Sale temps sur le monde

En 1945 avec l’effondrement des fascismes, les peuples traumatisés par les horreurs des guerres impérialistes s’engagèrent, pour un temps, sur la voie d’une quête de la justice sociale, de la liberté individuelle, de la remise en cause des dogmes et des traditions.

Pour les économistes, les trente glorieuses furent celles de la croissance, de 1945 à 1975.

Je les qualifierai plus justement des « trente généreuses ».

La jeunesse -en ce temps où il y en avait une- contestait, revendiquait, s’insurgeait au nom de l’émancipation, contre les obscurantismes et les ordres injustes, pour les bons sentiments, pour l’amour, contre la guerre, pour les fleurs, contre l’argent qui corrompt tout.

Bien sûr, ces étudiants de mai commirent bien des erreurs, en adulant des dictateurs qui n’avaient rien de libérateurs, de promoteurs de la raison et de l’équité.

Mais par-delà cette absurdité qui consistait à préférer avoir tort avec SARTRE plutôt que raison avec ARON, l’époque était printanière, pleine de volontés fécondes.

Aujourd’hui, par réactions en chaîne, nous subissons une phase régressive dont l’islamo-fascisme dans un camp, les pulsions conservatrices dans l’autre, sont les symptômes inquiétants.

Même nos gauchistes de profession semblent oublier le vieux cri salutaire : « Ni dieu, ni maître » et par fascination béate pour tout ce qui vient d’ailleurs, renient ce fondement du socialisme : « la religion est l’opium du peuple ».

Il découle de ces régressions une montée des périls enfantés par les crispations identitaires, les provocations communautaristes, un repli hargneux sur les « traditions «  et la « pseudo-culture » des diverses tribus humaines.

L’heure n’est plus aux bons sentiments, à l’universalisme des droits et des valeurs.

Nous glissons vers un grand bond en arrière, un retour des affrontements et le triomphe des pensées thanatophiles.

Le vivant, la nature, le respect des êtres semblent passés de saison et les enfants de mai, devenus séniles, élisent des Laurent WAUQIEZ !

Malgré les conventions internationales, les colloques scientifiques, une relative prise de conscience par l’opinion publique, la nature est en grand danger, la condition animale demeure bloquée sur des normes héritées d’un passé d’obscurantisme et de cruauté, les humains errent dans leurs affrontements communautaristes et dans l’anéantissement de la pensée imposé par l’horreur économique.

Loin de relever ces défis, de poursuivre une marche vers plus de civilisation, vers davantage de respect du vivant, ceux qui gouverneront demain ce pays agiront en dociles agents du parti chasseur, de la FNSEA, des bétonneurs et de la collusion mafieuse entre le politique et les milieux d’affaires.

Aucun progrès des mœurs et des manières n’est à attendre de ceux qui sortiront vainqueurs des élections de mai et de juin 2017 dont les résultats apparaissent inéluctables en contemplation de la lamentable cacophonie des ambitions subalternes de ceux qui prétendent représenter l’écologie et le camp du progrès.

Comment ne pas éprouver une saine colère et une amère nausée devant ce gâchis, fruit de la médiocrité intellectuelle et morale d’une classe politique méprisée et méprisable.

Présentement, vous observez dans un climat de débâcle des dizaines de lilliputiens, ex-ministres pour la plupart, se poussant du coude pour monter sur la plus haute marche, sans la moindre considération pour les faits.

Les faits tiennent à la victoire probable des forces thanatophiles.

Des petits personnages se font, tour à tour, sociaux-démocrates pour entrer dans un gouvernement, puis, mordant la main qui les a nourri, se muent en contestataires radicaux pour exister, à moins que leur dérisoire petite carrière, leur dicte l’inverse.

Devenir ministre, s’admirer narcissiquement dans les médias, les obsèdent, sans qu’ils s’interrogent sur la vacuité de leurs ambitions et les conséquences désastreuses de leurs choix pour la cause qu’ils prétendent servir.

Là où il fallait l’union, un sursaut, une rupture, autre chose que ces jeux de carriérismes caricaturaux, nous assistons au naufrage de l’écologie politique et, par-delà l’écologie sabordée, à un échec des forces de mieux.

Que restera-t-il l’an prochain face au parti de Laurent WAUQUIEZ, lorsque l’écologie politique aura recueilli 2% des suffrages, que les associations régionales de protection de la nature seront financièrement étranglées, que la mafia cynégétique se gavera de subventions publiques, que la déréglementation offrira la nature en pâture à tous les exploitants et exploiteurs ?

Mais les petits personnages qui verrouillent les partis auront l’immense satisfaction d’avoir occupé de leurs vaines présences les plateaux télévisés et d’avoir ainsi soigné leur égo.

Il est regrettable qu’un Nicolas HULOT ne nous ait pas épargné ce scénario pitoyable en assumant le grand combat des idées et des valeurs, le seul qui vaille.

Si l’ensemble de ceux qui refusent la dictature néolibérale s’étaient ralliés à sa candidature, l’arbre, l’animal et l’homme pouvaient échapper à la malfaisance des ennemis de la terre.

J’ai tenté, en postulant à la primaire de l’écologie, de représenter cette ouverture et la voix d’une écologie authentique, celle qu’attendent les citoyens.

Une officine partisane ayant refusé cette issue, la primaire de l’écologie n’aura pas lieu pour nous, défenseurs du vivant.

J’appelle à s’unir, pour mener le combat contre les adorateurs de la chasse, les contempteurs de « l’environnement », les promoteurs des pesticides, les faiseurs d’autoroutes et de grands ouvrages inutiles, les massacreurs de la nature.

 Le 15 octobre prochain, j’invite ceux qui veulent faire gagner la nature, changer la condition animale, défendre l’humain contre la loi du Marché, à constituer une Force Pour Le vivant, mouvement qui se propose de rassembler, par-delà les groupements, en acceptant la double appartenance.

Non, il ne s’agit surtout pas d’ajouter un groupuscule à toutes les formations qui existent déjà.

Je m’adresse au sens des responsabilités des animateurs de partis et mouvements divers se réclamant de la cause que nous servons, pour qu’ils acceptent de surmonter les égotismes et pour qu’ensemble nous fassions triompher nos idées.

Nous sommes peut-être à bord du TITANIC, mais il ne sera pas dit que nous n’aurons pas lutté.

Gérard CHAROLLOIS

nous avons besoin de connaitre vos disponibilités de covoiturage en direction de Paris et les villes de départ.

Bonjour, pour l’assemblée générale fondatrice de notre parti « Une Force Pour le Vivant » du 15 octobre, nous avons besoin de connaitre vos disponibilités de covoiturage en direction de Paris et les villes de départ. Merci de vos réponses.

Rejoignez Gérard CHAROLLOIS

Enfin, un parti politique qui reconnaît le droit des animaux

Nous vous invitons à l’Assemblée générale fondatrice de notre nouveau parti :

Une Force Pour Le Vivant

Samedi 15 octobre 2016, à 14h, à Paris

AGECA, 177 rue de Charonne 75011 Paris

(Métro : Ligne 2 Alexandre Dumas)

Le parti politique « Une Force Pour Le Vivant » se donne comme objectif de réconcilier l’humain, la nature et les animaux. Défendre le vivant est sa valeur première. La mondialisation capitaliste, la spéculation forcenée, la tyrannie de l’économie, l’omnipotence de l’argent, l’obsession d’une croissance fondée sur le productivisme, la persistance des jeux les plus cruels, la négation du droit des animaux et le pillage toujours croissant de la nature participent de la même violence faite au vivant dont souffre une large majorité de l’humanité.

Dressés contre ces lobbies funestes qui ne cessent d’écraser les plus faibles et de produire de la souffrance, nous défendons la solidarité, la bienveillance, le droit à la différence, la préservation de la planète qui nous fait tous vivre.

Les nouvelles connaissances et les nouvelles technologies doivent se mettre au service du vivant plutôt que de l’aliéner. Judicieusement utilisées, elles devraient établir un autre rapport au travail, offrir des sources suffisantes d’énergie renouvelable, préserver nos ressources vitales, nous permettre de maîtriser la croissance démographique, nous protéger contre la démesure en privilégiant l’usage de la raison…

Le temps est venu d’une mutation comportementale qui garantisse toute leur place sur terre à l’humain et aux autres formes de vie, animale et végétale. Le temps est venu d’intégrer tout le vivant dans le cercle vertueux de l’éthique et du droit.

Je mange de tout mais je ne mange personne

Texte de Michèle Végé

Moi simple humaine, j’ai mangé de la viande, du fromage, des œufs, et bu du lait pendant la majeure partie de ma vie. Moi simple humaine, j’ai pendant le même temps soigné mes chiens, mes chats, mon cheval avec tendresse et attention, car j’aime les animaux.

Moi simple humaine, je n’ai jamais pensé à remettre en question la norme alimentaire en vigueur autour de moi, norme employée par ma famille, mes amis, la société entière à laquelle j’appartiens.

Moi simple humaine, j’ai croisé un jour par hasard le regard d’un veau apeuré, brutalisé par un homme au visage grimaçant énervé par ses résistances; l’homme prétendait l’attacher très court à un poteau; ceci fait, il a brûlé la naissance de ses cornes au fer rouge; j’ai vu les soubresauts du petit corps se tordant d’effroi et de souffrance.

Ça a tordu mon coeur de simple humaine; j’ai continué à ne rien changer à ma vie. Puis j’ai un autre jour reçu en pleine figure l’image d’un poussin au bec sectionné presque à raz, clignant des yeux de douleur, muet, impuissant, mutilé. J’ai commencé à me sentir honteuse.

Cette honte s’est aggravée quand j’ai vu des employés indifférents empoigner à la chaîne des petits cochons roses, vulnérables, innocents, et leur couper successivement en quelques secondes la queue au sécateur, les canines à la tenaille, fendre leur tendre peau au cutter pour leur arracher les testicules puis les reposer dans leur caisse hurlants et terrifiés.

Le jambon m’a soudain paru bien sanglant malgré sa douce couleur… Moi simple humaine, incapable d’affronter des choses aussi impensables, je me suis réfugiée tout d’abord dans l’idée qu’elles n’existaient pas. Qu’elles n’existaient pas vraiment, je veux dire. Qu’elles n’étaient pas habituelles. Il ne pouvait pas me venir à l’esprit qu’une société toute entière puisse fermer les yeux sur des pratiques aussi barbares, ni qu’elle puisse les cautionner; il devait bien y avoir quelque part des gens qui s’emploient à ce qu’elles n’existent pas…

Papa, ne m’avais-tu pas dit que les animaux ne souffraient pas, qu’ils étaient bien traités… Maman, je revois ton visage quand tu posais une délicieuse blanquette de veau sur la table, tu étais si fière de toi, tu attendais les compliments, ce n’est pas possible que cette chaude ambiance familiale ait pu procéder de tant de douleurs? J’ai eu besoin d’en avoir le coeur net. J’ai pris de mon temps, j’ai cherché, des vidéos, des articles, des livres…

Chemin faisant j’ai rencontré d’autres personnes qui s’étaient posé les mêmes questions, qui avaient fait les mêmes recherches, qui avaient trouvé des réponses. Même les sites officiels de l’agriculture française révèlent (avouent?) que désormais dans notre pays, l’élevage est pour sa majeure partie aux mains des industriels.

Dans l’élevage industriel les animaux n’ont pas de nom; ils ne s’ébattent plus au grand air; ils sont entassés, contraints, enfermés, inséminés jusqu’à leur dernier souffle qui est sans doute une délivrance.

Pour la majeure partie d’entre eux les derniers pas, ceux qui les emmènent vers la mort, gravissant avec peine le pont d’un camion sont en fait aussi les premiers hors de leur prison. Qu’il s’agisse des bébés dont nous nous nourrissons, veaux de trois mois anémiés volontairement pour que leur chair soit plus rose, oiseaux de 15 semaines, cochons de six mois (à quoi servirait de les laisser vieillir, ils ont atteint en temps record leur masse « optimale » pour la consommation), ou qu’il s’agisse des reproducteurs usés jusqu’à la trame qui rejoindront, en remerciement de leurs bons et loyaux services de « machine de production », leurs petits dans les abattoirs – mais, ces derniers n’y seront déjà plus bien entendu. Les quelques animaux postés par-ci par là au bord des lignes de TGV n’ont plus réussi à me faire oublier les dizaines de milliers de hangars obscurs et plus impénétrables encore que nos centrales nucléaires. Moi simple humaine, je n’ai plus su quoi faire.

Je suis passée par tous les stades: « Mais l’homme est omnivore »… « Les protéines »… Que faire… Les carences? Les traditions, les habitudes, mon enfance, les souvenirs… La norme, les amis, le regard des autres?… Et puis j’ai vu d’autres images. Su les chiffres effroyables; près d’un milliard d’animaux à sang chaud tués en une année en France. Les abattoirs qui fonctionnent nuit et jour. Les corps suppliciés, pendus tête en bas par une patte, clignant encore des yeux parfois faute d’étourdissement réussi et mugissant pendant que le sang leur inonde la figure…

Même les quelques-uns élevés en plein air, et même les « BIO »; bio qui en principe veut dire « vie »… Les poussins mâles nés dans la filière productrice de poules pondeuses, jetés vivants pêle-mêle dans de grands broyeurs en acier et dans l’indifférence des « sexeurs de poussins » à la chaîne…

Les laitières pleurant pendant des jours en cherchant désespérément leurs petits, ces « milk-générateurs » dont les naissances programmées par les hommes et enchaînées années après années ne servent qu’à déclencher des lactations, et dont ont les sépare aussitôt mis au monde après pourtant neuf longs mois d’attente- comme nous, simples humaines… Alors je n’ai plus pu. J’ai regardé mes dents de simple humaine, j’ai vu qu’elles n’avaient rien en commun avec celles d’un lion, d’un tigre ou même d’un ours ou d’un raton-laveur (omnivores…).

J’ai vu que mes molaires avaient des tables plates, bien plus aptes à broyer des céréales ou des fibres végétales qu’à briser des os. J’ai vu que mes canines ridicules n’avaient rien de leurs « crocs »; mais qu’elles me permettaient de casser des noix. Que mes incisives par contre savaient croquer dans les fruits. Ces belles incisives larges et plates, dont nous prenons tant soin de la blancheur, que seuls les herbivores arborent aussi sous parfois pourtant nos moqueries, mais qui visiblement ne servent à rien pour manger de la chair- regardez la taille de celles de vos chiens, cela vous sautera aux yeux. J’ai compris que les protéines animales ne sont rien de plus que les protéines végétales, pour la bonne et simple raison, que tout le monde peut comprendre, qui est que les animaux que nous consommons en trouve eux-mêmes la source dans leur alimentation végétale.

Tout comme le calcium, le fer, sont des produits de la Terre et non des vaches. Alors j’ai décidé de me nourrir directement moi aussi à cette source ; à la source de vie ; non plus à la source de sang et de souffrances. Moi simple humaine et mère de famille je me suis retrouvée dans mon supermarché habituel, déambulant perplexe caddy à bout de bras. « Aujourd’hui, c’est poulet, demain ce sera steak ou omelette et dimanche gigot », ça ne se remplace pas aussi facilement…

Puis finalement si! Il faut juste un peu d’imagination et quelques conseils; je suis maintenant entourée de simples humains qui ont des recettes, des idées aussi, et aujourd’hui mon alimentation est presque la même qu’avant: j’ai juste dû apprendre quels aliments végétaux étaient les plus protéinés ; ce sont les mêmes que ceux que l’on donne au bétail, et c’est très logique finalement ! Les céréales (mais moi j’en fais des pizzas, des lasagnes, des boulettes aux épices), et les légumineuses – avec leur cortège de saveurs et leur absence de gras animal nocif pour les artères humaines. Lentilles au tofu fumé, pois-chiches au cumin, purée de pois-cassés ou chaussons aux blettes et aux haricots rouges, sont simplement des délices. Galettes de quinoa aux petits pois et aux carottes fondantes, sauce bolognaise aux protéines de soja texturées comme de la viande hachée, cannellonis aux lentilles corail et aux épinards, tourte aux cèpes ou terrine végétale aux noix, que de nouvelles recettes n’enchantent-elles pas désormais mes papilles !

Et dans tous les plats ou presque, de généreuses rasades d’huiles d’olives, de colza, de noisettes, car qu’est-ce qui fait en somme que viandes ou fromages sont « bons » (au goût)? C’est… le gras! Une viande trop sèche ou un fromage allégé, cela ne tente personne! Mais je ne souhaitais pas pour autant abandonner derrière mois des générations de transmission mère/fille, cela m’aurait brisé le cœur alors dans la recette de blanquette de maman, j’ai remplacé le veau par des gros champignons de Paris et la crème fraîche par de la crème de soja. Je fais le même tour de magie pour sa recette de poulet basquaise. Tout le reste, soupes de légumes, au pistou, salades composées, crudités, ratatouille, tomates à la provençales, asperges ou artichauts vinaigrettes, gratins en béchamel (au lait végétal bien sûr, de la béch-sans mamelles…) ou encore tartes aux pommes et marrons glacés, j’en mangeais déjà de toute façon très souvent (pas vous?).

Mais il est impossible d’énumérer ici les plats végétaliens, car leur liste est infinie. Je ne manque de rien, ni de protéines ni de fer ni de B12; et encore moins de calcium, qui est le 5 ème élément le plus abondant sur la croûte terrestre et que l’on trouve partout, même dans l’eau du robinet…

J’ai le teint rose et j’ai retrouvé ma taille et ma vitalité de jeune fille. Je ne m’indigne plus de façon partisane parce que certains chinois mangent des chiens ou des chats et certains français des chevaux. Tuer un agneau de trois mois ne me semble plus être moins cruel… Je suis entrée en combat contre l’aveuglement, le déni et le spécisme; je n’en veux à personne, sauf aux lobbies surpuissants qui entretiennent volontairement la « légende des protéines animales » et manipulent les esprits au détriment de la planète et de la santé humaine, véritablement bafouées car plus j’avance en profondeur dans ce vaste sujet d’études plus je découvre A QUEL POINT nous ne sommes pas biologiquement programmés pour nous nourrir de cadavres, ni de lait d’une autre espèce, pas plus que d’ovules d’oiseaux, et A QUEL POINT les dégâts infligés par cette activité devenue délirante et échappant désormais à tout contrôle mettent en danger nos sols, nos rivières, nos forêts et notre atmosphère.

Mais je suis désormais en paix avec moi-même. Je suis une simple humaine, femme sur la planète-mère. »

Une Force Pour Le Vivant Samedi 15 octobre 2016, à 14h, à Paris AGECA, 177 rue de Charonne 75011 Paris

Rejoignez Gérard CHAROLLOIS

Nous vous invitons à l’Assemblée générale fondatrice de notre nouveau parti :

Une Force Pour Le Vivant

Samedi 15 octobre 2016, à 14h, à Paris

AGECA, 177 rue de Charonne 75011 Paris

(Métro : Ligne 2 Alexandre Dumas)

 

Le parti politique « Une Force Pour Le Vivant » se donne comme objectif de réconcilier l’humain, la nature et les animaux. Défendre le vivant est sa valeur première. La mondialisation capitaliste, la spéculation forcenée, la tyrannie de l’économie, l’omnipotence de l’argent, l’obsession d’une croissance fondée sur le productivisme, la persistance des jeux les plus cruels, la négation du droit des animaux et le pillage toujours croissant de la nature participent de la même violence faite au vivant dont souffre une large majorité de l’humanité.

Dressés contre ces lobbies funestes qui ne cessent d’écraser les plus faibles et de produire de la souffrance, nous défendons la solidarité, la bienveillance, le droit à la différence, la préservation de la planète qui nous fait tous vivre.

Les nouvelles connaissances et les nouvelles technologies doivent se mettre au service du vivant plutôt que de l’aliéner. Judicieusement utilisées, elles devraient établir un autre rapport au travail, offrir des sources suffisantes d’énergie renouvelable, préserver nos ressources vitales, nous permettre de maîtriser la croissance démographique, nous protéger contre la démesure en privilégiant l’usage de la raison…

Le temps est venu d’une mutation comportementale qui garantisse toute leur place sur terre à l’humain et aux autres formes de vie, animale et végétale. Le temps est venu d’intégrer tout le vivant dans le cercle vertueux de l’éthique et du droit.

Gérard CHAROLLOIS

Nature et démographie

Nature et démographie

Parmi les sujets tabous et les interdits médiatiques trône la pression démographique, superbement ornée d’anthropocentrisme béat.

Les villes deviennent tentaculaires, les infrastructures ravagent les sites, la croissance est célébrée en vertu première, souvent fardée de « développement durable ».

Dans le moindre village, le plus petit canton, les élus locaux courent après une augmentation perpétuelle de population, gage de leur gestion dynamique et de leur refus de voir leur circonscription devenir « une réserve d’Indiens » !

La terre se couvre d’asphalte et de béton, pour le profit des oligarques vantant leur développement, au nom du « progrès », de « l’emploi », du « désenclavement ».

Les populations, anesthésiées par la propagande des milieux d’affaires, ne comprennent pas l’ampleur d’un phénomène qui n’a aucune autre finalité que sa perpétuation.

Pendant ce temps, la biodiversité s’effondre.

De 2007 à 2014, 30% des éléphants de savane d’Afrique ont disparu, passant de 457.000 à 352.000 individus.

En France, les oiseaux communs, ceux des parcs et jardins, ceux des zones urbaines, sont menacés d’extinction, au même titre que les amphibiens, les reptiles et les insectes.

Les causes de cette mort du vivant sur l’ensemble de la planète sont bien connues :

disparition des espaces naturels, prévarication des milliardaires en mal de spéculation face à tout espace non exploité, cupidité des uns, cruauté débile des autres.

Entre le promoteur, ses grands ouvrages nocifs et l’idiot de village avec son gros fusil, la nature meurt.

Ainsi, les éléphants, illustration d’un phénomène global, sont victimes des riches Chinois, dépourvus de principes moraux, qui veulent des objets d’ivoire et des braconniers, insensibles à l’écologie et au respect dû à l’animal.

D’autres ignorants stupides achètent, à grand prix, des cornes de rhinocéros, pour pallier des déficits d’érections, ce qui s’avère aussi efficace que s’ils consommaient leurs ongles ou leurs cheveux !

Décidément, l’humain a bien tort de s’enorgueillir car, entre sa cupidité, sa cruauté et sa sottise, il ne mérite guère son podium !

Trop nombreux, trop prédateurs, les hommes ne laissent plus de place aux autres espèces vivantes.

Du sommet des montagnes aux plaines désertiques, des pôles aux forêts tropicales, l’espèce humaine submerge tous les milieux, les transforme, les exploite, les pollue.

Dans un siècle, 75% de la biodiversité aura disparu.

Réduire la pression démographique devient un impératif si l’on veut sauver la diversité des formes de vies sur terre.

Comment ?

Pour faire gagner la vie, récusons la mort.

Tout être vivant, donc tout humain, possède un intérêt légitime à vivre.

Il est donc souhaitable, au nom de cet intérêt, de prolonger la durée de la vie de chaque individu, en lui conférant la santé.

Ne limitons pas la population par la mort, mais en utilisant deux autres facteurs.

C’est par la limitation des naissances et des migrations qu’il faut enrayer la cancérisation de la terre par une seule espèce.

Bien sûr, ces préconisations n’ont pas le droit de citer, car elles heurtent autant les injonctions monothéistes, favorables au natalisme, que les catéchismes politico-sociologiques, pro-migratoires.

Me voici, une fois encore, iconoclaste choquant pour tous les esprits formatés, parfaitement incorrect au regard des préjugés.

Si certains pays ont vu s’abaisser leur taux de fécondité, à l’instar de la Russie, de l’Allemagne, du Japon, d’autres sociétés perdurent à croître, provoquant des déséquilibres sociaux et économiques dont elles sont les premières victimes.

Contrairement aux politiques natalistes promues par les politiciens archaïques, il y a lieu d’orienter les aides sociales vers la personne et non vers la famille.

La croissance démographique, outre le natalisme, repose désormais, en Europe, sur l’immigration.

Que voilà un autre sujet tabou, propice au naufrage de la pensée, aux hallucinations idéologiques.

J’ose l’affirmer : la migration massive et forcée est une souffrance.

Premièrement, souffrance pour la nature, car l’augmentation de population appelle une urbanisation accrue.

Deuxièmement, souffrance pour les personnes migrantes, arrachées à leurs terres, à leurs climats, à leurs ancêtres.

Troisièmement, souffrance pour les populations locales, elles-mêmes confrontées à des difficultés sociales.

Le natalisme est, bien souvent, fruit de l’ignorance.

L’immigration est fruit de la misère, de la guerre, des obscurantismes qui jettent les peuples sur les routes d’un exil dangereux et douloureux, d’un déracinement frustrant.

Contre le natalisme, il convient d’émanciper la femme, de la libérer des conditionnements, des commandements prétendument divins ressassés par des sociétés archaïques, de lui permettre d’accéder à une sexualité choisie dégagée de la procréation subie.

Contre les migrations de masse, il convient de guérir la misère, la violence, les guerres tribales, les superstitions identitaires qui dressent les communautés les unes contre les autres.

Victor HUGO aurait pu dire : « c’est ici le combat du jour et de la nuit ».

Si l’homme extermine l’éléphant d’Afrique, l’hirondelle de fenêtre, le loup, l’abeille et le hérisson, qu’il périsse, étouffé par sa pollution ou noyé dans le sang de ses guerres communautaristes dont nous avons les prémices.

Je veux encore l’inviter à un sursaut éthique, en se débarrassant des milliardaires qui assassinent la planète par leur exploitation frénétique, en éduqant au respect de la vie les idiots de village qui tuent parce qu’ils n’ont pas appris l’unité fondamentale du vivant.

L’humanité peut se perdre par ses tares.

Elle peut se sauver en mutant de comportement.

Nous, biocentristes, ayons la lucidité de dénoncer les vices majeurs de notre propre espèce pour que celle-ci se réconcilie avec elle-même et avec l’ensemble de ce qui vit.

Gérard CHAROLLOIS

Trois millions d’Euros pour la chasse dans la république des copains et des coquins

Structuré sur les bases d’une ordonnance du gouvernement de VICHY en date du 28 juin 1941, le monde de la chasse française jouit de fonds colossaux lui conférant, avec son organisation corporatiste, un poids écrasant sur l’appareil d’Etat.

Minorité en cours de marginalisation, la féodalité cynégétique exerce un pouvoir nocif et absolu en matière de réglementation de la faune et de l’espace rural.

C’est dans ce contexte que Laurent WAUQUIEZ, président de la région AUVERGNE RHONE ALPES, président du parti dit « les REPUBLICAINS », annexe du MEDEF et syndicat des oligarques, proposerait le 22 septembre prochain l’octroi d’une subvention de trois millions d’Euros aux chasseurs.

Ne doutons pas qu’en revanche, il imposera des coupes sévères dans le budget régional alloué aux associations de protection de la nature, garantes de l’intérêt général, ainsi que dans les fonds consacrés à l’action sociale, à la création d’emplois publics.

Ce personnage et ses amis politiques dangereux servent, en tous domaines, les intérêts thanatophiles des chasseurs, des pollueurs, des bétonneurs, de ceux qui, pour faire du profit, sacrifieraient partout et toujours la vie.

Pour ces agents des ennemis de la terre, « l’environnement, ça commence à bien faire » et le réchauffement planétaire n’a rien à voir avec les activités de la société capitaliste.

Si ça chauffe, c’est que la terre subit des perturbations orbitales !

Superbe idiotie scientifique que n’aurait pas osé formuler un BUSH et qui ferait peut-être hésiter un TRUMP.

Que de mensonges, de basses manœuvres, pour permettre aux prévaricateurs de poursuivre leurs exactions !

Contre ces procédés inqualifiables, contre les impostures et la forfaiture, manifestons contre la chasse, les 24 septembre à LIMOGES et le 1er octobre à PARIS.

Par ailleurs, de manière générale, souhaitant un plus strict contrôle sur les élus, je pense que la loi pénale devra réprimer les abus d’affectation de fonds publics à de petits intérêts privés, lorsque nous vivrons, un jour, dans une république un peu plus vertueuse.

Gérard CHAROLLOIS

Communiqué : Pour en finir avec la chasse

La majorité de nos contemporains, demande l’arrêt de la chasse loisir, art de tuer qui n’a aucune utilité vivrière de nos jours.
Nombre d’espèces animales de notre faune sont en très mauvais état de conservation et la chasse crée de graves déséquilibres en artificialisant les animaux privilégiés par les chasseurs, tels les sangliers dont les effectifs croissent avec la pression cynégétique, en raison des lâchers clandestins, des croisements avec des porcs domestiques et des nourrissages.
Sur la planète, la chasse est la première cause de disparition de la faune, du rhinocéros à l’éléphant, du loup au blaireau, du tétras aux bruants ortolans.
Bien sûr, l’urbanisation, la chimie agricole, les infrastructures de transports, le saccage des espaces naturels par la promotion, l’aménagement, le développement concourent à la mort de la biodiversité,mais la guerre sans honneur que des humains repus livrent aux animaux sauvages aggrave ce processus d’extinction des formes du vivant.
Par ailleurs, les tirs ne visent pas des machines, des objets, des marchandises, mais des êtres sensibles, dotés d’un système nerveux leur faisant éprouver le stress et la douleur.
Nocive pour la nature, cruelle pour l’animal, la chasse loisir est une école de violence pour des hommes dont le manque d’élévation éthique empêche de mesurer ce qu’il y a d’avilissant de jouir du plaisir de tuer.
La CONVENTION VIE ET NATURE milite pour l’abolition de toute chasse loisir, considérant qu’il y a indignité à lier la récréation d’un homme avec la souffrance d’un être sensible.
Malgré des moyens financiers colossaux, une grossière propagande sur le thème du « bon gestionnaire de la nature », une lâche complaisance des politiciens, la chasse s’efface inéluctablement de ce pays.
En 1975, ils étaient 2.500.000 chasseurs.
Aujourd’hui, l’OFFICE NATIONAL DE LA CHASSE ET DE LA FAUNE SAUVAGE valide environ 1.200.000 permis de chasser, ce qui correspond à moins d’un million de chasseurs.
Chaque année, ce nombre diminue, d’où les campagnes de recrutement observées dans certains départements, avec permis de chasser gratuit proposé par leurs fédérations.
Cette érosion a plusieurs causes dont la plus noble, la plus élevée, la meilleure tient à ceci : nos contemporains savent que la nature n’est pas un stand de tir et que l’animal, notre si proche compagnon de planète, n’est pas de la chair à fusil.

Gérard CHAROLLOIS

Vous avez dit : Démocratie ?

Les historiens, les essayistes, les commentateurs de la vie politique dénoncent et se gaussent des régimes totalitaires caricaturaux, criminels, imposteurs qui, au XXème siècle, prétendirent par le prolétariat ou par la race, générer un « homme nouveau ».

La propagande lourde et primaire caractérisa ces régimes qui recherchèrent, au besoin en esthétisant la politique, l’adhésion soumise des peuples.

Malheur à leurs opposants voués aux camps et à l’assassinat d’Etat.

Désormais, en Europe, en Amérique, ni PRAVDA, ni Volkisherboebachter, mais une presse libre !

Cependant, un observateur prenant un peu de recul ne manquerait pas de s’étonner de ce qu’aux USA, la présidence échoit systématiquement au candidat qui a investi le plus de dollars dans sa campagne et qu’existent des familles régnantes, les fils succédant aux pères ou les épouses aux maris .

En France, le même observateur venu d’un autre monde pourrait s’étonner de ce que l’annonce d’une ambition politique personnelle occupe la moitié des informations télévisées, radiodiffusées et de la presse écrite, cependant que d’autres courants de pensées sont frappés d’ostracisme et ce, en toute bonne conscience, comme si cela devait aller de soi.

Ces différences de traitement par les médias paraissent inversement proportionnelles à l’originalité et à la profondeur de la pensée politique des protagonistes.

Il suffira au candidat choyé des médias, présenté toujours comme un « homme nouveau », de dire qu’il veut « rénover la politique », « transcender les courants et les partis », « insuffler de l’énergie ».

Rien de quoi susciter l’adhésion, pas plus que le rejet.

Plus c’est creux, mieux cela vaut.

Alors tentons de découvrir ce qui détermine que le moindre propos des uns tournent en boucle sur les écrans.

Les faits, toujours les faits, s’imposent pour comprendre un phénomène qu’il soit chimique, physique, biologique, social.

Qu’est-ce qui distingue un promu de la presse d’un censuré, un personnage dont le nom revient en boucle et un fantôme des médias ?

Le premier nommé est toujours entouré d’une certaine catégorie d’amis : hommes d’affaires, milliardaires, investisseurs.

Or, il se trouve que les médias appartiennent à des oligarques, ici comme à MOSCOU.

Il faut, toutefois, une autre condition pour transformer un homme politique quelconque en élu de la publicité tapageuse, prélude à son élection par le peuple.

Il doit être compatible, à la fois avec le sociologisme, dit de gauche, et le service de l’argent, de droite.

Il doit être progressiste, d’un point de vue sociétal, pour plaire aux journalistes, mais libéral pour demeurer commis du monde de la spéculation et des entreprises.

Jeune homme ambitieux, croyez-en mon conseil : ce mélange fera de vous un excellent candidat de choix, servi par les canaux de l’information, condition nécessaire pour diriger les Etats, ou plus exactement, pour détenir les pures apparences du pouvoir, le pouvoir effectif étant celui de l’argent.

Car le système économique et politique perdure selon des procédés de pérennisation infiniment plus subtiles que ceux usités par les totalitarismes d’antan.

Plus besoin de camps, d’assassinats, de grossière propagande trop voyante.

Lorsqu’on possède les temps de cerveaux disponibles et qu’on peut promouvoir un agent du Marché, selon les mêmes procédés employés que pour lancer un produit, on peut se passer d’une milice, d’une censure brutale.

Le candidat, choisi par le système, verra commenter chacun de ses pas, de ses paroles, de ses postures, avec force détails sur son conjoint, ses vacances, ses loisirs, ses goûts.

Bien sûr, il restera dans le corps social des réfractaires à ce conditionnement insidieux, mais globalement, le système assurera ainsi sa stabilité en faisant élire ses obligés, en écartant ses opposants.

Inutile, n’est-ce pas, de donner les noms de ces choyés du jour !

Il vous suffit de suivre un programme quelconque d’informations pour constater l’illustration criante de ce que je décris.

Il vous suffit de regarder un journal télévisé, ouvrir une radio, lire un journal et vous mesurerez la justesse de ce que je dénonce.

Mon propos ne vise pas à fustiger tel ou tel « élu » du jour, mais à démonter une technique sournoise de conditionnement, de manipulation de l’opinion.

Réjouissons-nous, nous pouvons l’écrire sans redouter une arrestation, au petit matin brumeux et une disparition dans nuit et brouillard !

C’est mieux, mais pour la démocratie honnête, loyale, équitable, il faudra encore attendre un peu.

Gérard CHAROLLOIS

Douce France et cruels Français

Voici un pays où les écologistes politiques ont perdu leur chlorophylle pour sombrer dans le sociologisme formaté, où les socialistes ont cessé de l’être depuis 1983, où les REPUBLICAINS dissimulent des commis de la finance.
Voici un pays qui compte le plus grand nombre de chasseurs, la plus longue période d’ouverture de la guerre sans honneur que l’homme fait aux animaux, qui possède le plus grand nombre d’espèces animales soumises à la législation de la chasse, qui pâtit d’une classe politique ringarde, avec des réactionnaires plus rances et plus arrogants que ceux des pays voisins, qui empoisonne davantage ses sols et ses eaux via les biocides de son agriculture davantage que partout ailleurs, qui ne bénéficie, à ce jour, d’aucun grand parti défendant l’écologie, c’est-à-dire le respect de la vie et l’amour de la nature.
De fait, la France vit sous la dictature de ses lobbies cynégétiques et agricoles qui imposent, aux uns une servitude consentie et aux autres, une pusillanimité honteuse.
Dans la décennie 1980, les associations de défense du vivant constituaient un parti politique, les VERTS, afin de transposer, en politique, les luttes en faveur de la nature et des sites.
Malheureusement, le poison des ambitions personnelles, des plans de carrières, du narcissisme, l’entrisme d’éléments étrangers au respect du vivant et à l’amour de la nature, moins honnêtes, moins délicats que les protecteurs initiaux, détournèrent ce parti de sa raison d’être lui retirant, avec son éthique de départ, les soutiens et la sympathie des citoyens.
Le refus du parti EELV d’accueillir ma candidature à sa primaire révèle, avec éclat, le reniement des valeurs et des aspirations qui le fondèrent.
Tout est à reconstruire si l’on veut rendre à l’arbre, l’animal et l’homme l’instrument politique dont ils ont besoin.
La tâche à laquelle je convie tous les gens de mieux ne pourra être accomplie que dans le rassemblement de ceux qui, regardant vers les sommets, veulent faire reculer la cruauté, réduire les agressions contre la biosphère.
Emporté par son sociologisme, le parti VERT français va poursuivre son agonie et ne sera plus en mesure de constituer une digue contre les exploiteurs, les aménageurs, les destructeurs dont les agents accentueront l’an prochain leur emprise sur tous les pouvoirs politiques.
Ne laissons pas la France demeurer la lanterne rouge de la protection de la nature, le cimetière des oiseaux migrateurs, le frein à l’amélioration de la condition animale, le chantre d’un anthropocentrisme négationiste des droits des autres espèces.
Reprenons le flambeau abandonné par de psuedo-écologistes bien plus soucieux de discourir sur les uniformes islamistes, sur les tensions moyenâgeuses, que sur la sauvegarde des loups.
Pour nous, l’avenir ne doit pas être obscurantiste, empuanti par des guerres de religions, des affrontements passéistes, des clivages communautaristes puisque, par-delà l’unité de l’humanité, nous proclamons l’unité du vivant.
L’avenir est la grande querelle de la réconciliation homme/nature, la seule qui vaille.
Je souhaite, pour illustrer mon propos, reprendre ici le texte adressé par un lucide correspondant M. COURBIS, de SAVOIE :
« France : création d’une deuxième brigade de chasseurs de loups.
Italie : création d’une deuxième brigade de gardes-chasse pour protéger les loups contre le braconnage.
France : quasi extinction des lynx des Vosges et vulnérabilité accrue des lynx du Jura.
Allemagne : lâchers de lynx dans le Palatinat avec le soutien des chasseurs et des éleveurs.
France : abandon de l’ours des Pyrénées par Mme Royal.
Espagne : lâcher d’un ours mâle sur le versant espagnol des Pyrénées, en juin 2016.
France : soutien de Mme Royal au braconnage des ortolans et des pinsons.
Grande-Bretagne : réintroduction de petits oiseaux chanteurs.
France : détestation des friches et des forêts spontanées, très peu de réserves forestières étendues, en dépit d’un énorme potentiel.
Pays-bas, Suisse, Italie et Allemagne : rewilding croissant, multiplication des forêts laissées en libre évolution.
France : chasse généralisée le dimanche.
Angleterre et Pays-bas : chasse prohibée le dimanche.
Une différence dans la mobilisation militante :
France : janvier 2016, trois mille manifestants à LYON, pour défendre le loup.
Espagne : mars 2016, vingt mille manifestants à MADRID, pour défendre le loup.
France : quarante mille adhérents à la LPO, sauf erreur de ma part.
Angleterre : un million d’adhérents à la Société Royale pour la Protection des Oiseaux.
Pour finir, actuellement, depuis le début de l’été, cinq loupsont été abattus dans les Alpes. Quatre, dans les Alpes-Maritimes dont deux jeunes louves et une louve allaitante, en Savoie.
Suite à un recours de CAP LOUP, le tribunal administratif a cassé l’arrêté préfectoral autorisant le tir d’un loup dans les Grands Causses. Par contre, Mme Royal a rencontré et récompensé les éleveurs qui avaient bloqué le viaduc de Millau, en leur annonçant la création, dans le Massif Central, d’une brigade de chasseurs de loups».
Je remercie ce militant du vivant pour cette synthèse édifiante de la gravité du mal français.
Alors, que fait-on ?
Unissons-nous, contre les ennemis de la terre.

Gérard CHAROLLOIS