A propos du travail

« Contre le chômage, on a tout essayé », énonçait, à la fin de sa vie, le président François Mitterrand.
L’actuel titulaire de la fonction présidentielle conditionnait, au début de son quinquennat, sa candidature en 2017, à « l’inversion de la courbe du chômage ».
Des commentateurs naïfs comparent les taux de chômage des pays, stigmatisant, avec une gourmandise masochiste, la France et « ses droits sociaux acquis » et la libre jungle anglo-saxonne, paradis de la finance, de l’entreprise privée.
Ces commentateurs dogmatiques ignorent les taux comparés de « travailleurs pauvres ».
Vaut-il mieux un chômeur indemnisé ou un travailleur titulaire d’un contrat à zéro heure ?
Pour les conservateurs, tout se passe comme si le travail était par lui-même une valeur, une nécessité, un passage obligé pour la dignité humaine.
Or, où est l’édification de l’homme, son épanouissement, lorsqu’il s’abime dans certaines activités professionnelles consistant, par exemple, à maltraiter l’animal, à détruire la nature, à polluer la terre.
Oui, il advient que le travail soit une source d’élévation, une opportunité de servir le bien public, en sus d’être un moyen de gagner sa vie sans l’altérer.
Ce n’est cependant pas toujours le cas et je n’aurai pas la méchanceté d’énoncer des tâches rémunérées que ma conscience m’aurait interdit d’exercer.
Les politiciens fossilisés mentent aux peuples en leur promettant des « emplois grâce à la croissance ».
Il faut comprendre qu’après deux siècles d’avancées technologiques augmentant la productivité du travail, quarante ans de dématérialisation, la création d’un village planétaire, la concentration agricole et industrielle, nous avons changé de monde.
« Travailler plus pour gagner plus » relève d’une absurdité doublée d’une imposture.
Il y a de moins en moins de « besoins de travail » et particulièrement dans le secteur productiviste et marchand.
Dans la première moitié du 20ème siècle, des observateurs remarquaient déjà que là où il fallait cent hommes, en agriculture, travaillant pendant cent heures, la mécanisation réduisait à une unité et une heure de travail l’exécution de la même tâche.
Avec la révolution informatique et numérique, la dématérialisation, ce processus atteint une dimension bien supérieure.
Or, les hommes politiques manquent de lucidité ou de courage pour remettre en cause leurs dogmes et faire œuvre pédagogique.
Il est bien loin le temps où les populations, enfants compris, travaillaient 17 heures par jour, ramenés à 10 heures par jour par l’éphémère conseil de la Commune de PARIS en 1871, six jours sur sept, pour des salaires de misère.
L’histoire du travail est celle de sa réduction progressive.
Et si de cette fatalité, on faisait une opportunité.
Comment ?
En inversant les dogmes inadaptés aux conditions du temps.
Ces dogmes imposent que l’humain serve l’économie, accepte des sacrifices, de la flexibilité, devienne esclave du profit de ses exploiteurs.
Mettons l’économie au service de l’humain et de la nature.
Je préconise, concrètement et pour s’en tenir à la notion travail :
Un partage, avec semaine de quatre jours, soit 32 heures de travail ;
La création d’emplois publics dans la santé, l’éducation, la protection de la nature, la sécurité publique, les services sociaux ;
La suppression de la retraite couperet pour que chacun puisse choisir sa vie ;
Le financement des services publics, donc de l’Etat, par la banque centrale, la monnaie devant servir l’intérêt général et non le secteur bancaire .
Pour abuser les citoyens, les tenants du Marché nient la raréfaction du travail mais soutiennent l’imposture suivante :
« Le salariat qui représente encore 90% des emplois va disparaître et sera remplacé par l’auto-entreprise ».
Or, les auto-entrepreneurs existent déjà et, pour trop d’entre eux, se révèlent être des travailleurs pauvres affublés d’un masque d’oligarque.
Notre époque est décidément celle des « éléments de langage », des mots menteurs, d’une habile manipulation mentale permettant au système de perdurer malgré sa nocivité pour la nature et pour l’humain.
Le « libéralisme économique » crée des pollutions, des destructions de sites, du chômage.
Il suffit de peindre en vert le développement « durable », d’exploiter au nom des énergies renouvelables, de transformer les chômeurs et les indigents en auto-entrepreneurs.
L’astuce grossière, soutenue par les médias, propriétés des oligarques, ne peut que marcher.
Le citoyen applaudira à l’annonce d’une économie verte et le travailleur pauvre grimé en « entrepreneur » votera pour les amis de messieurs BOLLORÉ, BOUYGUES et DASSAULT.
Bien sûr, le système ne durera pas mille ans, mais bien assez longtemps pour faire des affaires, provoquer la sixième grande disparition d’espèces et créer un malaise dans la société.

Gérard CHAROLLOIS
CONVENTION VIE ET NATURE

Rémi FRAISSE et les nervis fascisants de l’agro-pollution

Le 25 octobre 2014, Rémi FRAISSE, jeune botaniste qui préférait les fleurs aux poisons de la maïssiculture, était tué à SIVENS par l’explosion d’une grenade, dans le dos, lancée par un gendarme.
Le serviteur de l’ordre n’a pas commis un assassinat, car son geste meurtrier n’était ni prémédité, ni même sans doute destiné à tuer.
Il a provoqué la mort, sans intention de la donner, par coups volontaires.
Bien sûr, nul ne répondra de cette mort.
Imaginons, un instant, une inversion des rôles.
Un militant écologiste qui aurait, par le jet d’un quelconque projectile, occasionné accidentellement le décès d’un tiers, membre des forces de l’ordre ou d’un commando agro-pollueur porteur de barres de fer, connaîtrait, n’en doutons pas, les foudres de la justice.
Plaisante justice qu’une idéologie borne.
Devant le cadavre du botaniste, le gouvernement, les conseillers départementaux, les autorités publiques détournent la tête.
Ils n’ont rien vus et les collusions financières entre décideurs et promoteurs perdurent.
La plus élémentaire dignité exigeait que l’Etat et les collectivités locales classent en réserve naturelle le site de SIVENS.
Mais ces personnages sont dépourvus de conscience, de dignité, de respect d’eux-mêmes.
Que valent, pour eux, la vie d’un homme, la nature, la biodiversité ?
Leur mépris n’atteint qu’eux-mêmes.
Les amis de Rémi FRAISSE souhaitaient organiser une marche, bien évidemment pacifique, sur les lieux du meurtre, le 25 octobre.
Les nervis fascisants des agro-pollueurs envisageaient de perturber cet hommage.
Les autorités interdisent la marche à SIVENS, ne la réservant qu’aux membres de la famille proche de la victime, avec encadrement policier.
Voilà qui rappelle singulièrement les contraintes de certaines autorités militaires du Proche-orient, à l’encontre des familles de « terroristes ».
Dans les médias sous contrôle, la mort de Rémi FRAISSE suscite moins de « communications outragées » que la chemise blanche d’un dirigeant d’entreprise déchirée par des salariés en colère.
C’est ce qu’ils appellent une démocratie, la liberté d’informer, un état de droit.
Ce n’est qu’une société malade de ses lobbies, de ses féodalités, de ses mafias qui griment en « projets d’utilité publique » des captations d’argent.
Or, à SIVENS, l’argent du barrage est désormais taché de sang.

Gérard CHAROLLOIS
CONVENTION VIE ET NATURE

Mort de l’Etat de droit

Si la Déclaration Universelle des Droits de l’homme, proclamée le 26 août 1789, intégrée au préambule de la constitution de la république, proclame que les hommes sont libres et égaux en droit, il faut bien reconnaître que la lâcheté des gouvernants les amène à bafouer constamment ce principe d’éthique démocratique.
Selon que vous serez organisés en lobbies mafieux et violents ou que vous serez vulnérables et inoffensifs, vous pourrez allègrement exercer des violences, commettre des exactions, agresser les personnes, dégrader les biens, sans rien avoir à redouter des foudres de la loi, ou inversement, être harcelés, interpelés, inquiétés sous les prétextes les plus farfelus.
Ainsi, à titre de simples illustrations, les agriculteurs ont pu brûler des édifices publics à MORLAY, organiser des manifestations avec déversements de fumiers et plumes dans les rues, souiller des préfectures, violenter des « zadistes » à SIVENS, en totale impunité.
Des éleveurs chasseurs de Haute Savoie, ennemis des bouquetins du BARGY, purent séquestrer des agents du parc national, sans être le moins du monde empêchés et verbalisés.
En revanche, sept militants parfaitement pacifiques qui observaient les massacres desdits bouquetins ont été interpelés.
Ceux qui osent dénoncer publiquement la torture tauromachique se retrouvent déférés sans délai devant les tribunaux pour « organisations de manifestations non déclarées » ou « utilisation de mégaphones », alors que nombre de corporations, en raison de la crainte qu’elles inspirent, ridiculisent un pouvoir pusillanime.
Ces catégories dangereuses peuvent casser, brutaliser, incendier en toute impunité.
L’actualité offre quasi-quotidiennement des illustrations de cette démission de la république devant les gesticulations de telles ou telles composantes de la société.
Quand la force de la loi cède devant la loi de la force, c’est la liberté de tous qui s’étiole.
Chacun sait que certaines banlieues sont abandonnées au trafic de drogue et au fanatisme religieux.
L’état a démissionné.
Ni la police, ni les pompiers, ni même les médecins et services de secours ne peuvent plus pénétrer dans certains quartiers, zones de non-droit, aux mains de bandes et du totalitarisme.
Pour sauver une apparence d’ordre, les autorités capitulent.
Mais les campagnes, elles aussi, échappent bien souvent à la quiétude, à la sécurité, à l’égalité que confère seul le règne de la loi.
Peut-on admettre que des gouvernants, oublieux de leurs devoirs, incapables d’affronter l’adversité, cèdent devant la force et traitent différemment les citoyens, selon qu’ils appartiennent à des organisations inspirant la peur ou à des groupements trop vulnérables, trop pacifiques.
Les uns pourront commettre des délits sans jamais être identifiés.
Les autres perdront le simple droit de manifester leurs convictions.
Récusons tout subjectivisme, en la matière.
Quels que soient le groupe social, le parti, le syndicat, la sensibilité, les intérêts qui s’expriment, la loi doit être la même pour tout le monde.
Il est indigne de l’État de droit que certains jouissent d’une impunité absolue, cependant que d’autres subissent les rigueurs des lois et règlements.
Dans les banlieues comme dans la ruralité, exigeons que les citoyens redeviennent égaux en droit.
Assez de privilèges pour les uns, de tracasseries subalternes, pour les autres.
Méprisons ces hommes politiques inconsistants qui préfèrent une injustice à un désordre, qui laissent des commandos saccager, brûler, violenter, pour avoir la « paix publique », et qui frappent ceux qui témoignent pour le vivant, sans risquer de troubler l’ordre public, sans susciter la peur.

Gérard CHAROLLOIS
CONVENTION VIE ET NATURE

Appel de Gérard CHAROLLOIS.

Bonsoir à toutes et à tous.

Je vous fais suivre un appel de Gérard CHAROLLOIS.
La campagne pour la résidentielle commence dès maintenant. Nous ne savons pas encore si une primaire sera organisée pour désigner le candidat qui représentera l’écologie lors de cette élection présidentielle. Dans tous les cas nous devons nous préparer à faire campagne. Pour cela, nous avons besoin de relais et d’animateur dans toutes les régions, les départements et même les communes.

N’hésitez pas à vous engager à nos côtés, à prendre des responsabilités. Vous pouvez animer un groupe, dans une commune, un département ou une région.

Pour nous rejoindre, c’est très simple, donnez-nous vos coordonnées précises avec adresse de messagerie et si possible un numéro de téléphone. Nous vous ferons parvenir toutes les informations nécessaires.

Nous avons besoin de vous. La nature, les animaux, le vivant comptent sur nous, comptent sur vous.

Merci

Bien à vous.

Philippe LE PONT
Maringues, Puy de Dôme

06 88 15 18 91

phlepont@laposte.net

Lettre aux membres du comité de soutien,

Chers(e) amis(e) militants(e),

Je viens aujourd’hui solliciter votre engagement militant pour permettre cette candidature qui doit être celle de tous les écologistes, des protecteurs des animaux et de la nature, de ceux qui veulent une autre économie au service de l’humain et non dédiée aux profits des oligarques.

Sans vous, sans votre engagement, nous ne pourrons pas mener à bien cette initiative.

Comment agir ?

Dans chaque département, l’action doit être relayée et vous pouvez devenir l’embryon d’une force novatrice : regrouper les bonnes volontés, sensibiliser les associations et les partis écologistes, contacter les journalistes pour leur transmettre nos communiqués et prises de positions sur tous les sujets.

Je situe ma démarche dans un esprit unitaire et de rassemblement, sans exclusive aucune, et dans la volonté d’associer tous ceux qui partagent nos convictions.

Ma candidature n’est dirigée à l’encontre d’aucun écologiste et j’entends accueillir toutes les contributions au grand combat pour le vivant.

Dans ce souci d’unité, je suis d’abord candidat aux primaires de l’écologie dont le principe pourrait être arrêté au premier trimestre 2016.

Gagnons ces primaires pour que l’écologie sorte d’un état de faiblesse actuelle.

Si nous voulons que nos aspirations soient prises en considération par des alliés, dans le cadre d’une majorité de gouvernement, il faut renforcer considérablement notre représentativité.

S’il advenait que les écologistes n’organisent pas de primaires et renoncent à leur présence au rendez-vous de la future présidentielle, nous devrions tenter une candidature pour FAIRE ENTENDRE la voix de la défense de la vie.

Tous les autres partis politiques flattent les chasseurs, conservent la tauromachie, massacrent l’espace naturel au nom de l’aménagement du territoire, adorent le Marché, la concurrence, la compétition, la croissance quantitative.

Notre candidature est possible, l’écologie peut gagner, si vous nous apportez votre aide en devenant un soutien actif.

Conciliant les principes de conviction et de responsabilité, je sais que nous aurons à passer des accords avec d’autres partis politiques, pour constituer une majorité de gouvernement.
L’abolition de la torture tauromachique et de la chasse à courre, l’abandon de l’aéroport de NOTRE DAME DES LANDES, la mise en réserve botanique du site de SIVENS, en mémoire à Rémi FRAISSE sont des préalables sans lesquels aucun accord ne peut être envisagé.

Mais, pour imposer ces avancées, il faut peser davantage que 2% des voix, lors du scrutin présidentiel.

Pour celui qui désire mieux connaître la nature de nos convictions, les sites internet (ecologie-radicale.org et gerardcharollois2017.fr) exposent nos idées.

Ensemble, construisons une force pour le vivant.

Gérard CHAROLLOIS

Chasse : JE SUIS PARTOUT

Lors des élections régionales, les 6 et 13 décembre prochains, le parti pseudo-socialiste d’Aquitaine et le parti de la lutte des classes à rebours, présentent sur leurs listes le président des chasseurs de GIRONDE, à « gauche » et le président des chasseurs de la VIENNE, à droite.
Pendant l’occupation allemande, les collaborateurs possédaient un journal : « je suis partout ».
Bien sûr, il n’y a qu’une similitude de dénomination et les chasseurs peuvent émarger à presque tous les partis politiques.
Ils sont cependant unis pour manifester, à l’encontre de ceux qui récusent la mort loisir, qui ne considèrent pas l’animal comme de la chair à fusil, qui prônent la compassion envers les bêtes et l’armistice avec la nature, une volonté farouche d’exclusion du corps social.
Pour eux, la chasse s’impose à tous et nul ne doit oser la contester, sous peine d’être frappé d’ostracisme.
Pour eux, toute velléité de protection devient suspecte et, en aucun cas, l’ami des animaux ne doit être consulté, associé aux prises de décisions.
Pour eux, l’opposition éthique à la chasse est un délit d’opinion qu’ils aimeraient pouvoir sanctionner si le droit ne faisait pas obstacle à l’incrimination d’une pensée.
Pour eux, il faut tuer le plus possible, sans restriction, sans entrave, sans remise en cause.
Pour eux, le politique doit s’agenouiller, faire la danse du ventre, déclamer que le « chasseur gère la nature ».
Non, tout chasseur n’est pas fasciste, mais le loisir de mort porte en lui, culturellement, intrinsèquement, la violence, l’intolérance de la contestation, la volonté d’emprise sur l’Etat et la société.
Les hommes ne sont pas en cause mais les institutions, les mœurs, les pulsions.
Pourtant, la chasse devient un loisir marginal.
Ils ne sont plus que 850.000 en ce pays et ce nombre diminue constamment.
Face à la veulerie des politiciens, leur archaïsme, leur inconsistance éthique, nous devons agir sur le terrain politique et constituer une force au service du vivant.
Qu’ils sont décalés, au regard des aspirations des contemporains, ces politiciens flattant les pires anachronismes !
Même le président de la république s’exprime, dans le « Chasseur Français », contre les loups et les sangliers !
Ils sont plus coupables que les dirigeants de la chasse qui ne font qu’exploiter leur médiocrité éthique.
Changeons les élus et, comme au jour de la Libération, on pourra dire que « JE SUIS PARTOUT » est devenu « je suis parti » !

Gérard CHAROLLOIS
CONVENTION VIE ET NATURE
——————————

La lettre de Gérard CHAROLLOIS le dimanche 18 octobre 2015

Chasse et politique

Ce samedi 17 octobre, à PÉRIGUEUX comme dans une dizaine d’autres villes, les défenseurs des animaux, de la nature et de la dignité humaine ont témoigné contre la chasse et le piégeage.
Nous fûmes une vingtaine de militants à déployer des banderoles, sur une place publique, à tenir un stand d’informations, le tout dûment déclaré en préfecture.
Aucun incident ne serait à déplorer, si ce n’était l’intervention édifiante du maire de PÉRIGUEUX alerté par l’un de ses adjoints, pour sommer les manifestants de retirer une banderole accrochée à des structures métalliques ornant un rond-point.
Je salue la presse locale qui fit son travail en couvrant notre initiative et nous attendons ce que le quotidien SUD-OUEST départemental, le quotidien LA DORDOGNE LIBRE et l’ECHO DU CENTRE, FRANCEBLEUPERIGORD et France3 retiendront.
Ils étaient tous présents et ont longuement recueilli l’expression de nos convictions, nos appels au respect du vivant.
Revenons donc à notre politicien local, courroucé par nos banderoles agrémentant durant une heure une œuvre de ferraille qui ne pouvait, en aucune manière, être dégradée par nos pacifiques et légères affichettes, destinées à ne demeurer en place que le temps de la manifestation. Cet élu local se soucie-t-il de voirie lorsque les militants de la FNSEA déversent dans les rues de sa ville force fumier et plumes, comme cela advint récemment ?
Bien sûr, ce politicien réagit par une aversion idéologique à l’encontre des défenseurs du vivant.
Maintenant, oublions le personnage, car au-dessous d’un certain niveau, le silence et l’oubli s’imposent.
Observons son appartenance partisane.
Ce maire émarge au parti de la lutte des classes à rebours, le parti des chefs d’entreprises contre les salariés et les services publics, le parti des milliardaires, du Marché, le parti du système par excellence.
Or, ce parti a conclu un accord avec le groupuscule CHASSE, PÊCHE, NATURE ET TRADITIONS (CPNT), parti fondé par les présidents de fédérations de chasseurs en 1989.
Dans les régions que se propose de conquérir ce parti réactionnaire, les candidats CPNT se verraient confier la charge de l’environnement !
C’est dire la hauteur de la conscience écologique de ce parti pour lequel les fusils de chasse font la politique de l’environnement.
Dans la région NORD PICARDIE, le président du CPNT figure ainsi sur la liste du parti de l’argent.
En décembre prochain, nous élisons les conseils régionaux.
Je savais que le 6 décembre, je voterai écologiste.
Je pensais pouvoir me reposer le 13 décembre, au second tour.
L’intervention ridicule du maire de PÉRIGUEUX me détermine à voter contre lui et son parti UMP/CPNT, le 13 décembre.
Allons, mobilisons-nous pour que ceux qui vont à la chasse perdent leurs places !

 

 

Manifestation contre la chasse le 17 octobre 2015

Manifestations du 17 octobre 2015

Paris

13h – 17h
Place du Palais-Royal
Lien vers l’événement:
https://www.facebook.com/events/452983404869594/


Privas

10h – 12h
devant la Préfecture de l’Ardèche
rue Filliat
Lien vers l’évènement:
https://www.facebook.com/events/565287360279206/


Auxerre

14h – 16h
Place de l’Arquebuse
Lien vers l’événement:
https://www.facebook.com/events/900660873328632/


Toulouse

14h -16h
devant la Préfecture
1, place St Etienne
Lien vers l’événement:
https://www.facebook.com/events/1670470446501071/


Perpignan

14h
devant la Préfecture de PERPIGNAN
24, quai Sadi-Carnot
Lien vers l’événement:
https://www.facebook.com/events/815768391872352/


Lille

Place Richebé à Lille
de 14h à 17h
Lien vers l’événement:
https://www.facebook.com/events/1671025806510069/


Caen

devant la Préfecture
rue St Laurent
14000 CAEN
à partir de 14h
Lien vers l’événement:
https://www.facebook.com/events/534614723381474/


Montpellier

à partir de 14h
Place de la Comédie ; 34000 Montpellier

Amiens

10h – 13h
à l’entrée de la rue de Noyon
côté tour Perret
Lien vers l’événement:
https://www.facebook.com/events/1636785436597165/


 

Périgueux

de 13h30 à 15h00 place BUGEAUD (face au MONOPRIX de PERIGUEUX) en plein centre-ville.

Manifestation contre la chasse à PERIGUEUX.

À PÉRIGUEUX, COMME DANS DIX SEPT AUTRES VILLES, NOUS MANIFESTERONS contre la chasse LE SAMEDI 17 octobre.
Rendez-vous place BUGEAUD à partir de 13 heures 30.
Dénonçons la chasse avant qu’elle disparaisse.
Le nombre des chasseurs diminue inexorablement, malgré les tentatives de recrutements de la jeunesse, menées à grands frais par les structures corporatistes de la chasse,
Ils étaient deux millions cinq cent mille en 1976.
Ils ne sont pas un million cent mille, comme le clame leur propagande, car ce nombre est celui des permis validés et un chasseur peut détenir un permis départemental et un permis national.
Ils sont environ huit cent cinquante mille, ce qui est certes beaucoup trop, mais traduit une évolution en profondeur des mentalités à l’égard de l’animal et de la nature, ainsi que du rapport aux armes à feu, à la violence, à la banalisation de l’acte de tuer.
L’abolition de la chasse est bien davantage que l’abandon d’un loisir de mort : c’est un marqueur culturel de civilisation.
Abolir la chasse signifie que l’animal est enfin considéré comme ce qu’il est, un être sensible, que la nature doit être protégée, que la dignité humaine tient à la capacité de pitié et d’empathie.
S’affirmer contre la chasse, en un temps où trop de politiciens médiocres et d’esprits pusillanimes n’osent pas affronter un lobby féodal, c’est affirmer que la liberté de pensée et d’expression, la condamnation de l’inacceptable font le Résistant.
Dans trente ans, tous ces esprits veules, timorés, conformistes, se proclameront indignés par la chasse qui aura disparu.
L’Histoire balbutie ainsi et nombre de prudents aiment se draper de vertus, en commémorant les résistances et les révolutions du passé qu’ils n’auraient pas osé faire.

Gérard CHAROLLOIS
CONVENTION VIE ET NATURE

Vivre avec les animaux

Le capitalisme chosifie tout, rentabilise l’élevage, rompt le statut multimillénaire de l’animal domestiqué.
Depuis plus de dix mille ans, l’homme sélectionna des races de vaches, porcs, moutons, volailles pour son seul profit, faisant de ces animaux des dépendants, incapables de vivre à l’état sauvage, totalement inféodés à l’éleveur par les caractères résultant de la sélection.
Bien sûr, l’homme domestiqua dans le dessein d’exploiter la bête, soit sa force de travail, soit sa viande, ses œufs, sa laine, son lait.
Mais l’animal domestique vivait, jusqu’à l’ère industrielle, à proximité immédiate de l’homme, partageant même parfois sa demeure. Chaque animal était individualisé et l’éleveur connaissait son nom, son histoire.
Avec la massification, le productivisme, l’industrialisation de l’élevage, ce lien entre éleveur et animal disparut.
Dans des bâtiments éloignés de l’habitation des hommes, des centaines, puis des milliers de porcs, de veaux, de vaches, de poules ne sont réduits qu’à une seule fonction : produire de la viande et des œufs et ne connaître d’autres horizons qu’une cage étroite, un box étriqué, sans aucune relation avec des congénères, sans autre vie qu’une longue agonie qui s’achèvera dans un abattoir où des salariés, eux aussi exploités, doivent tenir les cadences, effectuer des gestes répétitifs, s’accoutumer à l’acte de tuer sans se soucier du stress et de la souffrance des animaux réifiés.
Nos contemporains ne veulent surtout pas connaître le sort des animaux dont ils consomment la chair martyrisée.
Tout se passe hors de la vue des consommateurs, dénomination par laquelle on désigne des humains captifs du Marché, rendus irresponsables et automatisés.
Le capitalisme torture des milliards d’animaux sur la planète.
Le destin se venge toutefois car ce mode de production tue aussi l’éleveur.
Le paysan disparaît et des firmes vont se substituer à lui, dans cette agriculture concentrée et concentrationnaire.
Le syndicat agricole milite stupidement pour cette disparition de l’agriculteur en défendant les fermes des mille vaches, mille veaux, en attendant mieux.
Dans le même temps, l’homme contemporain perd le contact avec la nature.
L’animal dit sauvage l’effraie et les médias cultivent cette zoophobie.
Or, il n’y a rien à redouter du pigeon des villes, du sanglier, du loup, du lynx, du renard, de la chouette et le grand tueur d’hommes reste l’homme lui-même.
Faisons un rêve : élevant son degré d’empathie, l’homme renonce à tuer les animaux.
Il commence, dans une première étape, par s’abstenir de faire de la souffrance et de la mort des jeux, des loisirs, des spectacles.
Chasse, corrida, cirques avec animaux, combats de coqs et de chiens rejoignent dans la poubelle de l’Histoire les combats de gladiateurs, les ordalies, les bûchers, la peine de mort.
Puis, en un second temps, l’homme, converti au végétarisme, cesse de manger du cadavre et de »digérer une agonie », pour reprendre la formule de Marguerite YOURCENAR.
Que se passerait-t-il, sur une terre pacifiée ?
D’aucuns imaginent que nos braves vaches, porcs, moutons, chevaux, tous domestiqués depuis dix mille ans, proliféreraient et submergeraient l’humanité, envahissant tout l’espace.
Ce scénario ne saurait survenir, car les espèces sélectionnées par l’homme ne peuvent vivre que dans le cadre de l’élevage, pour la plupart d’entre elles.
Plus de viande sur le Marché, plus d’élevage, corrélativement forte réduction des effectifs de ces espèces. Conservées, uniquement par sympathie, par ceux qui les aiment, les espèces dites de « rentes », deviendraient des animaux de compagnie et d’agrément.
Quant à la faune sauvage, celle qui a échappé au grand massacre cynégétique, elle retrouverait un équilibre proies/prédateurs, équilibre qui n’a pas attendu l’homme pour régir la nature.
Les pseudo-proliférations alléguées par la propagande des chasseurs résultent de la chasse, de son artificialisation de la faune. Les chasseurs, agents pathogènes, feignent d’être des remèdes aux déséquilibres générés par leurs massacres et leurs relâchers d’animaux de tirs.
Cette terre des bêtes serait aussi celle des hommes, enfin civilisés, car le respect de la vie ne se divise pas.
Apprendre à ne pas tuer devrait être la première leçon, le premier exemple, la norme fondamentale d’une éducation.
Une éthique animale implique un pacte social nouveau, englobe une éthique politique généreuse, avec une biomédecine orientée vers une lutte résolue contre la mort, avec une économie au service de la redistribution et d’une croissance purement qualitative.
Pourquoi ne plus tuer les animaux ?
Parce qu’ils sont des êtres sensibles ?
Parce qu’ils partagent avec nous l’espace terre ?
Parce qu’il n’y a pas discontinuité du vivant, mais unité primordiale, notre espèce n’étant, elle aussi, que produit d’une évolution ?
Parce que banaliser l’acte de mort prépare au meurtre de notre propre espèce ?
Oui, pour tout cela, mais d’abord pour une autre raison.
Tout être vivant est vulnérabilité et appartient à une grande communauté de misères.
Or, la vulnérabilité, ça se respecte.

Gérard CHAROLLOIS

RODILHAN : BAGATELLE POUR UN MASSACRE

RODILHAN est le nom d’une petite commune du GARD.
Des élus locaux organisent périodiquement des séances publiques au cours desquelles des enfants apprennent à torturer des veaux.
Ils griment cet avilissement sous le masque de la « tradition », alibi à tant de crimes.
Ce fait, par lui-même sidérant, révèle que l’humain demeure un animal inquiétant, prompt à éteindre en lui la plus élémentaire compassion, lorsque le groupe, l’habitude, la foule autorisent les pires exactions.
Ce que l’homme inflige à l’animal, être sensible, il le fera à ses semblables dès que les mêmes facteurs inhiberont sa capacité d’empathie.
D’ailleurs, lors d’une précédente séance d’initiation d’enfants à la barbarie des arènes (en 2011), de pacifiques militants « animalistes » furent très violemment agressés par les organisateurs et spectateurs qui frappèrent, injurièrent, encouragés par leurs homologues à « tuer » l’objecteur de conscience de la torture érigée en spectacle.
Au nom du respect dû à tout être sensible, à celui de la dignité humaine, on ne peut pas plus tolérer la corrida que la chambre à gaz, le génocide, la réduction en esclavage, la lapidation, la décapitation car, par-delà les différences de degrés, il y a similitude de pulsions de mort au fondement de ces abjections.
Nous ne devons point demander l’abolition de la corrida, mais l’exiger, sous peine de voter la censure de tout gouvernement qui ne modifierait pas l’article 521 du code pénal afin d’exclure la dérogation à la prohibition des actes de cruauté à l’encontre des animaux.
Pour ma part, j’inscris cette abolition et celle de la chasse à courre dans les points programmatiques non négociables, avec tout partenaire.
Aujourd’hui (comme hier) à RODILHAN, des hommes prouvent que nous ne sommes pas sortis de la barbarie.
Gérard CHAROLLOIS