Overdose d’opium du peuple

L’humanité devrait s’inquiéter des agressions qu’elle perpétue à l’encontre d’une nature qui existe et qui agonise parce que l’animal cupide, cruel et superstitieux que nous sommes l’oublie.
Malgré ses capacités cognitives remarquables, l’homme préfère des croyances imaginaires et farfelues à ce qui est.
Il combat, sacrifie, torture, massacre pour des mythes et ignore les soucis de la planète.
Au lieu de se préoccuper du climat, de la composition chimique de l’atmosphère, de la mort de la biodiversité, du malaise social, de la maltraitance animale, nos concitoyens se confrontent à des terroristes issus des brumes du Moyen-Âge, des esprits dérangés au point de tuer et de mourir pour une illusion.
Qui osera proclamer, par-delà les pusillanimités d’un temps qui fait fort dans la lâcheté, à la face de ce monde hideux, ce cri salutaire : « Ni dieu, ni maître » !
Les sectes ne deviennent un problème que lorsqu’elles veulent exterminer l’infidèle ou gouverner la vie des gens qui ne leur demandent rien.
Lorsqu’elles s’abstiennent de tuer et de régir les mœurs, elles se révèlent riches de petites fables burlesques et distrayantes.
Ne nous laissons pas dégrader, aspirer vers le bas par des débats déraisonnables et abandonnons les délirants à leurs billevesées qui ne méritent pas le moindre intérêt.
L’assassinat en relation avec une entreprise terroriste empoisonne la vie publique et menace la démocratie.
Les pouvoirs en place, les lobbies, la finance profitent, bien évidemment, de cette stupéfaction de l’opinion pour faire taire les alternatives à leur dévastation.
N’étant nullement frappés de paranoïa, nous ne donnerons pas dans les élucubrations complotistes qui veulent toujours, au mépris de la plus élémentaire vraisemblance, découvrir des manipulations grotesques derrière tout événement qui se suffit à lui-même.
Les islamistes n’ont aucun besoin de comités secrets occidentaux les téléguidant pour assouvir leur haine d’une société dans laquelle la femme est émancipée, le blasphème libéré, la libre pensée célébrée.
Depuis trente ans, des groupuscules de cette mouvance perpétuent des attentats.
Les gouvernants Occidentaux, que nous condamnons pour leur politique hostile à la nature, ne fomentent pas ces actes criminels.
Mais ils doivent se garder d’en faire des occasions de détournement de l’attention et de l’ardeur militante au sein des démocraties.
Les manifestations pour le climat, pour les loups sont prohibées au nom de la sécurité, mais les foires, marchés, spectacles tauromachiques et autres perdurent, car le dieu commerce exige la célébration de son culte quotidien.
Le silence imposé aux idées laisse percevoir, plus encore que d’ordinaire, le fracas des tiroirs-caisses d’une société mercantile à l’échelle de la planète.
Qu’il faille combattre, par les armes, le djihadisme qui ne connaît pas de limites dans l’horreur de ses crimes, ne souffre aucune hésitation.
Mais pourquoi, dans le cadre de l’état d’urgence mis en place contre l’islamisme, perquisitionner dans la ferme de jeunes agriculteurs bio, en DORDOGNE, bien que ceux-ci n’aient aucun lien culturel avec cette religion ?
Qu’y a-t-il de commun entre un agriculteur bio, opposant à l’aéroport VINCI, protecteur de la nature, et un fondamentaliste islamiste ?
Pourquoi, en vertu de l’état d’urgence, assigner à résidence 24 militants écologistes ?
Instrumentaliser les attentats, agiter les fumigènes de l’ordre, entretenir la peur, museler les contestataires pacifiques, c’est offrir la victoire aux djihadistes.
L’état d’urgence repose sur une nécessité de combattre des assassins.
L’utiliser pour harceler des militants écologistes déshonore les gouvernants.
Ces perquisitions chez des distributeurs de tracts contre l’aéroport VINCI constitue une violation des droits et libertés garantis par la Convention Européenne de sauvegarde des droits de l’homme et notamment son article 8 (protection du domicile et de la vie privée) et son article 10 (protection de la liberté d’expression).
Bien sûr, la France a émis des réserves suspendant partiellement l’application de cette Convention, du fait de la déclaration de l’état d’urgence, mais la cour européenne des droits de l’homme demeure compétente pour apprécier les faits au regard de la convention et desdites réserves légitimes tout autant que circonscrites aux nécessités de la prévention des attentats.
Or, après épuisement des voies de recours internes, cette cour pourrait bien sanctionner les « visites domiciliaires » chez des écologistes qui n’exercèrent jamais aucune violence, perquisitions et assignations à résidences ordonnées sous prétexte de prévenir le terrorisme djihadiste.
Je ne peux qu’inviter les militants victimes de ces perquisitions administratives à engager la responsabilité de l’Etat.
La liberté ne saurait souffrir d’agressions manifestement abusives.
Dans une « guerre », fut-elle asymétrique, il convient de déterminer l’ennemi et de ne pas instrumentaliser une violence ciblée pour troubler l’esprit public, entretenir une stratégie de la tension et attenter aux libertés essentielles de citoyens totalement étrangers au conflit.
La peur des attentats, parfaitement légitime, la volonté d’éliminer le péril, justifient des mesures militaires et policières appropriées. L’état d’urgence ne doit pas être un alibi pour des atteintes aux droits des personnes.
Attaqués par les djihadistes, les pays ont le devoir de riposter et de protéger leurs citoyens, mais cette protection n’exige pas la violation de l’état de droit.
A défaut, les obscurantistes, poignées d’illuminés perdus, gagnent leur guerre en nous faisant renier les principes démocratiques et régresser vers leur barbarie.
C’est au contraire en affirmant la liberté d’expression, en amplifiant la démocratie, en nous préoccupant de sauver le vivant et non de regarder vers un arrière-monde qui n’existe pas, que nous leur infligerons la plus sévère défaite.
Si une religion est l’opium du peuple, refusons de mourir d’une overdose, nous qui avons su nous dégager, au moins depuis deux siècles, des tyrannies théocratiques.
FEUERBACH et NIETZSCHE ne tuèrent pas dieu, car nul ne tuera jamais une chimère, mais agissons pour que cette chimère ne tue plus et que ses adorateurs n’étouffent pas l’intelligence en enfumant l’opinion de vapeurs délétères.
Abandonnons les gourous, les prophètes, les marabouts, les dieux grands ou petits, les démiurges, les sortilèges, à ceux qui en ont besoin et sauvons les loups et les abeilles, car eux existent !
La nature vaut mieux que le surnaturel et la vie douce que le martyr.

Gérard CHAROLLOIS
CONVENTION VIE ET NATURE

Les bavures de l’état d’urgence

Tout pouvoir corrompt et dérive en abus de pouvoir.

Le 24 novembre, un jeune couple de maraîchers bio de DORDOGNE, sans aucun lien avec l’islamisme fut-il le plus ténu et lointain, a subi une perquisition administrative ordonnée par la préfecture de DORDOGNE.
Une dizaine de gendarmes visitèrent leur domicile et fouillèrent leurs ordinateurs.
Puis, en l’absence d’une quelconque découverte d’armes, une question leur fut posée :
« N’avez-vous pas distribué des tracts contre l’aéroport de NOTRE DAME DES LANDES ? »
Les faits remontaient effectivement à quatre ans.
Proclamons à la face des apprentis dictateurs que TOUT citoyen responsable distribue quotidiennement, en esprit, des tracts contre l’aéroport VINCI, insulte fait à la lutte contre les gaz à effet de serre.
Il est scandaleusement indécent que des « décideurs » instrumentalisent la guerre légitime faite au djiadhisme pour attenter aux libertés publiques.
Enjoignons tous les citoyens et ceux en particulier en charge de la défense de l’état de droit et de la liberté de l’information, à la vigilance en présence des dérives autoritaires des serviteurs des intérêts des lobbies.
Nous, opposants à l’aéroport de  NOTRE DAME DES LANDES, ne serons pas intimidés par des gesticulations digne d’un état totalitaire.
La lutte contre l’islamisme liberticide et criminogène, oui.
Les atteintes aux libertés par les serviteurs des lobbies, non.

Gérard CHAROLLOIS
CONVENTION VIE ET NATURE

Marche pour le climat interdite et état d’urgence

Les partis et associations écologistes appellent à une mobilisation de l’opinion en faveur de la préservation du climat, dans le cadre de la COP21.
Je vous informais hier du projet de manifestation, à PERIGUEUX le samedi 28 novembre.
En raison de l’état d’urgence, la préfecture de la DORDOGNE interdit cette marche.
Prenons-en acte.
L’assassinat de 130 de nos concitoyens appelle un hommage à leur mémoire que traduit la suspension, durant plusieurs jours, des manifestations commerciales, festives, récréationnelles.
C’est une question de décence élémentaire.
Or, si les activités à caractère politique ont bien été interrompues durant ces jours de deuil national, il n’en fut pas autant des manifestations sportives et lucratives.
Par ailleurs, si des mesures de sécurité s’imposent pour tenter de prévenir la réitération d’actes terroristes, il convient également de ne pas susciter dans la population des peurs excessives et d’aucune utilité préventive.
La décence appelle la mesure.
Les détenteurs des pouvoirs, les lobbies, les exploiteurs prévaricateurs deviennent indécents lorsqu’ils instrumentalisent la guerre en cours pour créer un « réflexe légitimiste » dans l’opinion et font taire les contestations de leur politique désastreuse.
Le deuil national n’a pas éveillé, chez les députés de droite et de la fausse gauche, un minimum de décence lorsqu’ils adoptèrent, hier, une loi favorable aux marchands d’alcool, première drogue nationale qui tue près de soixante mille personnes par an en ce pays.
En fait la décence et la sécurité sont à géométrie variable :
Silence pour les opposants à NOTRE DAME DES LANDES, au nom de la lutte contre le terrorisme religieux islamique, mais surtout que les affaires continuent, y compris avec les pays féodaux et moyenâgeux qui financent l’intégrisme musulman, les réseaux proches d’AL KAÏDA, mais qui achètent du matériel militaire aux Occidentaux.
La guerre contre le terrorisme est une urgence dont nous ne saurions disconvenir.
Mais la lutte contre les lobbies qui altèrent le climat en artificialisant l’espace naturel est aussi une urgence.
Ne l’oubliez pas les 6 et 13 décembre prochains et, faute de marcher, votez pour le climat, pour le vivant !

Gérard CHAROLLOIS
CONVENTION VIE ET NATURE

Pour un nouveau contrat social par Gérard Charollois

La contemplation des débats, des querelles, des compétitions politiques, trop souvent bien au-dessous des enjeux, navre.
Les défis méritent mieux que ce concours des impuissances à penser les ruptures.
Dévoyés par l’esprit de cupidité et d’arrivisme individuel du temps, trop de prétendants aux fonctions électives ne sont mus que par la volonté d’occuper de leurs vaines présences les fauteuils de la république, sans autre ambition que d’acquérir des titres et prébendes.
Or, il y a urgence à opérer un changement de cap équivalent à celui survenu, d’abord dans les esprits puis dans les faits sociaux, au siècle des Lumières, changements politiques préparés par les pensées des HOBBES, ROUSSEAU, MONTESQUIEU, DIDEROT et VOLTAIRE.
La rupture, permise par les idées de ces hommes audacieux, apporta la démocratie, les droits de l’homme, le progrès des sciences et des techniques, le respect de la liberté individuelle de pensée et de mode de vie, l’abolition de la question, de l’absolutisme monarchique, de la théocratie, de l’esclavage, de la peine de mort.
Les fondamentalismes religieux combattent ces indéniables acquis que trop de clercs occidentaux, par relativisme complexé, n’osent plus défendre, comme si tout se valait : l’émancipation de la femme et la lapidation de la femme adultère, la liberté des mœurs et la mise à mort des homosexuels, le droit d’exprimer une pensée et le supplice du fouet pour les blasphémateurs, la quête d’une vérité dans le déchiffrage du grand livre du monde et la soumission à un dogme révélé.
Rejetons ce relativisme béat qu’un simple examen des faits disqualifie.
Assumons des valeurs universelles qui font triompher les droits de l’individu et la raison.
Pour nos amis lecteurs qui douteraient des avancées découlant des écrits, puis des Révolutions, du siècle des Lumières, l’étude de l’Histoire suffit à éviter d’éprouver l’envie de la revivre.
A celui qui me demanderait ce qu’est le progrès, je répondrais par une boutade édifiante : aller chez le dentiste et souffrir moins que nos ancêtres !
Observons que si les progrès dans la civilisation améliorent opportunément nos conditions de vie, chez nos contemporains grandissent les inquiétudes, les insatisfactions, la conscience d’une attente anxieuse d’un avenir gros de périls, des doutes sur cette notion : le progrès.
Hier, les hommes de mieux rêvaient de « changer le monde ».
Aujourd’hui, notre souci premier est de le sauver.
Bien sûr, notre époque n’a pas inventé la peur de l’avenir et l’humain a toujours craint que le ciel lui tombe sur la tête.
A la différence du philosophe Hans JONAS, je n’adhère pas aux vertus de la peur.
Effrayer les populations en décrivant des calamités potentielles revient à infantiliser les foules.
Les apprentis dictateurs, les grands leaders inspirés, les guides suprêmes recoururent toujours à la peur pour captiver les peuples.
D’aucuns me rétorqueraient, peut-être à juste titre, que les foules sont infantiles et que la peur rassemblera toujours les troupeaux.
Je préfère m’adresser à l’intelligence et tenter d’appréhender les menaces par la raison.
Quelles sont les menaces contemporaines ?
Quelle est l’issue de secours ?
L’humain cancérise la terre et fait reculer le vivant.
Sa conception du rapport aux autres espèces fait fi des données de la science qui révèle (ce qu’ignoraient les anciens) l’unité profonde du vivant, le caractère sensible de l’animal, la fragilité de la nature, les limites de la planète, l’omnipotence de notre emprise technique.
Ces faits appellent, dans l’ordre politique, une rupture nouvelle aussi radicale que celle des Lumières, non pas contre les Lumières, mais en dépassement de leurs acquis.
Pour l’humain du 18ème siècle, il fallait dominer la nature.
Maintenant, nous devons célébrer la vie.
Le nouveau contrat social doit inclure une éthique de la vulnérabilité, la considération de l’animal en sa qualité d’être sensible, l’admission d’un droit imprescriptible de toute espèce à vivre, l’affirmation claire d’un universalisme des droits en opposition aux particularismes, masques des lâchetés face aux atteintes criminelles aux droits fondamentaux de l’homme et plus souvent de la femme.
Si l’écologie politique n’intègre pas ce nouveau contrat social, elle n’est rien qu’une occasion de petites carrières politiciennes dérisoires.
Toute rupture rencontre des résistances.
Le 18ème siècle eut ses réactionnaires.
Nous avons, en Occident, les tenants du « tina », monstruosité conceptuelle.
Oui, même après les totalitarismes criminels, il se trouve des personnages pour oser déclarer « There is not alternative », (formule prêtée à Mme THATCHER), mais que tiennent tous les adorateurs du Marché et de ses lois, de sa main invisible et de son temple, l’entreprise.
En fait, ces personnages qui refusent une alternative à leur système se révèlent être de nouveaux totalitaires grimés en « libéraux ».
Leur but est de perpétuer le pillage, le saccage, l’exploitation de la nature, des animaux et des hommes.
Leur système généra des progrès indéniables, mais s’est épuisé en atteignant ses limites et nécessite une nouvelle conquête, un élargissement du cercle du droit, incluant la nature.
Outre cette réaction des milieux d’affaires, l’esprit d’émancipation et de célébration de la vie se heurte au rejet violent des tenants des billevesées monothéistes.
Lorsque les « croyances » prétendent non pas consoler l’individu, mais régenter la société, exterminer l’impie, extirper les pensées et mœurs contraires aux injonctions d’un dieu, il y a péril pour l’hominisation en cours et aspiration vers une régression obscurantiste.
Il y a, présentement, un choc des civilisations et le fait de nier le mal ne suffit pas à le conjurer.
Certes, le 20 août 1914, en cette seule journée, 22.000 jeunes Français perdaient la vie sur les champs de bataille.
Nous n’en sommes plus à ces hécatombes de masse, mais chaque mort individuelle est une fin du monde.
Donner la mort en dehors d’une légitime défense, sans nécessité absolue de prévenir le meurtre, à un autre humain ou à un animal avilit.
Le contrat social de ROUSSEAU reposait sur une adhésion présumée des parties contractantes.
Or, objection nullement décisive, l’animal et la nature ne peuvent pas contracter, faute de pouvoir consentir.
Cela n’interdit nullement de les inclure dans le nouveau pacte social.
L’enfant en bas âge, le vieillard sénile, le débile profond ne contractent pas. La société leur reconnaît, fort heureusement, des droits et une protection.
Ouvrons le cercle du contrat aux animaux et à la nature.
La loi, l’Etat, la force publique doivent garantir les droits des vulnérables parce qu’il se trouvera toujours un pervers, un affairiste cupide, un fanatique délirant pour ôter la vie, violer la sensibilité et les biotopes, comme ils se trouvent des délinquants pour voler, violer, escroquer, assassiner.
Le nouveau contrat social ne peut pas attendre l’unanimité dès lors qu’il y aura toujours, dans une société, des agresseurs et des malfaiteurs pour nier les droits d’autrui.
Si l’humain n’accédait pas à ce plus haut degré de civilisation, sa maîtrise déboucherait, à terme, sur la mort de la biocénose, c’est-à-dire du vivant.
Vaste défi que ce combat de la pulsion de vie contre la pulsion de mort !

Gérard Charollois

Report de manifestations :

Hier, nous diffusions un communiqué inter-associatif vous informant de la tenue d’une manifestation en faveur du loup, le 12 décembre, à LYON.
À la suite des assassinats perpétrés par des islamistes à PARIS, le 13 novembre, nos amis de la LIGUE DE PROTECTION DES OISEAUX sollicitèrent un report de cette date.
Nous vous tiendrons informés des décisions que la communauté protectionniste de la nature aura adoptées, quant à la date et au lieu de cette manifestation reportée.
Par ailleurs, nous constatons que les marches pour le climat, antérieurement prévues les 28 et 29 novembre, à PARIS, en soutien à la cop21 sont interdites par le gouvernement pour des raisons de sécurité.
Les faits sanglants, leurs conséquences délétères sur l’opinion publique détournée des enjeux d’avenir, les débats moyenâgeux autour de religions anachroniques, exigent une forte réponse éthique, culturelle, idéologique pour que la pulsion de vie l’emporte sur la pulsion de mort, pour que le souci de ce monde prévale sur les sornettes d’un arrière-monde illusoire.
L’erreur des gouvernants est de penser que l’obscurantisme ne se combat que par des bombes, parfois nécessaires, mais toujours insuffisantes.
La victoire du vivant passe par la grande querelle assumée des idées.
Faisons de l’émancipation de la femme, de la liberté des mœurs, du respect de l’animal, principes bafoués par les fondamentalismes religieux, des valeurs non négociables.
Faute d’assumer ces valeurs, par pusillanimité devant les arriérations, nous laissons des communautés humaines sombrer dans les délires paranoïaques de la religion et nous sommes condamnés à faire la guerre à des fanatiques que nous n’avons pas su libérer de leurs billevesées.
Et voilà pourquoi la sauvegarde de la biodiversité et du climat font silence lorsque le fracas des armes couvrent nos voix.
Seuls les matchs de foot et la chasse perdurent dans cette faillite du cœur et de la raison !

Gérard CHAROLLOIS
CONVENTION VIE ET NATURE

Rassemblement pour la défense du loup, le 12 décembre prochain

La CONVENTION VIE ET NATURE soutient et participe au rassemblement pour la défense du loup, le 12 décembre prochain, à LYON.
A l’heure où des hommes mus par la pulsion de mort mettent la guerre à l’ordre du jour, nous devons célébrer la vie, le respect des individus, par-delà les espèces, défendre la nature, relever les défis du temps et non poursuivre des affrontements préhistoriques, aimer ce qui est et non adorer des mythes criminogènes.
Ne nous laissons pas avilir par des barbaries, des idéologies qui tuent parce qu’elles s’acheminent vers leurs propres extinctions.
La défense du loup, des insectes pollinisateurs, des sites naturels, de l’équilibre des flux planétaires mérite LA MOBILISATION DES GENS DE MIEUX..

Gérard CHAROLLOIS
CONVENTION VIE ET NATURE

—— communiqué INTER-ASSOCIATIF

Grande mobilisation inter-associative contre la chasse aux loups
Lyon, 12 décembre 2015
Pour la première fois, la population de loups en France a baissé en 2015. Mais, cédant aux pressions des lobbies agricoles et de la chasse, les pouvoirs publics ont augmenté le plafond de loups pouvant être abattus de 50 % (24 loups en 2014-2015 contre 36 loups en 2015-2016).
Ce plafond est devenu le quota à atteindre absolument pour l’Etat français qui a déployé les grands moyens :
– Autorisation de tirer le loup par les chasseurs lors de leurs parties de chasse au grand gibier
– Arrêtés préfectoraux autorisant l’ensemble des chasseurs d’un département à abattre des loups
– Carabines à vision nocturne
– Caméras thermiques
– Tirs de défense dans le parc national des Cévennes
– Tirs de nuit aux phares, pratique interdite pour les espèces gibier. Rappelons que le loup est une espèce protégée aux niveaux français et européen !
25 loups ont déjà été décomptés du plafond.
Les tirs de loups, qui ne doivent être que la solution de dernier recours, sont devenus la priorité au lieu d’étendre la protection des troupeaux ; pourtant ces tirs déstructurent les meutes ce qui augmente les dégâts aux troupeaux !
Le retour du loup est une chance pour tous les pays qui l’accueillent à nouveau. Il est l’allié incontournable des forestiers (deuxième activité économique en zone de montagne) qui trouvent là un moyen de diminuer les dégâts des cerfs, chevreuils ou chamois. C’est également un atout pour le tourisme (première activité économique en zone de montagne) en développant un écotourisme permettant aux professionnels installés sur place de travailler toute l’année. Le tourisme axé sur le loup en Espagne et en Italie a déjà fait ses preuves.
Mais en France, le loup, comme toutes les activités que sa présence pourrait dynamiser, est « géré » sous pression politique au nom de la soi-disant protection du pastoralisme ovin. La présence du loup, contrairement à ce que l’on peut voir dans tous les autres pays, serait incompatible avec cette activité ! Ils sont pourtant bien plus nombreux en Italie (1000 à 1500) ou en Espagne (2500).
Alors que le gouvernement français dit vouloir se montrer exemplaire pour la COP 21, il sacrifie la biodiversité pour satisfaire les pressions des syndicats agricoles et des chasseurs. Après les bouquetins du massif du Bargy (74), les pinsons des Landes et les oies de février, le loup paie le lourd tribut des calculs électoralistes. Rappelons par ailleurs les exactions d’éleveurs qui sont de plus en plus nombreuses et violentes : séquestrations, saccages, intimidations etc. Des actes illégaux que les pouvoirs publics laissent faire, encourageant ainsi ces violences.
Le loup reste en France une espèce vulnérable, aux effectifs en baisse (estimation moyenne de 282 loups début 2015 contre 301 début 2014). Plus de la moitié de l’aire de répartition de l’espèce présente des densités faibles voire seulement des individus isolés. Un seul noyau de population reproducteur est présent en France (Alpes) et ce n’est pas normal, plus de 20 ans après le retour de l’espèce.
Tant que l’existence de plusieurs noyaux de reproduction n’est pas atteint, nous pouvons considérer que l’état de conservation du loup n’est pas favorable et que l’augmentation des autorisations de tirs n’est pas conforme aux réglementations européennes.
Pour dénoncer cet état de fait, une vingtaine d’associations de protection de la nature manifesteront samedi 12 décembre, Place Bellecour à Lyon, et se rendront à la préfecture de région où le dossier loup est administrativement géré pour l’ensemble du pays.
Seront également présents Paul Watson, fondateur de Sea Shepherd, Allain Bougrain-Dubourg, président de la LPO France, Yves Paccalet, philosophe et vice-président de Ferus et Fabrice Nicolino, journaliste à Charlie Hebdo et grand défenseur du loup.
Les associations participantes :
Action Nature, Alepe, Alliance avec les loups, Animal Cross, Aspas, Aves France, CAP Loup (collectif), Collectif du 21 septembre, Convention Vie et Nature, CRAC Europe, Dignité Animale, FERUS, FNE, FRAPNA, GML, LPO, 1000 traces, One Voice, Peuple Loup, Point info loup/lynx, Sauvons nos loups alpins, Sea Shepherd.
Contacts presse :
– Jean-David Abel (FNE) : 06 72 04 23 30
– Muriel Arnal (One Voice) : 06 79 83 16 61
– Pierre Athanaze (Action Nature) : 06 08 18 54 55
– Patrick Boffy (FERUS / Cap Loup) : 06 29 90 07 07

Une guerre de l’obscurantisme

Comment taire notre émotion, notre juste colère, notre nausée face aux assassinats perpétrés, ici et maintenant, comme dans d’autres sites, par des islamistes fanatisés.
Cette idéologie tua, le 7 janvier dernier, nos amis de CHARLIE-HEBDO.
En Syrie, en Tunisie, en Égypte, en Somalie, au Mali, les mêmes barbares violent, réduisent en esclavage sexuel, posent des bombes, égorgent, décapitent et même brûlent vifs des personnes qui ne leur firent pas le moindre mal.
Cette guerre asymétrique, aux allures de Moyen-âge, va durer.
D’autres meurtres ensanglanteront nos pays.
Par-delà cette émotion légitime, il y a lieu de s’interroger sur le sens de ce terrorisme au nom d’un dieu.
Assiste-t-on à un retour de l’obscurantisme religieux, avec ses guerres de religions ?
Il faut constater une montée de l’intégrisme islamique avec des attitudes ostentatoires, une volonté de réanimer les traditions, de se cramponner à des identités communautaires, terreau favorable au djihadisme.
D’autres religions, en Inde et à Jérusalem notamment, connaissent de telles poussées de fanatismes, de replis sur des rites sombres et grotesques.
Ce qui caractérise tous ces intégrismes obscurantistes est le refus de la science, de la démocratie, de la libération de la femme, de la prise en considération de la sensibilité animale.
En fait, ces intégristes aspirent à revenir 1500 ans en arrière.
Ils conchient la raison, la liberté, la vie et célèbrent la pulsion de mort.
Mais loin de marquer un « renouveau du fait religieux », ces crimes représentent les convulsions de sociétés théocratiques à l’agonie.
Ils tuent parce que leur idéologie se meurt, parce que les valeurs, les préceptes établis dans les caravanes du désert il y a plus de mille ans se dissipent devant les Lumières.
A terme, tous ces intégristes obscurs perdront la guerre.
L’émancipation de la femme, la liberté de mode de vie et de pensée, l’élargissement du cercle de l’empathie à tous les êtres vulnérables l’emporteront, mais pour l’heure, il convient d’adopter concrètement des mesures politiques afin de prévenir les assassinats.
Les dirigeants, les services en charge de la sécurité publique, font un travail remarquable permettant de faire échec, neuf fois sur dix, aux attaques djihadistes.
On peut encore faire mieux.
Laissons partir en Syrie, ceux qui veulent y mourir en martyrs, car le problème n’est point leur départ mais leur retour éventuel.
Admettons que la démocratie ne pourra fleurir au Proche-Orient que lorsque culturellement, la religion sera extirpée du champ politique et sera ramenée au rôle qu’elle joue en Occident, à savoir une consolation purement individuelle, pour ceux qui en ont besoin.
Aussi longtemps que le religieux dominera ces sociétés, celles-ci sécréteront des terroristes et souffriront d’atroces guerres équivalentes à celles que connut l’Europe au 16ème siècle.
Ce matin, je pense aussi à nos regrettés amis CABU, Bernard MARIS et tous les autres.
Ils sont morts prématurément parce que quelques demeurés préfèrent un arrière-monde mythologique à la vie.
Aujourd’hui, nous devions manifester, à GUERET, contre l’élevage concentrationnaire.
Les ténèbres en ont décidé autrement.
Humanité : quand sortiras-tu de ta préhistoire ?

Gérard CHAROLLOIS
CONVENTION VIE ET NATURE

Braconnage dans les LANDES

La CONVENTION VIE ET NATURE exprime son soutien, sa solidarité, sa gratitude à Allain BOUGRAIN-DUBOURG, président de la Ligue pour la Protection des Oiseaux venu ce 9 novembre, dans le département des LANDES, pour constater et faire verbaliser le braconnage des petits oiseaux.
Il a été agressé par des voyous de la chasse, au comportement toujours violent.
Dans ce département, affecté par la barbarie tauromachique, quelques centaines de chasseurs particulièrement obscurantistes perdurent à piéger, en août et septembre les ortolans, en novembre les pinsons, à l’’aide de pièges-cages dénommées « matoles ».
Ils consomment ces petits passereaux, nonobstant le droit de l’Union Européenne et la loi Française qui les protègent et font de leur destruction un délit correctionnel.
D’’un point de vue écologique, il est invraisemblable, à l’heure de la prise de conscience de la mort de la biodiversité, de perpétrer de telles pratiques cruelles et arriérées.
Entre 150.000 et 300.000 pinsons seraient victimes de ces chasseurs que soutiennent des politiciens locaux.
D’’un point de vue éthique, il est navrant de mesurer le mépris dans lequel certains humains tiennent l’ animal.
D’ un point de vue politique, il est honteux, pour ce pays, de posséder des élus assez viles, dégradés, irresponsables pour inciter au braconnage d’’espèces en voie de disparition.
En Provence, d’autres braconniers utilisent des gluaux pour tuer les petits oiseaux.
En LOZERE, une centaine d’individus emploient des pièges constitués par des pierres plates disposées en équilibre sur des baies pour écraser les passereaux.
Les politiciens sont complices de ces personnages qui insultent la raison et la sensibilité.
Ceux qui justifient ces pratiques du seul fait qu’elles conservent des adeptes pourraient tout aussi bien justifier le vol, le viol, l’escroquerie, la pédophilie, puisqu’ils ont davantage d’’adeptes que le massacre des petits oiseaux, adeptes tout autant antipathiques.
N’ attendons pas que le dernier arriéré tue le dernier oiseau pour instaurer une véritable politique de protection de la nature.

Gérard CHAROLLOIS
CONVENTION VIE ET NATURE

Soutenons la LPO : https://www.lpo.fr/actualites/operation-pinsons-2015

Appel pour une mobilisation contre les « grands projets » nocifs

J’appelle les partis politiques écologistes, les associations de préservation de la nature, les Résistants à l’emprise du Marché et des affairistes, à manifester les 28 novembre (en régions) et 29 novembre (à PARIS) contre l’imposture d’une politique qui se drape de vertu en invitant le monde à PARIS à agir pour le climat et qui mène, concrètement, une politique contraire aux objectifs affichés.
Le pouvoir souhaite que l’opinion publique se mobilise pour que son grand spectacle planétaire soit un succès de théâtre.
Dans le même temps, insultant l’intérêt général, disqualifiant la parole publique, servile envers les oligarques, le même pouvoir politique relance le projet d’aéroport de NOTRE DAME DES LANDES, soutient les parcs de loisirs, finance le réseau autoroutier, abandonne l’écotaxe, sacrifie la biodiversité.
Il faut, effet d’annonce, limiter le réchauffement climatique à 2°, convaincre la Chine et les USA, obtenir la signature de la Russie et de tous les autres pour la gloire de notre diplomatie.
Par ses actes, le gouvernement Français va à l’encontre de la lutte contre l’émission des gaz à effets de serre.
Il n’y a d’ailleurs pas que l’emblématique, caricatural et provocateur projet de NOTRE DAME DES LANDES pour illustrer l’indécence de ces politiciens qui renient constamment leurs engagements, dès lors que sont en jeu les petits intérêts des maîtres du béton, des parkings et des chaînes de télévisions.
Les hommes du pouvoir veulent des lignes à très grande vitesse dans le Sud-Ouest, des centerparks en zones forestières, des barrages à SIVENS et ailleurs, cédant aux appétits des firmes en embuscade derrière tous ces projets.
L’absence de changement effectif, en 2012, révèle les collusions et connivences qui gangrènent l’Etat.
Ne soyons plus dupes.
Faisons des 28 et 29 novembre des journées de dénonciation de ces grands projets néfastes pour le bien public, lucratifs pour les oligarques.
Ne cédons pas à une fausse écologie bêlante qui se paie de mots et laisse le grand massacre de la nature s’opérer dans une lâche hypocrisie.
Exigeons que les actes soient conformes aux proclamations.
François HOLLANDE, élu en 2012 avec beaucoup de voix écologistes, a fort peu de chance d’obtenir un second mandat.
Il a choisi d’insulter ceux qui l’ont élu, notamment en s’agenouillant devant les chasseurs, et en faisant couler le sang des bouquetins et des loups.
L’exercice de la politique ne rend pas nécessairement intelligent et on voit ainsi nombre d’élus trahir les aspirations et convictions de leurs soutiens.
Bien sûr, l’échec inévitable des pseudo-socialistes, victimes de leurs reniements comme le furent leurs homologues Européens, signifiera en 2017 le maintien au pouvoir des adorateurs du Marché, des valets des oligarques de la finance, cette droite de la lutte des classes à rebours, d’une droite tellement ringarde qu’elle absorbe le parti chasse, pêche et traditions dont les candidats figurent sur ses listes régionales.
Ce désastre annonce bien des régressions sociales et écologiques, bien des souffrances pour les citoyens et pour la nature, mais les faits sont ce qu’ils sont.
Pour nous, l’essentiel est de refuser notre soutien à ceux qui détruisent la nature, torturent l’animal, exploitent l’humain et tout cela aux noms des traditions débiles et du profit d’une poignée de prévaricateurs.
Dénonçons la duplicité de ces politiques qui recherchent des succès diplomatiques et agissent à l’encontre des objectifs de tribune.
Le gouvernement Français ment lorsqu’il organise la conférence des parties en faveur du climat tout en perdurant à bétonner des espaces naturels.
Ne soyons pas complices de cette imposture et ne cédons pas au chantage du pire.
Rien n’empêchait les gouvernants actuels de faire une autre politique, d’abolir la corrida, d’engager un programme effectif de sauvegarde de la biodiversité.
Constatons que l’actuelle ministre de l’écologie tourne le dos à ces avancées et choisit le camp des arriérations et du lucre.
Ces personnages devront assumer et disparaître de la vie politique pour faire place, après l’impasse prévisible de la politique conservatrice, à des femmes et hommes de mieux.
« extrémistes », éructent les ennemis de la terre et les timorés !
Comme si défendre la vie, prôner la compassion, choisir la nature, étaient des marques « d’extrémisme ».
En revanche, devenir ministre pour ne rien faire déshonore.
Nous assumons sereinement, calmement, résolument une éthique, non pas en « intégristes », mais en militants intègres, au service d’une cause et non en utilisateur d’une cause pour conquérir les apparences du pouvoir.
Les 28 et 29 novembre, manifestons pour défendre le climat, la biodiversité et la vérité des faits.

Gérard CHAROLLOIS
CONVENTION VIE ET NATURE

Communiqué : Contre le démantèlement du service public de l’énergie.

L’entreprise publique EDF gère les barrages hydroélectriques qui, implantés sur les fleuves et rivières de montagne, fournissent 13% de l’électricité Française.

Le Conseil supérieur de l’Energie, le 12 octobre dernier, sur injonction de la commission européenne, propose de « libéraliser » le secteur, en offrant aux entreprises privées la gestion de tous les barrages hydroélectriques du pays, en excluant l’opérateur public.

Une telle politique s’inscrit fidèlement dans le dogme de la privatisation forcenée, de la concurrence libre et non faussée, dpgùe cher aux doctrinaires du culte de l’argent.

Or, les salariés des entreprises privées pâtiront d’un statut dégradé par rapport à celui d’EDF, et, d’un point de vue écologique, la quête frénétique du profit animant toute entreprise privée aggravera les incidences désastreuses des barrages sur la faune aquatique, sur les débits d’étiage des cours d’eau.

Ce démantèlement de l’énergie hydraulique participe du totalitarisme régnant en Occident et avec acuité en Europe.

Il génère des régressions sociales et le saccage de la nature pour satisfaire les appétits des entreprises qui ne créent ni richesses, ni emplois, mais uniquement des profits et qui ne peignent en vert et en éthique leurs agissements que pour accroître leur gain et leur « pénétration sur le Marché ».

Je préconise une économie mixte, conciliant l’initiative individuelle et les garanties sociales et écologiques.

L’Etat, maître des secteurs sensibles dont celui de l’énergie, demeure le garant de l’intérêt général, le protecteur des parties lesp lus faibles.

Mais, pour qu’il y ait une autre politique, plus favorable à la nature et à l’humain, il faut une Europe inspirée par des forces politiques hermétiques aux lobbies de l’industrie et des affaires.

Le courant ne poussant pas dans cette direction, préparez-vous à bien des scandales (types VOLKSWAGEN, dans la stricte logique du profit maximum) et des   déboires.

Agissons contre le totalitarisme d’ici et maintenant.

Gérard CHAROLLOIS