Très bonne année 2016

2016

Ne renions jamais notre passé, assurons notre présent et préparons l’avenir de nos enfants, de nos petits enfants et des générations futures. C’est dans cet esprit que je souhaite à toutes et à tous une très bonne année 2016, ainsi qu’à tous vos proches.

Philippe LE PONT

SIVENS : pour une réserve naturelle

Par arrêté du 24 décembre, l’administration préfectorale, sur avis ministériel, annule officiellement le projet d’édification d’un barrage sur le ruisseau LE TESTET à SIVENS, dans le TARN.
Ce barrage avait été décidé, par le conseil départemental du TARN, pour irriguer une vingtaine d’exploitations agricoles pratiquant la maïssiculture.
Des militants de la défense du vivant occupèrent les lieux pour en préserver la biodiversité et le caractère de zone humide.
Le 25 octobre 2014, un jeune botaniste opposant au barrage, Rémi FRAISSE, était tué par l’explosion d’une grenade, dans le dos.
L’assemblée nationale refusa d’observer une minute de silence en faveur de ce pacifique défenseur de la nature, malgré une demande des députés écologistes et le gouvernement tenta de minimiser le meurtre, les politiciens locaux, avec indécence, perdurant à soutenir le projet de barrage ou, à défaut, un autre projet dont le résultat serait l’anéantissement de la zone humide.
Une fois n’est pas coutume, il faut féliciter l’Etat pour la prise de l’arrêté du 24 décembre.
En revanche, il convient de souligner l’irresponsabilité de ces politiciens réactionnaires qui déplorent l’abandon du projet et préfèrent les poisons de la maïssiculture à la sauvegarde de la nature.
En fait, le climat évoluant, il est absurde de soutenir des productions agricoles totalement inadaptées à une région en voie d’assèchement, surtout en périodes estivales.
Il conviendrait d’encourager une reconversion des productions et, dans le même temps, préserver les sites naturels en voie de disparition.
Quand on sait ce que la culture du maïs coûte en consommation d’eau, en déversement d’herbicides et de biocides, en pollution des rivières, il faut être un sénateur bien sénescent pour fustiger l’abandon du projet de barrage de SIVENS.
Mais pour ces sénateurs et consorts fossilisés, hermétiques au défi de la mort des sites, que vaut la protection de la nature?
Gérard CHAROLLOIS
CONVENTION VIE ET NATURE

Loup : état d’urgence

pjjuo5nuAccompagnant la phase régressive qui affecte nos sociétés depuis une trentaine d’années, des hommes nuisibles perdurent à exterminer la nature, à maltraiter l’animal, à exploiter sans vergogne le vivant aux noms de leurs intérêts sordides et de leurs préjugés arriérés.
On pouvait espérer, avec la prise de conscience écologique, une réconciliation entre l’humanité et la nature, réconciliation indispensable à la survie de l’une et de l’autre, mais la contemplation de l’actualité du droit et des pratiques publiques dément cette issue favorable de l’évolution.
Notre espèce, par ses capacités, acquiert une maîtrise croissante sur le monde, sans corriger ses tares que sont la cupidité et la cruauté.
Elle s’avère ainsi une impasse pour la grande aventure de la vie sur terre.
Inexorablement, l’humain sacrifie la diversité biologique à sa croissance, ses profits, ses pulsions thanatophiles, sa démographie folle.
Nombre d’espèces de grands animaux posséderont bientôt davantage de spécimens dans les parcs zoologiques que dans la nature.
Il y a toujours une mauvaise raison pour détruire un site, massacrer une espèce et partout la nature se meurt.
En cette fin d’année, les dirigeants politiques planétaires se sont donnés en spectacle sur le thème du climat.
Bien sûr, cette représentation ne doit, pour les dirigeants politiques, comporter aucune incidence négative pour les lobbies industriels et agricoles car égratigner les profits des oligarques signifierait des menaces pour les « emplois ». surgirait alors l’aveu d’indigence morale et intellectuelle manifestée, avec éclat, par l’ancien président de la république :
« L’environnement, ça commence à bien faire ».
La classe politique illusionnera les foules avec le réchauffement, la « transition énergétique », occasion d’investissements spéculatifs, mais fera du sérieux en ne bridant pas les initiatives fructueuses des multinationales, maîtres du monde, en libéralisme économique.
D’ailleurs, les incidences du climat ne préoccupent les dirigeants et les médias que sous un angle purement anthropocentriste.
En France, la guerre du loup illustre le décalage entre les nécessités d’une approche nouvelle du vivant et l’arriération d’une fraction notable de la société, particulièrement de deux milieux sociaux : certains agriculteurs et les politiciens.
Revenu d’Italie (qui compte environ 1500 loups) en 1992 via le MERCANTOUR, canis lupus réveilla, dans les milieux agro-cynégétiques, les obscurantismes médiévaux, avec peur de l’indomptable bête sauvage, perçue comme féroce, dévoreuse de troupeaux et de petits enfants, surtout concurrente du chasseur dans la limitation du nombre des herbivores.
De vieux grimoires paroissiaux ne permettraient-ils pas d’accréditer les légendes autour du loup diabolique ?
Un archiviste consacra son énergie au service de l’obscurantisme anti-nature et chercha laborieusement des preuves, dans les siècles passés, d’attaques de loups sur des humains.
Le fait qu’aucun Italien, aucun Espagnol, Espagne où vivent environ 2500 loups, n’ait jamais été dévoré par ce cousin direct de nos chiens domestiques, ne saurait ébranler les préjugés.
Car tout préjugé a justement pour caractéristique d’échapper à la raison, à la réfutation expérimentale.
La vieille formule : « L’homme est un loup pour l’homme », est insultante pour les loups, car ceux-ci ne s’entretuent que très exceptionnellement et on pourrait envier leurs rituels de substitution des affrontements.
Les milieux agro-cynégétiques, par la violence, l’intrigue, la pression obtinrent les soutiens d’une classe politique, toujours prompte à sombrer dans la démagogie, lorsqu’elle ne coûte rien aux féodalités financières et économiques.
Subventionné à hauteur de 50% des revenus, l’élevage ovin connaît une crise économique imputable uniquement aux importations de viande, à la baisse des cours et, fort opportunément, à une diminution de la consommation de cette viande.
Le loup est un bouc émissaire commode et sa présence impacte davantage les préjugés que les revenus et ce d’autant que les pertes liées à la prédation sont amplement réparées par de fortes indemnisations.
Depuis le retour du loup se succèdent des plans dont l’objectif est l’éradication de l’espèce, sans que les gouvernants osent afficher ce but contraire aux volontés de l’immense majorité de nos contemporains comme aux conventions internationales visant à protéger l’espèce.
Affaibli par ses propres reniements, l’actuel gouvernement surenchérit par des mesures ouvertement exterminatrices.
Bien que la population de loups n’augmente pas en ce pays contre nature, passant même de 301, en 2014, à 282, en 2015, selon des estimations discutables, le ministère de l’écologie double le nombre de loups à tuer, officiellement, passant de 19 l’an passé, à 36 cette année.
Il autorise désormais ses « amis chasseurs », lors des battues aux grands mammifères, à tuer des loups, prérogative jusqu’ici dévolue à la garderie et a formé une brigade spéciale pour faire la guerre aux loups.
Les éleveurs de moutons et de subventions sont-ils satisfaits de ces mesures ?
Nullement.
En fait, culturellement, ces hommes contre nature ne veulent ni loup, ni ours, ni lynx, ni marmotte, ni vautour, ni bouquetin dans les montagnes.
Ils veulent des parcs à moutons totalement aseptisés, sans faune autre que le « gibier », sans flore spontanée.
L’élevage de montagne, contrairement à ce que crurent naguère certains écologues, ne favorise pas la biodiversité en prévenant la reforestation spontanée.
Les espaces surpâturés deviennent pauvres en diversité végétale.
L’actuel gouvernement est coupable de mener une politique anti-nature que n’atténuerait pas la pseudo-opposition dite de droite car, dans la nocivité, l’irresponsabilité écologique, le mépris de l’animal, la classe politique en son ensemble mérite une mention de déshonneur.
Que faut-il faire ?
Réviser la politique de subvention de l’élevage de montagne en subordonnant les aides à la présence des grands prédateurs.
Le système actuel donne lieu à des abus et à une dilapidation de l’argent public en maintenant artificiellement trop de moutons dans les espaces naturels.
Les pouvoirs publics, tenant un langage de fermeté et de clarté en faveur du loup, désamorcerait les gesticulations du lobby agro-cynégétique dont la violence actuelle est le fruit de la lâcheté des politiques, comme le fut la pusillanimité de l’État face aux tartarinades des chasseurs de tourterelles du MÉDOC qui faisaient trembler, il y a une trentaine d’années, les ministres de l’intérieur de l’époque.
Le 16 janvier prochain, à LYON, tous les défenseurs du vivant doivent se mobiliser pour sauver le loup, victime emblématique de ce que l’homme fait à la vie sauvage.
Cette manifestation revêt, pour la cause du vivant, une importance qui ne doit pas vous échapper.
Contre la diversité du vivant se dressent tous les lobbies de l’arriération, les forces de l’argent, les tenants de chasse, pollutions, béton et traditions et leurs complices dans l’appareil d’État.
En venant à LYON avec nous, vous exprimerez votre opposition à l’élimination d’une espèce qui a sa place sur cette planète, à l’instar de toutes les autres. Vous refuserez la dictature des exterminateurs qui, avec le loup, anéantissent toutes les formes de vies non directement rentables. Vous témoignerez pour une réconciliation de l’humanité avec le reste du vivant.
Gérard CHAROLLOIS
CONVENTION VIE ET NATURE

Disparition de Jean-marie PELT.

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C’est avec tristesse que nous apprenons la mort, à 82 ans, de notre ami écologiste, Jean-marie PELT, pharmacien, botaniste, auteur d’innombrables ouvrages dont « le tour du monde d’un écologiste ».

Sa voix chaleureuse était celle d’un avocat de la nature qui allia science et conscience, raison et sensibilité, recherche et empathie, rigueur intellectuelle et volonté d’informer les citoyens pour les éveiller à la sauvegarde du vivant.
Il participa ainsi avec talent, par ses écrits et ses chroniques sur FRANCEINTER, à l’action de notre vaste nébuleuse, de défenseurs de la nature, nébuleuse riche de ses nuances.
Sa voix va nous manquer.
Sachons, à cette heure, remercier sa mémoire pour le si bon usage qu’il fit de sa vie au service de la vie.
Gérard CHAROLLOIS

Présidentielle 2017 et défense du vivant

Le scénario de l’élection présidentielle en 2017, clé de voûte de la politique Française, n’offre guère d’inconnues.
A l’issue du premier tour, deux candidats sélectionnés seront, d’une part, la leader de la droite nationaliste, d’autre part, futur président, soit le candidat de la droite de la finance assuré de l’emporter au second tour, soit le candidat dit socialiste, en fait centriste, dont la victoire au second tour sera probable bien que moins assurée. Le report des voix conservatrices et réactionnaires du premier tour sur le candidat « centriste » sera moindre que le report des électeurs dits de gauche en faveur du candidat du Marché, dans la situation inverse.
Toutefois, pour que le candidat prétendument « socialiste » soit qualifié à l’issue du premier tour, pour qu’il devance le candidat de la droite de l’argent, il lui faut éviter la dispersion des voix dites de « gauche ». Son score ne doit pas être amoindri par la présence d’un candidat du Front de gauche et d’un candidat écologiste.
C’est la peur du syndrome du 21 avril 2002.
Ainsi, concrètement, pour nommer les acteurs de la pièce, François HOLLANDE, candidat du « centre gauche », pour passer l’épreuve du premier tour et affronter Marine LE PEN au second tour, doit obtenir davantage de suffrages que le candidat du parti des affaires dont le nom sortira de la primaire de la droite de l’argent.
A cette fin, pour triompher au premier tour, François HOLLANDE doit dissuader Cécile DUFLOT qui en rêvait de se présenter et de ne pas lui retirer 3% des suffrages, mission nullement impossible.
Il suffira de prendre de vertueux engagements sur la « transition énergétique », la volonté d’appliquer la COP21, de favoriser l’économie verte, de garantir une avancée sociale et écologique et surtout d’assurer au parti écologiste la conservation d’un groupe parlementaire dans l’assemblée » nationale à élire en juin 2017.
Le président sortant pouvait souhaiter, tâche plus ardue, convaincre le bouillant leader du Front de gauche de ne pas se présenter. Peu probable qu’il y parvienne même en invoquant la mobilisation républicaine contre une «extrême-droite » instrumentalisée, selon les éléments de langage, modèle de langue de plomb remarquablement efficace pour pérenniser la classe politique et faire voter au canon les « anti-fascistes » .
Faute de neutraliser la gauche de la gauche, les médias, aux mains des oligarques, pourront la disqualifier en la dénonçant comme « extrémiste », « radicale », « ringarde » et, stratégie nouvelle, le pseudo-parti socialiste cherchera à briser le parti de droite pour attirer ses éléments les moins caricaturaux, les plus présentables, réduisant le parti « LES RÉPUBLICAINS» à son noyau le plus réactionnaire coincé entre un centre gauche très « libéral » et un Front National plus populaire et social que cette droite par trop liée au monde des affaires.
L’unité autour du président sortant ne sera toutefois pas aisée à réaliser, la manœuvre de (grande coalition) débauchage de centristes amorcée aux lendemains des régionales ne sera envisageable que si la primaire de la droite sélectionne le candidat répulsif.
Quelle que soit l’issue de la pièce, les amis des BOLLORÉ, BOUYGUES et consorts n’ont guère de souci à se faire.
Leurs intérêts sont bien gardés.
Les adorateurs du Marché seront élus, y compris par ceux qui votent en se pinçant le nez, persuadés qu’ils font ainsi leur guerre d’Espagne contre le fascisme !
À ce stade, je précise que ce raisonnement est une analyse et nullement une préconisation personnelle.
Je décris objectivement, à un moment donné, en fonction des événements prévisibles la stratégie des acteurs.
Maintenant, voici ce que je pense :
Et le vivant, dans cette petite cuisine, sur de bien petits feux ?
Il est ignoré, torturé, détruit, saccagé par une classe politique nocive.
Ne les laissons pas faire.
J’entends que le parti de la vie ne soit pas absent du rendez-vous avec les citoyens.
Non, ne négocions ni honneur de pacotille, ni postes électifs, ni nominations inutiles.
Ces hochets dérisoires ne nous intéressent nullement, dès lors qu’il est prouvé que la présence d’étiquetés écologistes au pouvoir n’apporte strictement rien, en l’absence d’un rapport de forces favorable à la nature.
Refusons la langue de plomb des professionnels du spectacle médiatico-politique, verbiage peuplé de clichés flous, de grandes proclamations tellement vagues que rien de concret et de tangible ne résulte de ces éléments de langage.
Oui, on peut négocier, mais sur des acquis certains et déterminés.
En aucun cas François HOLLANDE ne peut espérer notre retrait et notre soutien, s’il ne fait pas cesser immédiatement les massacres de loups perpétrés par les arriérés des lobbies agro-cynégétiques, électeurs ultra-réactionnaires, franges minoritaires et archaïques du corps social.
Nous demandons, ce qui peut être satisfait sans aucune dépense publique nouvelle :
— la prise d’un arrêté ministériel interdisant la chasse à courre ;
— l’abandon du projet d’aéroport à NOTRE DAME DES LANDES ;
— la création d’une réserve biologique, Rémi FRAISSE, à SIVENS ;
— l’engagement que dans les six mois de la législature à venir, l’article 521 – 7 du code pénal soit modifié afin de supprimer la dérogation autorisant la torture des taureaux.
Certes, bien d’autres changements à un monde qui va vers sa perte pourraient être exigés, mais le principe de réalité commande d’ajuster nos objectifs à ce que nous représentons, actuellement, dans le corps électoral.
Les exigences que je formule, combattues par les lobbies de la mort, recueillent le soutien d’une majorité de nos concitoyens.
Bien sûr, il est plus facile de promettre une « transition énergétique » et de disserter sur la nécessité de changer la politique, de bâtir une nouvelle société et une démocratie avancée comme le déclamaient déjà des hommes politiques en 1970.
Sortons des discours creux, des imprécations verbeuses pour agir vraiment, honnêtement, en faveur de la nature et du vivant.
Notre devoir est de faire reculer la cruauté, le massacre de la vie, d’obtenir l’adoption de mesures effectives que nous n’obtiendrons qu’en constituant une force capable d’imposer à la classe politique ces avancées.
En 2017, le parti de la vie doit avoir une voix qui compte.
Je me propose, avec vous, de mener le seul combat qui vaille, celui d’une écologie dégagée de l’anthropocentrisme, d’une écologie de réconciliation de notre espèce avec la biosphère.

Gérard CHAROLLOIS
CONVENTION VIE ET NATURE

Appel inter-associatif contre la chasse aux loups Lyon, samedi16 janvier 2016

CONVENTION VIE ET NATURE

Grande mobilisation inter-associative contre la chasse aux loups
Lyon, 16 janvier 2016
Pour la première fois, la population de loup en France a baissé en 2015. Mais cédant aux pressions des lobbies agricoles et de la chasse, les pouvoirs publics ont augmenté le plafond de loups pouvant être abattus de 50 % (24 loups en 2014-2015 contre 36 loups en 2015-2016).
Ce plafond est devenu le quota à atteindre absolument pour l’Etat français qui a déployé les grands moyens :
– Autorisation de tirer le loup par les chasseurs lors de leurs parties de chasse au grand gibier
– Arrêtés préfectoraux autorisant l’ensemble des chasseurs d’un département à abattre des loups
– Carabines à vision nocturne
– Caméras thermiques
– Tirs de défense dans le parc national des Cévennes
– Tirs de nuit aux phares, pratique interdite pour les espèces gibier. Rappelons que le loup est une espèce protégée aux niveaux français et européen !
Depuis le 2 juillet 2015, 31 loups ont déjà été abattus et donc décomptés du plafond. De plus, d’après nos sources, l’Etat songerait à rajouter quinze autres loups au plafond des 36 loups pouvant être abattus.
Les tirs de loups, qui ne doivent être que la solution de dernier recours, sont devenus la priorité au lieu d’étendre la protection des troupeaux ; pourtant ces tirs déstructurent les meutes ce qui augmente les dégâts aux troupeaux !
Le retour du loup est une chance pour tous les pays qui l’accueillent à nouveau. Il est l’allié incontournable des forestiers (deuxième activité économique en zone de montagne) qui trouvent là un moyen de diminuer les dégâts des cerfs, chevreuils, sangliers ou chamois. C’est également un atout pour le tourisme (première activité économique en zone de montagne) en développant un éco-tourisme permettant aux professionnels installés sur place de travailler toute l’année. Le tourisme axé sur le loup en Espagne et en Italie a déjà fait ses preuves.
Mais en France, le loup, comme toutes les activités que sa présence pourrait dynamiser, est « géré » sous pression politique au nom de la soi-disant protection du pastoralisme ovin. La présence du loup, contrairement à ce que l’on peut voir dans tous les autres pays, serait incompatible avec cette activité ! Ils sont pourtant bien plus nombreux en Italie (1000 à 1500) ou en Espagne (2500).
Alors que le gouvernement français dit vouloir se montrer exemplaire pour la COP 21, il sacrifie la biodiversité pour satisfaire les pressions des syndicats agricoles et des chasseurs. Après les bouquetins du massif du Bargy (74), les pinsons des Landes et les oies de février, le loup paie le lourd tribut des calculs électoralistes. Rappelons par ailleurs les exactions d’éleveurs qui sont de plus en plus nombreuses et violentes : séquestrations, saccages, intimidations etc. Des actes illégaux que les pouvoirs publics laissent faire, encourageant ainsi ces violences.
Le loup reste en France une espèce vulnérable, aux effectifs en baisse (estimation moyenne de 282 loups début 2015 contre 301 début 2014). Plus de la moitié de l’aire de répartition de l’espèce présente des densités faibles voire seulement des individus isolés. Un seul noyau de population reproducteur est présent en France (Alpes) et ce n’est pas normal, plus de 20 ans après le retour de l’espèce. Tant que l’existence de plusieurs noyaux de reproduction n’est pas atteint, nous pouvons considérer que l’état de conservation du loup n’est pas favorable et que l’augmentation des autorisations de tirs n’est pas conforme aux réglementations européennes.
Pour dénoncer cet état de fait, une vingtaine d’associations de protection de la nature manifesteront samedi 16 janvier, Place Bellecour, à Lyon, et se rendront à la préfecture de région où le dossier loup est administrativement géré pour l’ensemble du pays.
Seront également présents Paul Watson, fondateur de Sea Shepherd, Allain Bougrain-Dubourg, président de la LPO France, Yves Paccalet, philosophe et vice-président de Ferus et Fabrice Nicolino, journaliste à Charlie Hebdo et grand défenseur du loup.

Les associations participantes :
Action Nature, Alepe, Alliance avec les loups, Animal Cross, Aspas, Aves France, CALI, CAP Loup (collectif), Collectif du 21 septembre, Convention Vie et Nature, CRAC Europe, Dignité Animale, FERUS, FNE, FRAPNA, GML, LPO, Mille Traces, One Voice, Peuple Loup, Point info loup/lynx, Sauvons nos loups alpins, Sea Shepherd, Sur les traces du loup.

Contacts presse :
– Jean-David Abel (FNE) : 06 72 04 23 30
– Muriel Arnal (One Voice) : 06 79 83 16 61
– Pierre Athanaze (Action Nature) : 06 08 18 54 55
– Patrick Boffy (FERUS / Cap Loup) : 06 29 90 07 07

Commentaire des résultats électoraux :

La classe politique se réjouit, dans toutes les officines.
Le parti dit socialiste, qui a cessé de l’être, conserve au moins cinq régions sur treize, alors que les augures lui annonçaient une cruelle défaite.
Le parti dit RÉPUBLICAINS, en fait parti de la finance et des affaires, monopolise les sept autres régions, avec ses alliés, le parti chasciste.
Le Front National se réjouit puisqu’en voix, il devient le premier parti de France.
Les VERTS se réjouissent parce qu’ils ont participé à la défaite du Front National.
Alors, tout le monde a gagné ?
Non, la démocratie a perdu.
Observons d’abord que davantage de citoyens se mobilisent au second tour, malgré l’absence de choix, qu’au premier tour lorsque l’offre politique est plus riche, plus variée, plus ouverte.
C’est dire le désarroi des électeurs et leur absence d’illusions sur la vie publique.
La démocratie échoue parce que les partis politiques trahissent les convictions qu’ils sont censés représenter, leurs dénominations ne correspondant plus au contenu affiché.
La démocratie est tenue en échec en ce qu’une classe politique quasi-inamovible, aux ordres des mêmes intérêts, confisquent les instances électives.
Évidemment, les écologistes ne présideront aucune région et sont bien loin d’être le « premier parti de France ».
Or, l’écologie devrait être le parti de la vie.
Ce soir, ni la démocratie, ni la vie l’emportent.

Gérard CHAROLLOIS
CONVENTION VIE & NATURE

Une phase régressive

Comme elles paraissent loin les années 1960, temps de la générosité brouillonne, de la libération des esprits, de l’émancipation des mœurs, de la contestation de l’ordre injuste, de l’audace novatrice, de la justice exigée, des erreurs fécondes et des espérances folles.

Nous assistons à la montée des obscurantismes, aux crispations, aux aigreurs, à l’atomisation d’une société anxieuse, pusillanime, recroquevillée, frileuse, à la fois incapable d’assumer ses valeurs propres et d’en proposer de nouvelles.

Dans ce contexte pathologique, les peuples se fourvoient dans des impasses grosses de déceptions amères.

En France, ce phénomène régressif se manifeste, comme partout ailleurs.

En cinq ans, comparant les résultats électoraux aux régionales, le vote écologiste a fondu de moitié, ce qui était prévisible.

Bien sûr, il pourrait être reproché aux leaders écologistes, invités dans les médias nationaux, d’oublier la nature, l’animal, le vivant, la biosphère, la valorisation de la vie, pour se complaire dans des thématiques irrecevables par l’opinion publique actuelle.

Quant à notre voix, elle est censurée, à l’instar de tout ce qui trouble la quiétude du vaste super-marché.

Toutefois, ces maladresses ne suffisent pas à expliquer un glissement de fond des populations vers d’autres rivages.

Pour améliorer, changer, sauver le monde, il faut commencer par le comprendre, comme un médecin doit d’abord effectuer un diagnostic avant d’appliquer une thérapie.

Réciter des dogmes vertueux, adopter des postures, faire de lamorale basique : c’est bien.

Mais si ces positionnements aboutissent à maintenir au pouvoir, aujourd’hui dans les régions, demain à la tête du pays, les perpétuels agents des lobbies, les mêmes adorateurs du Marché, les mêmes valets de la finance, les mêmes serviteurs du libéralisme économique, la vertu vaut un hypnotique.

Ainsi, concrètement, demain, dans les conseils de région, les élus du lobby chasse, gangrénant les listes du parti dit « Les républicains », pourront faire détourner des fonds publics au profit du loisir de mort, déjà gratifié de trop d’argent de l’Etat, des collectivités territoriales et de l’Europe.

Combien de braves électeurs dupés savent-ils qu’ils votent chascistes ?

Le lobby chasse accompagne, dans cette classe politique nocive, tous les autres lobbies : agrochimie, industrie, travaux publics, banques, filières du tabac et de l’alcool.

Ces lobbies phagocytent les Etats et les instances internationales pour imposer leurs intérêts contre nature et contre le bien public.

Pendant que ces mafias parasitent la société, la classe politique à leurs ordres distrait le citoyen avec de la sécurité et des accords internationaux sur le climat.

Les politiques promettent de la vidéo-surveillance aux portes des super-marchés et des agents de sécurité, cibles devant des cibles, un peu partout.

La sécurité gagne bien peu en cette affaire, mais recruter des policiers, des gendarmes et des vigiles présente l’immense mérite de créer des emplois, en violation du prurit anti-services publics des libéraux en mal de suppression des agents publics.

Un parachutiste de combat, surarmé, baroudeur à souhait, devant chaque établissement ouvert au public ne garantirait nullement la sécurité puisqu’il serait la première victime d’un commando djihadiste.

Un soldat mort ne protège plus personne.

La gesticulation sécuritaire n’a pas d’autre effet que celui d’un placebo : il rassure.

La fièvre sécuritaire dérive l’attention des citoyens. Loin de moi l’idée qu’il ne faudrait pas combattre les assassins.

Ce que je récuse, c’est le théâtre d’ombres que les politiques instrumentalisent pour se perpétuer.

Le choc des civilisations, le défi de l’identité Française ou européenne, la victoire sur le djihadisme passent sans doute par les armes létales, mais aussi par celles de la raison, par la grande bataille des idées et des valeurs, par le refus de ce piège infernal où tombent tant les réactionnaires de droite que les belles âmes de gauche.

Ce piège culturel, cette faute contre l’intelligence résident, par exemple, dans le fait d’insulter un arabe en le qualifiant de musulman, comme s’il n’avait pas le droit d’être autre chose, comme si nous, Européens, étions condamnés à être des chrétiens.

Sortons des débats moyenâgeux.

Affirmons l’unité fondamentale du vivant, ce qui n’interdit pas, liberté oblige, à des esprits archaïques de s’identifier encore à de vieilles lunes d’antan, mais qui offre à chacun la liberté d’accéder à une nouvelle appartenance : celle des êtres vivants, la seule qui m’importe.

La conférence des parties sur le climat, achevée ce jour à PARIS, offre une autre illustration de la gesticulation politicienne.

Le thermostat planétaire serait réglé à 1,5° de hausse des températures du globe, vertueuse intention que ne suivra aucune mesure concrète.

Les mêmes politiciens ne jurent que par la croissance purement quantitative, par les grands travaux inutiles, par l’augmentation du trafic aérien, par le gaspillage de gadgets à obsolescence programmée.

Comment pourraient-ils faire autrement dans une civilisation basée sur la concurrence, la compétition, l’accaparement et nullement sur la redistribution, le partage, l’altruisme ?

Pour feindre de concilier les impératifs écologiques et la logique du libéralisme économique, voici la transition énergétique avec ses éoliennes géantes et omniprésentes, ses champs de panneaux solaires remplaçant les espaces boisés.

Ceux qui osent contester ces impostures, proposer non pas une sobriété heureuse, mais une vraie croissance qualitative, sont réduits au silence ou, pire, étiquetés « extrémistes », « intégristes », ce qui dispense de les lire et de les entendre.

Que feront les Etats souverains de l’accord pour le climat ?

Ce que voudront les lobbies qui dirigent l’humanité, contrôlent l’information, imposent leurs intérêts égoïstes et immédiats.

Le gouvernement Français, organisateur de la COP21, désireux de s’assurer un succès public, pourra se décerner un brevet de vertu écologique puis, de NOTRE DAMES DES LANDES aux loups massacrés, continuer à détruire la nature.

En observant notre époque, je n’oserai pas dire que j’éprouve le malaise de vivre sur la « planète des singes », car cette assertion injurierait nos cousins qui, après tout, n’inventèrent ni la religion, ni le capitalisme, ni le Marché, ni la mort érigée en loisir.
Gérard CHAROLLOIS

CONVENTION VIE ET NATURE

Voter pour le vivant.

Lorsque le meilleur se tait, on entend que le pire.

L’exercice du droit de vote n’épuise pas l’intervention citoyenne dans la vie publique. Il n’est qu’un élément, à côté du militantisme, de l’adhésion à des associations, partis ou syndicats, de la participation à des manifestations.

Voter est toutefois un acte important, non pas tant en ce qu’il permet de désigner des représentants, mais en ce qu’il détermine un rapport de forces dans une société qui ne connaît rien d’autre.

C’est l’occasion de décerner un blâme aux ennemis de la terre, aux valets des lobbies, aux fossoyeurs de la nature, aux conformistes qui refusent de traiter la surpopulation, d’en finir avec une politique nataliste en inscrivant un soutien financier massif à la contraception en priorité de l’action pour le climat, aux bavards imposteurs qui s’abstiennent de promouvoir une effective sauvegarde de la biodiversité.

Pour ces élections régionales, j’encourage mes amis lecteurs à voter, au premier tour, le 6 décembre, pour la liste écologiste de leur choix, celle qui défend le mieux la nature, là où ils résident.

Quand bien même, vous pourriez être déçu par les dérives carriéristes de ceux qui rêvent de devenir ministres de gouvernements antiécologistes, il convient de manifester une opinion vers moins de mépris du vivant, moins de soumission aux intérêts sordides des oligarques en mal d’aéroports, d’autoroutes, de centres de loisirs, de lignes ferroviaires à très grande vitesse.

Voter écologiste, c’est affirmer le choix de la vie, par-delà les candidatures locales et les erreurs ponctuelles.

Je sais que les partis ne sont souvent que les fusées porteuses d’ambitions personnelles, des machines électorales vides de convictions.

Ne me dit-on pas qu’une candidate injurie l’écologie en portant ses couleurs, tout en organisant des corridas !

Quel mépris de la simple honnêteté !

Un candidat écologiste amateur de torture animale, c’est l’équivalent d’un candidat LUTTE OUVRIERE émargeant à L’OPUSDEI ou d’un candidat nationaliste membre d’une cellule anarchiste !

De tels reniements déshonorent la politique.

Mais, l’outrance dans l’ignominie de quelques individus fourvoyés ne doit pas vicier l’ensemble.

Malgré ces aberrations très ponctuelles, la pensée écologiste demeure le parti de la vie et nous devons lui apporter notre soutien.

Le conditionnement de l’opinion étant remarquablement mené, les tenants du système verrouillant les élections via la propagande, il est acquis, qu’au second tour, le 13 décembre, vous n’aurez plus de listes écologistes autonomes.

Alors, pour ma part, je me rendrai, le 13 décembre, civiquement au bureau de vote pour déposer un bulletin aussi nul que le sont les partis demeurant en concours.

En effet, vous aurez le choix entre deux partis qui feignent de se disputer le pouvoir, mais qui, globalement, conduisent la même politique et que n’oppose qu’une clientèle d’élus.

Le parti dit « les républicains », anciennement UMP, pratique la lutte des classes à rebours, sert, avec morgue, les intérêts des milliardaires, prône un libéralisme économique destructeur de la planète, voue à la flexibilité le salarié et à la paupérisation les gens humbles.

Cette droite de l’argent a annoncé que, dans les régions où elle sera majoritaire, l’environnement sera confié à des élus du parti chasse pêche et traditions, (CPNT), figurant sur ses listes.

Le parti pseudo-socialiste, tiré vers la droite par le premier ministre et un glissement régressif de la société, soutient également les chasseurs, le président de la fédération des chasseurs de GIRONDE, candidatant sur la liste prétendue de « gauche », en région Aquitaine.

L’actuel gouvernement massacre les loups, passe en force à NOTRE DAME DES LANDES, pratique une politique viscéralement antiécologiste.

Ce parti porte, dans le TARN, la responsabilité morale de la mort de Rémi FRAISSE, à SIVENS.

Nous ne pouvons, en considération de ces faits, que sanctionner le pouvoir en place.

Depuis longtemps, les politiciens, par vile démagogie, flattent l’arriéré, défèrent aux injonctions des lobbies, s’alignent sur l’ignorance crasse et la cupidité primaire.

Désormais, ces comportements dégradants pour la démocratie doivent être flétris et amener l’échec de ceux qui, méprisant le peuple, le confondent avec les éléments les plus rétrogrades de la société.

Eduquons nos politiciens en refusant, nonobstant leur habituel   chantage au danger de l’extrémisme, d’avaliser ce mépris des citoyens.

En ne votant ni pour les gouvernants d’aujourd’hui, ni pour ceux d’hier, exprimons notre condamnation de leur politique aux ordres des tueurs, des pollueurs, des promoteurs.

Votons pour les sans voix, les loups exterminés, les sites naturels ravagés par leur cupidité, contre les firmes du poison agricole, contre le grand déménagement de la nature.

Optons pour une société de croissance purement qualitative et non spéculative, pour une écologie qui ne soit pas de pure déclamation comme celle des dirigeants discoureurs dont tous les actes démentent les vertueuses intentions.

Votons, en un temps de retour de l’obscurantisme, pour une politique ouverte sur l’intelligence et la générosité.

Rejetons leur société de dévastations et de prévarications.

Les deux partis complices confisquent le pouvoir contrôlent les médias, assomment l’opinion, censurent notre voix, veillent à maintenir une fausse alternance qui ne change rien.

Leurs manœuvres duplices, n’empêcheront pas cette vérité  :

Leur politique est contre nature. Elle est thanatophile et finira par détruire le vivant.

           Gérard CHAROLLOIS

CONVENTION VIE ET NATURE

MOUVEMENT D’ECOLOGIE ETHIQUE ET RADICALE