Un temps d’enfumage

Dans le silence médiatique, donc dans l’ignorance de l’opinion publique, le parlement adopte une loi insipide prétendument destinée à « protéger la biodiversité », grand défi de ce monde.
Pas question pour le législateur français, aux ordres des mafias lobbystiques, d’interdire la chasse aux gluaux des petits oiseaux, les destructions de mammifères en période de reproduction, d’édicter l’opposabilité aux aménageurs des couloirs écologiques, l’exclusion des néonicotinoïdes tueurs d’insectes, avant le premier septembre 2018, avant changement de majorité politique, propositions qu’avait soutenues Laurence ABEILLE, députée écologiste que je salue pour la qualité de son travail parlementaire.
En France, seuls les tueurs d’animaux, les exploiteurs de la nature, les promoteurs sont protégés.
Pour occuper les médias de leurs vaines présences, les leaders politiques, charognards impudiques, feignent de s’exciter à l’annonce d’un attentat perpétré par des faibles d’esprits égarés par une mythologie grotesque.
Derrière tout attentat contre la vie fleurissent, d’un côté la souffrance des victimes, de l’autre le défaut d’hominisation des assassins.
Pendant que les hommes s’obnubilent sur les manifestations, parfois criminelles, souvent ridicules, d’arriérations mythiques, ils oublient les soucis de la planète. Le spectacle ressassé du terrorisme religieux occulte le terrorisme quotidien et ordinaire que les ennemis de la terre exercent à l’encontre de la nature et du vivant.
Ne nous laissons pas fasciner par les crimes des obscurantistes, leur inculture, le choc indéniable de civilisations, choc sans perspective d’amélioration de la condition de vie.
Bien sûr, la simple légitime défense justifie la guerre faite aux djihadistes, mais cette guerre, imposée par l’ennemi, doit être étroitement circonscrite à son objet et ne saurait devenir un poison sociétal, une obsession.
L’avenir ne réside pas dans ces querelles médiévales.
Toute mesure de police et de sécurité doit s’accompagner d’accroissement et de garanties de la liberté, cette antidote au totalitarisme, cette arme suprême contre la superstition et le fanatisme.
Les politiciens dévoyés qui, pour plaire aux badauds, remettent en cause l’état de droit se révèlent auxiliaires des adversaires de la raison et de la liberté.
Ne nous détournons pas d’un objectif supérieur et premier : comment réduire la souffrance, mal absolu, la détresse, l’avilissement des êtres vivants ?
Pour demeurer dans leur rhétorique guerrière, les fronts ne manquent pas.
Il est curieux que les hommes, loin de redouter les vrais périls qui les menacent, ont toujours peur que le « ciel leur tombe sur la tête ».
Nous n’avons rien à faire des guerres de religions, ni d’ailleurs des réconciliations des religions, puisque l’essentiel est de dépasser le dolorisme dont elles sont porteuses.
La souffrance, le sacrifice, le supplice, le martyr, la mort n’ajoutent rien de bon au monde et ne rachètent rien, puisqu’il n’y a rien à racheter.
La finalité de la vie est la vie.
Puisque ses facultés cognitives ont permis à l’animal humain d’acquérir une grande maîtrise, il lui faut élever son niveau de conscience et la qualité de son comportement.
Or, entre ses croyances farfelues, ses loisirs débiles et calamiteux, sa volonté primaire d’accaparement, son développement comportemental demeure en grave décalage avec ses capacités d’intervention sur le monde.
Loin d’élever la réflexion, de proposer une issue de secours, d’appeler à cette révolution comportementale, nos politiciens, médiocres et narcissiques, instrumentalisent les ignorances et les peurs pour pérenniser leur détention des apparences du pouvoir.
Apparences, parce qu’en fait, ces petits personnages ne maîtrisent rien, ni les aléas économiques, ni les coups de folie des islamistes, ni les accidents du Marché de la finance et des emplois.
Ils essaient seulement de gérer leurs petites carrières et se donnent en spectacle comme sur la scène d’un théâtre où se jouent des pièces dont ils ne sont pas auteurs.
Notre objectif :
Séparer l’écume des faits divers des mouvements de fond de la civilisation et mettre, enfin, le vivant au centre des valeurs.
Amis lecteurs, ne vous laissez pas enfumer par les faiseurs d’opinion : c’est la guerre !
Oui, mais ceux que vous aimez vont mourir d’une rupture d’anévrisme, d’un cancer métastasé, d’un accident vasculaire cérébral et non de la main cruelle d’un fou de dieu.
La protection de la nature, l’accession au respect de l’animal, être sensible, l’instauration d’une économie de solidarité et non de concurrence féroce, le souci d’offrir aux hommes de meilleures conditions de vie, la victoire sur les maladies valent mieux que les affrontements entre ZEUS et OSIRIS.
Non, je ne préconise nullement la censure d’informations relatives aux attentats, la dissimulation des images choquantes, le refus d’indiquer l’identité des tueurs. La seule censure qui vaille est celle de la censure.
Il ne faut jamais infantiliser les citoyens, filtrer, prédigérer, édulcorer les informations.
Le citoyen est un adulte et doit être considéré comme tel.
En revanche, je considère comme enfumage le fait d’asphyxier la pensée, de stériliser le débat de fond en suivant l’agenda dicté par les terroristes, agenda dans lequel les politiciens puisent le paravent de leur insignifiance.
De nos jours, les attentats tiennent lieu de divertissements, au sens philosophique du terme.
Apprenons à nos contemporains qu’il est idiot et criminel de tuer au nom d’un quelconque ZEUS, comme il est idiot et criminel de capturer des petits oiseaux à l’aide de glu.

Gérard CHAROLLOIS

Corrida et violences d’État

Ce que l’homme fait à l’animal, il finit toujours par le faire à l’homme.
Le samedi 23 juillet, à « Mont de MarsanG » dans le département des LANDES où des hommes cultivent ces douces traditions que sont le gavage des oies, le piégeage des pinsons et ortolans, la torture des taureaux lors de festivités grossières où l’ivresse de sang et d’alcool se donnent en spectacle, un millier de manifestants vinrent dénoncer cet avilissement humain : la corrida.
Certains venaient de loin et notamment d’Italie car, désormais, le vivant a partout ses défenseurs.
Mais les autorités municipales, tout autant que le gouvernement VALLS, aiment le spectacle de la torture et la célébration de la mort.
Les manifestants, bien sûr pacifiques puisqu’on ne vit jamais un écologiste attenter physiquement à l’intégrité d’autrui, furent confinés en périphérie de la localité et, sans sommation préalable, gazés au lacrymo par une compagnie de CRS que l’ami RENAUD n’aurait guère souhaité embrasser, ce jour-là.
En fait, les négationnistes du caractère sensible de l’animal, adeptes d’une culture d’essence franquiste, ne supportent pas la contestation de leur goût pervers, leur lâche manifestation de sadisme ordinaire, qu’ils exercent à l’encontre de l’animal, à défaut de pouvoir l’infliger à un semblable.
Il leur faut réprimer, museler, censurer ceux qui dénoncent une pratique qui fera honte à nos successeurs lorsqu’elle sera, comme tant d’autres traditions anciennes, reléguée dans l’insondable poubelle de l’Histoire.
Un jour, les humains s’étonneront de ce qu’autrefois, des hommes s’excitaient au spectacle d’un taureau supplicié.
Or, la France a pour leaders politiques des pervers qui jouissent de cette souffrance extrême et qui, dans leurs réactions politiques, dans tous les domaines, sur tous les sujets, face à toutes les difficultés, expriment, sous-jacente, leur perversité foncière.
Les faits sont têtus et imposent une constatation : la société devient violente.
Certes, tous les contestataires de la société d’injustice ne cultivent pas l’esprit pacifique des écologistes et l’État peut se trouver confronté, occasionnellement, à des agressions effectives contre les biens et les personnes. Songeons aux manifestations agricoles et au terrorisme.
Mais l’actuel gouvernement participe de la montée de la violence.
En tuant Rémi FRAISSE pour protéger des intérêts mafieux entourant la construction d’un barrage, en matraquant des militants syndicaux, en gazant des femmes et des enfants dans la manifestation anticorrida du 23 juillet en l’absence de la moindre violence de la part des manifestants, en stigmatisant les zadistes, ceux qui commandent les forces de l’ordre et qui oublient par qui ils ont été élus en 2012 créent une ambiance délétère dans le pays.
Leur stratégie est grossière : ils savent que les « vieux » (ce qui n’est pas une question d’âge), les timorés, les perpétuels planqués du « juste milieu », se rangent systématiquement, par pure pusillanimité, du côté de l’ordre parce qu’ils éprouvent la peur, cette mère de toutes les lâchetés, leur faisant préférer une injustice à un désordre.
Il suffit dès lors, pour les politiciens déchus, de manipuler l’opinion publique en stigmatisant le trublion, quand bien même il est une victime d’une répression imbécile et déplacée.
Ce pays manque singulièrement de vrais journalistes pour démasquer les manœuvres de ce gouvernement qui, depuis quelques mois, joue la carte de l’ordre contre la justice, de la peur contre la vérité, de la répression contre le dialogue.
Dangereux pour ces bien petits hommes car, à ce jeu, l’électeur préfèrera l’original à la copie et risque fort de ne plus se contenter du coup de menton mussolinien et opter pour ceux qui assument cette dérive autoritaire dont les crimes s’étalent en Russie, en Turquie et autres pseudo-démocraties.
Ne suivons pas cette pente fatale.
Résistons à cette dérive violente et sachons démasquer les impostures d’un pouvoir aux abois.
Un vrai démocrate, un dirigeant serein, sûr de son éthique, n’a aucun besoin de réprimer les formes légales de contestations.
L’actuel premier ministre a démérité de la démocratie.
Que le sang de Rémi FRAISSE et les gaz lacrymogènes de la corrida plaident pour la mort politique de ces gouvernants qui ont renié l’espoir de ceux qui les élirent.
Pour abaisser le niveau de violence d’une société, abolissons la mort spectacle et la mort loisir.

Gérard CHAROLLOIS
CONVENTION VIE ET NATURE

Corrida et politique

Bien que les législateurs français et d’autres pays reconnaissent solennellement le « caractère sensible de l’animal », que le fait de tourmenter un animal domestique ou tenu captif constitue un délit, que des penseurs contemporains réfléchissent enfin au rapport de l’humain avec les autres espèces, l’été ramène la « temporada » des corridas.
Pour quelques dizaines de milliers d’amateurs dont nombre de politiciens, la torture publique d’un taureau représente un spectacle dans lequel ils voient une symbolique du combat de l’homme contre l’animalité, d’une conjuration de la mort et autres billevesées fumeuses dont les tenants d’un indéniable sadisme revêtent leur perversion.
Par-delà le paravent des mots, il ne s’agit que d’un jeu du cirque impliquant la souffrance et la mort d’un être sensible.
Or, ce spectacle sanguinaire suscite la réprobation de l’immense majorité de nos contemporains.
Des associations militent pour l’abolition de ce rituel dont le ridicule le dispute à la cruauté.
Depuis quelques décennies, des parlementaires signent des « propositions de lois » en ce sens et, abeilles contre la vitre, les militants de la cause animale se réjouissent de ces soutiens dont ils attendent l’arrêt de ce mépris du vivant, de cette injure faite à la dignité humaine indissociable d’un haut degré de compassion envers toute souffrance.
En fait, les politiciens qui s’expriment contre la corrida, qui signent des propositions de lois, enjeux moraux pour les protecteurs du vivant, savent parfaitement que leur positionnement n’engage à rien.
Dans le système constitutionnel actuel, une proposition de loi a bien peu de chance d’être discutée au parlement, aussi longtemps que le pouvoir exécutif n’en décide pas l’inscription à l’ordre du jour des assemblées.
Ces politiciens savent également qu’en totale décalage avec l’opinion publique, la classe politique, sélectionnée sur des critères psychologiques qu’il conviendrait de démonter par ailleurs, est favorable à cette « tradition culturelle ».
Les leaders des partis, SARKOZY, JUPPE, VALLS et consorts apprécient le spectacle d’agonie et ne laisseront pas la piétaille parlementaires déférer aux « radicaux de la défense animale ».
Il y a ainsi, dans une classe politique en rupture avec les citoyens, des réflexes et des éléments de langage que commencent à décrypter un nombre croissant de personnes.
Seule une véritable volonté politique, une force pour le vivant, pourront imposer à la classe politique l’abolition de la corrida.
Concrètement, discourir, adopter des postures pour plaire à une fraction de l’opinion ne suffisent plus.
Il faut que le parti de la vie inscrive, dans tout accord de partenariat, dans tout programme de législature, cette abolition sans laquelle il n’y aura pas d’accord, pas de soutien à une quelconque majorité.
Devenir ministre, soutenir un gouvernement, sans exiger cette abolition constitue un déshonneur.
Hélas, nous ne pouvons pas faire immédiatement de ce monde un merveilleux jardin de paix, d’harmonie, de bonheur, mais nous pouvons obtenir des avancées concrètes, effectives, importantes pour tendre vers une société nouvelle.
Refusons nos soutiens à ceux qui font de la mort un spectacle ou un loisir.
Je mène ce combat et vous assure que jamais je n’apporterai mon concours à aucune formation complice des agressions contre l’arbre, l’animal et l’homme.

Gérard CHAROLLOIS
CONVENTION VIE ET NATURE

Vie et liberté

On ne choisit pas d’avoir des ennemis. Ce sont eux qui vous élisent comme ennemis.
L’art essentiel, difficile pour beaucoup, de la grande politique est de savoir distinguer ses ennemis et ne pas se tromper.
Si nous voulons, par-delà les préoccupations subalternes des petits comptables que sont nos politiciens, en venir à la grande querelle des valeurs, à l’éthique, au processus inachevé d’hominisation, nous rencontrons, face à nous, ceux qui célèbrent la mort et la soumission.
Ceux qui gouvernent et occupent de leur vaine présence les estrades médiatiques font de la gestion, de l’économie, du travail de boutiquier, se gardant bien, par pusillanimité, d’affronter les vrais défis du temps, les défis d’ordre éthique.
Nous, biocentristes, opposons aux dévots de la mort et de la soumission, l’amour de la vie et de la liberté.
En me lisant, chacun pensera immédiatement aux assassins qui, au nom d’un dieu imaginaire, tuent autrui et sacrifient leurs propres vies et à ceux qui, à plus bas bruit, infantilisent les femmes, persécutent les homosexuels, censurent la vie intime, soumettent la société entière à la théocratie avec les barbaries, les cruautés, les violations des droits fondamentaux de la personne qu’appelle tout théocentrisme.
En présence de ce phénomène régressif, de ce retour médiéval, les homo-economicus, désarmés moralement, répondent uniquement par la force des drones, des missiles et de la sécurité, riposte que j’approuve, bien évidemment, mais qui ne saurait suffire à juguler le choc des civilisations.
A une idéologie fondée sur la mort et l’arrière-monde, il faut opposer la force des idées fondées sur le respect du vivant et de la liberté individuelle, liberté de pensée, d’expression, de mode de vie.
La bataille se gagnera sur le terrain idéologique et non seulement sur celui des armements militaires et policiers.
Le relativisme culturel est une faute morale, face à la barbarie qui tue et abaisse.
Mais les terroristes théistes, leur vacarme sanguinaire, ne sont pas les seuls agresseurs du vivant.
En Occident, nous souffrons d’autres maux générés par d’autres ennemis de la vie et de la liberté, ennemis moins brutaux, moins primaires, mais très toxiques.
Pour faire de l’argent, pour servir des intérêts mafieux, les partis politiques dits « conservateurs » se moquent de la sauvegarde de la nature, de la santé humaine, de la souffrance animale et vénèrent les firmes agrochimiques, l’élevage concentrationnaire, la chasse, toutes les formes d’exploitations du milieu naturel et des humains, eux aussi sacrifiés au culte du profit.
Le sénat français, dominé par la droite, illustre ce processus de mépris du vivant, en toutes circonstances et, tout récemment, lors de l’examen de la loi relative à la biodiversité.
Pas question pour ces élus réactionnaires de limiter les néonicotinoïdes, d’imposer des couloirs écologiques, de restreindre les destructions de faune.
Eux aussi célèbrent la mort, au nom d’un autre dieu : le profit des copains et des coquins.
Tels sont nos ennemis.
Nous n’en avons pas d’autres, mais ceux-là suffisent.
Nous ne nous battons pas pour un taux de croissance, pour conquérir d’inutiles fonctions que d’aucuns imaginent honorifiques, alors qu’elles les déshonorent lorsqu’ils deviennent ministres, sans réaliser la moindre avancée pour la cause écologique, c’est-à-dire celle du vivant.
Notre engagement repose sur un socle moral fort et universel : défense du vivant et de la liberté individuelle qui n’est pas celle de nuire à autrui en « entreprenant » au détriment de la nature et du bien public.
En une génération, le monde a plus changé qu’en trois siècles.
Nos conquêtes scientifiques sont remarquables et grosses de victoires futures contre la maladie, le vieillissement, la mort de ceux que l’on aime.
Mais cette maîtrise porte en germe soit une avancée civilisatrice impensée par nos devanciers, soit la fin de l’aventure humaine.
Tout dépend de ce que nous ferons de cette maîtrise.
Notre pouvoir sur les choses doit s’accompagner d’une mutation comportementale.
Homo sapiens, depuis ses origines, avec l’esprit de conquête et de domination, provoque une extinction du vivant et a créé un enfer pour les autres espèces.
Il cultive cet esprit en dirigeant son agressivité et sa cruauté à l’encontre de tout ce qui vit et, notamment, de ses semblables et cela s’appelle la guerre, fléau historique constant.
Ce que l’homme fait à l’animal et à la nature traduit la valeur de sa civilisation.
Il y a un fond commun entre les fous de dieu qui égorgent, décapitent, pulvérisent et les tenants de chasse, pesticides, béton et traditions : les uns et les autres célèbrent le culte de la mort et de la soumission.
C’est ici le grand combat éthique commandant le devenir de la biosphère, dont nous sommes partie intégrante et solidaire.

Gérard CHAROLLOIS
CONVENTION VIE ET NATURE

Chers amis militants et lecteurs,

Avant de m’absenter une dizaine de jours pour quelques vacances nullement lointaines, histoire de ne pas alimenter les agressives infrastructures de transports, je viens commenter l’annonce, très prévisible, de la non-candidature de Nicolas HULOT à la présidentielle de 2017.
Ainsi que je l’indiquais, j’aurais soutenu cette candidature qui eut été susceptible de porter haut le score de l’écologie.
Désormais, l’écologie politique est devant un choix simple.
Un, ou plutôt, une candidate, issue de l’appareil partisan et du personnel politique, se présente sans élection primaire ouverte et loyale et l’écologie politique réalisera, au mieux, 2% des suffrages.
Elle sera encore affaiblie et les dossiers relatifs à la préservation de la nature pâtiront de cette humiliation inévitable.
Autre option : à l’issue d’une primaire ouverte, une autre proposition inédite est offerte au pays et le résultat demeure ouvert.
Je propose cette seconde option et souhaite une confrontation loyale, honnête devant les militants et sympathisants du parti de la vie.
De votre mobilisation, de vos appels aux animateurs du parti écologiste, dépend le sort de notre pensée, de nos aspirations, de nos valeurs.
Je n’ai jamais confondu nos voisins de convictions, nos potentiels partenaires, nos adversaires fréquentables et les ennemis de la terre.
Je ne suis pas de ces pervers qui consacrent leur énergie à dénigrer les militants de la « chapelle d’à côté », au lieu de combattre les vrais antagonistes.
Mes seuls ennemis sont ceux qui tuent, torturent, polluent, déménagent la nature par cupidité ou par vice sadique.
Or l’an prochain, selon toute vraisemblance, le parti des ennemis de la terre (chasse, béton, pollution et traditions) reviendra au pouvoir avec de nouveaux cadeaux au lobby de la chasse, la multiplication des grands projets inutiles, la relance des gaz de schistes, le culte des firmes et la loi des spéculateurs.
Une question pouvait dès lors se poser et doit l’être.
Faut-il une candidature écologiste à la présidentielle ?
Celle-ci affaiblira indéniablement le score du candidat dit « socialiste » et, dans le contexte actuel, lui retire toute chance de figurer au second tour qui opposera les deux droites, celle de l’argent et celle du nationalisme, l’une n’étant pas moins nocive que l’autre.
Toutefois, deux raisons militent pour une candidature écologiste.
La première, la plus importante, est d’ordre moral.
François HOLLANDE et son premier ministre sont comptables, moralement, de la mort de Rémi FRAISSE, du projet de NOTRE DAME DES LANDES, des tirs de loups, de l’absence de toute mesure effective en faveur du vivant.
Ils doivent être sanctionnés pour leur politique anti-écologiste, leurs gesticulations ridicules « d’hommes droits » dans leurs bottes, de durs qui veulent en imposer à un peuple infantilisé.
Le style de Manuel VALLS, avec ses airs autoritaires, insulte la démocratie mature à laquelle nous travaillons.
En aucun cas, ces personnages ne peuvent recevoir nos soutiens.
La seconde raison est plus tactique.
Même en l’absence d’un candidat écologiste, les deux têtes de l’exécutif n’ont aucune chance de figurer au second tour.
Leur politique prouve que l’exercice ne rend pas nécessairement intelligent.
J’en veux un exemple concret, toujours tiré du dossier édifiant de NOTRE DAME DES LANDES.
Le référendum révèle que 45% des électeurs de LOIRE ATLANTIQUE s’opposent au projet. Une minorité donc, mais ces 45% étaient, pour la plupart, des électeurs de François HOLLANDE au second tour de mai 2012. Combien en restera-t-il pour réitérer ce choix l’an prochain ?
En choisissant le parti des chambres de commerce et d’industrie, avide de petits profits sur le dos de la nature, le président s’aliène son électorat !
Difficile de faire pire.
Dès lors, le choix n’est pas entre de « faux socialistes » et de vrais conservateurs adeptes de la lutte des classes à rebours.
Les jeux sont faits et ce pays subira les régressions et les malheurs que ce camp politique ne manque jamais de générer.
En conséquence, reconstruisons une écologie politique nouvelle, différente, forte de ses valeurs biocentristes.
Je vous donne trois rendez-vous militants :
— Le 23 juillet, à MONT DE MARSANS, contre la torture tauromachique ;
— Le premier octobre, à PARIS, contre la chasse ;
— Le 15 octobre, à PARIS,pour lancer la Force Pour le Vivant.
Merci, amis militants et lecteurs, pour vos engagements.
Ensemble, relevons les défis !

Gérard CHAROLLOIS
CONVENTION VIE ET NATURE

Une Force Pour Le Vivant

Alors que les firmes, les promoteurs et la plupart des décideurs politiques perdurent à anéantir la nature, les sites et à traiter les animaux comme des choses et les humains comme des variables d’ajustements de l’appareil productif, une trop lente mais irrésistible prise de conscience s’opère.

 —     45% des habitants de LOIRE ATLANTIQUE ont refusé l’aéroport VINCI, ce qui constitue une marque encourageante de l’évolution des mentalités si l’on veut bien considérer que le pouvoir politique national, les vieux partis dits de gouvernement, les forces économiques et les collectivités locales se coalisèrent contre une zone humide et pour enrichir quelques oligarques.

 —       Les reportages clandestinement tournés par nos amis de l’association L214 dans les abattoirs, révélant au grand public les atrocités perpétrés par des hommes insensibilisés, accoutumés à l’acte de tuer, suscitent de vives réactions dans l’opinion.

 — Autour de nous, nous mesurons une meilleure prise en considération de la faune et des milieux naturels.

Bien sûr, il y a encore trop de braves gens pour refuser chez eux des infrastructures agressives qu’ils enverraient bien chez les autres et, lors des choix électoraux, des réflexes anciens ramènent trop de citoyens vers des personnages inquiétants et contre-nature.

Néanmoins, nos sociétés en « crise permanente » attendent une issue de secours, une réponse à la grande question des relations de l’humain avec le vivant.

Si nous aspirons à des avancées de civilisation en faisant reculer les forces de mort, nous devons unir tous ceux qui sont dans une démarche constructive en faveur de l’écologie, de la nature, des animaux, d’une autre économie-sociale.

 En politique, le concret, l’objectif, les buts d’une action doivent être clairement énoncés.

Actuellement, nous subissons l’emprise pernicieuse des lobbies de la chasse, de l’agrochimie, de la spéculation des promoteurs qui, ayant le pouvoir de l’argent, financent la classe politique et la phagocytent.

 Seul un vaste rassemblement des résistants à ce néototalitarisme pourra ébranler la Bastille des privilèges et des prébandes des ennemis de la terre qui ne sévissentpas qu’à BRUXELLES, MAIS PARTOUT, en Angleterre, à LYON, comme à BERLIN, à AMIENS comme à NICE.

 Pour l’heure, nous assistons à un émiettement préoccupant des formations d’opposition au système, de la gauche de la gauche et de l’écologie, avec prolifération des candidatures potentielles, dispersion funeste annonçant le retour au pouvoir, l’an prochain, des conservateurs flanqués du CPNT, personnages à la Laurent WAUQUIEZ, durs pour les humbles, les modestes, la nature, dociles envers les puissances d’argent.

Parce que je sers une cause et non parce que je l’utilise pour assouvir je ne sais quel narcissisme affectant tant de candidats perpétuels, je ne ferai rien qui puisse favoriser le parti des ennemis de la terre.

Dans l’hypothèse où s’organiserait une primaire de l’écologie, je porterai les valeurs du biocentrisme.

Je le ferai dans la loyauté des débats et le respect du verdict des électeurs de la primaire.

En l’absence d’une primaire et en présence d’une candidature de Nicolas HULOT, je soutiendrai celui-ci, tout en assumant des convictions spécifiques dans le dessein de faire échec aux ennemis de la terre.

 Se rassembler impose d’accepter les différences et, après avoir identifié l’adversaire, de se donner les moyens de le vaincre.

 L’action politique n’est pas un jeu, un défouloir, un concours d’égos, mais pour nous, une ardente obligation de sauver le vivant.

Cet objectif ne sera pas atteint si les écologistes et les autres forces de mieux vont à la présidentielle divisés.

La France, selon toute vraisemblance et à défaut d’unité des gens de mieux, sera gouvernée l’an prochain par des agents de la réaction, des serviteurs de la chasse, des multinationales, du poison agricole, des chambres de commerce et d’industrie en mal de bétonnage, des pourfendeurs des services publics, des adeptes de la précarisation des populations au profit des exploitants exploiteurs.

Le parti ultra-libéral qui domine le sénat nous offre, chaque jour, l’éclatante démonstration de sa nocivité. Petit exemple : une députée verte, Brigitte ALAIN, avait -quelle audace révolutionnaire !- fait voter par l’assemblée nationale une disposition prévoyant que dans les cantines scolaires, 40% des aliments devraient avoir une origine locale et 20% être de production biologique.

Insupportable pour les sénateurs de droite qui ont retoqué la mesure subversive que l’assemblée nationale a dû rétablir en seconde lecture !

 En conséquence, notre démarche de création d’une FORCE POUR LE VIVANT n’a rien de fractionniste, de dissident par rapport à tel ou tel parti écologiste existant que nous tenons en fraternelle amitié.

 Laissons à ceux qui ont de tous petits bras le soin de taper sur leurs voisins, faute de pouvoir atteindre leurs véritables adversaires.

Pour notre part, tout groupement militant contre la torture animale et pour la préservation de la diversité biologique représente un partenaire.

La pensée écologiste, dans son acception la plus large, représente une vaste nébuleuse riche de nuances dont nous nous réjouissons.

Si nous entendons abolir la chasse, la corrida, les abattages rituels, les grands projets inutiles qui déménagent la nature, mettre un terme à l’empoisonnement des sols par l’agriculture intensive, rompre avec la nuisance d’homo economicus, nous ne serons pas trop nombreux en nous rassemblant, par-delà les étiquettes, les sensibilités, les parcours militants.

Tendons la main aux écologistes de toutes tendances.

Nos seuls adversaires sont le CPNT, la FNSEA, les promoteurs, le parti de l’exploitation, ceux qui ont choisi la mort contre la vie.

 Tant mieux s’il existe des écologistes modérés, un peu timorés, un peu « mous » et encore marqués d’anthropocentrisme.

 Tant mieux s’il y en a de type « durs et purs qui épurent ».

 Il en est ainsi, amis lecteurs, puisque les humains ne sont pas des clones, tous pareils, formatés. Ils sont multiples et c’est une chance.

 Parmi la nébuleuse verte, vous rencontrerez des humanistes compatissant envers les autres formes de vies, puis des biocentristes, des antispécistes et autres variantes, autant de richesses de pensées et de propositions.

Personnellement, je pense qu’au centre des valeurs, il y a le phénomène qui s’appelle : LA VIE.

L’humain participe de ce phénomène et bénéficie d’une spécificité, au même titre que toute autre espèce.

Oui, il y a un « propre » de l’homme, au même titre qu’il existe un « propre » du dauphin, différent du « propre » de l’éléphant ou du balbuzard.

La nature a créé des inégalités de performances entre les espèces, certaines étant plus que d’autres douées pour la nage, le vol, la course ou la résolution des équations.

Inégales dans leurs aptitudes physiques ou cognitives, les espèces subissent la même épreuve de la vie et de la finitude.

Les animaux non seulement ressentent la douleur, mais également la souffrance qui implique le stress, l’angoisse, l’effroi.

Cette capacité de souffrir leur confère le droit de ne pas être maltraités.

Une espèce n’a pas à payer à l’homme un droit de vivre sur la terre.

Utile ou inutile à notre espèce, elle possède sa place. Sa destruction constitue une faute morale.

 Voilà le socle éthique de notre pensée d’où découlent nos choix programmatiques et nos priorités.

Lorsque l’homme apprendra à respecter le vivant, il aura fait un pas de géant sur la voie d’une nouvelle civilisation fondée sur l’altruisme, la solidarité, la compassion.

Ce socle de valeurs, résultant des défis nouveaux d’un monde globalisé, génère des choix sociaux et économiques.

Le libéralisme économique joue sur le dumping social et fiscal, sur le moins disant écologique.

Il faut faire la guerre à la spéculation qui fait la guerre au vivant, en fermant les frontières aux marchandises provenant de pays pratiquant une concurrence déloyale reposant sur la négation des droits sociaux et des protections de la faune et de la flore.

Harmonisons vers le haut, au sein du continent européen, les droits et garanties, pour priver les entreprises d’opportunités de chantage à la délocalisation vers des zones de basses pressions fiscales, sociales et écologiques.

 Créons des emplois publics et réduisons le temps de travail, pour mieux partager celui-ci.

Bref, faisons l’inverse de ce que prône le parti de l’argent qui ne protège que les intérêts de l’oligarchie.

L’objectivité, l’honnêteté intellectuelle dont j’essaie de ne jamais me départir, me conduisent à craindre que l’an prochain, la France fasse le choix de la régression sociale, du sacrifice systématique de l’écologie à l’appétit des aménageurs.

Aussi, le pays se prépare des lendemains douloureux, de cruels reculs que les ennemis de la terre appelleront « réformes ».

Notre devoir impérieux est de combattre cette politique.

 Unissons les bonnes volontés.

Adressons-nous à l’intelligence et non aux basses pulsions, même si ce n’est pas le chemin de la facilité.

Réconcilions morale et politique.

Gérard CHAROLLOIS

Communiqué : de SIVENS à NOTRE-DAME-DES-LANDES

La déclaration d’utilité publique du barrage de SIVENS a été annulée par le tribunal administratif de TOULOUSE.
Ainsi, Rémi FRAISSE a été tué le 30 octobre 2014 pour la défense de la nature et pour l’état de droit.
Le parlement Français refusa d’observer une minute de silence en sa mémoire.
Ce fut, sans doute, un grand honneur car il est toujours avilissant de recevoir un hommage de la part de politiciens méprisables et méprisés.
Rémi FRAISSE valait mieux que ces individus.
Combien de femmes et d’hommes les gouvernants sont-ils disposés à mutiler ou tuer pour offrir à la société VINCI l’aéroport de NOTRE-DAME-DES-LANDES ?
Sur la planète entière, des écologistes, protecteurs des grand singes ou des sites naturels, sont régulièrement assassinés par ceux qui préfèrent la mort à la vie, l’argent ou leurs traditions au respect des êtres et de la diversité biologique.
Rémi FRAISSE avait raison, à l’instar de ceux qui se battent pour sauver le site de LOIRE ATLANTIQUE.
La CONVENTION VIE ET NATURE soutient la manifestation, à NANTES le 9 juillet prochain, et tient pour responsable des pertes humaines, une classe politique de droite et de fausse gauche, servile aux intérêts très privés qui, partout sur la terre, déménagent la nature.

Gérard CHAROLLOIS