Communiqué : Contre le démantèlement du service public de l’énergie.

L’entreprise publique EDF gère les barrages hydroélectriques qui, implantés sur les fleuves et rivières de montagne, fournissent 13% de l’électricité Française.

Le Conseil supérieur de l’Energie, le 12 octobre dernier, sur injonction de la commission européenne, propose de « libéraliser » le secteur, en offrant aux entreprises privées la gestion de tous les barrages hydroélectriques du pays, en excluant l’opérateur public.

Une telle politique s’inscrit fidèlement dans le dogme de la privatisation forcenée, de la concurrence libre et non faussée, dpgùe cher aux doctrinaires du culte de l’argent.

Or, les salariés des entreprises privées pâtiront d’un statut dégradé par rapport à celui d’EDF, et, d’un point de vue écologique, la quête frénétique du profit animant toute entreprise privée aggravera les incidences désastreuses des barrages sur la faune aquatique, sur les débits d’étiage des cours d’eau.

Ce démantèlement de l’énergie hydraulique participe du totalitarisme régnant en Occident et avec acuité en Europe.

Il génère des régressions sociales et le saccage de la nature pour satisfaire les appétits des entreprises qui ne créent ni richesses, ni emplois, mais uniquement des profits et qui ne peignent en vert et en éthique leurs agissements que pour accroître leur gain et leur « pénétration sur le Marché ».

Je préconise une économie mixte, conciliant l’initiative individuelle et les garanties sociales et écologiques.

L’Etat, maître des secteurs sensibles dont celui de l’énergie, demeure le garant de l’intérêt général, le protecteur des parties lesp lus faibles.

Mais, pour qu’il y ait une autre politique, plus favorable à la nature et à l’humain, il faut une Europe inspirée par des forces politiques hermétiques aux lobbies de l’industrie et des affaires.

Le courant ne poussant pas dans cette direction, préparez-vous à bien des scandales (types VOLKSWAGEN, dans la stricte logique du profit maximum) et des   déboires.

Agissons contre le totalitarisme d’ici et maintenant.

Gérard CHAROLLOIS