La preuve de la mort de l’écologie politique :

Le texte ci-dessous, émanant de membres du parti EELV de la région Provence Côte d’Azur, illustre l’impérieuse nécessité de refonder l’écologie politique en France, sur des bases éthiques claires.
Digne des pires arriérés du parti chasse et traditions, ce texte prône la mort des loups et le sauvetage de l’élevage de moutons en zone de montagne, dans une acception bucolique, totalement onirique, de cet élevage.
Par ses divisions, ses trahisons, ses reniements, ses entrismes, l’écologie politique est évanescente en ce pays et doit être refondée .
Partons d’un fait : en 2014, la France comptait 300 loups. L’italie plus de mille. L’Espagne plus de deux mille.
Les éleveurs/chasseurs, culturellement hostiles à la biodiversité (loups, lynx, ours, marmottes, vautours…) rencontrent le soutien des politiciens locaux dans leurs délires contre nature.
Des tirs de loups officiels et clandestins ont fait diminuer la population de l’espèce l’an passé (282 loups).
La question est celle de l’acceptation ou du refus de la biodiversité.
L’homme doit-il asservir la nature à son seul profit ou partager l’espace avec les autres espèces ?
L’élevage de moutons en milieu ouvert, en montagne, représente une agression contre le milieu du fait d’un surpâturage compromettant la flore alpine et de la transmission de maladies à la faune.
Cet élevage n’existe qu’en raison de subventions représentant la moitié des revenus des propriétaires de troupeaux.
Tout écologiste, tout ami des animaux, tout amoureux de la nature doivent soutenir ardemment le retour du loup.
Or, il se trouve de prétendus écolos pour bêler avec les chasseurs à l’unisson de l’aseptisation de la nature conçu comme zone de production.
Evidemment, nous n’avons rien de commun avec ces individus.
Leur éthique n’est pas la nôtre.
Nous ne pouvons pas participer au même mouvement politique et une clarification s’impose.
EELV A ACCUEILLI DES FEMMES ET HOMMES PORTANT NOTRE AMOUR DE LA NATURE, TELS Laurence ABEILLE, Pascal DURAND, mais a aussi abrité des Barbara POMPILLI, pro-chasse et des personnages de la trempe des signataires de cet appel à tuer des loups.
Le 8 octobre prochain, j’appelle tous les défenseurs des animaux, tous les écologistes à s’unir pour refonder une écologie politique résolument tournée vers la défense du vivant, de la biodiversité, contre la chasse et la tauromachie, pour une terre généreuse pour toutes les formes de vies.
Ils ont perdu les élections.
Maintenant, ils perdent leur dignité et leur raison d’être.
Ne laissons pas l’écologie à ces individus qui insultent une grande et belle idée.

Gérard CHAROLLOIS

—— message transféré
Motion LOUP et PASTORALISME

EELV PACA :

– Réaffirme son engagement sans faille, en faveur du pastoralisme présent depuis des millénaires dans nos espaces montagnards alpins et méditerranéens.
– Reconnaît que cette activité pastorale joue un rôle essentiel de structuration des milieux naturels, que ce soit en terme économique, social, au titre de la gouvernance alimentaire locale, ou pour les bénéfices environnementaux qu’elle génère (ouverture des milieux, maintien de l’équilibre organique des
sols favorable à la biodiversité globale, prévention des risques). Sans compter la dimension culturelle, ancrée dans notre patrimoine historique et porteuse encore aujourd’hui de sens, à travers des territoires peuplés et vivants, ou la reconnaissance de la transhumance comme patrimoine culturel mondial de
l’humanité, par l’UNESCO.
– Rappelle que les grandes espèces emblématiques (loup, ours, lynx, etc) ne sont qu’un indicateur parmi d’autres de la biodiversité, et que l’action nécessaire en faveur du maintien en bon état de conservation de la biodiversité globale, ne peut se réduire à la seule défense de ces grandes espèces emblématiques.
À titre d’exemple, 80% de la biomasse globale est présente dans le sol, dans la couche d’humus, sous forme microbiologique.
– Constate l’échec de la politique actuelle de cohabitation forcée avec le loup imposée aux éleveurs, qui a été menée en France depuis 20 ans par les différents gouvernements. Pour mesurer l’échec de cette politique, les chiffres parlent d’eux-mêmes. Plus de 80% des attaques ont eu lieu sur des troupeaux qui ont mis en oeuvre la totalité des mesures de protection préconisées dans le plan loup, à savoir le regroupement nocturne, les parcs électrifiés, et la présence
des chiens patous. Malgré ces mesures de protection présentées comme la seule alternative possible à la prédation, en 20 ans les pertes annuelles d’animaux sont passées de 200 à plus de 9000.
Pour les seules Alpes Maritimes 2539 bêtes tuées par le loup en 2013, 2835 en 2014, 3413 en 2015.
– Constate que cet échec est directement lié au choix initial fait par la France en 1992 de placer le loup sous statut d’espèce strictement protégée, alors que l’espèce, dont la population est très dynamique, n’est nullement menacée de disparition, et qu’elle recolonise même de nouveaux territoires. Le loup, animal très opportuniste et adaptable, a parfaitement su tirer profit de ce statut pour spécialiser son comportement de prédation sur les troupeaux. Si la menace principale pèse aujourd’hui sur le pastoralisme, demain il en ira sans doute de la sécurité des personnes, mais aussi de la perte du génome loup liée aux cas inévitables d’hybridation avec les chiens, déjà attestée dans une proportion de 10 à 40% des individus étudiés en Italie.
– Affirme qu’il est temps de changer radicalement de paradigme. Il ne peut y avoir de principe de symétrie entre la proie et le prédateur. Lorsque le prédateur est protégé, la proie ne s’adapte pas, elle disparaît. Ce n’est donc pas aux éleveurs de s’adapter à la prédation, mais au loup de s’adapter à la présence
du pastoralisme. La condition de conservation dans nos territoires d’une population de loups passe donc par le fait de rendre la prédation sur troupeaux, la plus meurtrière possible pour la meute par tous moyens létaux, et cela en situation d’approche. La politique suivie actuellement revient à sélectionner un loup délinquant, car l’obtention finale de la proie (la brebis) vient systématiquement récompenser l’effort de contournement des mesures de protection.
Il s’agit donc d’inverser la menace, et que la frayeur change de camp, en rendant toute approche de l’environnement humain par la meute, impossible, ou d’une extrême dangerosité.
– En conséquence de quoi, EELV PACA demande à ce que la France se mobilise pour que l’espèce canis lupus soit sortie du statut d’espèce strictement protégée, que ce soit dans la directive habitat ou dans la convention de Berne, de façon à ce que les individus ou les meutes les plus meurtriers, soient éliminées dès qu’ils sont en situation d’approche, et non plus seulement dans un cadre dérogatoire, comme c’est le cas aujourd’hui. Pour rappel, la convention de Berne comporte 4 annexes listant le degré de protection des espèces (faune ou flore). Il s’agit donc de se mobiliser pour que le loup soit inscrit à l’annexe III (espèces de faune protégées), et non plus à l’annexe II (espèces de faune strictement protégées)
– Cette mission de régulation de la population des loups ne peut être confiée qu’à un corps de louveterie (ONCFS) spécialement formé à cet effet, ayant acquis des compétences qui font aujourd’hui cruellement défaut en France en matière de comportement du loup. Ce corps devra être entrainé aux différentes
techniques de repérage et de piégeage qui existent aujourd’hui au niveau international, dans tous les grands pays qui ont choisi de conserver une population de loups, tout en se donnant les moyens de réguler leur population en fonction des dégâts commis.

Signataires :
Denis Carel (GL Brignoles), Lionel Martin (GL Comtat Venaissin 84), Pascal Noël (GL Brignoles), Denise Reverdito (GL La Seyne), Elisabeth Roux (GL La Ciotat), Michel Passebois (GL Brignoles), Philippe Bregliano (GL Brignoles), Jean Noël Montagné (NICE), Jacques Perez (GL NICE), Elise BELTRAME (GL LA SEYNE
SUR MER), Bernard Leterrier (Maire de GUILLESTRE), Pierre GAUGAIN (Coopérateur GL BRIGNOLES).