La présidentielle

Je souhaite participer au débat des idées, introduire de l’éthique dans la vie publique, promouvoir la pulsion de vie contre la pulsion de mort.
La joute politicienne ne m’intéresse pas et je ne nourris aucune ambition subalterne de carrière élective.
Je ne souffre d’aucune mégalomanie et ne me fais aucune illusion sur l’état de la société, la puissance de l’emprise des oligarques sur les médias.
Peut-être que certains d’entre vous ignorent encore qui sera élu à la présidentielle de 2017 ?
Je n’a ipas le droit de les démoraliser, mais je me dois de leur dire qu’il ne sera pas membre des VERTS, du Front de gauche, du front national.
Il servira les dogmes du « toujours moins d’Etat et de service public », ce qui n’empêchera pas les élus de son parti de manifester localement, lorsque, dans le droit fil de la suppression d’un emploi public sur deux, la gendarmerie, l’école, la perception, la maternité du canton seront fermées.
En 2017, sauf heureuse surprise, ce pays fera un petit bond en arrière, d’une vingtaine d’années et perdurera à appliquer une politique de lutte des classes à rebours.
Alors, pourquoi s’engager dans un combat pipé ?
Je considère comme un devoir de parler le langage de la vérité, de refuser la triche, la frime, les astuces du machiavélisme politicien.
Parce qu’il existe des citoyens éveillés, parce que le vivant mérite une défense, parce que l’éthique écologiste constitue une issue de secours, je m’expose et appelle ceux qui aiment la vie, la nature, l’empathie à oeuvrer avec moi pour ne pas laisser le monopole de la parole aux idéologies de la destruction.

Gérard CHAROLLOIS