Asemblée Générale de la CONVENTION VIE ET NATURE

Chers amis militants,

Je vous invite à participer, le samedi 22 avril à partir de 14 heures, à l’assemblée générale de la CONVENTION VIE ET NATURE, à l’AGECA, 177 rue de CHARONNE, PARIS XI.
Merci de votre présence.
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Face aux élections

Après vingt ans de militantisme au RASSEMBLEMENT DES OPPOSANTS à LA CHASSE et dans divers conseils d’administrations d’associations DE PROTECTION DE LA NATURE, j’ai appris les limites bien étroites de l’action associative.
En 1999, un membre du cabinet de Dominique VOYNET au ministère de l’environnement énonçait, hélas avec justesse, qu’un arrêt du conseil d’Etat contre la chasse pesait moins lourd qu’un rapport de forces politiques.
Tout est politique.
Ce sont les élus qui votent les lois, édictent les règlements, décident des grands travaux inutiles, allouent les subventions, autorisent ou prohibent les mises sur le marché des produits, orientent l’économie, consultent ou excluent des partenaires de la société civile.
Or, tout élu n’aspire qu’à le rester et satisfait les groupements susceptibles de faire ou défaire son élection.
La force de frappe électoral d’un groupe de pression pèse infiniment davantage que la justesse d’une cause, la solidité d’un dossier technique, la gentillesse d’une association bon enfant qui sollicite l’écoute d’un ministre.
Pour un élu, la question sera toujours : « la protection de la nature, la défense animale, l’écologie éthique : combien de divisions électorales ? ».
Le 26 juillet 2000, le parlement adoptait une loi sur la chasse, dite loi VOYNET, que je jugeais trop favorable aux chasseurs.
Elle reconnaissait le droit de non-chasse que j’avais obtenu par arrêt de la cour européenne des droits de l’homme l’année précédente, en assortissant son exercice de contraintes inutiles. Elle édictait un jour sans chasse obligatoire.
Le lobby chasse fulmina contre cette loi d’écologiste.
En mai 2002, suite à l’accident électoral du 21 avril, la droite de l’argent revenue au pouvoir désignait Jean-Pierre RAFFARIN, premier ministre. Il déclara immédiatement que « La chasse était sa priorité ».
Le 30 juillet 2003, Mme BACHELOT, la plus mauvaise ministre de l’écologie que ce pays eut à subir, faisait voter une nouvelle loi chasse supprimant le jour sans chasse et octroyant des garanties et avantages financiers aux fédérations départementales des chasseurs, pendant qu’elle tentait de rallonger les périodes de chasses aux oiseaux et permettait l’emploi de lecques pour tuer des petits oiseaux en LOZÈRE et AVEYRON.
Entre temps, avec Armand FARRACHI et quelques militants, nous avions fondé en mai 2002 la CONVENTION VIE ET NATURE, mouvement dont j’indiquais alors qu’il n’était surtout pas « apolitique » mais supra-politique en ce sens qu’il était le parti de l’arbre, l’animal et l’homme.
Fort de notre expérience sur la faiblesse de l’action purement associative, conscients de la dépendance absolue du sort du vivant aux aléas politiques, j’ai toujours indiqué les conséquences des résultats électoraux sur la cause biocentriste.
Je le fais sans aucune faiblesse, car la lâcheté consisterait à se taire et à ne pas s’exposer aux préjugés, aux inerties, aux fantasmes qui habitent trop de nos contemporains en présence de la vie politique.
Je le fais également sans aucun autre parti pris que celui de la nature.
Objectivement, en totale impartialité, il faut constater présentement qu’en février dernier, des candidats vinrent effectuer la danse du ventre devant l’assemblée générale de la fédération nationale des chasseurs.
Ces mêmes candidats s’agenouillèrent en mars devant le congrès de la FNSEA, à BREST, FNSEA adepte des pesticides, de l’élevage concentrationnaire, du productivisme calamiteux et des subventions publiques à l’agriculture toxique.
Rien d’étonnant à ce que les mêmes candidats se prononcent en faveur de l’aéroport de NOTRE-DAME-DES-LANDES et en faveur de la reprise des chasses présidentielles.
Ces candidats, une fois élus, feront la politique des chasseurs, des pollueurs, des promoteurs, de la finance, des oligarques qui détruisent la vie sur Terre pour faire du profit.
Faudrait-il le dissimuler ?
Faire ceux qui l’ignorent pour ne pas peiner les ignorants ?
Mon devoir est d’alerter ceux qui veulent que cesse le grand massacre.
Les deux candidats du Système, en cette année 2017, sont François FILLON et Emmanuel MACRON dont la différence tient à ce que le premier va encore à la messe alors que le second n’y va plus.
S’il advenait par extraordinaire qu’un ami lecteur égaré « aime » l’un de ces candidats, je dois immédiatement le consoler : les jeux sont faits et, sauf improbable surprise, l’un des deux sera élu, puisque le Système le veut.
La France pèse trop lourd, en Europe et dans le monde, pour qu’elle heurte les intérêts financiers du Système mondialisé.
Bien sûr, en devenant conscient de la manipulation, en comprenant qu’un Système détruit le vivant et a pour logique l’extinction de la nature, on sabote la belle mécanique illusionniste.
Je ne parle pas d’un « complot », laissant cela aux esprits paranoïdes.
C’est beaucoup plus simple.
Ceux qui détiennent l’argent veulent spéculer, construire des aéroports, des autoroutes, des centres commerciaux, des stations de skis ou des ports de plaisance, forer des gaz de schistes, vendre du pesticide et couler du béton. Pour s’assurer des Marchés, ils achètent des journaux, des chaînes de télévisions et financent directement des candidats qui, en retour, doivent autoriser les grands aéroports, les lotissements, les centres de loisirs, les infrastructures juteuses, au besoin sous le prétexte menteur du développement, de la croissance, de l’emploi.
Et voilà pourquoi je vous invite à ne pas être complices du Système, à devenir insoumis, à renverser la table en soutenant le candidat en meilleur posture pour troubler le jeu pervers des serviteurs de la chasse, de l’agrochimie, du BTP et de la finance.
Après les présidentielles viendront les législatives.
Je serai candidat à LIMOGES pour FORCE POUR LE VIVANT avec pour mesures emblématiques l’abolition immédiate de la corrida et de la chasse à courre.
Nos idées, notre éthique ne l’emporteront que le jour où nous constituerons une force de frappe électorale plus puissante que celle des ennemis de la terre.

Gérard CHAROLLOIS

François FILLON veut écraser les animaux, la nature, détruire l’environnement, écraser les salariés, les fonctionnaires, les associations et les syndicats. C’est réellement le candidat à l’élection présidentielle le plus dangereux de la 5e République.

François FILLON veut écraser les animaux, la nature, détruire l’environnement, écraser les salariés, les fonctionnaires, les associations et les syndicats.

C’est réellement le candidat à l’élection présidentielle le plus dangereux de la 5e République.

Pourquoi je voterai Jean-Luc MELENCHON : Par Gérard CHAROLLOIS

En 1981, les femmes et hommes de mieux annonçaient qu’ils allaient «changer la vie ».

François CAVANNA avait déjà compris que la vraie révolution allait bien au-delà et que la valeur première était la vie.

Aujourd’hui, notre aspiration est de la sauver, de protéger l’arbre, l’animal et ’homme, de substituer la solidarité à la concurrence, l’empathie à la course au profit, la  roissance purement qualitative au productivisme forcené, le progrès qui nourrit la légitime quête du bonheur aux expansions qui alimentent les spéculations des oligarques.

Or, tout ceci est du concret, de l’effectif et non un énoncé de concepts généreux.

Il faut en finir avec les grands travaux inutiles, avec la dévastation de l’espace par les mafieux de la finance et des firmes, commanditaires de certains politiques dont ils financent les campagnes électorales pour en retour recevoir des prébendes, en finir avec la financiarisation de l’économie, le culte de la compétition, le creusement des écarts sociaux, en finir avec la chasse, la torture tauromachique, les élevages concentrationnaires, la danse des pesticides.

Dès lors, il faut traduire en choix électoral cette éthique de la prévalence du vivant sur le Système totalitaire et sournois qui putréfie la démocratie par l’argent.

Beaucoup de candidats dénoncent, à juste titre, le « Système », cependant que ses agents feignent d’ignorer son existence pour mieux le préserver.

Je le définirai donc, ci-dessous.

Mais examinons les candidatures en présence lors du scrutin du 23 avril.

Toutes les sensibilités politiques sont représentées ce dont il faut se féliciter.

Trois candidats se réclament du nationalisme, prônent le dégagement de l’Europe et célèbrent la patrie.

Deux candidats, soutenus par les milieux d’affaires, représentent le Système : François FILLON et Emmanuel MACRON.

Deux candidats portent les valeurs révolutionnaires du trotskysme.

Deux candidats écologisent une vieille gauche qui avait perdu son âme avec les reniements du mitterrandisme à partir de 1983 : Benoît HAMON et Jean-luc MELENCHON.

Indéniablement, le talentueux Jean-Luc MELENCHON permet d’ajouter une dimension éthique élevée, une préoccupation pour la nature et l’animal à la traditionnelle aspiration à la justice sociale de ce courant de pensée.

C’est un héritier qui sait faire fructifier l’héritage du socialisme pour en conserver le socle tout en le dépassant et en y introduisant des éléments de biocentrisme.

Les fascistes de la chasse ne s’y sont pas trompés et sur certains de leurs sites dénoncent l’insoumission de ce candidat qui contraste avec les génuflexions

des pusillanimes qui s’inclinent respectueusement devant les tueurs agréés.

Il est regrettable que par suite d’une dispersion des forces de mieux, la qualification pour le second tour demeure difficile, malgré une remarquable progression de cet orateur brillant, penseur plus profond que nombre de ses adversaires.

Sans ces divisions, nous pouvions espérer l’élimination des deux candidats du « Système », dont l’élection paraissait assurée aux oligarques.

Y a-t-il un Système ?

Il règne sur la planète entière et se traduit par une exploitation frénétique de toutes les ressources, une artificialisation de tous les milieux, par un écrasement des êtres, par une extinction d’espèces, par un avilissement de l’humain intoxiqué par le culte de l’argent.

Ce Système s’est enraciné durant le précédent siècle et son totalitarisme a été assumé par Mme THATCHER lorsqu’elle énonça ce que radote ses successeurs

: « There is not alternative ».

Ces zélés propagandistes disent : « vous n’avez plus le choix et tout ce qui nous conteste n’est que radicalisme extrémiste et dangereux, utopie funeste et errements idéologiques ».

Le Système n’offre aucune autre issue que sa perpétuation.

Il suscite des diversions, multiplie des candidatures illusoires, en veillant à conserver la réalité du pouvoir.

La religion du Marché constitue un néototalitarisme tout aussi intolérant que ceux du siècle passé, mais infiniment plus rusé et efficace.

Par un habile conditionnement culturel, par une atomisation de la société, par l’insinuation d’oppositions entre chômeurs, salariés du privé et du public, assistés et auto-entrepreneurs, le Système anesthésie les peuples et perpétue son règne létal. Car à terme, le Marché fera disparaître la nature et compromettra la survie de l’humanité sur une terre empoisonnée, polluée, enlaidie.

Le Système ne voit dans « l’environnement » qu’une occasion de profits, dans l’animal une marchandise, dans l’humain un agent économique.

Le Système veille à ce que les exclus du premier cercle, soit 98% de la population, ne prennent pas conscience du processus à l’œuvre.

Pour pérenniser la religion du Marché, les oligarques propriétaires des journaux et des chaînes de télévisions privées financent des candidatures de pures leurres. Les peuples sont abusés et croient à des changements, là où il n’y a que maintien des mêmes intérêts, des mêmes options se résumant à ceci : «tout pour le profit ».

Il y a ceux qui déploreront l’absence d’une candidature estampillée biocentriste.

N’oubliez pas que la sélection des candidats s’obtient par le parrainage de cinq cents élus. Or, parmi ces cinq cents élus, vous trouvez une majorité de très petits maires ne représentant que quelques dizaines ou centaines de personnes, dans des milieux sociaux et culturels définis, à savoir, une France

FNSEA/ CPNT.

Voilà qui ne permet guère aux écologistes, aux animalistes, aux naturalistes d’intervenir dans le débat public.

Insoumis, réfractaire à la société de marché, militant pour sauver la Vie, je voterai pour Jean-Luc MELENCHON, au premier tour de la présidentielle et au second, en toute hypothèse.

Gérard CHAROLLOIS

Tuerie halal : quand les dieux ont soif de sang

L’ethnologie confirme que tous les peuples primitifs, de tous les continents, s’inventèrent des dieux auxquels il fallait offrir, en sacrifice, des enfants, de jeunes vierges, des ennemis vaincus et bien sûr à défaut, des animaux.

Pour apaiser la colère des divinités, pour recevoir leurs bienfaits, pour satisfaire des rituels de passages des âges de la vie, le sang devait couler et une souffrance devait acheter la prospérité de la tribu, le salut des morts, la fécondité des femmes.
Pas de religion sans sacrifice édifiant, bien auréolé de douleurs expiatoires !
Je laisse à la recherche en socio-psychologie le soin de découvrir ce qui, dans le fonctionnement neuronal humain, détermine cette quête sado-masochiste de la rédemption par ce mal absolu qu’est le sacrifice d’autrui. Or, la raison la plus élémentaire affirme que la souffrance n’ajoute rien de bon au monde, que le sang ne lave rien, que tout sacrifice est une faute vaine.
Si la civilisation devait n’enseigner qu’une chose, ce serait celle-ci : être humain, c’est dispenser de la bienveillance, de l’empathie et retrancher partout et toujours du malheur.
Ici et maintenant, des millions d’animaux sauvages sont tués par la chasse loisir, des centaines de taureaux sont immolés pour la jouissance de foules malsaines et au nom de religions, dans les abattoirs des sacrificateurs égorgent sans étourdissement des veaux, des bœufs, des moutons, dans un cérémonial grotesque et sinistre, la tête tournée vers tel ou tel point cardinal.
Une vache égorgée agonise pendant 14 minutes avant sa délivrance et je doute qu’un quelconque dieu savoure cette agonie.
Rien ne peut justifier ce supplice.
Or, le débat est interdit, tabou, miné par les passions, les lâchetés, les sottises.
Le racisme condense la sottise et la passion et tous les racismes se conjuguent pour interdire l’examen objectif de la cruauté intolérable de l’abattage dit rituel.
Racisme de droite qui, par xénophobie, n’aime pas les arabes et fustige volontiers le rite sacrificiel en acceptant les bénédictions de corridas ou de chasses à courre.
Racisme des islamo-gauchistes flagellants poussant les sanglots de l’homme blanc qui, par haine d’eux-mêmes, enferment les autres dans un état d’arriération, pompeusement désigné « culture ». Ces adeptes du « multiculturalisme » n’osent pas condamner l’abattage rituel car ils s’obligent à vénérer tout ce qui vient d’au-delà des mers, au nom d’un respect qui en fait est un mépris.
Tuer, torturer, maltraiter, sacrifier ne relèvent jamais d’une « culture », mais d’une pure arriération.
Parce que je ne suis pas raciste, parce que je ne reconnais que l’humain, j’affirme que tout humain, sans distinction d’origine géographique, est accessible autant que moi à la compassion, à l’intelligence, à la liberté, à l’émancipation.
Je refuse qu’on aliène quiconque à des pratiques sanguinaires, à des rituels contraires à la dignité des femmes et des hommes et au respect du caractère sensible de l’animal.
C’est mépriser l’autre que de le penser incapable d’élévation morale, de libre critique et de libre examen du monde.
Abattage rituel, lapidation de la femme adultère, excision des petites filles, châtiment du fouet pour l’apostat n’appellent pas un respect des « cultures », car ce ne sont pas plus des faits culturels que les bûchers de l’Europe médiévale, le supplice de la roue, la crucifixion des esclaves.
Une torture, un assassinat, une maltraitance ne méritent jamais l’étiquetage noble de « culturel ».
Faut-il condamner la religion ?
Non, lorsqu’elle permet à des humains d’affronter la vertigineuse angoisse de la finitude.
LA ROCHEFOUCAULT disait : « Le soleil et la mort ne peuvent pas se regarder en face ».
La liberté de pensée, de mode de vie sont des acquis essentiels et la liberté religieuse entre dans ce cadre.
En revanche, la religion ne doit ni régir la vie de ceux qui lui sont étrangers, ni célébrer le culte de la mort et du malheur rédempteur.
En conséquence, je demande, au nom de la dignité humaine, l’abolition de la chasse, de la tauromachie et des abattages sans étourdissement.

Gérard CHAROLLOIS
CONVENTION VIE ET NATURE
MOUVEMENT D’ECOLOGIE ETHIQUE ET RADICALE
POUR LE RESPECT DES ËTRES VIVANTS ET DES EQUILIBRES NATURELS

Natalisme et migrations

Tout être vivant possède un intérêt légitime à vivre.
Nul être purement potentiel ne dispose d’un quelconque intérêt à naître.
La planète souffre d’une lèpre que contemplent les astronautes de la station spatiale internationale : lumières des mégapoles, extension des zones arides, déforestations massives.
40% de la biodiversité est directement menacée et « l’animal raté » (voir Pierre JOUVENTIN) qu’est l’homme perdure à croître et multiplier, à aménager c’est-à-dire à déménager le vivant pour assouvir sa cupidité insatiable.
L’Afrique va doubler sa population dans les décennies prochaines et le sort de sa grande faune se trouve gravement compromis.
Cet anéantissement du vivant constitue le plus grand défi que pose l’humain, bien avant les courbes de la croissance, les échanges commerciaux, les dettes publiques et les profits des spéculateurs.
Une politique publique responsable viserait d’une part, à œuvrer à l’allongement de la vie, à la guérison des maladies, à l’amélioration des conditions matérielles de l’existence de chacun, puisque tout être vivant possède un intérêt légitime à vivre et, d’autre part, à inciter et non à contraindre à une limitation des naissances.
Les aides sociales, la fiscalité furent des instruments au service des politiques natalistes. Les gouvernants voulaient des soldats, puis des consommateurs.
Comme dans bien d’autres domaines, ce qui fit la prospérité, le progrès, ce qui permit des avancées indéniables parvient aujourd’hui à un stade impliquant un changement radical d’orientation, sous peine de compromettre les acquis et de menacer la vie.
Présentement, l’option, à terme, réside entre une « sobriété imposée », une austérité sinistre, pour une humanité innombrable ou une aisance heureuse pour une humanité en harmonie et en paix avec la biosphère.
Fruit du natalisme, l’artificialisation du milieu s’accompagne de migrations massives de populations poussées par un tropisme positif vers les zones les plus prospères et les plus pacifiques de la terre.
L’Europe, la Guyane, Mayotte sont des phares où papillonnent des victimes des guerres, des corruptions de dirigeants, des famines.
Ces migrants effraient par leur nombre, leurs mœurs, leur culture, les habitants des contrées favorisées qu’ils submergent.
Mais il faut constater que nul ne quitte le ciel qui le vit naître par pur caprice et pour le seul plaisir du déracinement.
Ces mouvements massifs, préjudiciables pour tous, ont pour origine des guerres tribales, des retards de développement humain imputables aux religions, des phénomènes climatiques, la conjugaison de ces facteurs générant violences, peur et misère.
Les migrations ne sont pas de bonnes choses, ni pour les peuples de réception, ni pour ceux qui fuient le malheur.
Pour juguler ces déséquilibres démographiques, il convient d’éliminer la guerre, de combattre les corruptions des dirigeants, de limiter le natalisme et ainsi de permettre à tout individu de vivre en paix, en sécurité, à l’abri du besoin, chez lui.
Or, des analyses objectives permettent de comprendre les causes des affrontements tribaux et de combattre ces fléaux.
On peut trouver des remèdes à la grande pauvreté et au sous-développement économique qui est d’abord un sous-développement culturel.
Oui, nous voulons des humains moins nombreux mais aussi plus heureux, des humains pacifiés, réconciliés avec eux-mêmes et avec le règne du vivant, des humains respectueux de la nature.
A défaut de cette limitation à sa prolifération, l’homme, cellule cancéreuse de la terre, finira par s’autodétruire après avoir exterminé les autres grands singes, les éléphants, les loups.
Sujet tabou, le défi démographique mérite d’être examiné en face, sans pusillanimité, sans l’écran de fumée des monothéismes qui placèrent l’homme en dehors de la biosphère, le situant en apesanteur à l’image inversée d’un dieu, des monothéismes qui firent de la croissance de la population humaine un objectif infini.
La France parle de son département équatorial de Guyane, avec ses deux cent cinquante mille habitants, dont 15% ne bénéficieraient pas d’adduction d’eau et d’électricité.
Mais la Guyane est un joyau écologique, une zone d’une richesse exceptionnelle de formes de vies que menacent le braconnage, le mercure des chercheurs d’or, ce métal vain, les défrichements sauvages et les migrations des plus pauvres en mal d’aide sociale.
Tristes tropiques écrivait LEVI STRAUSS, où les méfaits de l’homme s’avèrent plus qu’ailleurs calamiteux.
Il est urgent de déclarer la paix au vivant et même, pour les meilleurs d’entre nous, notre amour de cette luxuriante diversité de la vie.

Gérard CHAROLLOIS
CONVENTION VIE ET NATURE
MOUVEMENT D’ECOLOGIE ETHIQUE ET RADICALE
POUR LE RESPECT DES ËTRES VIVANTS ET DES EQUILIBRES NATURELS

Halte au massacre des innocents

Dette publique, emplois, niveau de vie, retraites, croissance, affrontements communautaires occupent les débats, polluent la pensée, constituent des éléments de langage des politiques.
Rares sont les discoureurs mentionnant la protection de la nature.
Dans la langue moderne, on dit : la biodiversité.

Merci aux deux candidats à la présidentielle Jean-luc MELENCHON ET Benoît HAMON qui osent évoquer, ne serait-ce que subrepticement, le vivant, la nature, la sixième grande disparition d’espèces et même la souffrance des animaux.
Chasse, pesticides, explosion démographique humaine, urbanisation galopante provoquent une mort inéluctable de la biosphère qui s’achèvera par celle du grand « nuisible », si celui-ci ne sait pas muter à temps en maîtrisant sa cruauté et sa cupidité.
Le réseau routier qui mite l’espace participe grandement du grand massacre et le mensuel SCIENCE ET VIE de mars 2017 consacre un article à ce sujet tabou.
Les élus locaux ne rêvent que de routes nouvelles, de ronds-points, de rocades, pensant que leur mission première consiste à gratifier leurs électeurs d’asphalte.
A peine ont-ils balafré le paysage d’une voie nouvelle, superbe désenclavement, qu’il leur faut promouvoir une autre infrastructure, suivie de beaucoup d’autres.
Ils veulent répondre aux exigences du trafic et plus encore satisfaire les entreprises privées en mal de captation d’argent public.
Une équipe scientifique, selon l’article susvisé, indique avoir étudier l’emprise des routes sur l’ensemble de la planète.
Ces chercheurs ont ainsi trouvé, sur la terre, six cents mille fragments dont la moyenne ne dépasse pas
1 km2.
Une route tue des amphibiens, des hérissons, des oiseaux, des blaireaux, des fouines.
Une route est un espace perdu pour la nature, une source de pollution, de morcellement d’un milieu naturel, une occasion de pénétration d’activités humaines pas toujours saines pour la diversité biologique.
Ce qu’il faut « désenclaver », c’est d’abord les esprits des décideurs formatés à une croissance illimitée sur une planète limitée.
Le bonheur des citoyens n’exige pas l’implantation forcenée d’infrastructures de transports.
La qualité de la vie, le silence des hommes et les bruits de la nature, les paysages préservés valent mieux que le vacarme et les gaz d’échappements des véhicules.
Parce que nous sommes encore dans une préhistoire, parce que l’humain n’est pas responsable, les soumis, les conformistes de la croissance et les corrompus qui perçoivent des retombées gratifiantes des entreprises de travaux publics perdurent à assassiner la nature en artificialisant les espaces naturels.
Contre la fièvre routière, opposons une révolution des mentalités.
L’an passé, un habitant estimable d’une commune du PÉRIGORD, CHANCELADE en banlieue de PÉRIGUEUX, s’émouvait de l’écrasement d’amphibiens sur une très petite route, longeant une zone humide et traversée par les crapauds en mars, saison de leurs amours, lorsque ces animaux rejoignent leurs sites de pontes.
La SEPANSO, association départementale de protection de la nature, adressa au maire de cette commune un courrier pour lui proposer de rechercher des solutions techniques permettant de limiter ces écrasements.
L’élu local, sans doute totalement indifférent au sort de la biodiversité, ne crut pas devoir répondre aux protecteurs des amphibiens.
Bien sûr, il existe aussi des élus locaux éclairés, soucieux de remédier à ces hécatombes, mais ils sont encore trop rares.
Au fond, il ne dépend qu’à vous d’en changer.
Participez à l’insurrection citoyenne contre les corrompus, les chascistes, les négationnistes des droits du vivant.
En votant, n’oubliez pas de dire halte au massacre des innocents.

Gérard CHAROLLOIS
CONVENTION VIE ET NATURE
MOUVEMENT D’ECOLOGIE ETHIQUE ET RADICALE
POUR LE RESPECT DES ÊTRES VIVANTS ET DES EQUILIBRES NATURELS

FORCE POUR LE VIVANT

Quelques propositions politiques

La classe politique, reflet d’une société moralement avilie, offre le nauséabond spectacle de petits personnages cupides, sournois, addictifs à l’accaparement financier, aux reniements pour accéder aux apparences d’un pouvoir que leur inconsistance leur interdit d’exercer effectivement.
Enrichissements personnels délictueux, parjures de candidats à des primaires qui trahissent leurs engagements de soutenir le vainqueur, nomadisme partisan et affirmations contradictoires en quelques semaines, signent la dégradation de l’esprit public.
Bien sûr, certains leaders émergent de cette fange et le « tous pourris » rend un puissant service aux malhonnêtes en créant un écran de fumée et en relativisant leurs turpitudes.
Merci encore à ceux qui servent des convictions ardentes que l’on peut partager ou récuser.
Je voudrais esquisser ici, cinq propositions concrètes.

Le financement public :

I. Pour restaurer la souveraineté démocratique, pour garantir l’intérêt général, les services publics et les droits sociaux, il convient de revenir sur une loi de 1973 imposant à l’Etat de se financer sur le marché privé des banques et fonds de pensions.
Or, l’Etat, garant de l’intérêt général, ne devrait emprunter qu’à la banque centrale et sans intérêts.
Actuellement, la banque centrale européenne prête, à taux zéro, aux banques privées pour que celles-ci prêtent aux Etats avec intérêts.
Ce système est aberrant. L’état n’est pas une épicerie, une usine, un particulier.
La monnaie est au service du souverain, le peuple, et non son maître.

Pour une économie mixte :

II. Il faut soutenir le secteur public, cesser le démantèlement des entreprises publiques et, au besoin, les reconstituer, à l’inverse de ce que préconisent les libéraux, accapareurs, prévaricateurs, soucieux d’engraisser sans cesse les oligarques.
S’il est souhaitable de rapprocher les statuts, les droits sociaux, par exemple ceux des retraites, entre les divers secteurs de la société, cela doit se faire toujours et uniquement par un alignement sur le statut le plus favorable pour les salariés.

Les institutions :

III. La cinquième république, née le 4 octobre 1958, a très bien rempli sa mission. Le renforcement du pouvoir exécutif, dans un contexte de guerres de décolonisations et de guerre froide se justifiait pleinement.
Le contexte a changé et il y a lieu d’en finir avec une monarchie élective et la confiscation du pouvoir politique par des clans.
Appelons à une nouvelle constitution, par une assemblée constituante avec pour principe directeur la proportionnelle intégrale, la fin du sénat conservateur et ruraliste, la fin des parrainages par des élus locaux pour la présidentielle, système laissant passer des candidatures farfelues pour peu qu’elles ne heurtent pas le poujadisme ringard de trop de petits maires ruraux. Ce mode de sélection des candidats éliminent des sensibilités politiques par trop hostiles au front CPNT/ FNSEA.

Quelle Europe ? :

IV. Refonder la fédération européenne sur d’autres bases que celles actuelles des dogmes du libéralisme économique, la concurrence n’étant pas l’horizon indépassable.
Une Union Européenne doit imposer une harmonisation fiscale, sociale et environnementale afin d’éliminer les surenchères locales pour attirer des intérêts privés. Actuellement, nous assistons à une course aux cadeaux fiscaux aux firmes et au moins-disant social pour attirer les capitaux.
Les populations et la nature sont victimes de ces surenchères qui ne profitent qu’aux privilégiés.
L’Europe ne saurait être un marché commun, une zone de libre échange, un terrain de jeu pour lobbies, mais une entité de défense des droits de l’homme, un creuset pour un Etat social et écologique exemplaire.

Politique du vivant :

V. Dans les six mois d’une législature, la participation d’une Force Pour le vivant à une majorité de conquêtes civilisatrices signifie l’abolition de la torture tauromachique, de la chasse à courre et ses variantes, des chasses braconnières dites « traditionnelles », des lâchers d’animaux de tirs dits de repeuplement.
’homme est en passe de menacer la viabilité de la terre par son emprise, sa cupidité, ses pollutions.
Une prise de conscience vague, molle, indécise ne suffit plus.
Il faut passer aux actes et faire de la protection de la nature un impératif premier.
Pour finir, une simple petite constatation purement factuelle mais dont la véracité éclatera chaque jour un peu plus : les politiciens les plus corrompus se trouvent être les plus zélés défenseurs de la chasse.

Serait-ce étonnant ?

Gérard CHAROLLOIS
CONVENTION VIE ET NATURE
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POUR LE RESPECT DES ÊTRES VIVANTS ET DES EQUILIBRES NATURELS

La mutation écologique

Parmi les « éléments de langage » de la politique, la mode est à la « mutation écologique ».

Excepté aux partis républicains français et étasunien qui ignorent le mot écologie, tous les autres candidats se réclament d’une prise de conscience de la nécessité de cette mutation écologique.
Il conviendrait d’expliquer ce concept, définir ce qu’il recouvre, quelles implications concrètes il comporte.
Pour les politiques, il s’agit de favoriser des filières, offrir des subventions et des exonérations à des firmes, des groupements industriels qui ont su peindre en vert leurs intérêts privés.
Leur mutation écologique n’échappe en rien à la logique de la société de dévastation fondée sur un seul puissant pilier : le profit vorace et immédiat.
La transition énergétique constitue un magnifique alibi pour investir et spéculer, pour bétonner et artificialiser, pour déménager la nature et implanter des infrastructures, pour capter de l’argent public en améliorant son image, en se donnant bonne conscience, en affichant une vertu environnementale, tout en contribuant à assassiner la diversité biologique de la terre.
Je propose une toute autre « mutation écologique ».
En présence d’un projet d’infrastructure, d’une innovation technologique, d’un mode de production, il faut examiner leurs incidences sur la faune, la flore et les milieux naturels au même titre que celles sur la santé humaine.
Sortir d’un anthropocentrisme criminel représente notre mutation écologique, celle qui place le vivant au centre des valeurs.
Champs d’éoliennes sur toutes les collines ou de panneaux photovoltaïques au lieu et place de forêts pourraient bien ne constituer que des miroirs à alouettes, exactement comme le furent, il y a une quinzaine d’années, les « biocarburants », avant que les dupes se rendent compte qu’il ne s’agissait que « d’agrocarburants », polluants et dévoreurs d’espaces.
D’aucuns imaginent opter entre tel ou tel mode énergétique, sans comprendre que les filières s’additionnent pour spéculer et additionnent leurs nuisances.
Y aurait-il des esprits assez innocents pour ne pas avoir compris que dans une société de Marché, l’unique religion est le profit et que tout le reste n’est qu’habillage pour faire accepter les destructions de nature.
Après cette critique, je propose :
D’une part de réduire les gaspillages d’énergie en sanctionnant les éclairages abusifs,par exemple ;
D’autre part, inviter les ingénieurs à concevoir des technologies exemptes d’incidences létales pour la biodiversité.
Une mutation écologique, c’est mettre la nature à l’ordre du jour.

Gérard CHAROLLOIS
CONVENTION VIE ET NATURE
MOUVEMENT D’ECOLOGIE ETHIQUE ET RADICALE
POUR LE RESPECT DES ËTRES VIVANTS ET DES EQUILIBRES NATURELS

Fonder une écologie politique

Parmi les idées fausses communément radotées, vous entendrez autour de vous ces navrants propos : « tous pareils et tous pourris », « nous ne croyons plus à la politique et ils nous ennuient ».
Ces mauvais citoyens, mûrs pour toutes les servitudes et d’abord celles du Marché, oublient que durant des générations des hommes se sont battus, parfois au prix de leurs vies, pour renverser les monarchies, abattre les féodalités, conquérir la liberté de pensée et d’expression et le droit de voter.
Merci à ces grands ancêtres révolutionnaires démolisseurs de traditions, d’ordre établi, de docilité lâche !
Honte aux petits personnages d’aujourd’hui prompts à tous les reniements pour devenir ministricules !
C’est insulter la mémoire des grands ancêtres et renier leurs combats que de sombrer dans un nihilisme déprimant laissant le champ libre aux nouvelles féodalités.
Je concède cependant volontiers que les acteurs politiques contemporains sont d’une navrante médiocrité avec des agents des milieux d’affaires qui se parent de la dénomination de Républicains, de pseudo-socialistes ralliés à l’économie de marché, des écologistes qui louvoient pour devenir ministres sans exiger la plus petite avancée en faveur du vivant.
L’indigence du spectacle, loin de nous dissuader d’agir, commande un sursaut éthique.
Ainsi, pour ce qui nous concerne, nous écologistes, il est impensable de participer à une majorité parlementaire, à un gouvernement, sans que dans les six mois de la législature soient abolies la torture tauromachique, la chasse à courre, la vénerie sous terre.
Il est déshonorant pour ceux qui se drapèrent de vert, accédèrent à des fonctions ministérielles sans obtenir ces progrès qui ne coûtent rien, qui n’exigent aucune adaptation économique, aucun reclassement social, aucune dépense publique.
En l’état de nos sociétés, nous savons que nous ne pouvons pas élever le niveau de conscience de nos lois et règlements, du jour au lendemain et de surmonter toutes les tares.
Il faut changer les lois par les lois et les mœurs par les manières.
Je ne reprocherais pas aux anciens écologistes politiques déchus et discrédités de n’avoir pas obtenu un pays biocentriste ou véganiste, les choses étant ce qu’elles sont.
En revanche, l’absence de toute avancée signe leurs reniements et leur quête des apparences du pouvoir.
Il suffit de quelques heures de débats à l’assemblée nationale pour abolir les spectacles et loisirs de mort.
Alors, un politicien opportuniste aura tout intérêt à promettre une réforme hypothétique qui ne se concrétiserait que le jour où il ne sera plus là pour assumer sa carence.
Ce qui peut être fait immédiatement exige davantage de courage et appelle davantage de probité morale.
Concrètement, le parti dit VERT attira des militants honnêtes, authentiquement biocentristes, tels Laurence ABEILLE, Pascal DURAND ET les membres de la commission condition animale, mais aussi de piètres carriéristes, pauvres girouettes prompts à toutes les trahisons pour mener à bien de misérables petites ambitions égotistes.
C’est ainsi qu’à côté de ceux auxquels je rends hommage pour la qualité de leur travail parlementaire, vous trouvez des adeptes de la corrida, des tueurs de loups et même un député soutenant les piégeurs de petits oiseaux à la glu en Provence, une députée dite verte de l’Indre refusant de signer une proposition de loi d’abolition de la chasse à courre pour ne pas froisser les adeptes du loisir de mort.
La crise actuelle pourrait être l’occasion d’une refonte de l’écologie politique sur des bases éthiques claires et fortes.
Sortir de la corruption implique deux démarches :
D’abord, une séparation de la politique et des affaires avec un strict contrôle des élus dans leur pouvoir d’affectation des fonds publics ;
Puis, rendre à la parole politique son sens, sa portée, sa vérité.
Ainsi, le parti socialiste pourrait expurger sa fraction « adoratrice des entreprises privées » et redevenir socialiste.
Le parti écologiste devrait, quant à lui, se refonder en s’affirmant résolument défenseur de l’arbre, l’animal et l’humain.
Le parti dit les Républicains devrait assumer être le parti de la lutte des classes à rebours, du grand patronat et du conservatisme social.
Ce n’est qu’au prix de ce langage de vérité que le citoyen reprendra confiance en une vie publique bien dégradée.
Sans cet effort de probité, les citoyens demeureront des sujets du marché, désabusés, blasés, indifférents aux querelles subalternes d’une classe politique professionnelle dérisoire.
La chute présente, l’explosion partisane, peuvent nous offrir cette chance de repartir sur des bases plus saines et de rassembler tous ceux qui font le choix de la vie.

Gérard CHAROLLOIS
CONVENTION VIE ET NATURE
MOUVEMENT D’ECOLOGIE ETHIQUE ET RADICALE
POUR LE RESPECT DES ËTRES VIVANTS ET DES EQUILIBRES NATURELS