Notre politique

Les agents des oligarques construisent leur propagande en vue des élections prochaines, sur les thèmes de la « rupture », du « choc de société », de la réforme radicale.
Le malheureux peuple français, dupé et conduit par les médias, subira probablement, au regard des pronostics, des régressions sociales pour financer des cadeaux aux milliardaires gratifiés, en outre, d’une déréglementation permettant aux promoteurs de dévaster la terre.
Une précarisation de la situation sociale des plus modestes, le sacrifice des services publics au culte de l’entreprise privée, le congé donné à « l’environnement qui commence à bien faire » et, en prime, chasse, corrida, béton et traditions seront à l’ordre du jour, avec la prévisible et funeste victoire du parti de l’argent-roi.
Pour ma part, aucun compromis, aucune complaisance, ni faiblesse, ni partenariat ne doivent être envisagés avec les hommes, les partis, les structures qui défendent la chasse, la torture tauromachique, les grands travaux inutiles, tels l’aéroport de NOTRE-DAME-DES-LANDES, le barrage de SIVENS, la résidence de loisir de ROYBON, le grand contournement de STRASBOURG.
Le respect du vivant prime sur la cupidité mafieuse des firmes et entreprises qui, sous prétexte menteur d’intérêt général, assassinent la nature pour leur profit.
Les forces politiques au service de l’argent et des traditions sont nos ennemies et je tiens à exprimer clairement mon positionnement sur ces fondamentaux éthiques.
Au 18ème siècle, les femmes et hommes de mieux, les VOLTAIRE, ROUSSEAU, DIDEROT, CONDORCET, DANTON, DESMOULINS pensaient, agissaient, militaient contre l’absolutisme royal et les ténèbres de la religion. Ils triomphèrent avec la déclaration des droits de l’homme le 26 août 1789.
Au 19ème siècle, les femmes et hommes de mieux luttèrent pour les libertés publiques et l’avènement de la république, contre les ordres monarchiques et impériaux.
Au 20ème siècle, ces femmes et hommes de mieux, indignés par la misère ouvrière après JAURES, menèrent le combat nécessaire du socialisme qui permit l’édiction de garanties sociales élémentaires dont nos contemporains jouissent encore, avec une sécurité sociale, des droits à la retraite, des temps de congés et une protection contre la maladie.
Alors, aujourd’hui, où sont les femmes et hommes de mieux ?
Où sont les héritiers spirituels de CONDORCET, de HUGO, de JAURES ?
Ils ne célèbrent pas la mort, ne promeuvent pas de grands ouvrages au bénéfice des ploutocrates.
Ils ne sont pas premier ministre en ce moment et pas davantage en juin prochain.
Ils sont biocentristes.
La nouvelle frontière est notre horizon et, contre nous, se dressent les éternels conservateurs qui, hier, refusaient la liberté individuelle, les droits de l’homme, la république, les droits sociaux, l’abolition de l’esclavage, de la peine de mort.
Aujourd’hui, ces esprits rétrogrades servent la chasse, l’élevage concentrationnaire, les traditions sanguinaires et les bienfaits d’un libéralisme économique qui tue la biosphère.
Nous relevons le défi éthique de notre temps et proclamons qu’il faut changer le rapport au vivant.
Ainsi, dans la clarté des principes politiques, j’appelle à combattre ceux qui perpétuent le massacre des sites, la torture des animaux, la négation des droits des gens les plus humbles, les plus vulnérables, en édifiant une société brutale, vouée à l’exploitation frénétique.
Ecoutez-les, ces agents de la destruction de la nature, ces sacrificateurs de l’intérêt général, du bien public : ils exhibent leur indécente abjection en prônant l’écrasement du vivant, le démantèlement des services publics, pour assouvir la cupidité de leurs commettants.
Vous qui aimez la nature, les animaux, les gens modestes, réveillez-vous car il faut entrer en résistance contre les thanatophiles.
Nous, biocentristes, seront de tous les combats, de toutes les unions pour cette résistance.
J’aurais souhaité une primaire de l’écologie ouverte à toutes les pensées novatrices.
Une officine verrouillée n’a sélectionné, en comité central, que des professionnels de la profession.
Il n’y a pas de primaire de l’écologie.
Dès lors, les biocentristes ont constitué un parti pour porter leurs valeurs : FORCE POUR LE VIVANT.
Nous serons présents dans les scrutins nationaux et européens, dans un esprit d’union avec tous ceux qui acceptent notre main tendue, sans renier nos propres convictions et sans exiger que nos partenaires partagent toutes nos aspirations.
Dans une société pluraliste, il faut non seulement accepter les différences mais s’en réjouir.
Seuls les fondamentaux doivent être communs. Ils tiennent au respect du vivant et à l’amour de la nature.

Gérard CHAROLLOIS