est la disparition du vivant.
Ce qui signe l’échec de notre civilisation, pas moins, tient à la disparition, dans les villes hostiles à la vie, des moineaux domestiques qui cohabitèrent avec les hommes durant des siècles.
Les villes deviennent des déserts d’avifaune et vous rencontrerez des hommes « nuisibles » pour ânonner que les pigeons, les moineaux et autres compagnons ailés souillent, propagent des maladies.
L’idiotie et les préjugés totalement infondés ne sont pas propagés par les oiseaux !
Pour les obscurantistes, les oiseaux ne servent à rien, les renards envahissent les périphéries des métropoles, les sangliers prolifèrent, les loups persécutent les bergers et l’homme peut aseptiser la terre pour satisfaire ses pulsions de domination, son culte du profit maximisé, pour répondre à ses besoins de violences traditionnelles.
Toutes ces idées reçues, propagées à dessein par les lobbies contre nature, sont fausses.
En marge des médias formatés, sachons que l’important, c’est l’oiseau et qu’il faut, en présence d’une innovation technologique, d’un phénomène climatique, d’un mode de production ou d’un loisir, s’interroger sur leurs conséquences pour les autres formes de vies avec lesquelles nous partageons la terre.
L’humain est criminel d’électrocuter les grands oiseaux, de piéger les passereaux cavernicoles dans les poteaux métalliques creux du téléphone, de tracer des routes en bordure de marais, de disperser des biocides dans ses cultures, de transformer les forêts en usines à bois et les montagnes en parcs à moutons, d’exploiter et de croître au détriment des autres espèces.
Puis, il y a les sadiques qui « aiment jeter du plomb dans les arbres qui chantent » (Edmond ROSTAND) et tous ceux qui par paresse morale considèrent que les tueurs participent du décor sociologique et que la chasse, la guerre, la tauromachie sont des fatalités auxquelles il convient de se résigner pour ne pas encourir le risque d’être étiqueté extrémiste .
Une révolution culturelle s’impose : il faut désormais penser à la nature.
Le poète et le scientifique ont raison : l’important, c’est l’oiseau.

Gérard CHAROLLOIS
CONVENTION VIE ET NATURE

Ils étaient CHARLIE

Le mercredi 7 janvier 2015, à 11 heures, les journalistes de CHARLIE HEBDO perdaient la vie parce que des obscurantistes illuminés vengeaient leur dieu outragé.

Ces journalistes aimaient la vie, la liberté, le rire et exécraient la chasse, la tauromachie, la superstition abrutissante.

Ils n’avaient fait que remplir leur devoir de blasphème, car il est du devoir de tout homme libre de narguer les totalitaires, les sectaires, ceux qui veulent assassiner la raison et la liberté.

Ceux qui, incapables de réfuter l’argument par l’argument, de défier l’humour par l’humour, répondent par l’assassinat à la grande et noble querelle des idées, se placent hors de la communauté des humains.

Ce ne sont pas des adversaires mais des ennemis.

Ils ont tué nos amis qui n’auraient jamais voulu tuer personne et dont l’unique  préoccupation était d’éveiller les consciences, de susciter les réflexions, d’inviter chacun à stimuler sa capacité d’analyse.

Il y a ainsi des humains biophiles, célébrant la vie, et des humains ployés sous des idéologies semeuses de mort.

Regrettés amis DE CHARLIE, l’injonction salutaire de François CAVANNA « Stop crève » n’est pas encore d’actualité.

Le sang coule tous les jours parce que des hommes mauvais n’ont pas compris que la première valeur est la vie.

Aux noms des mythes, des grands intérêts, des identités meurtrières, des haines séculaires, des hommes s’entretuent et persécutent toutes les formes de vies.

Gérard CHAROLLOIS

CONVENTION VIE ET NATURE / UNE FORCE POUR LE VIVANT

 

Bilan et perspective

Chers amis lecteurs et militants, je vous adresse, avec mes remerciements pour votre fidélité à la cause de la nature et des êtres vivants, mes vœux les meilleurs, pleins de vie, d’hédonisme, de satisfactions pour vos initiatives.

Je sais que la sottise des hommes, leur cruauté, les accidents de la vie nous affectent davantage que trop de nos contemporains insoucieux des souffrances.

Cette tradition des vœux, exempte de cruauté et d’arriération, comporte l’avantage d’offrir un temps pour le bilan, la contemplation du chemin parcouru et pour l’analyse des perspectives.

Indéniablement, la question de la protection de la nature, l’interrogation sur la place de l’animal dans l’ordre du vivant se sont imposées.

Des conventions étatiques internationales dissertent sur la biodiversité.

Des philosophes remettent en cause la relégation de l’animal parmi les choses, relégation édictée par les monothéismes.

Dans la population se manifestent des courants nouveaux, encore minoritaires, mais d’avant-garde, refusant l’utilisation des animaux.

Des militants occupent des sites naturels pour faire échec à l’insatiable appétit des promoteurs.

Le monde change positivement.

Mais dans le même temps, la biodiversité s’effondre, les oligarques exploitent tous les espaces, les animaux sont enfermés dans des usines à viande contraires aux exigences physiologiques et éthologiques des vaches, des porcs, des poules et ce à une dimension inégalée dans l’Histoire.

Nonobstant la prise de conscience d’une fraction croissante de l’opinion, la condition animale s’aggrave, victime de la rentabilité, de la massification, du productivisme forcené.

Le nombre d’animaux suppliciés sur la planète n’a jamais été aussi élevé, en relation avec l’explosion de la démographie humaine et l’élévation du « niveau de vie ».

En 2017, la France renouvelle son personnel politique.

Les gouvernants de ce jour servent les intérêts des chasseurs, des éleveurs concentrationnaires, de l’agrochimie, des promoteurs d’aéroports, de centres de loisirs.

Ceux qui, selon toute vraisemblance, les remplaceront en mai et juin prochains seront encore plus nocifs, plus serviles des lobbies, davantage adeptes d’une idéologie négationniste des droits de la nature et des animaux.

Concrètement, les ministères de l’écologie et de l’agriculture deviendront les ministères des chasseurs et de la FNSEA.

Les loups seront définitivement exterminés.

Les « gentilles » associations gestionnaires de «l’environnement », sages, modérées, prudentes, interlocutrices subventionnées des pouvoirs publics, seront priées de courber encore davantage l’échine, d’avaler en souriant de grosses couleuvres, pour recevoir moins de subsides car, pour les hommes de droite, un Vert est toujours trop vert même s’il est soumis, même s’il va répétant qu’il faut collaborer avec le monde de la chasse, même s’il s’incline devant les grands projets inutiles mais présentés comme inévitables.

Quant aux « zadistes », aux associations purement animalistes, ils seront réprimés, criminalisés, dénoncés à la vindict des gens d’ordre, comme des trublions extrémistes, des gauchistes violents et marginaux, des irresponsables malfaisants.

On ne dialogue pas avec des « trublions extrémistes ». On les frappe d’ostracisme. On les nie dans leurs convictions et on les rejette en dehors de la société politique.

Plus concrètement encore, les gendarmes mobiles expulseront, au besoin avec brutalité, les occupants du site de NOTRE-DAME-DES-LANDES.

Les « activistes » qui filment les animaux martyrs dans les abattoirs ou les élevages seront déférés aux tribunaux correctionnels et la presse aux ordres expliquera aux « bonnes gens » qu’il ne s’agissait que d’une poignée de fanatiques, de décalés, de marginaux qu’il fallait empêcher de nuire à la bonne marche des affaires, des adversaires de la loi et de l’ordre, car le droit, le préfet, les élus, le gouvernement sont du côté des chasseurs, des maquignons, des abatteurs, des toreros, des « aménageurs » du territoire.

Amis lecteurs et militants, je me dois de vous le dire : la situation est préoccupante.

Un vent mauvais souffle sur le monde. Il est porteur d’un esprit grincheux, hargneux, méchant, puant la compétition, la concurrence, l’exploitation, le refus de l’empathie, de la bienveillance, le mépris de l’assistance aux plus faibles.

Que fallait-il faire pour éviter cette régression ?

S’unir et adopter une attitude offensive dans l’ordre des valeurs et des idées !

Depuis des mois, j’alerte les consciences et je lance des appels aux mouvements divers pour qu’ils consentent à constituer, ensemble, une force pour le vivant.

Comme souvent dans l’Histoire des hommes, les petites querelles subalternes et les divisions stériles empêchent de mesurer les périls et de les prévenir.

A ce jour, l’honnêteté dont je ne me départirai jamais m’oblige à déplorer la vanité de mes efforts.

Un rassemblement de tous les écologistes, animalistes, naturalistes pouvait opposer aux ennemis de la terre une résistance résolue, forte et claire.

Cette force devait elle-même s’intégrer à un nouveau conseil national de la résistance pour combattre ceux qui veulent anéantir la nature, nier le déréglement climatique, maintenir l’animal au rang de marchandise, flexibiliser les humains pour en faire des serviteurs du Marché, supprimer les services publics, offrir le monde en pâture à une caste de privilégiés, féodaux des temps modernes.

Or, le camp du progrès, les militants de mieux n’osent plus énoncer clairement une éthique forte.

Ils perdent les élections parce qu’ils ont capitulé idéologiquement.

De pseudo-écologistes ne condamnent pas les loisirs de mort et de pseudo-socialistes « aiment l’entreprise privée » et acceptent la loi du Marché.

La montée des partis de la régression, la force des ennemis de la terre tiennent à la faiblesse des défenseurs du vivant.

En Europe, nous avons assisté à l’effondrement moral, à la lâcheté idéologique, à l’indigence de caractère des partis de la vie, de la justice sociale, des avancées civilisatrices.

Je pense à ces amis du siècle passé qui, vigies lucides, exhortaient en vain à s’unir contre les totalitarismes criminels qui endeuillèrent l’Europe.

Eux aussi rencontrèrent le scepticisme, l’égotisme, la paresse morale de leurs contemporains.

Qu’importe, ils sauvèrent l’honneur de l’intelligence.

Nous aussi, malgré la médiocrité de la classe politique en place, faisons notre devoir en appelant au sursaut.

Puisque c’est ici le combat du jour contre la nuit, de la pulsion de vie contre celle de mort, le choix des êtres contre celui de l’argent sale et des traditions débiles, nous resterons debout contre le vent mauvais.

Que 2017 soit pour vous une année propice.

Je crains qu’elle ne le soit guère pour nos sociétés malades.

Vous pouvez prendre votre part dans la seule querelle qui vaille, celle du vivant, en soutenant la CONVENTION VIE ET NATURE et en diffusant nos idées, antidotes à l’anesthésique médiatique.

Gérard CHAROLLOIS

CONVENTION VIE ET NATURE

MOUVEMENT D’ECOLOGIE ETHIQUE ET RADICALE

POUR LE RESPECT DES ÊTRES VIVANTS ET DES EQUILIBRES NATURELS.