Le crépuscule des loups

Le 20 août en matinée, un loup a été tué, dans le département des HAUTES ALPES, sur autorisation de l’actuelle ministre de l’écologie.
Elle offre aux ennemis de la terre de faire tuer, cette année, 36 loups.
Des éleveurs/chasseurs refusent la présence des loups, mais aussi des lynx, des ours, des vautours, des marmottes, des bouquetins et visent à aseptiser la nature.
La ministre est coupable de laxisme face à la minorité d’agités agro-cynégétique.
Il suffisait d’adopter une attitude de fermeté, de vérité, de courage face aux destructeurs de la nature, à l’instar de ce qu’il fallait faire, naguère, face aux tartarinades des chasseurs de tourterelles du MÉDOC.
Ceux-ci terrorisaient les inconsistants gouvernants, en menaçant d’insurrection en cas d’interdiction effective de tirer ces oiseaux en mai.
Ce sont les associations de protection de la nature qui, se substituant à l’État, agirent sur le terrain et devant les juridictions pour faire cesser ce braconnage.
Quelques centaines d’éleveurs de moutons, violents et au-dessus des lois, exigent la mort des loups, sous peine d’une jacquerie.
L’État cède et sacrifie la biodiversité à ces éleveurs chasseurs.
La ministre cessera de l’être au prochain renouvellement du parlement.
Mais le leader de la droite de l’argent a fait savoir à ses amis chasseurs qu’il leur confierait l’environnement dans les régions qu’espère conquérir son parti réactionnaire, en décembre 2015.
Ce pays mérite mieux que cette classe politique avilie, soumise à ce qu’il y a de plus ringard et attardé dans la société.
Je proclame que les grands prédateurs doivent être intégralement protégés et que les aides publiques, constituant 50% du revenus des éleveurs de montagne, doivent être subordonnées à la présence des loups, lynx et ours.
Il est temps de tenir un discours responsable, donc écologiste.

Gérard CHAROLLOIS