La fracture

L’Histoire subit une accélération fulgurante avec les innovations scientifiques et techniques grosses d’une mutation, d’une rupture entre la société d’hier et celle de demain.
Les connaissances percent les secrets de l’infiniment petit, le boson de Higgs, ceux de l’immensité cosmique, ceux des ciseaux génétiques et de l’usure des télomères, ceux de l’exploration des comètes et de la circulation des informations en direct sur l’ensemble du village planétaire.
Avec ces connaissances, l’humain maîtrisera bientôt la plupart des maladies et jusqu’au processus de vieillissement.
Il captera les signaux venus du lointain de l’espace et donc du passé lointain.
Autrefois, les humains tremblaient devant les phénomènes qu’ils paraient de mystères inquiétants, avant qu’ils apprennent à lire dans le grand livre du monde.
Dans le même temps, des humains perdurent à tuer, à mourir, à lutter, à discriminer aux noms de sornettes, de billevesées religieuses, de préjugés grotesques qui feraient rire des enfants non conditionnés à croire de pures stupidités.
Ailleurs, des foules captives admirent dans des magazines, sur papier glacé, des milliardaires prévaricateurs, corrompus, assassins de la terre.
Ainsi la science, la connaissance, la maîtrise côtoient en un mélange explosif le sombre obscurantisme des mythes, sources de haines, de guerres, de divisions entre les hommes et cette première religion mondiale qu’est le culte de l’argent.
La sournoise dictature du libéralisme économique crée des inégalités criantes, jamais rencontrées avec cette acuité dans le passé.
1% d’oligarques possèdent autant de biens que 50% de la population mondiale.
Ces inégalités sociales scandaleuses appellent une révolution contre le système mercantile abrutissant.
Cette inégalité sociale n’est pas aussi décisive que celle, culturelle, séparant radicalement ceux qui savent et la masse des peuples qui croient, parce qu’ils ignorent deux vérités premières :
* il n’y a pas d’arrière-monde ;
* les oligarques ne sont que des parasites sociaux, des escrocs.
Résultats :
Dans nombre de pays, les peuples élisent des ringards, des dogmatiques, des hommes de guerre et de haine, des agents de la finance ou des imposteurs.
Les Etats-Unis, pays de contrastes, dotés des meilleurs laboratoires de recherche dans tous les domaines et néanmoins affligés d’élus niant les données de la science pour mieux
servir les firmes, illustrent une fracture que l’on observe ailleurs.
Le cœur et la raison ne guident pas les peuples croupissant dans leurs identités meurtrières, leurs religions farfelues, leurs pulsions agressives et cupides.
C’est l’abyssale fracture entre une frange éclairée de l’humanité et la persistance d’une ignorance source d’affrontements qu’un peu de raison éviterait.
Si l’ignorance ne générait pas la violence, la cruauté, la négation des droits et de la solidarité du vivant, elle nous offrirait de délicieuses occasions de distractions, comme celle que je savoure lorsque d’innocentes crédulités m’amusent.
Cette douloureuse fracture du savoir, de la lumière, constitue un défi de civilisation que les politiques n’appréhendent guère, à l’exception de ceux qui posent le problème de la raréfaction progressive du travail, raréfaction qui remonte à l’apparition de la mécanisation et que va amplifier la robotique et la numérisation.
Depuis un siècle, le temps consacré au travail s’est réduit constamment et le processus va s’accélérant.
D’autres horizons s’ouvrent avec les avancées de la biomédecine qui, d’une part, guérira un jour l’humain de l’angoisse et, d’autre part, révèle déjà l’unité fondamentale du vivant.
On ne peut plus considérer l’animal et la nature avec ce mépris arrogant que pratiquaient les hommes d’hier.
Notre devoir est de penser ces mutations et non de servir les intérêts mesquins d’une strate de privilégiés du système économique.
Enfants d’aujourd’hui, vous allez vivre une ère exaltante pleine de promesses insoupçonnées mais également dissimulant bien des précipices.

Gérard CHAROLLOIS
CONVENTION VIE ET NATURE
MOUVEMENT D’ECOLOGIE ETHIQUE ET RADICALE
POUR LE RESPECT DES ÊTRES VIVANTS ET DES EQUILIBRES NATURELS

Pour un nouvel humanisme

Dans le souci de frapper d’ostracisme les écologistes biocentristes, les lobbies de la chasse, de la tauromachie, de la « zootechnie », c’est-à-dire de l’élevage concentrationnaire, falsifient le grand débat des idées, à défaut de récuser, sur le fond, la valeur de l’éthique nouvelle.
Nos détracteurs, tortionnaires d’animaux, destructeurs de la nature, exploiteurs avides, feignent de discerner dans notre pensée et notre politique une opposition d’intérêts et de considérations entre l’humain et le reste de la biosphère.
Pour eux, nous sacrifierions l’homme au profit de la nature et par antispécisme préférerions les autres espèces à la nôtre.
Qu’il y ait des misanthropes du ressentiment ici et là ne prouve rien en faveur ou à l’encontre d’une proposition éthique et politique.
Historiquement, des penseurs humanistes, dans la lignée des Lumières, posèrent la question de la condition animale et du rapport à la nature bien avant que la paléontologie, la génétique, l’éthologie révèlent une unité fondamentale du vivant.
Jean MESLIER, CONDORCET, Jules MICHELET, Victor HUGO, Rosa Luxembourg témoignent de cette filiation spirituelle alliant l’humanisme et le respect des êtres sensibles.
Présentement, dans l’ordre politique, deux vices absolus doivent être récusés pour concilier le souci de l’humain et celui de la biosphère.
Ces vices ont pour noms : cruauté et culte du profit.
La cruauté existe, même si elle se pare du masque menteur de la tradition, des us et coutumes, des pratiques anciennes.
En Occident, des hommes chassent non pas pour se nourrir, pour se protéger d’agressions redoutables, mais à titre de loisir, d’activité ludique.
Or, tuer pour se distraire est une faute contre l’esprit.
En Occident, mais également dans d’autres régions du monde, des humains érigent en spectacle la torture d’animaux : corrida, combats de coqs, électrocutions en Chine de tigres maintenus dans des cages.
Les lâches convenances, les prudences débiles, interdisent d’énoncer que la rencontre de la souffrance d’un être sensible et de la jouissance d’une foule constitue une perversion, un sadisme dégradant et inquiétant.
L’habitude, la multitude des adeptes, le conformisme social ne retirent rien à l’horreur de ces pratiques qui avilissent l’humain et révèlent sa part d’ombre, cet anéantissement de la conscience que l’on retrouve chez le pervers qui maltraite l’enfant, chez le tortionnaire qui tourmente ceux placés par les circonstances à ses caprices.
Pour changer notre rapport au vivant, il convient d’instruire les humains contre leurs pulsions sadiques les conduisant à étouffer en eux la compassion que nous devons éprouver envers tout être susceptible de ressentir, comme nous-mêmes, la souffrance.
Ce qu’il faut de pusillanimité, à nos contemporains, pour s’accoutumer aux loisirs et spectacles impliquant la mort donnée.
Abolir ces pratiques s’imposent pour accéder à une nouvelle civilisation plus empathique.
Toute violence dirigée contre l’animal immunise contre la répulsion qu’inspire, chez un humain hominisé, la cruauté à l’encontre de ses semblables.
La chasse-loisir n’est qu’une guerre ludique offerte à des frustrés privés de la fièvre de massacrer d’autres hommes.
La corrida est fille des jeux du cirque romain où des esclaves mouraient pour la jubilation des foules toujours promptes à se ruer aux spectacles de supplices.
Mais la cruauté n’est pas la tare la plus répandue dans notre espèce.
L’immense majorité de nos contemporains éprouvent une saine révulsion face à la chasse et à la tauromachie dont la persistance funeste n’est due qu’au poids des lobbies et à la médiocrité de la classe politique.
Une autre tare affecte l’homme contemporain et endeuille nos sociétés.
C’est le culte du profit.
Pour faire de l’argent, des filières se sont constituées pour exploiter les animaux en niant leur qualité d’êtres sensibles. La zootechnie produit de la viande, des œufs et du lait dans de véritables usines où les vaches, les porcs, les poules deviennent de pures marchandises.
Dans ces univers concentrationnaires, les animaux perdent toute identité. Ils n’ont plus de nom et leur sort individuel n’intéresse pas l’éleveur qui raisonne en masse et par milliers d’unités de production.
Dans ces élevages, les besoins physiologiques et éthologiques des animaux sont niés.
L’abattage s’industrialise, pendant que perdurent les modes rituels, superstitieux de mise à mort dans la souffrance pour assouvir les besoins de sacrifices des dieux.
Le culte du profit obsède notre société qui lui offre en pâture les milieux naturels, les animaux et même les humains, victimes inconscientes d’un système nocif.
Le bétail doit être rentable.
Et les humains aussi.
En cela, le biocentrisme est un humanisme qui place l’humain au-dessus de la monnaie, des flux financiers, de la spéculation des prévaricateurs, grands imprécateurs appelant à l’effort, au sacrifice, à la flexibilité, à l’austérité pour autrui, tout en se gavant voracement.
En politique, les agents du Marché rêvent de supprimer massivement les emplois publics. Cinq cent mille pour l’un, trois cent mille pour l’autre !
Telle grande société, à l’instar d’EDF ces jours-ci, se glorifie de supprimer des emplois.
Tel candidat aux élections se propose de fusionner les mutuelles, non pas pour en améliorer les services, mais pour réduire le nombre de femmes et d’hommes travaillant dans ces structures. L’objectif des serviteurs du Marché est de faire des économies.
Ils disent : faisons des économies.
Économies de quoi ?
D’argent.
Ils n’assument pas la portée de leurs compulsions qui se manifestent en vies brisées, en accroissement de la précarité.
Pour eux, une victime de la vie, percevant une aide sociale de 500 Euros par mois est un « assisté » et le proche parent d’un nanti percevant 5000 Euros par mois est un « assistant ».
Congédions les économies d’argent pour économiser la misère, le sous-emploi, la précarité.
Si l’on se souciait, à l’inverse de leur politique, de créer des emplois en méprisant le culte dégradant du profit.
Le profit érigé en dogme supprime les emplois salariés et remplit les usines à viande.
Le sort de l’animal, le sort de la nature et celui de l’humain sont indissociables.
Cultiver la cruauté et la pulsion de mort préparent à la guerre, aux violences, à la banalité du mal.
Célébrer le profit conduit à soumettre le vivant à la loi du Marché qui sert les intérêts d’une petite caste féodale au détriment des êtres vivants.
Le biocentrisme est un nouvel humanisme qui invite l’humain à prendre en charge et en soin la vie sur terre.
Mais incapables de débattre, de réfuter, d’argumenter, les tenants de la société négationniste des droits du vivant, préfèrent feindre de ne pas comprendre cette élévation, cet élargissement du cercle de la bienveillance.

Gérard CHAROLLOIS
CONVENTION VIE ET NATURE
MOUVEMENT D’ECOLOGIE ETHIQUE ET RADICALE
POUR LE RESPECT DES ËTRES VIVANTS ET DES EQUILIBRES NATURELS

Au commissariat Européen à l’environnement,

Madame, Monsieur le commissaire,

Le mouvement CONVENTION VIE ET NATURE dépose une plainte à l’encontre de la France pour les faits suivants constituant une violation des dispositions de l’article 7 alinea 4 de la directive relative à la conservation des oiseaux du 2 avril 1979 reprise le 30 novembre 2009.
Par déclarations publiques, Madame la Ministre de l’Écologie du gouvernement français demande aux agents verbalisateurs en charge de la police de la chasse de ne pas verbaliser les braconniers qui tirent des oies début février, nonobstant la fermeture officielle de la chasse.
Depuis trente ans, le lobby chasse français tente de faire obstacle à l’application de la directive Européenne portant préservation des oiseaux.
L’article 7 de cette norme dispose, très logiquement, que les oiseaux migrateurs ne doivent pas être tués « lors de leur trajet de retour vers leurs lieux de nidifications ».
Or, les oiseaux d’eau effectuent ce trajet de retour vers leurs sites de nidification dès la fin janvier ce qui commande l’arrêt de la chasse à la fin de ce mois, au plus tard.
Pour faire échec à cette règle, les chasseurs français soutinrent, devant les juridictions, d’une part que les oiseaux migrateurs ne migrent que plus tard dans la saison, d’autre part qu’il fallait attendre qu’un pourcentage important d’oiseaux soit en mouvement pour interrompre les tirs.
La cour de justice de l’Union Européenne, en son arrêt du 7 décembre 2000 rejeta ce raisonnement peu rigoureux.
Le Conseil d’Etat français annula d’innombrables arrêtés ministériels, pris sur pressions des chasseurs, prorogeant la chasse jusqu’au 10 février.
Eu égard à cette jurisprudence solidement établie, le ministère de l’écologie ne pouvait pas réitérer cette règlementation de complaisance.
La ministre recourt, en ce mois de février 2017 à une complicité de braconnage en informant les tueurs d’oiseaux qu’ils ne seraient pas verbalisés s’ils oeuvraient postérieurement à la clôture de la chasse le 31 janvier.
Or, la chasse aux oiseaux d’eau confine, en ce pays, au braconnage.
Elle s’effectue de jour et de nuit, donc sans possibilité de contrôle et de sélectivité.
La France méconnaît ainsi la prohibition de détruire des oiseaux migrateurs lors de leur trajet de retour vers leurs lieux de nidification.
En droit, l’infraction est constituée.
D’un point de vue démocratique, il faut constater que l’immense majorité des citoyens récusent ces pratiques et que l’avifaune est ici victime de pressions catégorielles ultra-minoritaires et tapageuses.
Nous appelons votre Commission à ouvrir une procédure pour manquements à l’encontre de la France.

Gérard CHAROLLOIS
CONVENTION VIE ET NATURE

Chasse, béton, corruption et traditions

La Chine, la Russie, la Turquie et désormais les Etats-Unis sombrent dans la régression qu’accompagnent l’autoritarisme, la religion instrumentalisée, l’argent sale, les corruptions d’Etat, les mensonges érigés en moyen de manipulations des peuples.

Des oligarchies voraces et arrogantes pillent les ressources, assassinent la nature, insultent la compassion et flattent une « beaufrerie » grossière pour duper les gens modestes qu’elles écrasent et méprisent.
Des dirigeants toxiques exploitent la biosphère et les humains aux noms des nationalismes, des dieux, de la peur, des ignorances qu’ils entretiennent.
Il n’y a que quelques semaines, pour tout observateur, le même scénario devait présider aux élections générales françaises de cette année.
Les jeux étaient faits.
La « gauche » trahie, abîmée, usée par cinq ans de libéralisme assumé devait laisser la place à l’original.
La droite affairiste décrochait l’Elysee et, dans la foulée, le parlement en ses deux chambres.
Félicitons la presse qui offre à l’institution judiciaire par de stupéfiantes révélations l’opportunité d’une échappée salvatrice.
L’innocence se présume et j’exècre les attaques personnelles, y compris à l’encontre de nos adversaires idéologiques.
François FILLON doit bénéficier de cette présomption mais, en contemplation des faits connus à ce jour, on ne peut pas exclure une éventualité.
Dans l’hypothèse où le candidat du parti des affaires serait placé en examen dans les semaines à venir, il ne pourrait plus utilement concourir à la présidentielle.
Le parti du Marché devrait trouver en hâte un remplaçant qui ne serait sans doute pas davantage immunisé contre les addictions à l’argent facile, qui ne serait pas meilleur.
Car ce ne sont pas les hommes qui sont en cause, mais les idées, les intérêts qu’ils servent.
Ce candidat de remplacement n’aurait pas le temps de mener une campagne efficiente.
La droite financière officielle perdrait les élections qu’elle considérait comme acquises.
Bien sûr, la finance, les banques, les firmes ont un « champion » de rechange, M. MACRON.
Sans parti, il n’eut aucune difficulté pour recueillir les dizaines de millions d’euros nécessaires au lancement de sa candidature.
Entouré de milliardaires, il développe une thématique floue ultra-libérale.
Il bénéficie de l’accueil bienveillant d’une presse qui, rappelons-le, appartient pour l’essentiel à neuf milliardaires.
Agité, ambigu, de fausse gauche et de vraie droite, Emmanuel MACRON a pris position pour la chasse et veut rétablir les chasses présidentielles qu’avait supprimées Jacques CHIRAC.
La chasse !
Un détail pour les observateurs ignorants que le loisir de mort représente un excellent discriminant, un révélateur des fondements éthiques d’un individu.
Rien d’étonnant de la part d’un homme qui aime le diesel, les cars sur les routes et l’affaiblissement des protections sociales.
Le monde de l’argent tient le suppléant de François FILLON, s’il advenait que celui-ci subisse une « sortie de route » ou un trou d’air.
Etant acquis que Marine LE PEN sera sélectionnée à l’issue du premier tour de la présidentielle, au soir du 23 avril, le défi est de placer un candidat en position de figurer au second tour.
Or, le camp de l’insoumission, de la solidarité, de la prise en considération des plus vulnérables, de la protection de la nature, de la condition animale, de l’opposition à la chasse et à la tauromachie, souffre, à cette heure, de divisions. Il s’avère, dès lors, incapable de faire échec à l’écran de fumée et d’impostures des agents de l’exploitation.
Yannick JADAUD avec 2% des suffrages, Jean-luc MELENCHON avec 15% des suffrages et Benoît HAMON avec le même score seront éliminés alors qu’unis, ils pouvaient vaincre les ennemis de la terre, les serviteurs des firmes et des banques, les adeptes de chasse, béton, corruptions et traditions.
Vont-ils comprendre cette impérieuse nécessité de sacrifier leurs égos, d’unir leurs talents, leurs énergies, d’additionner leurs voix pour épargner à la France le sort de ces malheureux pays qui s’enfoncent dans des formes rampantes de fascisme et avérées de mafia.
L’abnégation s’impose et l’intérêt supérieur du bien public commande des effacements pour gagner et promouvoir une nouvelle constitution moins monarchique, plus compatible avec les évolutions de la société.
Constituons ce conseil national de la résistance pour défendre la sécurité sociale, les bas salaires, les services publics, la liberté de pensée et de mode de vie en ajoutant, désormais, le respect de la sensibilité animale et les droits imprescriptibles de la biodiversité.
Unis, nous ferons gagner la vie.
Désunis, nous livrerons le pays au saccage des exploiteurs.
Je ne plaide pour aucun candidat, aucune écurie, aucune ambition, mais toujours pour l’arbre, l’animal et l’homme, mon unique horizon.

Gérard CHAROLLOIS
CONVENTION VIE ET NATURE
MOUVEMENT D’ECOLOGIE ETHIQUE ET RADICALE
POUR LE RESPECT DES ÊTRES VIVANTS ET DES EQUILIBRES NATURELS

Sauvons la pensée écologiste

Lors des débats politiques ayant précédé la primaire de la droite affairiste, l’écologie, la nature, la condition animale et même l’anthropocentrique « environnement » ne furent évoqués négativement que pour assurer au lobby de la chasse que le loisir de mort représente une saine « gestion de la faune » et pour affirmer aux entrepreneurs conquérants, chevaliers de la croissance et de l’emploi, qu’ils ne seront plus entravés dans leurs spéculations par un stupide principe de précaution (L’environnement : ça commence à bien faire).
Lors des primaire de la gauche, la nature, la condition animale ne furent pas même évoquées et l’écologie se résume à des choix techniques, des planifications écologiques, des transitions énergétiques, offrant des occasions de croissance nouvelle.
Durant leur dernier débat, Manuel VALLS rappela son attachement au nocif projet d’aéroport de LOIRE-ATLANTIQUE, Benoît HAMON refusant cette agression contre la nature et mentionnant furtivement la disparition des espèces et notamment des primates.
Quant à l’écologie politique, il faut bien objectivement constater son évanescence, son silence assourdissant.
Elle a été victime des jeux d’appareil, là où il fallait une ouverture, un vaste rassemblement, un éclatement des comités théodules groupusculaires.
L’écologie politique est en passe de perdre la bataille culturelle, celle des valeurs parce que ceux qui s’en réclament n’assument plus le défi éthique.
Tout part d’une définition de ce qu’est la pensée écologiste malmenée par les insuffisances des uns, les récupérations des autres, les caricatures des lobbies menacés par cette approche subversive.
J’en donne ici ma définition claire et simple.
L’écologie part d’un fait établi et pose une question découlant de ce fait objectif, incontestable.
Posons la définition. Énonçons ce qui constitue l’ossature de l’éthique écologiste.
L’espèce humaine, par sa croissance infinie, par sa maîtrise absolue, peut-elle anéantir toutes les autres formes de vies sur la planète ?
Poser cette question et y répondre définit l’écologie qui ne saurait résider dans un choix technique de production d’énergie, dans la fermeture d’un robinet en se lavant les dents, dans le souci de manger bio pour préserver sa santé, dans une technophobie irrationnelle.
Peut-on admettre la mort de toutes les autres espèces vivantes ?
La question est éthique et fondamentale.
Or, pour répondre à cette interrogation cruelle, il faut repenser l’économie, le social, la politique, la société en un sens biophile, c’est-à-dire axé sur la valorisation des êtres vivants par-delà leurs appartenances.
Aucun discoureur, aucun agitateur d’estrade, aucun acteur en représentation sur la scène politique ne relève ce défi.
Ils font de la technique là où il faudra penser la radicalité.
Radicalité !
Voilà, les écologistes biocentristes sont des « extrémistes », des « intégristes », des ultras marginaux et irresponsables !
Bien sûr, mes amis lecteurs savent, eux, ce que signifie « radicalité ».
Nul extrémisme farfelu dans notre pensée et nos actions.
La radicalité implique d’aller à la racine des problèmes, au fondement d’une éthique, à l’essence d’une politique.
En refusant la radicalité, on refuse d’être ce que l’on est pour ne devenir que des petits gestionnaires incolores, indifférenciés.
Si l’écologie veut gagner la bataille politique, il faut gagner préalablement la bataille culturelle, celle des valeurs.
Cela reste à construire, comme le prouve l’ignorance de 55% de nos concitoyens qui, justement en LOIRE-ATLANTIQUE, opinèrent contre l’intérêt général de la préservation de la nature et pour les sordides intérêts d’une société privée et de ces relais dans le personnel politique.
Gagnons la bataille culturelle, en mangeant bio, non pas uniquement pour prévenir le cancer, mais aussi pour sauver les papillons et les fleurs sauvages.

Gérard CHAROLLOIS
CONVENTION VIE ET NATURE

Communiqué : le chasseur, premier destructeur de la nature

La CONVENTION VIE ET NATURE dépose plainte auprès de la Commission Européenne pour violation, par la France, de la directive relative à la conservation des oiseaux.
Le mercredi 25 janvier, la ministre dite de l’écologie déclara qu’elle avait donné l’instruction de ne pas verbaliser les chasseurs d’oiseaux d’eau qui tireraient des oies entre le 31 janvier et le 10 février, nonobstant la fermeture officielle de cette chasse.
Ainsi, la funeste chasse ne se contente pas de dérogations multiples, Il lui faut des tolérances.
Chasser en temps prohibé, en l’absence d’arrêté d’ouverture, constitue une contravention de braconnage.
La ministre couvre le braconnage pour satisfaire les exigences d’un lobby chasse nocif, hermétique à toute nécessité de sauvegarder la faune.
Malgré le froid intense de ces dernières semaines, le chasseur français veut tuer de manière compulsive.
Pendant des années, ce lobby contre-nature tenta de falsifier les données ornithologiques pour proroger en février le tir des oiseaux migrateurs.
Les ministres successifs, bien peu soucieux de l’intérêt général, déférèrent aux injonctions du monde de la chasse et prirent des arrêtés autorisant ces tirs.
Le conseil d’Etat dut annuler, durant plusieurs dizaines d’années consécutives, ces arrêtés contraires au droit européen interdisant la chasse « lors du trajet de retour des oiseaux migrateurs vers leurs lieux de nidification ».
Faute de pouvoir couvrir le braconnage par des arrêtés nouveaux que le conseil d’Etat ne pourrait qu’annuler, le ministère use de la « tolérance » contre nos oiseaux.
Nous devons dénoncer cette imposture et arracher le masque menteur dont se pare la chasse française.
Elle est la première cause, à défaut d’être la seule, de la mort de la biodiversité.
Abolissons la mort-loisir.
Votons contre les politiciens irresponsables qui flattent les tueurs.

Gérard CHAROLLOIS
CONVENTION VIE ET NATURE

Le temps des morts-vivants

Celui qui n’éprouve pas le doux bonheur de vivre ne peut pas s’empêcher de détruire, de souiller, de dégrader, de dénigrer, d’abaisser. Il est un mort-vivant, un chasseur, un tortionnaire, un destructeur de vies.
Fuyez les dangereux délinquants relationnels qui méprisent la vie et célèbrent la mort.
Il y a des hommes plutôt biophiles et d’autres plutôt thanatophiles.
Les seconds aiment le sang, la souffrance, l’effroi, la domination, l’exploitation d’autrui.
Leurs interlocuteurs, leurs partenaires en relations sociales comme en amour ou en amitié, ne sont jamais que des objets.
Leurs victimes s’appellent, selon les circonstances et les commodités du jour, enfants, femmes, animaux, ennemis désignés, impies, êtres offerts en expiation de leur sadisme ordinaire et conformiste.
Chaque société possède ses victimes expiatoires à l’encontre desquelles les morts-vivants peuvent exercer leur rancœur de frustrés.
Le mal devient banal, participe du paysage et les gens ordinaires ne le voient même plus.
Oui, la chasse, mort-loisir, révèle cette banalité du mal absolu et nombre de contemporains évoque cette activité avec une lâche complaisance comme si le fait d’ôter la vie, de tuer pour se distraire pouvait ne pas nous inquiéter.
« Silence : on tue » demeure une cruelle permanence, ombre infinie couvrant l’humanité.
Vaincus par les armes, en 1945, les dirigeants nazis furent jugés par les vainqueurs et, pour la plupart, condamnés à mort à NUREMBERG.
Leurs agressions avaient généré des millions de victimes qui auraient été niées, oubliées, si le sort des armes avait été favorable aux fascismes.
En 2003, Bush, président républicain des USA, déclencha une guerre d’agression contre l’Irak, sous des prétextes parfaitement mensongers, tua son président dictateur, rompant ainsi les digues qui retenaient l’obscurantisme et les haines tribales religieuses.
Ce crime contre l’humanité a provoqué, à ce jour, plus d’un million de morts et les affrontements communautaires perdureront encore longtemps dans ces régions où les Lumières n’ont pas encore dissipé les ténèbres identitaires et superstitieuses.
Nul ne jugera le président BUSH, parce qu’on ne juge pas les vainqueurs et que l’Histoire tarde à rendre ses verdicts. Ils viendront, un jour, mais les criminels ne seront plus là pour éprouver l’opprobre que méritent leurs exactions.
En cette année 2017, un vent mauvais souffle sur la planète et les dirigeants politiques s’inscrivent dans le cercle des morts-vivants.
Pour faire de l’argent, les entrepreneurs américains du pétrole, des gaz de schistes, du charbon, se réjouissent de la liberté d’entreprendre que leur promet le milliardaire affairiste, en mission à la tête de l’État fédéral, pour servir les intérêts privés au détriment de l’intérêt général.
Qu’importe, pour ces personnages, le devenir de la nature, du climat, de la santé publique !
Seul compte le profit immédiat et égoïste.
Les Européens contemplent les dérapages farfelus de l’invraisemblable président des États-Unis, tout en suivant la même pente délétère, celle d’un individualisme forcené, stupide, irresponsable.
Qu’y a-t-il de commun entre la chasse, loisir d’arriéré, et le libéralisme économique exacerbé ?
Ceci : ils tuent.
Ne soyons pas leurs complices par une vaine pusillanimité.
Faisons le choix de la vie et faisons-le clairement, courageusement, dans un esprit de Résistance.
Contre la chasse, contre le culte de la liberté d’entreprendre, ne soyons pas des Munichois qui capitulent moralement en pensant, par des reniements, amadouer les morts-vivants.
Je sais, le monde est à la fois complexe et dangereux et ceux qui invitent à la réflexion, à l’analyse, puis à l’action, courent l’immense risque de l’incompréhension.
Mais se taire face aux périls est un risque plus grand encore.

Gérard CHAROLLOIS
CONVENTION VIE ET NATURE

Le progrès contre la croissance

Les professionnels de la politique ne parlent plus de progrès, notion que célébraient tous leurs devanciers des trois derniers siècles.

En revanche, ils invoquent la croissance, panacée contre la crise, contre le chômage, aspirant à en accélérer le rythme, déplorant qu’elle s’essouffle, attendant d’elle qu’elle génère des emplois et surtout des profits pour leurs commettants.
Or, la croissance quantitative disparue ne mesure nullement le bien-être, le degré de satisfaction des citoyens, crée de moins en moins d’emplois et présente des coûts écologiques insupportables.
La nuisance de la croissance quantitative affecte d’abord la nature car elle se construit à son détriment.
D’où le concept marginal, contestataire et iconoclaste de décroissance.
Nos politiciens n’ont pas encore compris que les dogmes économiques ressassés ne sont pas opérants, ce que prouvent la mort de la biodiversité, l’altération de l’atmosphère, l’épuisement des ressources, l’aggravation des inégalités, le recours à l’effort, au sacrifice, au renoncement des droits sociaux, à la disparition des services publics, au malaise moral d’une société nauséeuse car nauséabonde à force de cupidité.
Les lobbies oligarchiques ont réussi à acculturer les peuples, à les empêcher d’analyser, de comprendre les manipulations dont ils sont victimes.
Naguère, il y avait le progrès.
Aujourd’hui, il y a le changement, le mouvement perpétuel, le refus de l’examen critique, le culte du saccage de tout héritage au profit de toute innovation sans que soit posée la seule question essentielle : entre le nouveau et l’ancien, qu’est-ce qui sert le mieux le vivant ?
Ni une tradition, ni un changement ne valent par eux-mêmes.
Seule leur incidence sur le vivant intéresse le bien commun.
Les politiques ne pensent pas suffisamment ce défi.
Avec la dématérialisation, la robotique, l’informatique, la numérisation nous avons changé de société.
Que fait-on de cela ?
Dans la plupart des secteurs, les nouvelles technologies suppriment massivement des emplois et les gains de productivité n’appellent plus un surcroît de travail.
Le travail se raréfie.
En particulier, les tâches subalternes, répétitives, peu valorisantes sont effectuées par des machines.
Les doloristes, sadomasochistes, considèrent que le travail représente une valeur en soi quand bien même il n’a rien d’épanouissant (travail, famille, patrie).
Ces réactionnaires perdurent à s’obnubiler sur la question de l’employabilité, alors qu’il faut désormais penser autrement, à savoir, en partage de ce qui reste de travail, en redistribution, en moyens décents de vivre pour chaque individu.
Le travail fut longtemps une malédiction, un châtiment nécessaire au bien commun.
Il devient autre chose dans une société du sous-emploi définitif.
Car dans nombre de pays, les « libéraux » masquent ce fait universel en créant de faux emplois précarisés, n’offrant aucune garantie à leurs victimes sociales.
Il y a pire que le chômage : le servage que réinventent les pays dominés par l’idéologie thatchérienne.
Pour les doloristes punitifs, mieux vaut des travailleurs pauvres et exploités que des chômeurs indemnisés.
Oui, le travail peut constituer une valeur, lorsqu’il est source de satisfactions morales, intellectuelles, qu’il participe du développement personnel.
En revanche, il n’est qu’un mal nécessaire lorsqu’il est malsain, ennuyeux, épuisant.
Ne déplorons pas la disparition inéluctable et accélérée du travail avilissant, mais imaginons la société de la robotique, de l’électronique, de la dématérialisation, puisqu’elle nous est donnée comme un fait inéluctable.
Cette société produit davantage de richesses, de biens manufacturés, de services qu’aucune civilisation avant elle.
Ces productions massives exigent moins d’efforts, moins de temps, moins de bras.
Il faut distribuer équitablement ces biens à tous les membres de la société en réduisant le temps de travail, en partageant la pénibilité, en mettant l’économie au service du politique et non l’inverse.
A cette aspiration sociale, nous devons ajouter un impératif premier.
Le développement humain, le progrès qualitatif, le mieux-être doivent respecter la nature.
La maîtrise qu’offrent les sciences et les techniques
anéantit présentement le vivant pour procurer aux oligarques de la finance et des affaires d’indécents profits, par l’exploitation de tous les espaces planétaires en y déménageant tout ce qui ne se révèle pas rentable.
A terme, le système économique de marchandisation rendra la planète inhospitalière à la vie, épuisera les ressources, empoisonnera tout, corrompra l’humain.
L’actuel succès du système de marchandisation s’explique par son adéquation à une tare de notre espèce.
L’esprit de lucre habitant l’animal humain, ce n’est point sur une autorégulation des pulsions d’accaparement qu’il faut compter pour sauver le vivant, mais sur les États, les pouvoirs publics, les lois et règlements.
Il faut des freins, des garde-fous contre les promoteurs aménageurs.
Si tu dis à un homme : « tu peux t’enrichir en bétonnant ce lopin de terre, en coupant ces arbres, en arrachant cette haie, en calibrant ce cours d’eau, en rendant constructible le jardin que te légua ton grand-père, ou en créant une station touristique sur ce site, en forant des puits de pétrole ou de gaz en zones vierges d’agressions humaine », le sort de la nature est scellé.
Le modeste héritier voudra rendre constructible son petit terrain et le milliardaire, parasite social, voudra « développer l’activité économique ».
Seul un apôtre de la nature renoncerait à une juteuse opération spéculative et sacrifierait un gain immédiat à la sauvegarde d’un espace naturel.
Je sais, ces amoureux de la nature existent et nous en sommes.
J’en connais, puisqu’en 1984, quittant OLLIOULES, dans le VAR, j’ai refusé de lotir ma propriété arborée que je quittais pour gagner une région moins bétonnée. Je savais parfaitement que d’autres commettraient le crime que je refusais d’accomplir, renonçant ainsi à une belle opération financière.
Chaque individu, petit propriétaire vendant son terrain en constructible ou grand promoteur édifiant des résidences de loisirs se donnera bonne conscience au motif que son aménagement local, grignotage d’espaces verts, n’est pas une agression grave au regard des destructions massives perpétrées partout.
Et puis, il faut bien développer, croître, faire vivre le pays !
Voilà comment l’homme assassine systématiquement la biodiversité.
Alors, abandonnons le culte de la croissance et redécouvrons la notion de progrès, celle qui tend vers un mieux et non vers un plus, qui célèbre la vie et non la mort, qui réconcilie et non qui oppose.
Le progrès pense à l’être.
La croissance est une vision étriquée d’économiste, pauvre en intelligence, adepte de l’avoir.

Gérard CHAROLLOIS
CONVENTION VIE ET NATURE
MOUVEMENT D’ECOLOGIE ETHIQUE ET RADICALE
POUR LE RESPECT DES ÊTRES VIVANTS ET DES EQUILIBRES NATURELS.

FORCE POUR LE VIVANT

Je remercie celle et ceux qui, répondant à notre appel, se sont mobilisés pour constituer le parti du vivant, bras politique du mouvement biocentriste CONVENTION VIE ET NATURE, et celles et ceux qui se proposent d’être candidats ou suppléants lors des élections de juin prochain.

Bien sûr, un mode de scrutin inique dit « majoritaire à deux tours » interdit à un mouvement novateur, quel qu’il soit, d’obtenir des élus.

La caste politique, sous couvert d’efficacité, de recherche de majorités stables, verrouille la vie politique.

La stabilité du pouvoir monopolisé n’est nullement une vertu, bien au contraire  et, dans une démocratie adulte, tous les courants de pensées, sans exclusion
aucune, devraient concourir à l’élaboration de la loi, aux choix budgétaires, aux orientations des politiques publiques.

Tant mieux, pour nos successeurs, il reste des révolutions à faire et pas uniquement à commémorer.

Seules les élections au parlement européen, parce qu’à la proportionnelle, revêtent un caractère honnête, ce qui détermine d’ailleurs les officines de propagande
à détourner les citoyens de ce scrutin dangereux pour les lobbies et les forces établies.

Les « trompettes de la renommée » déclameront que le scrutin européen n’intéresse pas les citoyens, que l’abstention sera forte, que le système est trop complexe (intelligent », pour être compris par le peuple (sous-entendu les imbéciles), ce qui comporte un effet performatif.

Toutefois, pour ne pas laisser aux ennemis de la terre le monopole de la vie politique, FORCE POUR LE VIVANT doit être présente aux élections législatives
de juin et je vous invite à vous mobiliser, à vous engager concrètement pour défendre l’arbre, l’animal et l’homme.

Non, nos candidats n’engageront pas de frais et notre secrétaire générale, Karine PELERIN, peut recueillir, avec vos questions, vos candidatures.

Par ailleurs, lorsque des occasions de s’exprimer vous seront données, j’indiquerai, lors de primaires ou d’élections, les candidats en concours, les plus nocifs
ceux qui se mettent au service de la pulsion de mort.

Ainsi, concrètement, lors de la primaire organisée par le parti socialiste, le 22 janvier prochain, j’indique, à ceux qui envisagent de s’exprimer, de voter contre Manuel VALLS ? AMATEUR DE CORRIDAS ET FORT HOSTILE AUX ZADISTES DE NOTRE-DAME-DES-LANDES et contre Arnaud MONTEBOURG, productiviste, auteur de propos contre nature à l’égard de la directive oiseaux et favorables au loisir de mort.

Je le ferai, en toutes occasions, sans aucun autre parti pris que celui du biocentrisme.

Merci de nous accompagner dans cette action pour la cause de la nature et de l’humain réconciliés.

Gérard CHAROLLOIS

FORCE POUR LE VIVANT

TEL 06 76 99 84 65

Une Force pour le Vivant
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L’important : c’est l’oiseau

Lorsque surviennent des intempéries, les médias formatés décrivent complaisamment les inondations, les routes verglacées, les rues enneigées, le petit ou grand froid, les sécheresses persistantes, le vent dévastateur, sans jamais mentionner les effets de ces calamités sur la faune.

Un lotissement immergé, des automobilistes en difficulté, des gamins jouant dans la neige, des viticulteurs sinistrés feront l’objet d’interminables reportages parfaitement interchangeables.
Mais l’incidence du froid, de l’enneigement, du gel des plans d’eau sur l’avifaune n’atteint jamais l’esprit étriqué des informateurs radotant.
Les médias demeurent sinistrement anthropocentriques et nullement biocentriques.
Nulle campagne d’incitation à nourrir les oiseaux en hiver. Ceux qui le font constatent un fait inquiétant. En alimentant forces mangeoires, comme je m’y adonne depuis suffisamment d’années, on mesure la raréfaction de la nature ordinaire, celle de nos parcs et jardins et,plus encore, celle des campagnes empoisonnées par l’agrochimie.
L’humain se mue en animal dénaturé, arraché de sa condition d’être vivant, il habite dans des espaces artificialisés, des univers de béton, d’acier et de verre, dépourvu de toutes formes de vies.
Qu’est-ce qui est le plus préoccupant dans l’univers urbain ?
La pollution ? La violence ? La ségrégation ethnique ?
Sans doute.
Mais ce qui frappe un observateur éveillé, non conditionné au nombrilisme spéciste, c’est la disparition du vivant.
Ce qui signe l’échec de notre civilisation, pas moins, tient à la disparition, dans les villes hostiles à la vie, des moineaux domestiques qui cohabitèrent avec les hommes durant des siècles.
Les villes deviennent des déserts d’avifaune et vous rencontrerez des hommes « nuisibles » pour ânonner que les pigeons, les moineaux et autres compagnons ailés souillent, propagent des maladies.
L’idiotie et les préjugés totalement infondés ne sont pas propagés par les oiseaux !
Pour les obscurantistes, les oiseaux ne servent à rien, les renards envahissent les périphéries des métropoles, les sangliers prolifèrent, les loups persécutent les bergers et l’homme peut aseptiser la terre pour satisfaire ses pulsions de domination, son culte du profit maximisé, pour répondre à ses besoins de violences traditionnelles.
Toutes ces idées reçues, propagées à dessein par les lobbies contre nature, sont fausses.
En marge des médias formatés, sachons que l’important, c’est l’oiseau et qu’il faut, en présence d’une innovation technologique, d’un phénomène climatique, d’un mode de production ou d’un loisir, s’interroger sur leurs conséquences pour les autres formes de vies avec lesquelles nous partageons la terre.
L’humain est criminel d’électrocuter les grands oiseaux, de piéger les passereaux cavernicoles dans les poteaux métalliques creux du téléphone, de tracer des routes en bordure de marais, de disperser des biocides dans ses cultures, de transformer les forêts en usines à bois et les montagnes en parcs à moutons, d’exploiter et de croître au détriment des autres espèces.
Puis, il y a les sadiques qui « aiment jeter du plomb dans les arbres qui chantent » (Edmond ROSTAND) et tous ceux qui par paresse morale considèrent que les tueurs participent du décor sociologique et que la chasse, la guerre, la tauromachie sont des fatalités auxquelles il convient de se résigner pour ne pas encourir le risque d’être étiqueté extrémiste .
Une révolution culturelle s’impose : il faut désormais penser à la nature.
Le poète et le scientifique ont raison : l’important, c’est l’oiseau.

Gérard CHAROLLOIS
CONVENTION VIE ET NATURE